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Episodes virtuels & Banière for blog

BONJOUR ET BIENVENUE

le 01/11/2011 à 12h23

                                Bonjour Et Bienvenue

Je Vous Propose De Participer à L'écriture Des Chapitres Des Episodes Virtuels De Supernatural Avec Nos Deux Chasseurs De Fantômes Préférés,(cette série TV étant ma préféré) Le But Etant De Finir Un Episode Que J'aurais Commencé Et C'est à Vous Internautes Qui Le Désire De M'adresser Vos Chapitres(en me contactant) afin de les mettent en ligne,(votre pseudo apparaîtra sur le chapitre que vous avez écrit) Peu Importe Le Nombre De Chapitre Qu'il Peut y Avoir Du moment Que L'épisode Trouve Une fin.
Une Fois L'épisode Fini, Un Autre Episode Sera Remis En Ligne.
Cela Permettra à Tout Ce Qui Viendront Sur Ce Blog De Lire Vos Ecrit Et Constater Votre Talent D'écrivain, Je Trouve Ce Concept Assez Sympas.
Vos Idées Sont Egalement Les Bienvenues.

Vous Trouverez Egalement Des Banniéres Et Des Fonds Pour Vos CSS.

Toute Critique Constructive Est Accepté, Mais Tout Commentaire Méchants Insultants Seront Immédiatement Retirés et L'adresse IP Bannie.
Je Vous Laisse Donc à Votre à Votre Imagination.
BONNE PARTICIPATION ET BONNE LECTURE
.


Episode Virtuelle En Cours D'Ecriture.

 

 

 

Raconte moi une histoire

le 01/11/2011 à 11h48

Titre : Raconte moi une histoire
 
Auteur : Poupette67.
 
Série : Stargate SG-1
 
Genre/Pairing : Aventure, science fiction, romance.
 
Personnages : Jack O’Neill, Samantha Carter, ainsi que des personnages de mon invention…
 
Saison : Aucune en particulier.
 
Disclamer/ Mentions Légales : Les personnages de la série appartiennent à leur créateurs et à la MGM, sauf les personnages qui j’ai créé moi-même. Je ne tire aucun profit pécuniaire pour la publication de cette fiction. C'est juste le plaisir d'écrire, pour le bonheur des fans de cette série.
 
Note de l’auteur : Fiction OS sur la série Stargate SG-1. Pour le concours d'halloween du quartier Stargate SG-1 sur hypnoweb. (Que j'ai encore perdue).En espérant que cet OS vous plaira, je vous souhaite bonne lecture.

 
Kimiko pensait souvent à ses parents et à son petit frère Kayam qu’elle avait perdu lors de ce tremblement de terre apocalyptique. Même si Nao était là pour lui tenir compagnie, sa famille lui manquait terriblement. 
Pour cette petite fille, la rencontre avec le colonel O’Neill avait été ce qui lui était arrivé de mieux. Il l’avait sauvée de ce désastre, et elle s’était liée d’amitié avec son protecteur. Désormais, elle n’était plus seule. Elle vivait sur cette planète bleue qu’ils appelaient la terre, sur laquelle elle avait trouvé une seconde famille qui l’aimait beaucoup. Mais au fond de son cœur, elle n’oublierait jamais sa vraie famille.
C’est donc Sam qui s’occupait de Kimiko, le temps que Jack se rétablisse de ses blessures. Elle vivait avec Samantha Carter depuis quelques semaines. Lorsque Jack fut complètement rétabli, les deux amoureux s’installèrent ensemble, avec Kimiko. Ils avaient fait une demande d’adoption auprès des services de l’enfance.
 
En cette fin du mois d’octobre, au petit matin, le temps était maussade. Les nuages étaient gris et épais, ce qui empêchait les rayons du soleil de  percer au travers. Le vent soufflait par légères rafales. Aujourd’hui, c’était le jour fatidique d’un grand rendez-vous. Celui de l’adoption de Kimiko. 
Sam ouvrit doucement les yeux et les frotta, puis elle se tourna vers Jack et le réveilla tout en douceur, déposant un tendre baiser sur la joue de ce dernier. Jack ouvrit les paupières, puis tourna la tête vers sa bien-aimée. Il lui adressa un sourire, avant de lui déposer un baiser sur les lèvres.
 
- Bonjour chérie. 
 
- Bonjour mon amour. Lui répondit-elle doucement, lui rendant son baiser. 
 
Après ce doux échange, Sam se leva et se dirigea vers la chambre de Kimiko pour la réveiller.
Lorsqu’elle entra dans la chambre, la petite dormait à point fermé sur le ventre et le visage tourné vers l’entrée de la pièce. Elle était si belle que Sam était un peu gênée de devoir la réveiller. La jeune femme s’approcha doucement de la fillette et prononça quelques mots dans le creux de son oreille.
 
- Kimiko ! Trésor ! C’est l’heure de se lever ! Souffla Sam en lui caressant tendrement la joue. Il faut se lever.
 
La fillette ouvrit lentement les yeux, avant de s’adapter pleinement à la lumière, et planta son petit regard brumeux sur Sam. Elle sourit doucement.
 
- Bonjour Sam. Dit-elle d’une petite voix fine en se frottant les yeux.
 
- Bien dormie ? Lui demanda l’ancienne militaire en remettant quelques mèches de ses cheveux derrière ses oreilles, afin de dégager son joli visage.
 
- Oui ! Répondit la fillette en se redressant dans le lit pour lui faire un câlin.
Sam lui donna un baiser sur le font, avant de relâcher son étreinte et de se lever du lit, en prenant la main de la petite fille et l’aidant à sortir du lit.
 
- Jack est en train de prendre sa douche ! Dit Sam en descendant les marches de l’escalier, la petite fille sur les talons. Donc pendant ce temps, nous allons déjeuner toutes les deux !
 
Kimiko sourit doucement alors qu’elle adorait les petits-déjeuners terriens. Ils étaient divins et elle avait aussi bon appétit que Jack. Sam servit la petite fille qui venait de prendre place à table, alors qu’elle entendit l’eau couler de l’étage. Jack était en train de prendre sa douche. Il fallait donc qu’elle mette le café en route. Elle prépara rapidement les tartines beurrées et les tendit à la petite fille.
 
- Commence à manger trésor ! Dit Sam en s’activant dans la cuisine et buvant son thé à la volée. Sinon, nous allons finir par être en retard !
 
La petite fille obéit comme à son habitude. Jack entra dans la pièce quelques instants plus tard en affichant un large sourire sur son visage. Les deux femmes de sa vie se trouvaient dans cette pièce et il n’aurait pu être plus heureux que de les voir chaque matin, depuis sa sortie de l’infirmerie. La première chose qu’il fit en entrant dans la pièce fut de se pencher vers Kimiko en lui déposant un baiser sur la joue alors que la petite fille sourit.
 
- Bonjour princesse. Bien dormie ?
 
- Oui !
 
Elle adressa un magnifique sourire à son bienfaiteur, qui tombait à chaque fois sous son charme. Il se dirigea vers la machine à café et s’en servit une tasse, avant de prendre place à table aux côtés de la petite fille et préparant ses propres tartines. Il leva la tête et vit Sam poser sa tasse dans l’évier, puis se diriger vers la sortie de la pièce.
 
- Tu vas où ? Demanda Jack en fronçant les sourcils. Tu as déjà déjeuné ?
 
- Je n’ai pas très faim ce matin ! Répondit la jeune femme en lui caressant la joue et lui déposant un baiser sur la tempe. Je vais prendre ma douche tant que la salle de bain est libre ! Tu t’occupes de Kimiko ?
 
- Evidemment ! Grogna Jack alors qu’il n’appréciait pas le fait qu’elle ne mange pas. Mais ça fait plusieurs jours que tu ne manges pas grand-chose ! J’aimerai que tu ailles voir Janet une fois à la base !
 
- Je vais bien Jack ! Arrête de t’en faire ! Ça m’arrive souvent de ne pas avoir faim ! Dit Sam en quittant déjà la cuisine au pas de course. Comme nous n’avons pas de mission, j’aimerai me pencher sur mes travaux en retard une fois à la base… Donc je n’aurai pas le temps de voir Janet !
 
- Saaaaaam ! Gronda le militaire mécontent.
 
- Quand tu auras fini de manger Kimiko, tu me rejoins à l’étage pour prendre ta douche ! Ordonna Sam en montant déjà l’escalier.
 
Alors que Sam se douchait à l’étage, Jack et Kimiko terminaient de déjeuner tout en discutant de tout et de rien. Lorsque la petite fille eut fini de boire son chocolat, elle se leva de table et alla mettre son bol dans l’évier. Jack sourit de la voir ainsi et la petite fille courut en direction des escaliers, afin de rejoindre Sam à l’étage. Le militaire s’occupa donc de ranger, débarrasser et faire la vaisselle du petit-déjeuner.
 
- Sam ? Appela Kimiko en arrivant à l’étage. J’ai fini !
 
La militaire ouvrit la porte de la salle de bain alors qu’elle était en train de se coiffer et lui sourit. Elle lui fit signe d’entrer dans la pièce et de se déshabiller. Sam se rendit dans la chambre de Kimiko pour récupérer ses vêtements propres et revenir à la salle de bain.
 
- Aller ! A la douche jeune fille ! Dit Sam en ouvrant déjà l’eau.
 
- Je peux le faire toute seule ? Demanda Kimiko alors qu’elle avait envie de se débrouiller comme une grande.
 
- Euh… Si tu veux ! Déclara Sam surprise en lui mettant la pomme de douche dans la main. Si tu as besoin de moi, je suis dans les chambres à faire les lits ! Appelle-moi quand tu auras terminé !
Sam quitta la pièce en poussant simplement la porte, sans la fermer. Elle se rendit dans la chambre de Kimiko pour commencer par son lit, puis enchaina avec le sien. C’est alors qu’elle entendit la voix de la petite fille raisonner.
 
- Sam ! J’ai terminé !
 
La militaire sourit et entra dans la pièce. Elle poussa un petit cri de surprise en découvrant le champ de bataille. La jeune femme soupira en regardant Kimiko qui grimaçait et tremblotait de froid. Sam entra plus franchement dans la salle de bain et l’enroula dans une serviette avant de la sortir et de l’aider à se sécher.
 
- C’est super ! Maintenant, on a une piscine à domicile ! Déclara Sam.
 
- Pardon ! Dit la petite sachant qu’elle avait fait des bêtises.
 
- C’est pas grave trésor ! Je laverai la salle de bain en rentrant tout à l’heure ! Dit-elle en posant des serviettes sur le sol afin d’éponger le maximum. Va t’habiller dans ta chambre, j’arrive pour te coiffer !
 
Quelques minutes plus tard, le couple et la petite fille furent prêts. Ils quittèrent la maison et montèrent dans le 4X4 du militaire pour se mettre en direction du service de l’enfance…
 
Quelques minutes plus tard, le trio arriva sur place. Jack se gara sur le parking, puis ils descendirent tous du 4x4 et se dirigèrent vers l’entrée du bâtiment. Ils se présentèrent à l’accueil et attendirent en salle d’attente que la personne chargée du dossier vienne à leur rencontre. Après quelques instants, cette dernière vint vers le couple et leur serra la main, puis elle adressa un sourire à la fillette.
 
- Bonjour, veuillez me suivre, s’il vous plait.
 
- Bonjour madame. Répondirent Sam et Jack, ainsi que Kimiko, qui pressa la main de Sam par peur de cette dame qu’elle ne connaissait pas.
 
Sam baissa la tête en direction de la fillette et lui adressa un large sourire, lui indiquant qu’elle ne devait pas avoir peur de cette femme. Le trio suivit la femme et entra dans le bureau où trois sièges les attendaient. Chacun d’entre eux s’assieds, sauf Kimiko, qui préféra s’installer sur les genoux de Sam. Une fois installés, la femme présenta le dossier à signer au couple. Tous signèrent les documents.
Une demi-heure plus tard le couple et Kimiko sortirent du bâtiment, le sourire aux lèvres. Tout ce petit monde remonta dans le 4X4 noir, et rentrèrent chez eux. Arrivés à la maison, Sam s’occupa d’aider la fillette à faire ses devoirs qu’elle n’avait pas finis la veille. Vers midi, Sam fit ensuite le déjeuner. En début d’après-midi, le couple déposa la fillette à l’école. Pendant la récréation, les enfants parlaient des déguisements qu’ils allaient mettre pour Halloween. Kimiko écoutait, mais ne comprenait rein à cette coutume terrienne et bien étrange à ses yeux. Dès que Sam et Jack viendraient la chercher, elle demanderait plus d’explication.
A dix-sept heures, le couple vint chercher Kimiko, la première chose que la fillette fit, fut de demander ce qu’était cette fameuse fête.
 
- Sam ! C’est quoi halloween ?
 
- C’est une fête où l’on se déguise. Je t’expliquerai plus tard, ma chérie. Répondit Sam en refermant la porte de la voiture.
 
- D’accord ! Fit la fillette le sourire aux lèvres.
 
Le couple prit ensuite la route pour rentrer à la maison.
A peine arrivés à la maison, Kimiko se rua vers le frigo et se prépara un gouter. Elle prit du lait froid, une tasse et une petite brioche, puis s’installa à table pour déguster son gouter.
 
- Kimiko ! Tu as des devoirs ? Demanda Sam.
 
- Oui des mathématiques ! Répondit-elle sans enthousiasme, en faisant une légère grimace que Sam fut en mesure d’interpréter.
 
- Ben je serai incapable de t’aider là-dessus. Lança Jack en quittant la pièce. Heureusement que tu as la meilleure astrophysicienne du pays dans ta maison.
 
- N’importe quoi ! Lança Sam en souriant doucement.
 
- c’est quoi astro-machin… ? Demanda la petite fille curieuse.
 
- C’est juste mon travail ! Dit Sam en levant les yeux au ciel, puis reprenant avec Kimiko. Un problème avec les maths, ma puce ?
 
- Non ! Mais je n’ai pas bien compris la leçon d’aujourd’hui, alors je ne sais pas si je vais arriver à faire mes devoirs.
 
- Je vais les faire avec toi et t’expliquer. Dit Sam. Tu verras, ce n’est pas compliqué.
 
- Ca… C’est ce qu’elle dit ! Lança Jack du salon.
 
- Ca suffit oui ! Gronda Sam plus fort afin qu’il l’entende, puis regardant l’enfant. Tu verras, c’est très sympa les maths…
 
- Merci Sam. Sourit la petite fille en assistant à l’échange de ses parents adoptifs.
 
En cette fin d’après-midi, Sam aida la fillette avec sa leçon de mathématique et ses devoirs, puis ce fut vite l’heure de la douche et du repas. Le soir venu, Kimiko n’avait pas oublié ce que Sam lui avait dit et, au moment du coucher, la fillette demanda à Sam qu’elle lui explique cette fête étrange que les terriens appelaient halloween.
 
- Aller jeune fille, c’est l’heure d’aller au lit.
 
La petite s’allongea dans son lit et Sam la recouvrit avec la couette.
 
- Sam, c’est quoi halloween ?
 
- Comme je te l’ai dit, c’est une fête où les enfants se déguisent.
 
- Ils se déguisent en quoi ?
 
- En sorcière, en fantôme ou encore fée ou en diable...
 
- C’est quoi les sorcières et les fantômes ?
 
- Attends, je vais te chercher un livre et te raconter l’histoire de Jack-o-lanternes.
 
- Jack ? Fit-elle étonnée.
 
- Oh non ! Pas notre Jack, chérie ! Un autre... Jack. Il vivait il y a déjà très longtemps. Lui dit-elle avec le sourire.
 
Quelques minutes plus tard, Sam revint avec un livre et elle s’installa confortablement sur le lit de Kimiko et commença la lecture, sous le sourire de la fillette, qui était impatiente d’en savoir plus.
 
- Cette légende nous provient d'un vieux conte Irlandais. Les irlandais sont un peuple qui vit sur une île que l’on appelle l’Irlande. Jack aurait été un maréchal-ferrant irlandais, méchant. Un soir, alors qu'il était dans une taverne, Jack bouscula le diable…
 
- C’est qui le diable ? Demanda la fillette.
 
- Le diable, c’est le mal et l’ange, c’est le bien. Lui répondit Sam, en simplifiant l’explication.
 
- Le diable, comme à son habitude tenta de convaincre Jack de lui laisser son âme en échange de faveurs diaboliques… Sur le point de succomber, Jack demanda alors au Diable de lui offrir un dernier verre avant qu'il n'accepte le pacte. Lut Sam avant de poursuivre. Le Diable se transforma alors en pièce, afin de payer le tavernier. Agilement, Jack empoigna la pièce et la glissa dans sa bourse. Or, celle-ci contenait une croix d'argent : le Diable ne pouvant plus se retransformer, resta prisonnier sous la forme de cette petite pièce !
 
- Ohhh ! Fit Kimiko captivée par l’histoire.
 
- Jack obtint alors du Diable qu'il ne vienne pas réclamer son âme avant que ne se soit écoulé un an… Le Diable accepte… Douze mois plus tard… Poursuivit Sam, le nez dans le livre. Jack rencontra le Diable sur une route de campagne : ce dernier réclama son dû. Jack réfléchissant à toute allure dit alors : "Je vais venir, mais d'abord pourrais-tu cueillir une pomme de cet arbre pour moi ?". Le Diable grimpa sur les épaules de Jack et s'accrocha aux branches du pommier. Jack en profita pour sortir son couteau de sa poche et grava une croix sur le tronc de l'arbre… Le diable fut de nouveau coincé ! Le maréchal-ferrant obtient alors du Diable la promesse qu'il ne prenne jamais son âme… Sans autre solution, le Diable accepta et Jack effaça la croix du tronc.
 
- Il n’est pas très gentil ce diable ! Dit Kimiko. Je l’aime pas.
 
- Quelques années plus tard, Jack est devenu vieux et mourut. Mais il se vit refuser l'entrée au paradis à cause de sa vie d'alcoolique. En désespoir de cause, il se rendit chez le Diable : Aux portes de l'enfer, celui-ci lui rappela qu'il ne peut pas prendre son âme… "Mais où vais-je aller ?" demanda Jack. "Retourne d'où tu-viens" lui répondit le Diable ! Il faisait nuit, froid et un grand vent soufflait. Jack demanda alors au Diable s'il n'avait pas de quoi l'éclairer sur la route. Dans un geste de bonté, le Diable lui donna une braise (cela ne manquait pas chez lui…). Jack la mit dans un navet. Depuis lors, Jack était condamné à errer comme une âme en peine au milieu des ténèbres…
 
- Ça fait peur Sam ! Dit la petite fille en agrippant le tee-shirt de l’ancienne militaire.
 
- La tradition irlandaise de creuser des navets lors de la nuit d'Halloween (en souvenir des âmes perdues comme celle de Jack) les navets fut vite remplacée, par les Américains en 1845-50 par l'envie de creuser des citrouilles qu'ils trouvèrent sur place. Sourit la militaire en posant sa main libre sur celle de l’enfant afin de la rassurer et lui montrant les images du livre. Cette tradition, plutôt campagnarde, n'est devenue vivace partout aux États-Unis que depuis le début du  vingtième siècle. Les citrouilles utilisées sont appelées "Jack-o-Lantern". Elles sont devenues rapidement le symbole de la fête d'Halloween grâce à leur forme régulière, rappelant un visage et la facilité avec laquelle on peut les creuser.
 
- Dis Sam ! On pourra creuser des citrouilles et se déguiser ?
 
Jack, qui était monté à l’étage pour prendre une douche, entendit la fin de l’histoire. Il passa sa tête par l’encadrement de la porte entrouverte et répondit, avant que Sam ne puisse le faire.
 
- On t’emmena même à la chasse aux bonbons... Lui dit-il un large sourire sur les lèvres.
 
- C’est quoi la chasse aux bonbons ? Demanda-t-elle étonnée.
Cette fois-ci, ce fut Sam qui répondit, alors qu’elle sourit amoureusement à son homme pour l’initiative qu’il venait de prendre.
 
- Le soir d’halloween, les enfants déguisés frappent à la porte des maisons et les gens leurs donnent des bonbons.
 
- Et si les gens ne donnent pas de bonbons ?

- Les enfants leurs jettent un sort. Sourit Sam en continuant ses explications.
 
- C’est quand halloween ? Demanda la fillette en se frottant les yeux.
 
- C’est Dimanche. Maintenant il faut dormir jeune fille. Fit Sam en lui faisant un câlin et un tendre baiser.
 
Jack lui fit également un câlin et un bisou sur le front. Kimiko ferma ses paupières et s’endormit avec Nao près d’elle. Jack et Sam refermèrent la porte de la chambre et allèrent également se coucher.
 
En ce dimanche après-midi, Jack aida la fillette à décorer la maison avec des citrouilles dans lesquelles ils déposèrent des bougies. Après le repas du soir, Sam habilla la fillette en sorcière et même Nao, la petite créature, fut déguisée en fantôme. Une fois qu’elle fut prête, le couple O’Neill accompagna Kimiko dans les rues du quartier. Elle était émerveillée par tout ce qu’elle voyait. Toutes ses lumières orange rendaient l’ambiance mystérieuse. Il y avait tant à voir, que Kimiko regardait partout autour d’elle. Tant de joie et d’étonnement brillaient dans ses yeux bleus azur que ça fit plaisir au couple de la voir si heureuse. En fin de soirée, la famille rentra les bras chargés de bonbons et autres confiseries. Kimiko avait passé une très bonne soirée et avait appris ce jour-là, une des nombreuses coutumes des habitants de la planète bleue.
 
FIN

Ensemble

le 11/10/2011 à 20h03

Titre : Ensemble.

Auteur : Poupette67.

 

Série : Stargate SG-1

 

Genre/Pairing : Aventure science fiction. Romance Jack et Sam (OS)

 

Personnages : Général Hammond, Jack O’Neill, Samantha Carter, Daniel Jackson, Janet Fraiser, Teal'c

 

Résumé : Par amour pour le colonel Jack O’Neill, Sam a démissionné du SGC pour épouser Jack. Mais elle travaille toujours à la base en tant que civile. Pour l’instant elle est en congé de maternité. Jack, quant à lui, travaille toujours au SCG et se prépare à une mission de routine, mais tout ce ne passe pas pour le mieux...pour notre couple.

 

Saison : 7 (Janet est encore en vie).

 

Disclamer/ Mentions Légales : Les personnages de la série appartiennent à leurs créateurs et à la MGM. Je ne tire aucun profit pécuniaire pour la publication de cette fiction. C'est juste le plaisir d'écrire, pour le bonheur des fans de cette série.

 

Note de l’auteur : Fiction sur la série Stargate SG-1. En espérant que cette petite fiction vous plaira, je vous souhaite bonne lecture.


En ce mois de Juillet, le temps était clément. Un ciel bleu parsemé de fins et petits nuages blanc, une légère brise tiède caressait les petits arbres qui bordaient l’allée de la demeure du couple O’Neill. Il était huit heures du matin lorsque le réveille se mit à sonner. Sam était endormie près de Jack. Ce dernier arrêta le bip du réveil, puis il se tourna vers le visage encore endormie de sa femme. Elle avait l’air si douce et si paisible qu’il n’osait pas la réveiller. Mais ils avaient rendez-vous avec Janet. Il lui caressa le visage tout en lui murmurant doucement.

 

- Chérie, c’est l’heure de se lever.

 

Lorsqu’elle ouvrit doucement les paupières, elle vit son sourire s’illuminer sur son visage heureux.

 

- Bonjour ! Lui dit-elle en souriant avant de lui déposer un baiser sur la bouche.

 

Elle se positionna ensuite sur le dos, avant de s’assoir. Mais juste avant qu’elle ne se lève, Jack lui caressa tendrement son ventre rond. Elle lui adressa un tendre baiser sur la bouche avant de mettre assise sur le lit et de se lever avec difficulté. En ce troisième trimestre, son ventre bien arrondi était devenu lourd à porter. Elle avait l’impression de se trainer comme une grosse baleine qui se serait échouée sur une plage. Seul Jack la trouvait ravissante avec son ventre rond. Il adorait caresser le ventre de sa femme pour sentir le bébé bouger. Le couple était sur un petit nuage. Dans environ deux semaines, ils verraient enfin la frimousse de leur petit ange. Même si Sam avait quelques appréhensions concernant l’accouchement, elle restait sereine et avait hâte de tenir son bébé dans ses bras. Quant à Jack, il ne lui restait plus une seule mission à accomplir avant d’avoir un repos. Une fois que Sam et Jack furent prêts, le couple quitta la maison et partit en direction de l’hôpital où Janet les attendait.

Arrivé sur place ils se présentèrent à l’accueil où la standardiste les invita à s’assoir en salle d’attente. Ils n’attendirent pas très longtemps avant que Janet les appelle. En salle d’examen, tout se passa pour le mieux. Bébé était en parfaite santé. Il avait bien grandit et ce petit bout de choux était positionné la tête en bas.

 

- Tout va bien. Leur annonça Janet "Encore douze jours et ce bébé sera là ! " Reprit-elle avec le sourire.

 

Sam et Jack étaient comblés. Tout se passait pour le mieux pour eux. Le couple reprit la route pour rentrer à leur domicile. Jack gara son 4x4 dans l’allée, puis il aida Sam à sortir du véhicule. Il ouvrit la porte d'entrée, puis Sam s’allongea sur le canapé. Le moindre effort qu’elle faisait la fatiguait ce qui était tout à fait normale dans son état. Jack lui proposa un verre d’eau fraîche et alla s’assoir à côté d’elle.

Il se prépara pour le travail. Il devait partir pour le SGC. C’est le cœur serré qu’il quitta Sam, la couvrant de baiser avant de s’en aller.

 

- Dans deux jours, je suis de retour.

 

- J’aimerais pouvoir t’accompagner.

 

- Je sais ma chérie, mais dans ton état ce ne serait pas très raisonnable, ni très prudent. Répondit-il avec le sourire avant qu’il ne l’embrasse une dernière fois.

 

Jack monta dans la voiture, puis prit la route direction la base. Il arriva à la base vingt minutes plus tard. Il salua toutes les personnes qu’il croisait et se présenta en salle de débriefing. Cette mission était qu’un repérage, avant d’étudier le lieu plus minutieusement. Le débriefing ne dura qu’une demi-heure au plus grand plaisir de Jack, qui comme la plupart du temps, jouait avec son stylo et gribouillait sur son bloc-notes. Toutes ses pensées étaient dirigées vers sa femme. Le trio SG-1 quitta la grande salle et partit se préparer pour cette mission.

 

En salle d’embarquement


L’équipe attendait que le dernier chevron soit enclenché. Lorsqu’il celui-ci fut engagé, le vortex bleu s’ouvrit. L’équipe monta la rampe, puis passa au travers du flux bleu. Arrivée sur PX3-888, l’équipe commença l’exploration des lieux. L’endroit était fleuri de petites fleurs de toutes les couleurs. A l’horizon se dressait, devant d’eux, de magnifiques montagnes. Jack trouvait que ce cadre paradisiaque lui rappelait le Minnesota. L’équipe avançait toujours lorsque soudain, un tir de lance Goa’uld, venu de nulle part atteignit le colonel O’Neill.

Sous l'effet du choc, il porta instinctivement sa main sur la blessure, le sang passant au travers de ses doigts. Jack poussa un hurlement de douleur en tombant lourdement sur le sol herbeux. Il grimaçait de douleur en se tenant fermement le flan droit, lorsque Daniel arriva en courant près de lui. Teal’c, quant à lui, ripostait en direction du coup de feu.

 

- Jack ! Hurla Daniel inquiet pour la vie de son ami.

 

- Ca fait un mal de chien ! Vociféra Jack dans un souffle court alors que la douleur était difficilement supportable.

 

Daniel aida Jack à se lever, et le trio reparti pour la base. Teal’c couvrait ses deux amis afin de veiller à leur sécurité. Lorsqu’ils atteignirent la porte des étoiles, Jack s’écroula à genoux sur le sol, épuisé. Daniel composa les coordonnées de la terre et envoya le code d’indentification. Les deux hommes soulevèrent Jack et l’équipe s’engouffra dans le vortex bleu.

 

- Activation extérieure de la porte des étoiles ! Déclara le sergent tout en regardant son écran C’est SG1, mon général.

 

- Ils sont en avance ! Ouvrez l’iris.Ordonna le général Hammond.

 

Toute l’équipe arriva sur la passerelle et le vortex se referma dernière eux.

 

- Une équipe médicale ! Demanda immédiatement Daniel en restant près de son ami.

 

L’équipe médicale arriva très vite près de Jack, qui était désormais inconscient. Celui-ci fût emmené immédiatement à l’infirmerie où le Docteur Fraiser s’occupa de lui.

 

- Que s’est-il passé ? Questionna le général Hammond.

 

- Nous explorions la planète comme convenu lorsque nous avons été attaqué par des tirs Goa’ulds. Expliqua Teal’c de sa voix la plus neutre possible alors qu’il était aussi inquiet que Daniel pour la santé de leur ami.

 

-Nous devrions peut-être contacter Sam ? Osa demander Daniel au Docteur Fraiser.

 

- Croyez vous que ce soit prudent dans son état ? Questionna le général en fronçant les sourcils, perplexe.

 

- Elle est en droit de savoir que son mari est grièvement blessé. Répliqua Daniel, pensant que la place de Sam se trouvait ici, près de Jack.

 

- D’accord, mais vu l’état avancée de sa grossesse, essayez de lui annoncer la nouvelle pas trop brutalement. Rétorqua Janet, avant de rejoindre son patient à l’infirmerie.

 

- Et comment je fais ça moi ? Demanda Daniel perplexe et soupirant.

 

En attendant que Janet arrive pour s’occuper du colonel O’Neill, il fut mit sous perfusion et préparé pour la salle d’opération.

 

* * * * * * * * * * * * * *

 

Le jour avait fait place à la nuit, et au loin, on pouvait entendre le tonnerre gronder. Un orage se préparait à éclater. Sam était sur le point de se mettre à table lorsque la sonnerie du téléphone retentit. Elle se dirigea vers celui-ci, puis décrocha.

 

- Allo ?

 

- Bonsoir Sam, c’est Daniel.

 

- Bonsoir Daniel ! Dit Sam alors que son cœur s’emballait d’appréhension. Tout vas bien ?

 

- Sam... Hésita-t-il un instant.

 

Au son de la voix hésitante de Daniel et du petit moment de silence, Sam comprit que quelque chose n’allait pas.

 

- Daniel ? Que se passe-t-il ? S’inquiéta rapidement la jeune femme.

 

- C’est Jack ! Il a été blessé au cours de la mission.

 

- C’est grave ? Demanda-t-elle anxieuse tout en passant sa main libre dans ses cheveux.

 

- Il a été blessé par une lance Goa’uld. Janet est en train de l’opérer ! Je n’en sais pas plus. Je suis désolée Sam.

 

- J’arrive dans vingt minutes. Répondit-elle en raccrochant précipitamment, ne laissant pas le temps à Daniel de rétorquer quoi que ce soit.

 

Sam prit tout le nécessaire, pour se rentre au SGC et ferma la porte d’entrée à clé. Lorsqu’elle prit la route, il commençait à pleuvoir.

Au bout de quelques kilomètres parcourus, des trombes d’eau déversées par l’orage funeste était devenu si importantes, qu’elle fut obligée de s’arrêter sur le bas côté de la chaussée, en attendant que cet orage se calme. Sam tapa de rage sur le volant. L’inquiétude et l’angoisse qu’elle ressentait depuis que Daniel lui avait apprit la mauvaise nouvelle était palpable à des kilomètres. Savoir que la personne la plus importante de sa vie était blessée la rongeait de l’intérieur. Elle essayait de prendre son mal en patience en visualisant les moments heureux qu’elle avait eue quelques heures auparavant avec Jack. Mais rien n’y faisait, le stress était à son maximum. Elle dut attendre près de dix minutes avant que la pluie se calme. Elle décida de remettre le contact. Mais elle ressentit une douleur aigüe au bas du ventre. Elle posa instinctivement sa main droite sur son ventre, le caressant tendrement de bas en haut, espérant ainsi apaiser la douleur. La douleur étant passée, elle démarra la voiture et reprit la route. Sam roulait à vive allure depuis environ dix minutes, lorsqu’une autre douleur se fit de nouveau ressentir. Elle plaça de nouveau sa main sur le bas de son ventre et s’arrêta une fois de plus sur le bord de la route. Elle souffla tout en caressant son ventre arrondit et lui proféra des paroles douces, censées rassurer le bébé autant qu’elle même.

 

- S’il te plait ma chérie, pas maintenant, ce n’est pas le bon moment.

 

Sur ces mots, le petit être cessa de gigoter.

 

- C’est bien, tu es un bon bébé. Lui dit-elle avec douceur tout en frottant doucement son ventre arrondi.

 

Elle attendit quelques secondes pour s’assurer que tout était rentré dans l’ordre, puis repartit espérant que ses contractions ne soient qu’une fausse alerte.

Daniel ne cessait de regarder sa montre, Sam lui avait dit qu’elle serait là dans vingt minutes, et cela faisait déjà plus d’une demi-heure qu’elle était partie de son domicile. Il espérait du fond du cœur qu’il ne lui soit rien arrivé rien de grave.

Quant à Sam, elle ressentit une autre douleur vive au bas du ventre, qui lui arracha cette fois-ci un cri et une grimace. La jeune femme prit une grande respiration et serra les dents pour surmonter la douleur, qui l’avait d’ailleurs obligée à immobiliser une nouvelle fois le véhicule.

Daniel commença sérieusement à s’inquiéter pour Sam, et par acquis de conscience, il empoigna son téléphone et l’appela. Sam décrocha au bout de trois sonneries.

 

- Allo ? Répondit-elle essoufflée.

 

Au son de la voix essoufflée de la jeune femme, Daniel s’inquiéta.

 

- Sam, ça va ?

 

- Oui, oui, ça va ! Mentit-elle, ne voulant pas l’inquiéter.

 

- Vous êtes sure ? Vous avez l’air essoufflé. S’inquiéta Daniel.

 

- C’est rien, je me suis arrêtée sur la route pour me dégourdir les jambes. Comment va Jack ?

 

- Je ne sais pas, il est toujours en salle d’opération avec Janet. Vous serez là dans combien de temps ?

 

- Disons dans cinq minutes. Répondit-elle en grimaçant.

 

- Bien ! Alors à tout de suite. Dit-il en raccrochant.

 

Sam attendit que la douleur disparaisse. Mais celle-ci ne semblait pas vouloir s’en aller. Elle respira profondément en fermant les yeux. La douleur s’estompa un peu. Elle profita de ce petit calme pour remonter dans la voiture afin de parvenir le plus vite possible, espérant qu’elle ne s’arrêterait plus, jusqu'a ce qu'elle soit arrivée à la base.

Lorsqu’elle arriva enfin au SGC, Daniel attendait Samantha. Quand il vit le visage crispé de Sam et qu’elle se tenait le ventre, il ne mit pas longtemps pour comprendre que quelque chose n’allait pas.

 

- Sam ? Demanda-t-il inquiet C’est le bébé ?

 

- Oui ! Lança-t-elle essoufflée en le regardant.

 

Daniel aida Sam à monter dans l’ascenseur. Lorsque l’appareil se mit en route, elle eut une forte contraction qui la fit hurler et grimacer de douleur, elle se plia en deux, tout en posant ses deux mains sur le bas de son ventre. Daniel essaya de la soutenir comme il le pouvait. Même si il avait déjà vécu cette situation avec Sha're, il n’était pas vraiment à l’aise avec la situation. D’autant plus que c’était la femme de son meilleur ami.

Il empoigna le téléphone qui trônait sur le mur de l’ascenseur et informa le service médicale, afin qu’il prépare le nécessaire. Pendant ce temps, Sam essayait de se détendre un minimum en respirant profondément, puis elle ferma les yeux quelques instants pour faire le vide. Lorsqu’elle ouvrit les paupières, les portes de l’ascenseur s’ouvrirent sur un chariot avec deux infirmiers. Ils aidèrent la jeune femme à s’installer sur celui-ci, et l’emmenèrent à l’infirmerie. Sam fut installée à l’infirmerie. Janet venait de finir l’intervention de Jack depuis quelques minutes et ce dernier avait été conduit, dans une chambre à part, pour qu’il soit au calme. Quand à Sam une nouvelle contraction fit son apparition. Sous l’effet de cette atroce douleur, elle hurla en affichant sur son visage une large grimace de douleur.

 

« Agrrr »

 

Ce mal intense qu’elle venait de ressentir pendant quelques seconde libéra le liquide amniotique. Elle sentit alors le liquide chaud couler le long de ses jambes. C’est à ce moment là que Janet arriva.

 

- Sam ? Appela Janet surprise de la trouver dans son infirmerie alors qu’elle ne savait pas qu’elle était arrivée.

 

- Janet ! Comment va Jack ? Demanda-t-elle les yeux larmoyants.

 

En voyant les diverses grimaces que Sam affichait sur son visage, qui était d’un teint blafard, Janet essaya de la ménager.

 

- Il s’en remettra ! Ne t’inquiète pas ! Lui dit-elle gentiment essayant de la rassurer Pour l’instant, il faut penser à toi et ton bébé.

 

- C’est vrai ? Demanda-t-elle en se tenant le ventre. Tu ne me dit pas ça pour rassurer !

 

- Mais non Sam ! Je t’assure qu’il va bien. Il a besoin de repos maintenant, et toi il faut absolument que tu te concentres sur la venue au monde de ton bébé. Lui dit-elle essayant de la rassurer. Si tu me laissais voir ou en est le travail ?

 

Sam était quelque peu désorientée par la situation car elle réalisait que Jack ne serait pas là pour la soutenir dans ce moment merveilleux qu’est la naissance de leur enfant. Mais elle n’avait pas le choix, la petite vie qui avait grandit en elle pendant neuf mois était sur le point de voir le jour. Les douleurs lancinantes qu’elle ressentait depuis près de trois quart d’heure devenaient de plus en plus fortes à chaque fois. L’infirmière aida Sam à se déshabiller, et la mit sous perfusion. Janet enfila des gans et Sam se lassa faire. Janet lui fit un rapide examen. Le col était dilaté à son maximum et la tête du bébé n’était pas loin.

 

- Sam ! A la prochaine contraction, il faudra que tu pousses.

 

- J’ai trop mal ! Ailllleeeee... Je veux la péridural ! Dit-elle en grimaçant.

 

- Je suis désolée Sam, mais c’est trop tard pour ça !

 

- Quoi ? Lança-t-elle surprise en soufflant très fort.

 

- Sam, regarde-moi ! S’il te plait, regarde-moi ! Lui dit-elle doucement en plantant ses yeux dans ceux se Sam.

 

Sam plongea son regard larmoyant dans les yeux de Janet.

 

-Ecoute Sam, tu vas faire exactement ce que je te dis. Je suis là pour t’aider. Tout va bien se passer. Lui dit-elle doucement afin de la rassurer.

 

Sam acquiesça d’un petit sourire douloureux en regardant fixement Janet. Une nouvelle contraction pointa le bout de son nez. A la venue de celle-ci, Sam hurla.

 

- Arghhhhhh, ça fait mal !  Vociféra Sam tout en se cramponnant au bord du lit.

 

Janet lui demanda alors de faire ce qu’elle lui disait.

 

- Allez Sam inspire, bloque, pousse ! MAINTENANT !

 

Sam s’exécuta et fit exactement ce que lui dit Janet. Sam inspira profondément, bloqua son air et se mit à pousser de toutes ses forces.

 

- Arghhhhhh... Ca fait mal !

 

Sam sentit la tête du bébé descendre un peu plus. La contraction étant passée, Sam en profita pour se détendre et souffler un peu. Mais le calme fut de courte durée. Le spasme suivant fut un des plus douloureux qu’elle eut. Elle hurla à en perdre le souffle et poussa si fort que son visage devint rouge, et des gouttes de sueur perlaient sur son front.

 

- C’est bien Sam ! Continue ! Encore un effort, et elle sera dans vos bras !

 

-J’en plus... Arghhhhhh ! Ça fait trop mal !!! Gémit la jeune femme essoufflée.

 

Quelques secondes après, un petit cri se fit entendre. Janet prit l’enfant qui se mit à crier à pleins poumon. Elle posa le bébé sur la poitrine de sa maman et Janet coupa le cordon ombilical.

 

- Bravo Sam, tu as été merveilleuse. Lui dit Janet avec un sourire tendre sur le visage.

 

La jeune maman prit alors une grande inspiration et afficha sur son visage fatigué quelques larmes de joie et un sourire heureux. Le nourrisson, guidé par l’instinct enfouit son petit nez dans le giron de sa mère à la recherche du sein nourricier. Il attrapa goulument le téton rosé de sa mère, et aspira le liquide avec appétit.

En cet instant de bonheur, Sam oublia tout ce qu’elle avait traversé. Ses peurs, ses douleurs, ses angoisses, et succomba immédiatement au charme de son enfant. Quelques instants plus tard, une infirmière vint chercher le bébé pour lui faire les soins. C’est à cet instant que Sam réalisa qu’elle n’avait rien emmené pour habiller le bébé. L’infirmière la rassura en lui disant qu’elle avait ce qu’il fallait pour la dépanner. Sam laissa le bébé aux mains de l’infirmière et se recoucha, à bout de force.

Dans une chambre, Jack était en train faire surface. Une infirmière vint au devant du Dr Fraiser et l’informa discrètement du réveil du colonel O’Neill. Sam regarda Janet partir et se demanda ce qu’il se passait. Inquiète et angoissée, elle voulut se lever du lit. Mais la fatigue due à son accouchement l’avait épuisée. Elle fut prise d’un vertige, qui l’obligea à rester en position allongée.

 

Janet arriva près de Jack.

 

- Bonjour docteur... Bafouilla-t-il doucement.

 

- Je suis contente de voir réveillé, colonel !Dit Janet rassurée et souriant. Je vais pouvoir vous amener une surprise directement ici !

 

- Une surprise ! Déclara Jack une main sur son visage, épuisé Doc, fallait pas ! Quel genre de surprise ?

 

- Si je vous le disais, ça n’en serait plus une ! Sourit le médecin en se dirigeant vers la sortie de la pièce. Je reviens de suite !

 

Janet sortit de la chambre et se dirigea à l’infirmerie où Sam tenait dans ses bras son petit ange.

 

- Sam ! fit Janet avec un fin sourire aux lèvres.

 

- Janet ? Demanda Sam en fronçant les sourcils, inquiète.

 

- Ton mari est réveillé.

 

- Super ! Comment il va ? Demanda-t-elle immédiatement, voulant savoir comment il allait.

 

- Il va bien et il est égal à lui-même ! On va le rejoindre pour lui montrer le bébé. Je lui ai dit qu’il y avait une surprise. On y va ?

 

- Oh oui ! Répondit-elle un large sourire aux lèvres.

 

Janet, aidée d’une infirmière, poussa le brancard jusqu'à la chambre de Jack. Lorsqu’il vit Sam avec le bébé, il fut surprit de voir ce petit être dans les bras de sa maman. Il contempla pendant un léger instant le tableau de bonheur qui s’ouvrait devant lui. Il ne put s’empêcher d’avoir une petite larme d’émotion et d’afficher sur son visage fatigué un sourire de satisfaction.

 

- Tu veux la prendre ? Demanda Sam en lui souriant.

 

Jack acquiesça d’un mouvement de tête, et Janet releva la tête de son lit avant de déposer sa petite fille dans ses bras. Sam regarda son mari avec Eva. Elle se rapprocha de la tête de Jack, et l’enlaça tendrement. Janet laissa le couple tranquille et en profita pour aller prévenir le général Hammond, Daniel, Teal’c, et Cassandra qu’ils allaient tous bien. Ainsi, ils pourront venir leur offrir les cadeaux de naissance.

Le couple était toujours tête contre tête. Tout le monde se présenta un par un devant le couple. C’est Cassandra qui s’approcha la première de Sam et qui donna son cadeau en lui faisant un tendre baiser sur la joue. Sam prit le cadeau et enleva l’emballage. Cassandra avait offert un de ses doudous, qu’elle avait évidemment lavé avant de l’offrir ainsi qu’un mobile musical. Sam et Jack la remercièrent d’un tendre baiser sur le front. Ensuite, c’est le général qui apporta ses cadeaux aux amoureux. Il leur avait offert un lot de bodys et un lot de chaussettes. Daniel offrit des pyjamas et des brassières ainsi qu’un paquet de couches. Teal’c, quand à lui, offrit un tableau d'éveil pour accrocher au berceau et un lot de bavoirs. Quant à Janet, elle offrit une couverture et un coussin d'allaitement.

Tout le monde ayant donné les cadeaux aux amoureux, ils sortirent laissant le couple seul, avec leur petite Eva.

 

FIN

Voyage en amoureux

le 09/10/2011 à 19h48

 

 
 

Titre : Voyage en amoureux
 
Auteur : Poupette67.
 
Série : Stargate SG-1
 
Genre/Pairing : Aventure, science fiction, romance.
Personnages : Jack O’Neill, Samantha Carter, ainsi que des personnages de mon invention…
 
Saison : Saison 8, voir aucune en particulier.
 
Disclamer/ Mentions Légales : Les personnages de la série appartiennent à leur créateurs et à la MGM, sauf les personnages qui j’ai créé moi-même. Je ne tire aucun profit pécuniaire pour la publication de cette fiction. C'est juste le plaisir d'écrire, pour le bonheur des fans de cette série.
 
Note de l’auteur : Fiction OS sur la série Stargate SG-1. Pour le concours du quartier Stargate SG-1 sur hypnoweb. En espérant que cet OS vous plaira, je vous souhaite bonne lecture.
 
**********************
 
Voyage en amoureux
 
En ce beau matin d’été, Jack s’était levé le premier, afin de faire une surprise à sa bien-aimée. Il descendit dans la cuisine et prépara un plateau sur lequel il dressa une tasse de café, deux tartines beurrées, un verre de jus d’orange et un petit vase dans lequel il plaça une rose rouge. Etant satisfait de son plateau, il monta dans la chambre où Sam dormait toujours. Il posa délicatement le plateau sur la table de nuit, puis susurra des mots tendres à l’oreille de son épouse. Elle ouvrit doucement les yeux et vit le visage souriant de Jack, penché au dessus d’elle. Sam lui adressa l’un de ses plus beaux sourires, et Jack déposa un baiser rempli d’amour sur les lèvres de sa femme.
 
- Bonjour chérie ! Joyeux anniversaire !
 
- Joyeux anniversaire mon amour !
 
Il reprit le plateau et le déposa sur le lit où Sam dégusta tout ce qu’il y avait dessus entre deux baisers pour son mari.
 
Jack et Sam étaient mariés depuis un an. Et aujourd’hui, c’était leur premier anniversaire de mariage. Pour fêter cet événement, le couple avait prévu de faire un petit voyage. Ils avaient donc loué un biplace pour se rendre dans un lieu paradisiaque. Les Iles Canaries était le lieu de qu’avait choisi le couple. Ils avaient tout prévu dans les moindres détails. Ils avaient loué un bungalow à la « Playa de las Americas » pas très loin de la plage. Sur les photos du site où ils avaient réservé, l’endroit avait l’air vraiment magnifique. Le couple avait hâte d’y être et de profiter des moments d’intimité tant attendus.
 
Ils mirent tous les bagages dans le coffre du 4x4 noir de Jack, puis ils fermèrent les volets, ainsi que la porte d’entrée à clé. Ils se rendirent à l’aéroport où les attendait le biplace qu’ils avaient loué. Jack mit les sacs à l’arrière de l’appareil, tandis que Sam s’installait sur le siège passager et refermait la petite porte du petit avion. Jack se positionna à la place du pilote. Il mit le contact et l’avion décolla, direction les Iles Canaries. Le voyage s’était, jusqu’à maintenant, passé sans encombre. Ils étaient quasiment arrivés à destination.
 
- J’ai tellement hâte d’y être ! Dit Sam complètement excitée.
 
- Et moi donc ! Dit Jack Les places ne sont pas très confortables dans cet avion !
 
-Tu veux que je prenne le relai ? Demanda Sam en riant doucement.
 
-Très drôle ! Je nous vois bien changer de pilote en plein air ! Sourit le militaire alors qu’il adorait la voir si heureuse.
 
Soudain, les moteurs se mirent à tousser en provoquant de légères secousses.Jack vérifia tous les paramètres, mais focalisa son regard sur la jauge de carburant, qui pourtant indiquait qu’elle n’était pas vide. Il tapota doucement sur la vitre de l’indicateur avec son doigt, l’aiguille oscilla un instant, mais elle indiquait toujours que la jauge n’était pas asséchée.
 
- Jack ! Appela Sam paniquée alors qu’elle agrippait ses mains à son siège.
 
-Je ne sais pas Sam ! Je n’sais pas ! Dit le militaire inquiet et cherchant toujours Je n’comprends pas ce qui se passe !
 
Dans la minute qui suivie, les deux moteurs s’arrêtèrent de fonctionner l’un après l’autre. Ce fut à cet instant que le biplace perdit rapidement de l’altitude.
 
-Jaaaack ! Cria la militaire en regardant l’eau approcher rapidement d’eux.
 
-Accroche-toi ! Ordonna Jack alors qu’il tenait son manche entre ses deux mains.
 
Jack essaya de reprendre les commandes. Mais en vint. Le petit avion continuait de piquer. Sam s’accrocha du mieux qu’elle pouvait en grimaçant, le visage rempli d’angoisse. L’avion perdait toujours de l’altitude et Jack tirait sur le manche, afin de redresser le nez de l’avion pour que l’atterrissage soit moins violent lorsqu’ils toucheraient le sol. Sam tourna la tête et vit que le sol se rapprochait à vue d’œil.  Un hurlement de terreur déchira le silence et l’instant suivant, ce fut un bruit de métal qui se fit entendre dans la petite forêt où venait de s’écraser l’avion, entrainant avec lui, les deux personnes qui y avaient prit place. Ces derniers avaient perdu connaissance suite au terrible choc qu’ils venaient de subir.
 
La forêt avait souffert. Les arbres avaient été arrachés au passage de cet engin métallique. Lorsqu’il heurta les premiers arbres, l’avion s’était coupé en deux. La queue s’était alors détachée. Celle-ci jonchait désormais sur le sol sableux à quelques mètres de l’avant. Quant aux occupants, ils étaient vivants, mais inconscients.
 
Sam fut la première à se réveiller en grimaçant de douleur. Elle ouvrit ses yeux avec peine, et posa son regard flou sur ce qui l’entourait. Toutes les vitres du biplace avaient explosées sous choc, mais heureusement, sa ceinture de sécurité l’avait maintenue contre son siège, lui sauvant probablement ainsi la vie. Lorsque sa vue s’ajusta, elle vit Jack inconscient, à côté d’elle, la tête posée sur le manche. L’angoisse et la peur se lurent sur son visage livide. Sam sentait la panique la submerger et elle tenta de le réveiller.
 
- Jack ! Jack ! Réveille-toi ! Dit-elle la voix chevrotante, tout en le secouant doucement Aller, j’t’en prie ! Ouvre tes yeux !
 
Ne voyant aucune réaction de la part de Jack, elle entreprit d’ouvrir la porte de son côté. Elle donna plusieurs coups d’épaule, avant que celle-ci ne cède et finisse par s’ouvrir. Elle s’extirpa difficilement de la carlingue. Lorsqu’elle posa un pied sur la terre, elle sentit ses jambes se dérober sous elle. Sam s’effondra sur le sable en hurlant de douleur, et en maintenant le genou droit d’une de ses mains.
 
- Merde ! Gronda la jeune femme en tapant du poing dans le sable Ce n’est pas ce saleté de genou qui va m’empêcher de venir te voir Jack !
 
Elle reprit doucement son souffle, avant de se redresser pour constater que son pantalon était déchiré, dont une petite quantité de sang s’écoulait à hauteur de sa rotule. Malgré la douleur, elle se redressa avec difficultés et se dirigea vers Jack, en boitant, ne pouvant tendre sa jambe.
 
- Jack ! Jack ! Appela-t-elle en ouvrant la porte, alors que l’inquiétude était grande Jack ! Réponds-moi mon amour ! Réponds-moi !
 
Mais Jack ne réagissait toujours pas à ses appels. C’est angoissé, le cœur serré et les larmes aux yeux, que Sam mit deux doigts au niveau du cou de son tendre amour. Elle fut soulagée de constater que le cœur de Jack battait toujours. Il battait… comme s’il dormait, tout simplement. Elle chassa ses larmes qui troublaient sa vision et entreprit de le réveiller une nouvelle fois.
 
- Aller Jack ! Réveille-toi ! Supplia-t-elle en le redressant avec peine Fais un effort !
 
C’est alors que le militaire ouvrit lentement ses paupières. Il cligna plusieurs fois des yeux, afin de s’habituer à la lumière du jour lorsqu’il vit le visage angoissé de Sam, penché au dessus de lui. Il ferma les yeux et posa l’une de ses mains sur sa tête alors qu’il prit la parole.
 
- Sam ? Dit-il doucement en regardant autour de lui, comme pour s’assurer qu’il n’était pas en train de rêver Sam ! C’est bien toi ?
 
- Oui Jack ! Oui, c’est bien moi ! Dit la jeune femme alors que des larmes de soulagement coulaient le long de ses joues Comment te sens-tu ?
 
- J’ai mal à la tête. Lança le militaire en plantant ses yeux noisette dans ceux de son épouse avant de se lancer dans l’ironie Sinon c’est la grande forme ! Et toi ? Tu n’as rien ?
 
- Ca va ! Ne t’inquiète pas pour moi ! Mentit la jeune femme alors que son genou était vraiment douloureux Je vais t’aider à sortir de là ! Tu es prêt ?
 
-Oui ! Mais vas-y doucement hein ! Dit Jack alors qu’il vit le visage crispé de son épouse.
 
Elle afficha un petit sourire sur son visage, afin de ne pas inquiéter son époux et Jack lui caressa la joue d’une main. Le militaire accrocha son bras gauche au cou de Sam et attendit qu’elle soit prête.
 
- A trois on n’y va ! D’accord ? Dit Sam alors que Jack acquiesça d’un simple signe de la tête Un, Deux, Trois !
 
Sam tira vers elle alors que Jack bougea ses jambes afin de se dégager. Rapidement, il se retrouva hors de la carlingue et il s’assit sur le sable en soupirant de bien être. La position qu’il avait tenue dans l’appareil lui avait donné un petit mal de dos sans gravité. Sam lui déposa un rapide baiser sur les lèvres et se dirigea, toujours en boitant et grimaçant de douleur, vers l’arrière de l’appareil. Jack fronça les sourcils en la voyant faire.
Elle chercha en premier lieu la trousse de secours, qui avait d‘ailleurs aussi souffert du crash, de même que la boite de fusées de détresse. Malgré le mauvais état de celle-ci, Sam la découvrit intacte lorsqu’elle l’ouvrit. Elle soupira, soulagée de pouvoir utiliser ce qu’elle contenait pour soigner son homme.
 
- Alors tu trouves ? Questionna Jack alors qu’il n’osait pas bouger et se tenait la tête entre les mains.
 
 
- Oui ! Oui ! J’ai trouvé ! Dit la jeune femme un sourire sur les lèvres et revenant vers lui, toujours en boitant. Alors nous avons des bouteilles d’eaux, une trousse de secours qui a légèrement souffert, ainsi que la boite des fusées de détresses. Ajouta-t-elle.
 
- Tu as trouvé la balise de détresse ? Lui demanda-t-il.
 
- Oui, mais elle ne clignote pas.
 
- Ce n’est pas vrai ! grogna Jack mécontent. Ont n’est pas prêt de nous retrouvé ! Ajouta-t-il.
 
- On a des allumettes ! On peut toujours faire un feu sur la plage… pour signaler notre position. Proposa Sam cherchant des idées. Sinon, je peux essayer de réparer la balise.
 
-Tu te prends pour MacGyver ou quoi ? Demanda Jack en faisant un peu d’humour afin de détendre l’atmosphère.
 
-Hum… Tu parles de ce charmant jeune homme qui construit un moteur d’avion avec deux fils de fer et un trombone ? Lança la jeune femme en souriant alors qu’elle ouvrait la trousse de secours pour le soigner. Tout à fait mon style d’homme !
 
- Je ne te dérange pas au moins ? Questionna Jack en faisant mine de bouder.
 
Sam sourit de toutes ses dents et déposa un rapide baisé sur les lèvres de son mari. Elle examina ensuite la blessure de son homme. L’entaille sur son front était assez longue et profonde.
 
- Il te faudrait certainement des points de suture. Annonça la jeune femme en grimaçant, sachant très bien que Jack détestait les soins médicaux.
 
- Ben voyons ! Grogna-t-il en roulant des yeux et se laissant quand même soigner par son épouse.
 
- Tu es prêt ? Demanda-t-elle alors qu’elle préparait du fil ainsi qu’une compresse imbibée d’alcool.
 
- Euh Sam ? Appela Jack en la regardant faire. Tu sais faire ça toi ?
 
- Faire quoi ? Questionna la jeune femme l’air de rien alors qu’elle nettoyait la plaie de son front.
 
-Ce que tu vas me faire là ! Dit Jack en désignant le fil, sur lequel reposait une aiguille au bout.
 
- Ohhhh ça ! Lança la jeune femme faisant mine de comprendre et déclarant en haussant les épaules. Je ne sais toujours pas coudre depuis notre mission chez les Shavadaï mais… ce ne doit pas être bien sorcier !
 
- Sam ! Ce n’est pas drôle ! Gronda Jack en se reculant. Il s’agit tout de même de mon front !
 
La jeune femme éclata d’un rire franc alors qu’elle était parvenue à faire tomber son mari dans le panneau. Pour une fois qu’elle y arrivait et que ce n’était pas elle, qui se faisait avoir avec ses blagues stupides. Elle termina les soins en lui déposant un joli pansement sur la blessure. Sam s’occupa de sa blessure au genou. Evidemment Jack lui proposa son aide.
 
- Je peux te faire une attelle si tu veux ! Sourit Jack alors qu'il repensait à la fois où elle lui en avait posé une dans cette crevasse en Antarctique.
 
 - Ne me touche pas ! Lança la jeune femme en se reculant avec peine dans le sable.
 
Elle déposa sur sa blessure une compresse imbibée d’alcool et grimaça de douleur à son contact, ce qui fit sourire Jack.
 
- Ah ben tu vois que ça fait mal ! Lança-t-il l’air moqueur.
 
- Et tu crois drôle ? Rétorqua-t-elle d’un air sérieux.
 
- Oui très ! répondit Jack en se rapprochant de sa femme pour l’embrasser tendrement.
 
Les soins étant enfin finis, pour notre couple. Les deux amoureux se tinrent la main et partirent à l’orée de la forêt, chercher des branches afin de faire du feu. Ils trouvèrent différents morceaux de bois, puis ils les remmenèrent sur la plage. Ils disposèrent les branchages dans le sens de la hauteur, puis Sam craqua une allumette. Avec la chaleur cuisant qu’il faisait sur cette belle plage, le feu ne mit pas longtemps à prendre. Deux heures s’étaient écoulées depuis le début du feu, Jack continua à apporter du bois, tandis que Sam entretenait le feu pour ne pas qu’il s’éteigne. Le jour fit lentement place à l’obscurité de la nuit. Les deux amoureux se mirent assis devant et restèrent l’un à côté de l’autre en s’enlaçant tendrement. Sam plongea alors, son regard dans celui-ci de son mari. Tant d’amour brillait dans ses yeux veloutés noisette, qu’un flot de larmes d’émotion submergea la jeune femme. Elle posa un baiser sur ses tendres lèvres, puis s’approcha doucement de son oreille, et lui chuchota des mots que, lui seul n’oublierait jamais. Couché sur le sable devant le feu, enlacé amoureusement, ils s’embrassèrent encore et encore. Ils firent l’amour sur cette magnifique plage de sable blanc.
Durant le nuit, chacun se relayèrent afin d’entretenir le feu. Au petit matin, la fatigue eu raison deux, ils avaient finis par s’endormir toujours enlacé l’un contre l’autre. Soudain ils furent réveillés en douceur par deux hommes habillés en uniforme bleu marine. C’est à ce moment là, que Sam et Jack réalisèrent qu’ils étaient sauvés.
 
FIN
 

48 Heures

le 15/05/2011 à 13h39

 Titre : 48 Heures


Auteur : Moi.

Série : Stargate SG-1

Genre/Pairing : Aventure science fiction.

Personnages : Général Hammond, Jack O’Neill, Samantha Carter, Daniel Jackson, Janet Frasier, Teal'c

Résumé : Après une mission assez éprouvante l'équipe SG1 prend un repos bien mérité, Jack et Sam rentre chez eux, mais en en arrivant à leur domicile, ils sont agressés puis enlevés...

Saison : Aucun en particulier

Disclamer/ Mentions Légales : Les personnages de la série appartiennent à leurs créateurs et à la MGM. Je ne tire aucun profit pécuniaire pour la publication de cette fiction. C'est juste le plaisir d'écrire, pour le bonheur des fans de cette série.

Note de l’auteur : Fiction sur la série Stargate SG-1. J'ai essayer de faire cet épisode virtuel façon 24 h chrono en détaillant les heures dans la fiction. En espérant que cette petite fiction vous plaira, je vous souhaite bonne lecture. 

                  Chapitre 1 : Séquestration.

                       

Vendredi [10 :15 :00]

Sur une autre planète, PX17-696, l’équipe se battait contre une armée de Goa’ulds. Les feux de leur lance fusaient dans tous les coins. Jack, Sam et Teal’c ripostaient, pendant que Daniel entrait le plus vite possible les coordonnées de la base. Le vortex s’ouvrit et celui-ci entra le premier, suivi de près par Samantha, Teal’c et Jack. Mais au moment de passer la porte, Jack fut atteint par un tir de lance. Légèrement brûlé en haut du bras, il s’écroula au sol en grimaçant de douleur. Il mit instantanément sa main gauche sur la blessure et tenta de se relever. Teal’c, qui était à quelques pas du colonel et l’ayant entendu crier, fit rapidement demi-tour et lui vint en aide. Les feux des lances Goa’ulds continuèrent de fuser autour d’eux. Jack et Teal’c se précipitèrent en courant vers la porte, et passèrent au travers du flux bleu.

De l’autre côté, l’atterrissage de Jack et Teal’c fut quelque peu brutal. Sous l’effet du choc, Jack lança un cri de douleur, associé à une grimace. Quant à Teal’c, sa chute ne fut pas aussi rude que celle du colonel O’Neill. Il n’eut que quelques égratignures sans gravité. Jack fut prit en charge par l’équipe médicale, et emmené à l’infirmerie.

Après avoir été soigné, il dut se reposer une heure à l’infirmerie avant d’être relâché. Mais, comme à son habitude, Jack râla à l’idée de rester allongé dans un lit.

 

- Docteur ? Appela Jack.

 

- Colonel, j’ai déjà dit Non ! Rétorqua Janet en ouvrant le rideau.

 

- Mais je vais mieux...

 

- Il vous reste une demi heure colonel, après, vous pourrez partir.

 

- S’il vous plait docteur !

 

- J’ai dis non et c’est un ordre ! Lui répondit-elle d’un ton autoritaire.

 

- Vous êtes...

 

- Un tortionnaire en blouse blanche... Dit Janet finissant la phrase commencée par Jack. Je sais, mais c’est mon infirmerie et c’est moi qui commande ! Alors vous allez restez tranquille encore une demi heure !

 

- Je devrais peut-être le signaler au général Hammond.

 

- Me signaler quoi colonel ? Déclara le général qui venait d’arriver et qui avait entendu ce que Jack avait dit.

 

- Le colonel O’Neill veut sortir avant l’heure que j’ai prévue. L’informa Janet.

 

- Colonel O’Neill, le docteur Fraiser a entièrement raison. Vous resterez à l’infirmerie aussi longtemps qu’elle vous l’a ordonné et c’est un ordre qui n’est pas discutable !

 

- Bien mon général ! Répondit Jack mécontent.

 

La mission ayant été éprouvante, le général Hammond accorda à l’équipe SG-1 un repos bien mérité de quelques jours.

 

[12 :44 :05]

Jack retourna à ses quartiers ou il prépara son sac, avant de rejoindre sa voiture pour rentré chez lui. Mais avant de s’en aller, il passa voir Sam dans son labo. Celle-ci était devant son ordinateur lorsque Jack frappa trois petits coups sur la porte, qui était entrouverte.

 

- Alors Carter, qu’allez-vous faire de votre temps libre ?

 

- Je pense que je vais rentrer chez moi et me reposer ! Et vous ?

 

- Je vais également rentrer chez moi, prendre une bonne nuit de repos avant de partir dans le Minnesota pour me détendre au bord de l’eau et pêcher. Vous seriez partante ?

 

- Je vous remercie de l’invitation mon colonel, mais je préfère rentrer chez moi. J’ai des tas de choses qui sont restées en suspend depuis un bon moment.

 

- Comme quoi ? Demanda-t-il impatient.

 

- J’ai commencé à écrire un livre sur les trous noirs. Mais avec les missions que nous avons eues, je n’ai jamais eu le temps de m’y consacrer pleinement. Je vais donc profiter de ses quelques jours de repos pour le poursuivre.

 

- Bien Carter. A lundi.

 

- A lundi monsieur.

 

[12 :55 :28]

Jack monta dans sa voiture et partit pour se rendre chez lui. Il gara sa voiture. Lorsqu’il mit la clé dans la serrure de sa porte d’entrée, il fut attaqué par quatre hommes habillés en combinaison noire et masqués. Il se tourna brusquement et donna quelques coups de poing dans l’estomac d’un des hommes. Celui-ci s’écroula de douleur. Un autre vint à la rescousse de son partenaire, mais Jack lui assigna un violent coup de point dans le nez, qui sous l’effet du choc, se mit à saigner. L’homme s’immobilisa sur place en se tenant le nez. Un autre homme arriva derrière Jack et le paralysa en lui maintenant les mains dans le dos. Puis l’autre arriva et lui assigna plusieurs coups de poing. Le dernier coup qu’il reçu l’assomma et se fût le trou noir. Jack tomba lourdement sur le sol. Les quatre hommes le relevèrent pour le jeter à l’arrière d’une camionnette noire.

 

[13 :25 :47]

Une demi-heure plus tard, ce fût au tour de Sam de démarrer sa voiture et de rentrer chez elle. Lorsqu’elle arriva sur le parking, elle gara sa voiture. Elle sortit de son véhicule et se fit attaquer de la même façon que Jack. Après un combat éprouvant pour se défendre, elle fût assommée et transportée dans une camionnette noire.

Quelques heures plus tard, Jack et Sam se retrouvèrent dans une immense pièce d’un entrepôt, attachés sur une chaise par les pieds et les mains. Jack se réveilla doucement dans l’obscurité de cette pièce, en grimaçant de douleur. Il avait mal au crâne et sa vue était floue. Il mit quelques secondes à y voir plus clair. Il sentit quelque chose de chaud couler le long de sa joue droite. Ceci était certainement du sang, résultat du au coup qu’il avait reçu au visage. Il regarda ensuite autour de lui et s’aperçut qu’il était dans une vaste pièce dont les fenêtres sales, laissaient passer une faible lumière. Devant lui, trônait une vieille table en bois. Lorsqu’il tourna la tête il vit que Carter était assise à côté de lui, inconsciente et qu’elle était également attachée à une chaise.

 

- Carter ? Carter, vous m’entendez ? Carter ? Cria-t-il plusieurs fois pour essayer de réveiller son second.

 

Mais Carter ne semblait pas réagir à ses appels. Il renouvela ses cris afin qu’elle se réveille. Au bout de dix bonnes minutes, Sam reprit lentement connaissance, elle ouvrit doucement les yeux et leva la tête en grimaçant de douleur. Puis elle vit à quelques centimètres d’elle le colonel O’Neill qui la regardait.

 

- Ça va ? Lui demanda-t-il inquiet.

 

- J’ai mal à la tête.

 

- Bienvenue au club.

 

- Où on est ? Demanda-t-elle en grimaçant.

 

- A première vue, je dirais dans un entrepôt désaffecté.

 

- Quel heure est-il ? Demanda doucement Sam ayant encore du mal à comprendre ce qui c’était passé.

 

Jack regarda alors son poignet gauche et vit que sa montre avait été enlevée.

 

- Difficile de vous répondre, j’ai plus ma montre.

 

[14 :46 :21]

Soudain, la porte s’ouvrit sur les deux prisonniers. La lumière émanant de cette ouverture, fut agressive pour les yeux de Sam et de Jack. Ils fermèrent les yeux quelques secondes avant de les rouvrir progressivement, de manière à ce que leurs yeux puissent s’habituer à la lumière subite qui venait de leur brûler la cornée. Lorsque leur vue s’ajusta, ils virent deux hommes en costume cravate. L’un d’eux avait une mallette noire à la main, qu’il déposa sur la table.

 

- Qui êtes-vous ?  Que voulez-vous ? Et surtout pourquoi nous avoir  enlevé ? Grogna Jack en fixant d’un regard noir les deux hommes en face de lui.

 

- La ferme ! Vous n’êtes pas en mesure de poser des questions ! Cria l’un des deux hommes.

 

- Ça ne répond pas à ma question. Rajouta Jack un petit sourire aux lèvres.

 

- Ça suffit ! Cria l’un des hommes en ouvrant la mallette noire.

 

L’un des deux hommes sortit de la mallette un objet. Sam et Jack, voyant ce qui venait d’être déposé sur la table, affichèrent sur leur visage une expression de surprise. Mais comment avaient-ils eu cette arme de poing Goa’uld ?

 

- Capitaine Carter, comment fonctionne cette arme ?

 

- C’est à moi que vous posez la question ? Ironisa-t-elle. Je ne sais même pas ce que c’est ? Menti-t-elle.

 

- Ne jouez pas à ce petit jeu avec moi ! Ca ne marche pas !

 

- Mais sincèrement, je ne sais pas ce que c’est, ni à quoi ça peut servir.

 

- Nous savons, et de source sûre, que cette arme est extraterrestre et que vous seule savez vous en servir.

 

- Vous racontez vraiment n’importe quoi mon vieux ! Faites-vous soigner. Lança Jack en souriant l’air moqueur.

 

- Toi ! On ne t’a pas sonné ! Dit l’homme avec autorité. Alors Capitaine Carter. Dites-nous comment ça fonctionne ?

 

- Mais comment voulez-vous que je le sache ?

 

- Ah que c’est beau le patriotisme militaire. Alors Capitaine Carter, j’attends votre réponse.

 

- Mais je ne sais pas ! Dit-elle avec détermination.

 

- Comme vous n’êtes pas très coopérative et que vous ne voulez pas répondre à cette simple question, je vais devoir employer la manière forte.

 

Pendant ce temps, le deuxième homme sortit de la mallette une seringue et une ampoule dans laquelle il y avait un liquide bleu transparent. Lorsque Sam et Jack virent le matériel médical, ils ouvrirent de grands yeux ronds et se regardèrent.

 

- Vous voyez ce sérum a été conçu spécialement pour vous Colonel O’Neill !

 

[15 :12 :57]

Les deux hommes s’approchèrent de Jack. L’un fit le tour par derrière pour lui mettre le garrot et l’autre s’approcha avec la seringue à la main. Jack, quant à lui, gigota sur sa chaise. Il avait une sainte horreur des piqûres, et là encore plus, vu qu’il ne savait pas ce que pouvait contenir cette petite ampoule. L’homme enfonça l’aiguille de la seringue dans la petite ampoule, puis actionna le piston pour récolter le liquide, qui fût transféré dans la seringue. Voyant l’aiguille s’approcher de sa peau, il essaya de négocier pour une autre solution.

 

- Euh... Vous voyez j’ai une trouille bleu des piqûres. Je vous propose autre chose... Euh pourquoi pas le truc des gouttes qui tombent sur le front. C’est une technique qui fonctionne bien.

 

- Alors Capitaine Carter, toujours pas envie de coopérer ?

 

Jack avait la tête tourné vers son second et voyait que Sam allait craquer. D’un seul coup d’œil, il lui fit comprendre qu’elle ne devait pas céder. En retour, elle le supplia d’un regard larmoyant. Il avait très bien compris son point de vue, mais il ne la laissa pas faire ce qu’elle prévoyait.

 

- Carter ! Lança-t-il en fixant son second.

 

- Mon colonel, je n’ai plus le choix. Répondit-elle les yeux larmoyants.

 

- Carter ! Ne dites rien !

 

- Mon colonel... faut bien faire quel...que cho...

 

- Carter ! Taisez-vous ! C’est un ordre !

 

Sam jeta un regard sur la seringue contenant le liquide, puis porta son regard sur celui de Jack. Elle était partagée entre le secret professionnel et la vie de son supérieur. Que devait-elle faire ? Jack venait de lui donner un ordre, que logiquement elle devait suivre. Mais elle savait que cette injection pouvait certainement le tuer et ça elle ne pouvait s’y résoudre. Sam réfléchissait à une façon de mentir afin de gagner du temps. Elle avait beau réfléchir, elle n’eut pas le temps de trouver un mensonge, que l’homme qui tenait la seringue entre les mains, s’approcha de Jack pour lui planter l’aiguille dans la veine du bras. Au contact de l’aiguille qui venait de pénétrer dans sa chair, Le militaire grimaça en serrant les dents.

Quelques secondes plus tard, il sentit le liquide s’introduire doucement dans son sang, provocant une sensation de chaleur brûlante, qui irradia d’abord son bras. La brûlure se propagea ensuite dans tout le reste de son corps, ce qui le fit légèrement transpirer. L’injection étant terminée, l’homme retira l’aiguille et le garrot. Jack fit une large grimace en secouant la main afin de faire partir l’engourdissement brûlant, qui était vraiment douloureux.

 

- La brûlure que vous ressentez devrait disparaitre très vite. Les effets de ce sérum sont les suivants : Dans un premier temps vous allez avoir des vertiges, des troubles de la vue, puis des hallucinations... Ensuite c'est-à-dire dans environ 12 heures, vous allez avoir des douleurs abdominales, nausées, fièvre. Puis 12 heures plus tard, ce sera des douleurs insupportables dans tout votre corps, puis surviendront des vomissements et des convulsions. Ensuite ce sera la mort, mais le sérum peut-être neutralisé par la prise d’un antidote, qui d’ailleurs, devra être prit au maximum un quart d’heure avant la fin des 48 heures et qui vous seront donné lorsque votre second aura dit comment se servir de cette arme alien.  Maintenant ce choix vous appartient, vivre ou mourir.

 

 

- C’est gentil de me renseigner, je suis vraiment rassuré maintenant. Ironisa-t-il, essayant de détendre l’atmosphère.


Chapitre 2 : En fuite.
 Samantha Carter assista à cette scène sans pouvoir faire quoi que ce soit, si ce n’était un « NON ne faite pas ça !» qu’elle hurla fort et clair pour indiquer sa protestation. Désormais il était trop tard pour aider le colonel. Elle était très mal à l’aise vis-à-vis de cette situation, une larme de tristesse coula le long de sa joue pour finir aux creux de ses lèvres. Avant de les conduire dans une autre pièce, les deux malfaiteurs mirent des montres aux poignets de Sam et Jack.
 - C’est un compte à rebours.
 
 [16 :27 :10]
Les deux prisonniers furent ensuite emmenés dans une pièce, dont les murs étaient vieux et défraichit ainsi que d’une couleur pas très gaie. Le confort n’était pas génial, mais il y avait les toilettes. Certes pas très propre, avec un lavabo noir de crasse et deux lits dont les matelas étaient vieux et usés, ne comprenant ni draps ni couverture. Elle se mit tout de suite en tête de s’enfuir pour emmener Jack à la base. Là-bas, elle était sûre que Janet trouverait un moyen de le soigner et le sauver. Jack scruta la pièce tout en pensant à ce qu’il venait de se passer. Savoir que sa mort était désormais programmée par cette maudite injection empoisonnée était quelque peu perturbant. Jack alla s’assoir sur l’un des deux lits tout en secouant sa main pour évacuer les fourmis brûlantes qui lui circulaient encore dans tout son bras. Quant à Sam, elle scruta la pièce, marchant de long en large, cherchant un moyen de s’échapper. Côté matériel ce n’était pas génial, « Aller Sam fait fonctionner tes cellules grises» se dit-elle à elle-même. « On ne va pas coucher là ? » Pensait-elle alors qu’elle tournait en rond dans cette pièce, cherchant désespérément le moyen de s’enfuir avant que ces types ne reviennent les chercher.
 
[21 :25 :49]
Sam regarda une nouvelle fois sa montre. Cinq heures s’était déjà écoulées depuis l’injection faite à Jack. Elle se dit qu’il était temps de mettre le plan qu’elle venait de trouver à exécution. Elle expliqua à Jack ce qu’elle avait prévu. Il s’agissait d’assommer les deux hommes en les attirant dans la pièce. Pour ça, elle demanda la ceinture de son supérieur afin de provoquer un court circuit au compteur qui se trouvait en dessous de la prise dans laquelle elle ferait couler l’eau. Sam voulut expliquer la manœuvre, mais Jack avait du mal à se concentrer sur ce que lui disait son second. Il était quelque peu désorienté par le poison qui coulait dans ses veines. Il s’exécuta donnant la ceinture à Sam. Elle l’empoigna, puis plaça la ceinture entre le robinet et la prise électrique qui se trouvait à proximité du lavabo, puis elle fit couler l’eau. Celle-ci s’écoula, le long du mur et inonda le panneau central électrique qui se trouvait au rez de chassé. Les deux hommes, qui surveillaient, entendirent le ruissellement du liquide qui s’écoulait sur le sol. Ils se déplacèrent afin de voir ce qu’il se passait. Lorsqu’ils arrivèrent devant le compteur électrique, celui-ci explosa et prit feu. Surpris, les deux hommes reculèrent en se protégeant le visage pour ne pas être brûlés. Ils comprirent alors qu’il se passait quelque chose d’anormale dans la pièce des prisonniers. Ils firent demi-tour et montèrent à l’étage. Lorsqu’ils ouvrirent la porte, ils furent bien accueillis. Jack et Sam les attendaient de pieds fermes. Lorsque les deux hommes ouvrirent la porte, celle-ci leur fut renvoyée violemment dans la figure. Un des deux types fut assommé sur le coup et s’écroula sur le sol. Quant à l’autre, il fut légèrement assommé et se releva rapidement pour attaquer Sam. Elle reçut un coup de pied dans le ventre, mais elle répliqua immédiatement avec un coup de genou dans les parties intimes. Sous l’effet de la douleur celui-ci s’écroula. Jack en profita pour l’assommer. Les deux hommes étant métrisés, Sam ramassa les armes tombées à terre pendant la bagarre. Ils se mirent à courir et sortir du bâtiment. Mais Jack commença à sentir les effets du poison agir dans son corps. Il avait la tête qui tournait et sentait qu’il avait du mal à coordonner les mouvements de ses jambes pour courir. Il essaya de suivre son second, jusqu’au moment où il senti une faiblesse dans ses cuisses. Il s’étala de tout son long sur le bitume, déchirant son pantalon aux genoux. Sam, ayant entendu du bruit derrière elle, se retourna et vit Jack ventre à terre. Elle se précipita auprès de lui et l’aida à se remettre debout.
 
 - Mon colonel, ça va ? Lui demanda-t-elle inquiète.
 
 - Ça va aller Capitaine. Lui répondit-il en grimaçant.
 
 - Allez monsieur faut pas que nous restions là !
 
 - Je sais. Dit Jack en se mettant assis sur le bitume.
 
 - Je vais vous aider mon colonel. Lui répondit-elle en l’aidant à se relever.
 
 - Merci Carter.
 
 - Aller ! On y va.
 
 Sam soutint son supérieur, puis ils reprirent leur route. Carter ne reconnaissait pas la ville de Colorado Springs. Mais dans quelle ville étaient-ils ? Au fur et à mesure qu’ils avançaient, Samantha cherchait une indication afin de savoir dans quelle ville ils avaient été largués. Ils s’arrêtèrent quelques secondes devant un kiosque à journaux. Samantha posa alors les yeux sur le «The Denver Post ».
La nuit était déjà tombée et le froid se faisait ressentir. Les deux militaires ne pouvaient pas dormir dehors, surtout avec le colonel O’Neill dans cet état. Il fallait absolument trouver un motel. Sam fouilla dans les poches de son pantalon et en sortit des billets qu’elle avait déposé là quelques heures auparavant. Elle les retira de sa poche et chercha une chambre pour la nuit. Ils trouvèrent un motel, ou Sam loua une chambre avec deux lits séparés. Ils s‘installèrent chacun sur un lit.
 
[21 :41 :26]
Un quart d’heure plus tard, dans l’entrepôt, les deux hommes reprirent peu à peu  connaissances et se mirent en route pour chercher les deux fuyards. Evidemment, lorsqu’ils sortirent dans la rue, celle-ci était déserte. Ils retournèrent dans l’entrepôt, l’un des deux hommes décrocha son téléphone portable et contacta le patron de cette opération. Lorsque celui-ci fut informé de la situation, il se mit en colère et envoya du renfort pour retrouver les deux militaires.
 
[21 :57 :12]
Jack commençait à ressentir de plus en plus les effets du poison. Il posa ses doigts sur le haut de son nez en fermant les yeux, signe évident que sa vue devenait floue et que son mal de tête était toujours présent, plus fort que jamais. Il essaya alors de s’allonger sur le lit. Le plafond se mit à tourner au dessus de lui. Le vertige qu’il ressentait était insupportable. Il se remit immédiatement assit en se maintenant la tête. Sam était inquiète pour le colonel, le voir dans cet état n’avait rien de rassurant. Elle se dirigeât dans la salle de bain, puis mouilla un gant de toilette avec de l’eau tiède, puis elle remplit d’eau fraîche le gobelet qui trônait sur le lavabo et apporta le tout à Jack. Elle s’assit près de lui et lui passa doucement le gant de toilette derrière la nuque. Quelques secondes plus tard, elle lui donna le verre d’eau.
 
 - Merci Carter, lui dit-il.
 
 - De rien monsieur ! C’est normal vous feriez la même chose pour moi. Répondit-elle le regard compatissant.
 
 Jack but son gobelet d’eau par petites gorgées. Sam retourna dans la salle de bain et reposa le tout sur le lavabo avant de revenir près de lui.
 - Je vais aller chercher de quoi manger ! Je vous rapporte quelque chose ?
 
 - Je n’ai pas vraiment faim.
 
 - Faut tout de même que vous mangiez. Vous avez besoin de reprendre des forces. Dit-elle en refermant la porte.
 
[22 :15 :16]
Quant à Jack, il s’allongea sur le lit et s’assoupit. Sam alla trouver de quoi manger. Elle avançait d’un pas décidé sur le trottoir, regardant souvent derrière elle, pour voir si elle n’était pas suivie. Elle arriva dans le fast-food et fit rapidement sa commande. Ensuite, elle se dirigea vers une cabine téléphonique et composa le numéro de la base.
 
 - Base de Cheyenne Mountain, j’écoute. Dit une femme à l’autre bout du téléphone.
 
 - Bonsoir Joyce, ici le capitaine Carter, pourrais-je parler au général Hammond, c’est urgent.
 
 - Ne quittez pas Capitaine Carter, je vous le passe.
 
 - Bonsoir Capitaine Carter.
 
 - Bonsoir mon général. Nous avons un problème. Lui dit-elle nerveusement.
 
 - Quel genre de problème ?
 
- Le colonel O’Neill et moi-même avons été kidnappés.
 
- Kidnappés ? Vous allez bien ? Demanda-t-il inquiet.
 
- Non ! Rien ne va mon général. Les hommes qui nous ont enlevés ont injecté un poison mortel au colonel, et il ne va vraiment pas bien. Il lui faut des soins...
 
- Où vous trouvez-vous ?
 
- Au Motel 6 Denver Central - Fédéral Boulevard, chambre 5.
 - Je préviens tout de suite le docteur Fraiser.

- Prévenez également Daniel et Teal’c, je vais avoir besoin d’eux.

- Comment ça vous allez avoir besoin d’eux ?

- Je vous expliquerai plus tard mon général. Faites vite, le colonel ne teindra pas longtemps.
 
- Bien Capitaine Carter.
 
- Au revoir mon général.
 
[22 :35 :41]
Sam revint avec une salade et un jus d’orange pour elle, et un bouillon de poule aux vermicelles avec des petits morceaux de poulets pour le colonel.Elle posa le tout sur la petite table et alla réveiller Jack. Elle vint s’assoir à côté de lui. 
 
- Mon colonel ? Mon colonel ? Réveillez-vous, je vous ai ramené de quoi souper. Lui dit-elle doucement aux creux de l’oreille.
 
Jack ouvrit un œil, puis l’autre, et distingua Sam assise à côté de lui. Il se mit en position assise, et commença à se masser les tempes du bout des doigts.
 
- Toujours mal à la tête monsieur ?
 
-  Oui et j’ai la vue qui est légèrement floue.
 
- Je vous ai prit de quoi manger.
 
- Carter, je n’ai pas faim. Vous n’auriez pas plutôt de l’aspirine.
 
 - Non pas d’aspirine et je ne suis pas sûre que vous pouvez en avaler.
 
- Pourquoi ?
 
 - Parce-que je ne sais pas si compatible avec ce poison.
 
- Evidemment. Dit-il en grimaçant et en se massant toujours les tempes.
 
- Mangez votre soupe avant qu’elle ne soit froide.
 
- Je vous ai dit...
 
- Que vous n’aviez pas faim... Reprit-elle en finissant la phrase que Jack venait de commencer. Faim ou pas mon colonel, il faut vous réhydrater. Rajouta-t-elle.
 
 - Carter...
 
- S’il vous plait mon colonel, juste un peu. Insista-t-elle en plantant son regard larmoyant dans ses yeux.

Jack savait que Carter avait raison. Il prit sa cuillère et fit l’effort de l’avaler quelques cuillérées de bouillon.

 
Chapitre 3 : Explications
 
Ensuite il se rallongea sur son lit et ferma les yeux, essayant de se détendre pour se reposer. Mais il sentait que son estomac était lourd. Soudain, il ressentit une violente crampe aigue. Il croisa ses bras contre son ventre, puis se recroquevilla, ce qui le soulagea quelques secondes. Mais cette douleur vive reprit de plus belle. Pendant ce temps, Sam ramassa les emballages du repas pour les déposer dans la poubelle, lorsque Jack se leva rapidement de son lit afin de se diriger en courant vers les WC. Il se pencha au dessus de la cuvette des toilettes pour renvoyer tout ce que son estomac contenait. Lorsqu’il sortit de la petite pièce, il s’appuya contre l’encadrement de la porte. Il avait le teint blafard et quelques petites gouttes de sueurs perlaient sur son front, glissant le long de son visage. Samantha, le voyant dans cet état, vint vers lui et voulut l’aider à marcher jusqu’à son lit. Mais Jack ronchonna ne voulant pas que son second l‘aide. Elle l’aida tout de même à se remettre au lit. Tout s’était mit à tourner autour de lui. Son mal de tête était toujours présent et ne cessait de s’intensifier, il ferma les yeux et essaya de penser à autre chose que la douleur qui commençait sérieusement à devenir insupportable. Il finit par s’assoupir. Sam s’installa sur son lit inquiète… inquiète de voir son supérieur dans cet état maladif. Elle se sentait coupable de ne rien avoir pu tenter de faire pour l’aider. Elle fixa un petit moment Jack. Il était en sueur, blanc comme un cachet d’aspirine et de temps en temps, un frisson parcourait son corps. Elle ne cessait de regarder sa montre. Chaque minute qui passait, lui semblait une éternité.
 
[23 :58 :11]
Soudain, un bruit de moteur se fit entendre. Elle se leva et souleva discrètement le fin rideau de la fenêtre afin de voir ce qui se passait sur le parking. Lorsqu’elle vit qu’il s’agissait de l’équipe médicale, elle ouvrit rapidement la porte de la chambre. Les  premières personnes à pénétrer furent le docteur Fraiser et son équipe, puis vint Daniel et Teal’c. Janet alla directement voir le colonel sur son lit et questionna Sam, tout en examinant Jack. Daniel et Teal’c allèrent s’assoir sur une chaise autour de la petite table, qui trônait prêt de la fenêtre.
 
-Que s’est-il passé Capitaine ?Demanda Janet à Sam.

-Nous avons attaqué par quatre hommes masqués et habillés de noir. Ensuite nous nous sommes réveillés dans un entrepôt désaffecté. Deux hommes sont arrivés. L’un d’eux avait une mallette et a sorti une arme de poing Goa’uld.
 
-Où ont-ils trouvé cette arme ? Demanda Daniel surprit.
 
-Je n’en sais rien. Mais ils m’ont demandé de leur dire comment elle fonctionnait. J’ai nié le savoir. Ils ont répondu qu’ils savaient de source sure que j’étais la seule à savoir la faire fonctionner. J’ai continué de nier. Ils ont ouvert une mallette et un des hommes a sortit une ampoule et une seringue, puis il a injecté le poison au colonel.
 
-Capitaine, vous savez ce qu’ils lui ont injecté ?Demanda le docteur Fraiser.
 
-Non, mais je sais quels en seront les effets !
 
-Qui sont ?
 
-Vertiges, troubles de la vue, puis des hallucinations... 12 heures plus tard, des douleurs abdominales, nausées, fièvre... et pour finir, des vomissements et des convulsions, des douleurs insupportables dans tout le corps. Ensuite, ce sera la mort. Mais le sérum peut-être neutralisé par la prise d’un antidote, qui doit être prit au maximum un quart d’heure avant la fin du compte à rebours.

-Pas étonnant que sa tension soit mauvaise. Ses pupilles sont dilatées et il a de la fièvre. Je vais le ramener au plus vite à la base où je pourrai lui faire les examens nécessaires.
 
-Sam ! Pourquoi aviez-vous besoin de nous ?Demanda Daniel.
 
-Je voudrais retourner là-bas pour récupérer l’antidote et je ne peux pas y aller toute seule.
 
Pendant que Daniel posait la question à Sam sur ce qu’il s’était passé, Jack avait sa première hallucination :
 
Samedi [00 :38 :02]
Il avait l’impression de flotter. Les voix autour de lui étaient si familières. Il essaya de se concentrer sur elles. Mais il fut interrompu par un cri… Le genre de cri strident qui lui rappelait de très mauvais souvenirs, et qui le faisait grimacer d’horreur. Il sentit quelque chose lui frôler le pied gauche. Lorsqu’il leva la tête, il vit ce Goa’uld noir aux yeux rouge. Celui-ci ondula lentement le long de sa jambe, ouvrant sa gueule en poussant ce cri strident qui le faisait frissonner de terreur. Voir cet horrible serpent qui grimpait sur lui l’angoissait terriblement. Son cœur s’emballa et sa respiration devint courte et rapide. Cette horrible bestiole continuait de se hisser laissant sur son pantalon des traces gluantes transparentes. Elle avait déjà atteins son ventre. Jack avait les yeux rivés sur elle. Il était tétanisé par ce Goa’uld noir. Tout ce qu’il voulait, c’était que cette affreuse créature disparaisse. Il se mit à agiter ses membres dans tous les sens en hurlant très fort pour la faire décamper, avant qu’elle ne s’introduise en lui. « NOOONNNN !!! Arrêtez là !!!! Enlevez-moi ça !!!! »  Hurla-t-il d’une voix paniquée.
 
Le retour à la réalité fut assez violent. Il se réveilla en sursaut en laissant échapper un cri de frayeur. Les yeux grands ouverts d’effrois complètement paniqué, sa respiration était courte et rapide, son visage d’un teint blafard était baigné de sueur, ce qui reflétait l’angoisse qu’il venait de ressentir face à cette vision d’horreur. Il mit rapidement sa main droite sur sa figure, essuyant la transpiration sur son visage cireux et apeuré.
Durant son hallucination, l’équipe médicale essaya de le maitriser en le maintenant par les bras et les chevilles. Il entendait bien des voix, mais il mit quelques secondes à réaliser qu’il était dans la réalité. Lorsqu’il ouvrit les yeux, sa vue était floue. Tout ce qu’il arriva à distinguer, ce fut un fond blanc devant lui. Au son de la voix, il reconnut celle du docteur Fraiser.
 
 -Colonel... Colonel, vous m’entendez ?
 
 -Doct...eur ? Souffla-t-il doucement tout en posant son regard sur Janet.
 
 -Colonel, comment vous sentez vous ?
 
 -Mais que faites-vous ici ? Demanda-t-il dans un souffle court.
 
 -C’est le capitaine Carter qui nous a contactés.

 -Carter ! Nous n’au...riez pas...dû. Répondit-il en affichant sur son visage une grimace de douleur.
 
 -Vu l’état dans lequel vous êtes, je peux vous dire qu’elle a bien fait. Lui répondit Janet.
 
 - Mon colonel, je n’avais pas le choix ! Je ne pouvais pas vous laisser comme ça. Lui expliqua-t-elle, les larmes aux yeux.
 
 -Je vais vous mettre sous perfusion et vous ramener à la base.
 
 -Euh doc... Bafouilla-t-il doucement essoufflé.
 
 -Oui colonel ?

 -Dites ! Ca ne peut pas attendre d’être à la base.
 
 -Non colonel, cela ne peut pas attendre.
 
 - S’il vous plait...Doc... Je pense avoir eu ma dose... pour la journée. Souffla-t-il la voix tremblante.
 
 -Colonel ! Votre organisme lutte contre ce poison et ses symptômes vont être de plus en plus fréquents. Plus vite vous serez à la base, mieux ce sera. Lui expliqua-t-elle.
 
 -D’accord ! Si je n’ai pas le choix. Admit-ildoucement.

Lorsque Janet voulut installer la perfusion, Jack fixa l’aiguille et souffla essayant de se détendre un minimum. Soudain, son regard commença peu à peu à se teinter de peur. Une peur que jamais l’équipe SG-1 n’avait vue sur le visage du colonel O’Neill. Le cathéter prit l’apparence d’une larve Goa’uld. Il mit immédiatement sa main droite sur son visage, pour enlever cette vision d’horreur... Mais lorsqu’il la retira, l’illusion était toujours là. Celui-ci s’approchait lentement de lui avec son cri strident. « Noooonnnnn !! Ne m’approche pas ! Enlevez-moi c’est horreuuuur !!! » Hurla-t-il en agitant frénétiquement les bras et les mains comme pour se protéger de cette menace extérieure.
Janet et son équipe s’empressèrent de le calmer en lui maintenant les bras le long du corps, pour ne pas qu’il se blesse. Janet tenta de prononcer des paroles censées le calmer.
 
 -Colonel ! Colonel ! C’est moi, le Dr Fraiser !
 
 -Doc ?!  Dit-il en ouvrant de grands yeux affolés, le regard vague et dénué d’expression.
 
-Oui, c’est moi colonel ! Que vient-il de se passer ?
 
Jack retrouva peu à peu une lucidité et réalisa qu’il était dans la chambre. D’un regard, il balaya les recoins de la pièce, puis focalisa sa vision sur le Dr Fraiser.
 
-Je crois que j’ai eu... une nouvelle hallu...cination. Répondit-il en passant une main lasse sur son visage dégoulinant de sueur.
 
-On vous ramène à la base.
 
Janet reprit le cathéter entre ses doigts et l’enfonça doucement dans une veine de la main de Jack. Celui-ci grimaça au contact de l’aiguille. La perfusion étant installée, il fut déposé sur un brancard et transporté dans une véhicule de l’armée pour être conduit à la base.
 
[02 :40 :01]
Quand au trio, Sam, Daniel et Teal’c, ils partirent pour l’entrepôt. Ils arrivèrent prêt de vingt minutes plus tard. De l’autre côté de la rue, juste devant l’entrée du bâtiment, une voiture y était garée et un homme était appuyé contre elle, surveillant la rue.
 
 -Ils ont dû appeler du renfort pour nous rechercher.
 
 -Comment le savez-vous ? Osa demander Daniel.
 
 -La voiture et le type qui sont là n’y étaient pas lorsque nous nous sommes échappés.
 
 -Ce qui veut dire que l’on ne peut pas savoir combien ils sont. Fit Daniel en regardant Sam.
 
 -Exact,répondit Samantha.
 
Teal’c était comme à son habitude égal à lui-même. Il ne faisait qu'écouter, jusqu’au moment où il se mit à courir vers le type. Puis il lui lança une décharge de Zat’nik’tel. L’homme s’écroula immédiatement au sol. Samantha et Daniel n’eurent pas le temps de lui dire non, que Teal’c était déjà dans l’action. Sam et Daniel rejoignirent Teal’c. Le trio pénétra prudemment dans l’entrepôt Zat’nik’tel à la main pour Daniel et Teal’c. Sam, quant à elle, avait une arme à feu. Celle qu’elle avait récupéré des malfrats qui les avaient pris en otage. Ils se séparèrent afin de couvrir plus d’espace, Sam et Daniel partirent ensemble et Teal’c partit à l’opposée.
 
 -Teal’c ! Soyez prudent ! Avertit Daniel à voix basse.
 
 -Je le suis toujours Daniel Jackson. Répondit faiblement le jaffa.
 
Daniel fit un signe de tête affirmatif à Teal’c avant que celui-ci s’éloigne d’eux. Sam et Daniel arrivèrent dans la pièce. Celle-ci était sombre. Seule la faible lumière venant du lampadaire de la rue passait par la petite fenêtre sale. Le faible éclairage lassait juste entrevoir la table et les deux chaises qui trônaient encore au milieu de la vaste pièce. L’archéologue et la militaire s’approchèrent de la table. Ils aperçurent la mallette. Au moment d’ouvrir celle-ci, un coup de feu du fond de la salle se fit entendre. Le projectile heurta violemment le corps de l’un des deux amis…

Chapitre 4 : Les renforts
 
[03 :01 :05]
Sous l’effet de l’impact, Sam s’écroula sur le béton dur et glacé. Le projectile pénétra profondément dans son épaule droite déchirant sur son passage le muscle et les veines qui se mirent à saigner. Une grimace de douleur se figea sur son visage alors que la douleur intense ankylosait tous ses muscles et l’obligèrent à fermer les yeux pour régulariser sa respiration qui était devenue irrégulière. En effet les battements de son cœur s’étaient accélérés et en un geste rapide, elle porta rapidement sa main gauche sur la plaie. Elle sentit alors quelque chose de chaud et humide, couler aux travers de ses doigts.
 
« Arghhhhhh !!!!» 
 
Ayant assisté à la scène et non loin de son amie, Daniel se précipita rapidement vers le corps de Sam, horrifié par la situation. Il s’agenouilla à ses côtés et posa sa main sur son avant-bras, ne sachant pas comment ne pas lui faire de mal.
 
- Saaammm !!!

Quant à l’homme qui avait tiré, il s’approcha de Daniel et Sam, un fin sourire sur les lèvres, fier de ce qu’il venait d’accomplir.
 
- Non mais vous êtes malade !  Pourquoi vous avez tiré ?
 
Protesta Daniel en fixant l’homme, qui avançait vers eux.
L’homme ne répondit pas et toisait du regard les deux individus devant lui. Puis dans un hurlement, il leur dit :
 
- La ferme et asseyez vous ! Leurs ordonna-t-il autoritairement en leur présentant d’un geste les deux chaises devant eux, tout en les tenant en joue avec son arme.

Daniel aida Sam à se relever. La jeune femme gémit sous la douleur alors qu’elle lançait un regard noir à l’homme qui lui avait tiré dessus. La douleur était de plus en plus forte et elle tentait de maintenir son épaule contre elle pour alléger sa souffrance. De son côté, Daniel la soutint contre lui et l’aida à prendre place sur l’une des chaises. L’homme lança ensuite trois colliers de serrage à Daniel afin qu’il lie les mains et les pieds de Sam à la chaise. Daniel s’exécuta.
 
- Attache-là ! Ordonna l’homme en visant toujours les deux membres de SG-1 de son arme.

L’archéologue s’exécuta en fixant l’homme d’un regard noir, alors qu’il commença par prendre les mains de son amie afin de les mettre dans son dos.
 
- Je suis désolé Sam. Grimaça t-il, sachant que lui mettre les mains derrière le dos lui feraient mal.
 
« Arghhhhhh !!!!» Laissa échapper la jeune femme en fermant les yeux, ignorant ainsi le vertige qui l’avait prise par la violente douleur qu’elle ressentait.
 
Sam regarda Daniel et lui fit un signe de tête affirmant qu’elle comprenait qu’il n’avait pas le choix. Une larme glissa lentement le long de la joue de Sam. Lorsque Daniel eut fini d’attacher les chevilles de Sam. L’homme fit un geste avec son arme, lui indiquant qu’il devait aller s’assoir sur l’autre chaise. Daniel s’exécuta et l’homme s’avança vers lui pour l’attacher à son tour. L’agresseur prit son téléphone portable et appela son camarade en renfort. Son acolyte étant dans le bâtiment, il arriva en seulement quelques minutes. Une fois dans la pièce, il ferma la porte à clé.
Teal’c se trouvait dans une salle à l’étage ne s’était pas rendu compte qu’il avait été suivi par un associé de l’homme qui avait prit en otage Sam et Daniel. En effet, au moment où le coup de feu avait retenti, l’homme ferma la porte de la chambre à clé. Quand le coup de feu retentit, Teal’c s’arrêta net et fit demi tour. Mais au moment de sortir de la pièce, il actionna la poignée et celle-ci resta fermée. Il s’acharna quelques secondes la poignée de la porte pour essayer de sortir. Voyant que celle-ci ne céda pas, il prit la décision la défoncer. Il recula jusqu’au fond de la pièce et se mit à courir en direction de celle-ci. Sous l’effet de l’action, la porte se brisa au niveau des gonds et tomba au sol. Il sortit rapidement de la chambre et descendit les marches quatre à quarte avant de longer le couloir. Il ouvrit prudemment chaque porte qu’il trouvait sur son passage, espérant trouver ses deux amis.
 
- Alors capitaine Carter, toujours pas envie de nous dire comment fonctionne cet objet alien ?
 
-  Je... ne sais... pas ! Répondit-elle dans un souffle alors qu’elle souffrait terriblement.
 
 - Pourquoi vous ne la croyez pas ?
 
- Parce-que nous savons de source sûre qu’elle sait.
 
- Eh qui sont vos sources ? Osa demander Daniel.
 
- C’est moi qui pose les questions Dr Jackson ! Répondit-il autoritairement.

- Euh...Comment connaissez-vous mon nom ? Osa-t-il demander timidement.
 
- Je le sais, c’est tout. Alors toujours pas envie de coopérer ?
 
- Mais qui êtes-vous ? Lança Sam essoufflée.
 
- Ça ne vous servirait à rien de le savoir capitaine Carter. Lui répondit-il en s’approchant de son visage, un sourire maléfique sur le visage.
 
Le deuxième homme était debout devant la table. Il fit le tour de celle-ci et s’approcha de Daniel en agitant son arme devant l’archéologue, afin de le menacer.
 
- Nous voulons juste savoir comment fonctionne cet objet ! Et vous seule, avez la réponse. Alors arrêtons de jouer au Ping-pong en se renvoyant la balle et dites-nous ce que nous voulons savoir ! Ordonna l’homme furieux et commençant à perdre patience.

- Vous êtes vraiment sourd !? Lança Daniel furieux, en fixant l’homme dans les yeux. Soudain Sam hurla.
 
« Arghhhh !!!!»
 
Daniel tourna immédiatement la tête vers elle, et vit que l’homme appuyait sur sa blessure. La rage montait en lui. Comment pouvait-il encore oser lui faire du mal ? Il tenta de défaire ses liens afin de porter secours à son ami, mais c’était impossible. Les liens étaient trop serrés. Il fit la seule chose qu’il lui était possible de faire : Leur hurler dessus.
 
- Arrêter ça ! Hurla Daniel furieux.
 
- Répondez à la question ! Cria l’homme, rouge de colère.
 
L’homme, près de Sam, relâcha la pression sur l’épaule du capitaine. La jeune femme souffla, soulagée qu’il la laisse enfin alors qu’elle haletait sous la douleur. Cette dernière était devenue bien plus forte avec la pression exercée quelques secondes auparavant. Mais la main du type était toujours en position, près de son épaule et attendait une réponse positive de Daniel.
 
- Mais puisque l’on vous dit qu’on ne sait pas ! Cria Daniel.
 
La réponse n’étant pas satisfaisante, l’homme à côté de Sam pressa une nouvelle fois sa blessure. Sous la pression exercée, elle poussa un hurlement terrifiant, qui glaça le sang de Daniel.
 
« Arghhh ! Arrê…ter ! Souffla-t-elle.
 
Une large grimace essuya son visage avant qu’elle ne tente de reprendre son souffle. Mais l’homme appuyait toujours alors qu’elle gémissait et que la douleur était de plus en plus insoutenable. Les larmes roulaient le long de ses joues, ne sachant pas si elle pourrait s’en sortir.
 
- Arrêter ! S’il vous plait ! Arrêtez de lui faire mal ! Je vais vous le dire. Cria Daniel d’une voix paniquée.
 
- Daniel ! Hurla Sam dans un souffle alors que l’homme appuyait toujours.
 
- Je ne vais pas vous laisser souffrir sans réagir.
 
-Daniel !  Non ! Souffla la jeune femme, les larmes aux yeux.

- Bien, je vous écoute. Dit l’homme en souriant et retournant vers la table.
 
Daniel déglutit, puis regarda Sam avant de donner une mauvaise réponse à ses deux malfrats. Il pensait ainsi gagner du temps pour que Teal’c intervienne et ne les aide. Sam allait de plus en plus mal et il se devait de faire quelque chose pour que ses types la laissent tranquille et qu’elle puisse reprendre son souffle avant une éventuelle prochaine attaque.
 
-  Alors Dr Jackson j’attends !
 
- C’est effectivement une arme alien, elle sert à sonder l’esprit.
 
- Le capitaine Carter peut-elle nous montrer comment elle fonctionne ?
 
- Non, elle ne pourra pas !
 
- Et pourquoi ça ?!
 
- Parce que cette arme ne fonctionne qu’avec l’ADN d’une race d’alien «Les Goa’ulds. »
 
- Alors pourquoi notre patron nous a certifié qu’elle pouvait le faire fonctionner ?

- Je n’en sais rien, il a peut-être été mal informé. Répondit doucement Daniel d’air légèrement moqueur.
 
- Ben voyons, vous croyez franchement qu’il a été mal informé ?
 
- Pourquoi pas ? L’erreur est humaine. Répondit Daniel, peu sur de lui.
 
-  Mon patron !  Lança l’homme la rage dans les yeux et fixant Daniel  Avant de stipuler des choses, il a fait des recherches ! Donc s’il dit que le capitaine Carter est capable de faire fonctionner cet objet… c’est qu’elle doit pouvoir le faire ! 
 
- Vous êtes idiot ou vous le faite exprès, regardez là, elle est loin d’avoir une tête d’alien. Lança Daniel furieux.
 
- Vous ne me ferez pas changer d’avis docteur Jackson ! Cracha l’homme en attrapant l’objet sur la table afin de l’enfiler sur une des mains de Sam.
 
Il lui détacha la main du côté blessé et lui mit l’appareil sur sa main. Lorsque l’homme la détacha Sam gémit de douleur, elle avait beau serré les dents pour ne pas hurlé, la douleur était insupportable, elle laissa échappé un crie étouffé de douleur. Puis l’homme lui ordonna de la faire fonctionner« Maintenant, mettez-là en route… IMMEDIATEMENT ! »
 
- Arrêter ! Laissé là tranquille ! Vous ne voyez pas qu’elle souffre ! Comment voulez vous qu’elle le fasse fonctionner dans son état ! Hurla Daniel furieux.
 
Sam ne pu faire fonctionner l’objet alien, elle était de plus en plus affaiblie par le sang qui coulait de sa blessure et ne se sentait vraiment pas bien.
 
- Alors Capitaine Carter J’attends !
 
- Allez au diable ! Cracha-t-elle dans un souffle court.
 
- Vous ne voyez pas qu’elle n’a pas la force nécessaire ! Grogna Daniel ne supportant plus de voir souffrir Sam. C’est à ce moment là que Teal’c arriva pour les secourir.
 
 [03 :45 :28]
Teal’c, qui avait entendu les cris de Sam et Daniel, avança en courant vers ses hurlements. Lorsqu’il arriva devant la porte, il tenta de l’ouvrir, mais cette dernière resta fermée. Les deux malfrats entendirent le bruit de la poignée, et l’un des deux se dirigea vers elle. Il tira deux coups de feu en direction de la porte. Teal’c, de l’autre côté, recula contre le mur afin de ne pas recevoir une balle. Les bruits de tir ayant cessés, Teal’c défonça la porte à grand coup de pied. Mais celle-ci ne céda pas comme il l’avait espéré. En effet, cette dernière cassa en son milieu laissant un trou de la taille de son pied. Teal’c réitéra son geste et la porte se fracassa cette fois-ci en morceau. Les deux malfrats se dirigèrent en courant vers la porte en pointant leurs flingues. Mais avant qu’il n’ait eut le reflexe de tirer, Teal’c leur lança rapidement une puis deux décharge de Zat-nik-tel. Les deux hommes s’écroulèrent lourdement sur le sol. Teal’c se précipita vers Sam et Daniel, puis les détacha. Une fois libéré, Daniel aida Sam à marcher. Teal’c emporta la mallette et le trio partit de l’entrepôt. Ils retournèrent dans la chambre du motel.
Pendant le trajet, Daniel et Teal’c soutinrent Sam pour l’aider à avancer. A chaque pas qu’ils faisaient, une douleur lancinante se faisait ressentir. Elle serrait les dents et grimaçait à chaque fois. Une fois sur place, Teal’c posa la mallette noire sur la table, puis les deux hommes aidèrent Sam à s’assoir sur le lit. Daniel se dirigea dans la salle de bain afin de prendre de quoi panser la plaie de son amie. Quant à Teal’c, il retourna près de la table, et ouvrit la mallette. Il fut extrêmement surpris de ce qu’il y trouva...
Chapitre 5 : L’antidote 
 
[04 :11 :58]
Sam avait enlevé sa veste de cuire noire, afin que Daniel puisse lui apporter les premiers soins, juste après s’être allongée un court instant, avant que Daniel arrive une serviette de toilette à la main. Il s’installa sur le lit juste à côté de Sam et entreprit les soins.
 
-Asseyez-vous. Lui dit-il en l’aidant à se relever « Il faut arrêter l’hémorragie.» Reprit-il le regard compatissant.
 
-Je sais. Répondit-elle en grimaçant.
 
Daniel appliqua doucement la serviette de toilette sur la blessure et appuya fortement pour arrêter l’hémorragie. Sous l’effet de la pression exercée, Sam baissa légèrement la tête qu’elle mit sur le côté et serra les dents en gémissant.
Devant la table, Teal’c ouvrit de grand yeux. A la tête déconfite de celui-ci, Daniel s’inquiéta.
 
-Teal’c ? Que se passe-t-il ?
 
- La mallette est vide.
 
- Quoi ? Comment ça, elle est vide ? Souffla Sam paniquée en se levant aussi vite qu’elle le put du lit pour rejoindre Teal’c.
Mais elle eut un vertige, qui l’obligea à se rassoir. Daniel soutint Sam pour ne pas qu’elle tombe sur le sol, puis il se précipita auprès de son ami.
 
-Il faut absolument le retrouver ! Souffla-t-elle anxieuse.
 
 L’idée qu’on ne puisse pas sauver Jack, parce que l’antidote n’était pas là, l’inquiétait au plus au point. Elle réfléchissait déjà à un plan pour le récupérer.
 
- Comment va-t-on faire ? Demanda Daniel.
 
-Je vais y retourner. Fit Teal’c.
 
-Tout seul ? Demanda Daniel surprit.
 
-Oui. Le capitaine Carter ne peut pas y retourner et il faudra quelqu’un pour rester auprès d’elle.

- Je viens avec vous Teal’c ! Souffla Sam.
 
- Sam ! Ce n’est pas raisonnable ! Dit Daniel inquiet Vous blessure est trop importante pour que vous preniez le risque de vous y rendre !
 
- Daniel Jackson a raison, capitaine Carter ! Vous devriez rester ici et vous reposer ! Vous ne pourriez pas faire grand-chose avec une telle blessure !
 
-Je ne resterai certainement pas ici à ne rien faire sachant que le colonel O’Neill se bat actuellement entre la vie et la mort ! Déclara la jeune femme furieuse Je viens avec vous et ce n’est pas négociable !
 
- Sam ! Vous ne pouvez pas y aller ! Vous vous rendez compte, si Jack apprend qu’on vous a laissé y aller avec une balle dans l’épaule, il va nous tuer ! Dit Daniel dans l’espoir de convaincre son amie.
 
- Mais le colonel O’Neill n’est pas là que je sache ! Dit Sam Et étant la seule militaire présente en ses lieux, c’est moi qui suit en charge de la mission ! Le sujet est clos !
 
Allons-y maintenant ! Dit-elle autoritairement en attrapant de sa main valide sa veste.
 
- Saaaaaam ! Râla Daniel mécontent qu’elle puisse se mettre en danger ainsi.
 
-J’ai dit… on y va ! Gronda la jeune femme en toisant ses deux amis du regard et quittant la pièce en première.
 
[04 :33 :44]
Daniel et Teal’c voulurent l’empêcher. Mais trop tard, Sam avait déjà passé la porte. Les deux compagnons n’avaient pas d’autres choix que de la suivre. Daniel s’était mit à droite de Sam et Teal’c, à sa gauche. Le trio avança et traversa la rue après avoir regardé de chaque côté. Ils pénétrèrent de nouveau dans l’entrepôt. Cette fois-ci, ils restèrent ensemble. Ils scrutèrent l’endroit et avancèrent prudemment, guettant le moindre bruit.
Quant aux deux malfrats, leur réveil était imminent. L’un des deux commença à bouger un bras et porta sa main sur son front en se mettant assis. Il avait mal à la tête. Il se releva ensuite du sol froid et se dirigea vers son collègue encore étendue et entreprit de le réveiller. Une fois sur pied, l’un des deux kidnappeurs fouilla dans sa poche droite de sa veste et constata que l’antidote était toujours à la même place.
Le trio, quant à lui, continuait en direction de la pièce. Lorsqu’ils entrèrent dans la salle, ils virent les deux hommes qui les aperçurent et pointèrent immédiatement leurs armes sur notre petit groupe. Teal’c et Daniel braquèrent leur Zat’nik’tel.
 
 - Le trio est de retour ! Vous avez oubliez quelque chose ? Ironisa-t-il.

 - Où se trouve l’antidote ? Demanda Teal’c le regard menaçant, pointant son zat sur l’homme.
 
 - Il n’était pas dans la mallette ? Oh comme c’est dommage !
 
 - Où-est-il ? Insista une deuxième fois Teal’c.

 - Il est en sécurité, bien caché là où vous ne pourrez jamais le trouver.
 
 - Je commence à perdre patience. Affirma Teal’c.
 
 - D’accord ! C’est donnant, donnant, l’antidote contre l’info que je vous ai demandée. Ah mais c’est vrai vous ne pouvez pas, votre capitaine est trop faible pour faire fonctionner cet objet.
 
 - Ok ! Je veux bien vous montrer ! Fit Sam essoufflée.
 
 - Vous voulez vous sacrifier ? Demanda Daniel stupéfait.
 
 - Daniel ! Nous avons plus le choix. Il faut agir vite pour sauver le colonel !
Fit-elle en fixant Daniel d’un regard larmoyant.
 - Sam non ! Vous n’avez pas le droit de faire ça !
 
 - C’est ma décision, et sans l’antidote, le colonel est condamné ! Lui répondit-elle autoritairement.

 - Et vous croyez que Jack sera content lorsqu’il apprendra que vous vous êtes sacrifiée pour lui entre les mains de ses malfrats ! Insista Daniel, essayant de la faire changer d’avis.
 
 - J’en doute Daniel Jackson ! Intervint le jaffa.
 
 - Alors admettons que je vous donne l’antidote, quelle garantie vous me donnez ? Reprit l’un des malfrats.
 
 - Vous laissez mes deux amis partir avec l’antidote, et en échange je reste pour vous aidez à comprendre le fonctionnement de cet objet alien.
 
 - Sam non ! Protesta Daniel.
 
 - Daniel s’il vous plait ! Je le fais pour le colonel O’Neill ! L’implora-t-elle.
 
 - Sam ! Soyez raisonnable ! Insista-t-il.
 
 - Je le suis Daniel ! Je le suis ! Si je ne le fais pas, le colonel mourra… Je refuse d’avoir cela sur ma conscience ! Ma décision est prise ! Rétorqua-t-elle.
 
Le malfrat demanda à son coéquipier d’aller dans la voiture afin d’y récupérer l’appareil extraterrestre. Quand à l’antidote, il était dans la poche du ravisseur. Sous les regards des trois personnes, l’homme sortit de sa poche un petit sac dans lequel il y avait une ampoule contenant un liquide transparent vert. Daniel, Sam et Teal’c furent très étonnés. L’autre malfaiteur arriva avec une sacoche de cuire de couleur marron et la posa sur la table et en sortie l’arme de poing Goa’uld. Puis il ordonna à Sam de le mettre et de le faire fonctionner. Elle refusa tant que Daniel et Teal’c n’était pas en possession de l’antidote et qu’ils n’étaient pas partis pour la base. L’homme hésita un petit moment avant de donner l’antidote à Daniel. Celui-ci le prit et fixa Sam d’un regard, qui en disait long sur ce qu’il pouvait penser de ce plan que Sam avait mit au point pour sauver Jack. Comment pouvait-elle leur faire ça ? Comment allait-elle faire fonctionner l’arme alien avec une blessure par balle à l’épaule ? Et surtout comment allait-il annoncer à Jack que ce plan pour le sauver était la décision du capitaine Carter et que rien de ce qu’il n’aurait dit, ne l’aurait fait changer d’avis. C’est à contre cœur qu’il quitta l’entrepôt accompagné de Teal’c.
 
[04 :59 :55]
Sam les regarda partir, jusqu'à ce que la porte de la pièce se ferme… la laissant seule avec ses deux sales types. Avant que Sam n’affronte les visages des deux ravisseurs, ses yeux se remplirent de tristesse. Puis elle versa une larme qui glissa long de sa joue, jusqu’au creux de ses lèvres. Elle reprit ensuite ses esprits et respira profondément avant de tourner la tête, et affronta le regard noir de ses hommes. L’un d’eux lui lança violemment l’arme alien. Dans un mouvement rapide elle l’attrapa avec son bras blessé. Mais la douleur qu’elle ressentit au moment où elle le réceptionna avait été si forte, qu’elle lâcha prise. Dans un fracas métallique, l’arme de poing Goa’uld tomba sur le sol. Sam n’eut pas le reflexe de ramasser l’arme. Elle s’autorisa à prendre quelques secondes pour reprendre une respiration normale, puis elle se baissa et l’empoigna. Pas un des deux hommes ne l’avait aidé. A vrai dire, ils la regardaient avec un sourire maléfique sur les lèvres, comme si ce qu’ils voyaient était jouissif, ça l’était certainement pour eux deux. Voir le comportement de ces deux bouffons en costume noir, Sam pensa « Surtout ne m’aidez pas ! » Puis elle les fixa un long moment d’un regard menaçant, leur faisant ainsi comprendre qu’elle était mécontente. Une fois l'objet alien dans sa main, elle l’enfila avec beaucoup de difficulté, chaque tentative de mouvement la faisait grimacer de douleur. Elle avait une respiration saccadée par la douleur lancinante qu’elle ressentait, elle tentait de ne pas leur faire voir qu’elle souffrait. Elle s’autorisait juste à serrer les dents. Elle mit un certain temps avant de pouvoir installer cet appareil à son poignet. Une fois celui-ci mit, elle dévisagea les deux hommes devant elle. A cet instant, elle n’aurait souhaité qu’une seule chose leur faire subir le châtiment qu’ils méritaient. L’idée de leur ramollir le cerveau avec l’arme Goa’uld n’aurait été que justice. Elle décida alors de mettre son bras en avant et de viser l’un des deux hommes... Ils furent mécontents et le firent savoir à Sam en lui infligeant une violente gifle, qui lui fit perdre l’équilibre...
Quant à Daniel et Teal’c, ils étaient sur le point de rejoindre la voiture. Pendant le trajet du retour, Daniel n’avait cessé de regarder derrière lui, espérant que Samantha se soit échappée et qu’elle serait là avec eux. Mais ce ne fut pas le cas. Il était temps qu’ils rejoignent la base pour sauver Jack. C’est angoissé que Daniel s’installa derrière le volant, Teal’c prit la place du passager. Daniel mit le contact et les deux amis partirent en direction la base de Cheyenne Mountain.
Chapitre 6 : Sur la route de la base.
 
[04 :11 :02]
Pour arriver à la base, il y avait environ  une heure et demie de route. Jack était allongé sur le brancard. Il se sentait de plus en plus fatigué, il avait l’impression que sa tête allait exploser. Il ressentait une chaleur interne qui commençait à devenir insupportable. De temps en temps il se mettait à tousser, le genre de toux que Janet, n’aimait pas entendre, car cela ne présageait rien de bon pour son patient.  Jack était vraiment mal en point, il avait du mal à respirer au point que le docteur Fraiser l’avait mis sous oxygène, Jack avait encore ronchonné à l’idée d’avoir un masque sur le visage. Savoir trouver les mots juste avec le colonel O’Neill relevait de l’impossible, c’est pour ceci que Janet insista avec autorité pour qu’il accepte. Il n’était vraiment pas un modèle idéal de patient. Toujours à vouloir sortir de l’infirmerie contre avis médical, mais là, au vue de la situation dans laquelle il se trouvait, il n’avait pas d’autre choix que de faire ce que lui disait le docteur, d’accord ou pas. Jack avait fini par s’assoupir et s’endormir, le Dr Fraiser surveillait quasiment toutes les cinq minutes les constantes du colonel O’Neill. Au bout d’un quart d’heure de route Jack se mit à agiter les bras et les pieds, son corps se contorsionna en grimaçant et criant de douleur. Jack ouvrit soudainement les yeux en sursautant, comme s’il se réveillait d’un cauchemar et souffla puis reprit sa respiration comme quelqu’un qui venait de sortir de l’eau avec la sensation qu’il allait étouffer. Elle essaya de le calmer.
 
- Eh, eh, tout va bien colonel, respirez, respirez lentement.
 
- J’ai chaud ! Lui dit-il essoufflé.
 
- Je sais mon colonel, je vous ai déjà donné un analgésique il y a un quart d’heure, mais ça ne semble pas faire effet comme je l’aurais souhaité. Lui signifia-t-elle en lui remettant le masque à oxygène sur le visage.
 
- Je suis obligé de garder ce machin sur la bouche ? Osa-t-il lui demander la voix lasse.
 
 - Colonel on en a déjà parlé tout à l’heure et vous savez que c’est indispensable pour vous aider à respirer.
 
- Je sais... mais ça me gène. Souffla t-il doucement.
 
- Même si c’est gênant, vous n’avez pas le choix il faut que vous le gardiez.
 
- Merci beaucoup pour ces explications docteur ! Grogna-t-il mécontent.
 
Le colonel O’Neill essaya de se détendre malgré les crampes d’estomac et les douleurs incessantes qu’il ressentait dans tout son être, il aurait voulu hurler, mais pourquoi faire, cela n’aurait pas empêché la douleur de partir, mais au contraire celle-ci ce serait intensifié encore plus. Il ne lui restait qu’une chose à faire, respirer profondément et penser à quelque chose d’agréable. Jack avait enfin réussi à s’endormir paisiblement depuis environ vingt minutes. Janet était soulagée que sa fièvre se soit arrêtée de grimper, elle s’est enfin stabilisée à 39°. Elle était impatiente d’arriver à la base, pouvoir lui faire des examens sanguins était primordiale si elle voulait savoir quelle substance toxique lui avait été injectée. Plus vite elle le saurait plus vite elle pourrait agir avec les bons médicaments. Soudain Jack ouvrit les yeux  et fixa le plafond de l’ambulance, sa respiration se fit de plus en plus saccadée et il se mit à transpirer, une nouvelle hallucination venait ainsi de faire son apparition.
 
 [04 :37 :15]
Tout était flou, il se frotta les yeux pour essayer d’y voir mieux, mais tout n’était que brouillard. Cette purée de pois blanchâtre, l’empêchait de voir où il se dirigeait et il essaya de se rappeler la dernière chose qu’il avait faite, mais le mal de tête qu’il ressentait l’empêchait de réfléchir. Il lui fallut quelques secondes avant de pouvoir se rappeler qu’il était dans l’ambulance en partance pour la base de Cheyenne Mountain et qu’il était très mal en point à cause d’une injection, d’ailleurs plusieurs images de ce qui c’était passé se succédèrent dans sa tête. Il s’arrêta un instant pour évaluer la situation. Il se sentait faible et nauséeux. Malgré son état il continuait d’avancer lentement, mais il n’y avait que du brouillard à perte de vue. Soudainement il entendit un sifflement.
- Il y a quelqu’un ? Demanda-t-il en faisant un tour sur lui même.
 La panique se fit sentir, son cœur s’emballa et sa respiration se fit plus courte et plus rapide, il se mit à courir dans cet épais brouillard, il n’y voyait rien, mais continuait de courir, jusqu’au moment où il s’étala dans une flaque visqueuse et gluante, d’une couleur verdâtre. Lorsqu’il releva la tête il se retrouva nez à nez avec des larves Goa’ulds, horrifié il recula mais une de ces bestioles lui sauta à la gorge, dans la panique la plus totale, il hurla et gesticula autant qu’il lui était possible pour ne pas être assimilé par une de ces créature aussi répugnante que malfaisante, puis il se réveilla en sursaut et en sueur ouvrant des grands yeux d’effrois en hurlant «Ahhhh !!!  Dégage sale bêteee  ! »
 
Quant au docteur Fraiser, voyant la réaction de Jack elle ordonna  au chauffeur de s’arrêter sur le bord de la route. Le véhicule stoppa, Janet essaya avec son équipe de le métriser, mais ce fut peine perdue Jack était vraiment trop agité pour le calmer, elle fut obligé de lui injecter une dose de calment pour l’aider, Jack s’apaisa quelques secondes plus tard. Lorsqu’il se réveilla, Jack grelottait, il avait terriblement froid, Janet lui avait mit une couverture, pour l’aider à se réchauffer.
 
- Docteur, J’ai froid ! Fit-il la voix tremblante.
 
- Je sais colonel, c’est du a votre fièvre qui est remonté. Vous avez 40°.
 
- Pourquoi nous nous sommes arrêtés ?

- Vous avez eu encore une vision et vous étiez en train de faire des convulsions.
 
- Des nou...velles de l’équi...pe ? Souffla-t-il doucement en grelotant.
 
- Non, mais j’aimerais bien en avoir. Lui répondit-elle en regardant sa montre.
 
- J’espère qu’ils n’ont pas eu de soucis. Répondit-il d’une voix lasse en se blottissant dans la couverture.
 
- Moi aussi colonel, moi aussi.

[04 :50 :30]
Dix minutes plus tard les portes de l’ambulance se refermèrent, puis celle-ci reprit la route. Janet était assise à surveiller de très prêt Jack qui grelotait encore et était toujours emmitouflé dans la couverture. Comme un enfant qui était pressé d’être arrivée au camping, Janet Fraiser étant des plus inquiètes pour son patient, demanda au chauffeur s’il y en avait encore pour longtemps de trajet, l’homme au volant lui indiqua  qu’il y en avait encore pour une trentaine de minutes avant d’arriver à la base. Elle le remercia en regardant sa montre, elle avait l’impression que le temps était figé. Dix minutes plus tard Jack sentit une chaleur irradiée tout son être, il se mit à transpirer puis survint une violente douleur au niveau de son estomac.
 
- Docteur, je crois que je vais vomir. Souffla-t-il paniqué en se tenant le ventre.
 
- Chauffeur arrêtez le véhicule ! hurla-t-elle, tout en débranchant la perfusion de Jack.

 Le véhicule s’arrêta rapidement sur le bas côté de la route. Janet aidé de ses deux infirmières, aida Jack à descende de l’ambulance. A peine était-il descendu qu’il se pencha sur l’herbe qui bordait la route et renvoya que du liquide, il avait l’impression qu’un poignard lui raclait l’estomac, la douleur était si forte, qu’il posa sa main droite sur son ventre, ensuite il se releva, mais il fut prit d’un vertige et tomba à genoux. Janet qui n’était pas loin l’aida à se remettre debout. Jack la regarda, il avait le teint blafard et semblait épuisé. Ils l’aidèrent à remonter dans l’ambulance, puis Janet remis la perfusion en place. Elle empoigna la trousse de secours et prit une lingette qu’elle appliqua sur le visage de Jack, au contact de celle-ci il senti un frisson parcourir son échine. Il se sentait vidé de toute énergie et il avait la gorge en feu, si bien qu’il se mit à toussoter.
 
- Docteur, J’ai la gor...ge qui... me brû...le. Lui dit-il en toussotant.
 
- C’est du à votre vomissement, je vais vous donner un peu d’eau. Répondit-elle en versant un peu d’eau dans un gobelet en plastique blanc.
 
Le docteur Fraiser lui fit avaler à l’aide d’une paille pour qu’il boive par petite gorgées. Une fois qu’il eu fini d’avaler son eau, Janet injecta un anti vomitif dans la perfusion, de cette façon elle était sur qu’ils ne s’arrêteraient plus durant le reste du trajet. Du moins c’est ce qu’elle espérait, car la tension du colonel O’Neill était très mauvaise et la fièvre avait reprit du service. Quant à Jack, la douleur de son estomac ayant quasiment disparue, il ferma les yeux et s’endormi paisiblement. Janet espérait qu’il reste endormi jusqu'à l’arrivée à la base.
 
 - Chauffeur ? Interpella Janet.
 
 - Oui docteur. Répondit-il.
 
 - Combien reste-il de trajet ?

 - Nous arriverons dans environ dix bonnes minutes madame.
 
 - Merci.
 
Jack dormait paisiblement sa fièvre avait légèrement baissé et s’était stabilisée à 38,8° même si il avait le teint pâle et qu’il avait parfois des soubresauts, il avait l’air paisible et elle espérait que cela allait durer jusqu'à ce qu’il arrive à la base.
 
 [05 :18 :07]
Le bitume défilait sous les roues de l’ambulance lorsque celle-ci ralentie au niveau de l’entrée de la base, le chauffeur montra sa carte puis le militaire lassa entrée le véhicule. Celui-ci s’engouffra dans le tunnel et s’arrêta devant une grande porte d’ascenseur. Jack fut conduit immédiatement à l’infirmerie. Il fut installé sur un lit puis branché à plusieurs appareils, le docteur Fraiser lui fit un examen plus approfondit et fit une prise de sang. Elle avait hâte de savoir quel cocktail on lui avait injecté. En attendant les résultats elle se présenta au bureau du général Hammond. Elle frappa à la porte du bureau.
 
 - Entrez.
 
 - Bonjour mon général.

 - Alors docteur, comment va le colonel O’Neill ?
 
 - Le colonel O’Neill a été empoisonné et n’est pas au mieux de sa forme !
 
 - Par quoi a-t-il été empoisonné ?

 - Je ne sais pas, je n’ai pas encore les résultats. Mais ce que je peux vous dire c’est que tout son corps est totalement déréglé, il a de la fièvre, des maux de tête et d’estomac et des hallucinations assez violentes. Il y a beaucoup de chose qui peuvent provoquer ce genre de symptôme, comme du venin d’araignée ou de serpent ou encore des plantes toxiques.
 
- Des nouvelles du reste de l’équipe ?
 
- Non, mais ils nous appellent dès qu’ils ont l’antidote.
 
- Bien docteur, vous pouvez disposer.
 
Le docteur fraiser sorti du bureau du général puis retourna auprès de son patient. Arrivée sur place, une infirmière l’interpella et lui donna un dossier où il y avait les résultats sanguins du colonel O’Neill. Lorsqu’elle ouvrit le dossier elle fut stupéfaite des résultats. Le mélange qui avait été injecté au colonel O’Neill, était dés plus toxique pour la santé. Ce poison était à base des plantes les plus nuisibles de la planète. Aux vues des mauvais résultats sanguins du colonel O’Neill, il était temps que le reste de l’équipe SG-1 revienne avec l’antidote. La vie du colonel O’Neill était véritablement en danger. Elle décrocha alors le téléphone et informa le général Hammond.
 
- Mon général.
 
- Oui je vous écoute Docteur, quelles sont les nouvelles ?
 
- Pas très bonnes mon général. Le mélange qui lui a été administré est  composé de plantes toxiques, je peux à la rigueur éliminer quelques substances de son sang, mais pour d’autres je ne pourrais que soulager les symptômes. Si l’équipe ne revient pas au plus vite avec l’antidote, nous le perdrons.
 
- Combien de temps lui reste-t-il ?
 
- D’après ce que le capitaine Carter m’a dit, il lui reste environ 38 heures et sous réserve que ces malfrats est dit la vérité.
 
- Faites ce que vous avez à faire Docteur.
 
- Bien général. Dit-elle en raccrochant le combiné.
 
Janet Fraiser retourna alors auprès de son patient et lui administra les médicaments nécessaires afin d’éliminer certaines substances toxiques.

Chapitre 7 : Imprévu
 
[05 :45 :12]
Daniel et Teal’c étaient sur le point de rejoindre la sortie de la route 207A vers Lincoln St/ Broadway lorsqu’ils virent que l’horizon menaçait d’être couvert par d’imposants nuages gris. Le vent s’était d’ailleurs mit à souffler par de légères rafales. Malgré ce temps menaçant, Daniel roulait pied au plancher. Le bitume défilait à vive allure sous les roues de la voiture de l’archéologue. De temps en temps, il jetait un regard au ciel qui était devenu très noir, ce qui ne présageait rien de bon. Il était clair qu’une violente tempête approchait. La pluie commençait à tomber violemment. Cette tempête avait des allures apocalyptiques. Cet orage, d'une rare violence, bombardait le ciel d'éclairs, et déversait des trombes d’eau, ce qui forma sur la route, un nuage de brouillard. La visibilité était devenue quasiment nulle. Daniel enclencha les essuies glasses à la puissance maximum afin d’y voir plus clair, et alluma les phares. Mais ce déluge devenait de plus en plus dense à chaque kilomètre parcouru, ce qui les obligea à s’arrêter sur le bas côté de la route. Cela n’arrangeait en rien la situation de Jack, qui avait un grand besoin de cet antidote. Daniel était furieux et tapa des mains sur le volant.
 
- On n’avait pas besoin de ça ! Lança Daniel dont les tempes tremblaient de rage.
 
Il était déjà angoissé et plus qu’inquiet. Non seulement, il avait laissé Sam seule avec ses sales types ne sachant pas ce qu’ils allaient bien pouvoir lui faire, mais en plus, il pleuvait à torrent. A croire que le destin avait décidé de tout faire pour leur mettre des bâtons dans les roues.
 
- Nous devrions profiter de cet arrêt afin de téléphoner à la base et les informer que nous sommes en possession de l’antidote, Daniel Jackson. Proposa le Jaffa en regardant son ami, le sourcil en l’air.
 
- Teal’c ! Avec un orage aussi violent, on ne peut même pas téléphoner. Répondit Daniel d’un ton agacé, alors que son ami n’y était pour rien à la situation.
 
Daniel essaya de se détendre un minimum, en attendant que l’orage s’éloigne et qu’ils puissent reprendre la route. Ils attendirent près d’une demi-heure avant que cette tempête passe son chemin.
Le calme étant revenu, Daniel fouilla dans sa poche et sortit son téléphone portable afin d’appeler la base pour les informer qu’ils avaient l’antidote.
Après deux sonneries, un message vocal se fit entendre «Suite aux violents orages qui se sont abattus sur la région, nous ne pouvons donner suite à votre appel ». Mécontent, Daniel raccrocha violement son téléphone et le jeta sur le tableau de bord.
 
- Que se passe-t-il Daniel Jackson ? Demanda Teal’c en levant un sourcil, surprit.
 
- L’orage a fait des dégâts ! On ne peut joindre personne. Répondit Daniel en démarrant le véhicule afin de reprendre la route.
 
[06 :18 :05]
Les deux amis reprirent la route. Daniel était pressé de rentrer à la base. Sauver Jack était primordial. Jack était tout de même son meilleur ami. Le militaire lui avait à de nombreuses fois sauvé la vie lors de leur mission contre les goa’uld, mais également contre des peuples hostiles. C’était à son tour de l’aider dans ce moment difficile. Il devait arriver à temps, remettre l’antidote à Janet afin de le lui administrer au plus vite. Mais il avait toujours une pensée pour Sam, qui était restée dans l’entrepôt et risquait sa vie.
En effet, depuis leur départ de l’entrepôt, Daniel n’avait cessé de penser à Sam. Elle avait mit sa vie en danger pour sauver la vie de son supérieur. Et il savait pourquoi elle avait fait cela. Ce n’était pas seulement parce qu’il s’agissait de son supérieur, de son collègue de travail ou de son ami. Daniel n’en était pas dupe, il savait qu’elle ne pouvait pas avouer ses sentiments parce l’armée imposait un règlement strict entre militaire. Elle ne pouvait avoir fait ce geste que par amour. Elle l’aimait du plus profond de son être… comme lui avait aimé Sha’re.
Daniel avait du mal à accepter le fait de l’avoir laissée là-bas entre les mains de ses deux malfrats armés et qui n’avaient pas hésité pour lui tirer dessus une première fois. Rien n’était sure qu’il ne s’en prenne pas une seconde fois à elle, si elle ne faisait pas fonctionner l’arme goa’uld. Il se sentait mal par rapport à la situation. Il s’en voulait énormément pour ne pas avoir essayé de la dissuader un peu plus. Au fond de lui, il savait qu’il n’aurait rien plus faire. Lorsque le capitaine Carter avait une idée en tête, rien ne pouvait la faire changer d’avis. Même pas Jack O’Neill. Cela le perturbait depuis qu’il était en possession de l’antidote et cela le tourmentait de plus en plus. Il était pressé d’arriver à la base pour donner l’antidote au docteur Fraiser. Plus vite ils seraient arrivés, plus vite ils pourraient retourner à l’entrepôt avec une équipe, afin d’aller sauver Sam. Mais l’archéologue angoissait à l’idée d’annoncer par téléphone que Sam n’était pas de retour avec eux parce qu’elle avait fermement décidé de se sacrifier pour aider Jack. Comment allait-il annoncer la nouvelle au général Hammond ? Comment Jack allait-il réagir lorsqu’il apprendrait ce que Sam avait fait pour le sauver ? Il était certain qu’il serait furieux en apprenant la mauvaise nouvelle et que son premier réflexe, serait de vouloir lui venir en aide. Mais le pourra-t-il ?
 
[06 :42 :25]
Daniel conduisait à vive allure lorsque soudain un bruit se fit entendre. La voiture fit un écart. Daniel redressa le volant tant bien que mal. L’archéologue écrasa la pédale de frein, mais avec la chaussée encore trempée par les trombes d’eau qui venait d’être déversées par ce violent orage, les pneus glissèrent sur la route. Daniel essaya de maitriser son véhicule, mais en vain. La voiture glissait toujours et finit sa course contre un arbre. Elle le toucha du côté de Daniel. Sous l’effet du choc, son bras et sa tête  percutèrent la vitre. Il hurla.
 
- Arghhhhhh !!!!

Quant à Teal’c, il fut projeté en direction de Daniel. Mais il limita le choc en se maintenant au tableau de bord.

- Daniel Jackson !  Appela Teal’c inquiet pour son ami Comment vous sentez-vous ?
 
- J’ai connu des jours meilleurs Teal’c… mais c’est gentil de demander !  Répondit l’archéologue quelque peu sonné Et vous, vous n’avez rien ?
 
- Non ! Répondit simplement le Jaffa en regardant les alentours afin de se repérer Sommes-nous encore loin de la base ?
 
- Environ une trentaine de minutes. Répondit Daniel en se maintenant l’épaule.
 
 Teal’c regardait Daniel se tenir l’épaule et s’inquiéta pour son ami.
- Vous êtes sur que ça va Daniel Jackson ?
 
- En fait non, je crois que mon épaule est déboitée. Souffla-t-il en  grimaçant.
 
Teal’c ouvrit sa portière, et Daniel retira les clés du contact avant de suivre son ami. Il se dirigea vers l’arrière de la voiture et souleva la porte du coffre. Mais lorsqu’il leva le bras pour accompagner celle-ci jusqu’en haut, il ne put finir son geste car la douleur qu’il ressentit à l’épaule le fit lâcher le haillon. Teal’c eut le reflex de la retenir pour ne pas que Daniel soit assommé. Voyant que Daniel avait mal, Teal’c proposa de changer la roue.
 
- Laisser Daniel Jackson, je vais changer la roue, vous n’êtes pas en état de le faire.
 
- Merci beaucoup Teal’c, c’est gentil.
 
- De rien Daniel Jackson. Lui répondit-il en levant un sourcil.
Teal’c changea la roue et les deux amis remontèrent dans le véhicule. Daniel mit le contact, puis ils reprirent la route pour la base.
 
[07 :06 :15]
 
A l’entrepôt
Dans l’entrepôt, Sam lutait contre ses agresseurs qui la maltraitaient à coup de gifles parce qu’elle n’arrivait pas à faire fonctionner l’arme Goa’uld. Elle devait combattre la douleur que provoquait la balle, qui était logée dans son épaule. Chaque mouvement était terriblement douloureux. Elle devait également faire face à la fièvre qui venait d’apparaitre et qui avait déclenché un terrible mal de tête. Elle devait garder l’espoir pour ne pas tomber dans le désespoir qui la conduirait inévitablement à la déprime. Elle s’était sacrifiée pour Jack. Elle avait fait d’abord parce qu’il était son ami, mais au plus profond de son être, elle savait qu’elle l’avait fait par amour. Même si elle savait que celui-ci était impossible, ce qu’elle ressentait pour lui était tellement fort que donner sa vie pour celui qu’elle aimait était le seul et unique moyen qu’elle avait trouvé pour le sauver de cette mort certaine. Elle essayait de résister à ses deux assaillants mais chaque gifle qu’elle recevait la faisait hurler et grimacer par le mal que ce sale type lui faisait subir. Non seulement ses joues étaient rougies par les claques qu’elle encaissait, mais également par les larmes qui n’avaient cessées de couler. Elle n’arrêtait pas de crier devant ses agresseurs tout en leur lançant un regard noir de haine.
 
- Arrêter ! Je vous en supplie arrêter !
 
Mais elle s’égosillait pour rien. Les deux hommes devant elle, ne voulaient qu’une chose qu’elle fasse fonctionner l’arme de poing Goa’uld. Elle avait beau leur dire et leur redire qu’elle n’y arrivait pas, ces deux affreux jojos ne voulaient rien savoir. Pour la énième fois, elle se concentra en fermant les yeux, présenta sa main devant elle en visant l’un des deux hommes et dans un ultime effort, l’arme s’illumina d’une lumière orange. Le faisceau atteignit le front de l’homme. Soudain le malfrat s’agenouilla devant Sam et se mit à hurler. Son coéquipier demanda à Sam de stopper immédiatement. Mais la jeune femme ne semblait pas vouloir arrêter le processus. Elle ressentait de la haine envers ses deux types. Ils avaient tout de même injecté un poison violent à l’homme qu’elle aimait, lui avaient tiré dessus et battu. C’était suffisant pour leur en vouloir.
Soudain, bruit violent retentit dans la pièce. Ce coup de feu qui venait de lui siffler dans les oreilles, sortit Sam de sa fusion avec l’arme Goa’uld. La luminosité de l’arme s’estompa et Sam s’effondra sur le sol. Elle se sentait vidée de toute énergie. Quant à l’homme qu’elle visait, il s’évanouit sur le béton. Le kidnappeur était en colère et il leva la main pour gifler de nouveau Sam. Mais celle-ci riposta avec sa main valide en arrêtant le coup qu’il s’apprêtait à lui donner. L’homme ne la laissa pas faire et d’un geste rapide, il prit son autre main et lui porta un coup violent au visage. Sam fut assommée sur le coup. Elle s’écroula inconsciente sur le béton. L’homme la hissa sur son épaule, puis il l’emmena dans une petite salle.
 
[07 :45 :37]
 
Sur la route de la base.
Les deux amis étaient toujours sur la route. Ne pouvant conduire à cause de son épaule déboitée, Teal’c l’avait remplacé. C’était la première fois que le Jaffa prenait le volant et il écoutait attentivement les conseils de son ami afin de ne pas faire de faute. Il avait roulé à allure réduite avant de s’arrêter sur une petite aire de repos. Avec hésitation, Daniel empoigna son téléphone afin de prévenir qu’il avait l’antidote, mais il se demandait comment il allait annoncer qu’il rentrait sans le Capitaine Carter. Il prit une profonde inspiration et composa le numéro de la base.
 
- Base de Cheyenne Mountain, bonjour.
 
- Bonjour Joyce.
 
-Docteur Jackson ? Je vous passe immédiatement le général Hammond.
 
- Merci Joyce.
 
-  Allo, j’espère que vous avez de bonnes nouvelles, docteur Jackson.
 
- Euh... Oui et… non monsieur.
 
- Comment ça oui et non ? Demanda-t-il étonné.
 
- La bonne nouvelle, c’est que nous avons l’antidote.
 
- Bien ! C’est excellent ! Nous allons pouvoir sauver le colonel O’Neill ! Dit le général inquiet avant de demander Et la mauvaise docteur Jackson ?
 
- Euh... hésita-t-il une seconde avant de reprendre la parole. « Le capitaine... Carter n’est pas avec nous.»
 
- Et pourquoi ça ? Questionna Hammond stupéfait.
 
- Elle est... hésita-t-il encore une fois, puis il prit une grande inspiration avant de reprendre ses propos. « Elle est restée là-bas.»
 
- Dites-moi que ce n’est pas vrai ! Souffla le général Hammond las de toute cette histoire Que s’est-il passé ?
 
- C’était la seule façon de récupérer l’antidote monsieur… Expliqua rapidement Daniel Jackson Enfin… Ce sont les dires de Sam.
 
- Vous êtes loin de la base ?
 
- Non ! Nous serons sur place d’ici dix minutes monsieur.
 
- Dés que vous serez arrivés, j’exige des explications détaillées, docteur Jackson !
 
- Bien sur mon général ! Au revoir monsieur. Fit Daniel en raccrochant.

Daniel et Teal’c remontèrent dans la voiture, puis repartirent pour la base.

Chapitre 8 : Soins
 
[07 :48 :02]
 
A l’infirmerie.
La sonnerie du téléphone retentit. Janet décrocha rapidement le combiné.
 
- Allo ? répondit –elle.
 
- Docteur Fraiser.
 
- Oui, mon général. J’espère que vous avez de bonnes nouvelles ?
 
- Oui très bonne même ! Daniel nous a contactés et il nous ramène l’antidote.
 
- C’est une excellente nouvelle, mon général. Lui répondit-elle un fin sourire sur ses lèvres, soulagée d’apprendre que Jack pourra être sauvé.
 
- Mais...Il y a un problème.

- Quel genre de problème ? S’inquiéta Janet.
 
- Le capitaine Carter n’est pas avec eux.
 
 - Comment ça elle n’est pas avec eux ?
 
 - Pour l’instant, c’est tout ce que le docteur Jackson m’a dit. J’en saurai plus lorsqu’ils seront ici.
 
- Bien mon général. Fit-elle soucieuse en raccrochant le combiné.
C’est très inquiète que Janet Fraiser retourna auprès de Jack.
 
Elle surveilla les constantes du colonel O’Neill lorsque celui-ci émit un gémissement, suivit d’une légère grimace. Il ouvrit les paupières. Mais aveuglé par la lumière, il les referma aussitôt. Il tenta une nouvelle fois de les rouvrir, mais cette fois ci, il le fit plus lentement. Sa vue était floue et mit quelques secondes à s’ajuster à la lumière environnante.  Il tourna la tête en direction de la voix qui entendait.
 
- Il se réveille !
 
- Docteur ? Appela-t-il d’une faible voix.
 
- Colonel ! Comment vous sentez-vous ? Lui demanda-t-elle doucement.
 
- J’ai mal... au ventre et à la tête. La gra...nde forme quoi. Souffla-t-il en essayant de détendre l’atmosphère, malgré la terrible douleur qu’il l’assaillait.
 
- L’équipe est en route avec l’antidote. L’informa Janet, puis elle reprit. Mais en attendant qu’ils arrivent, je vais vous administrer un analgésique et un antispasmodique.
 
- Merci docteur. Répondit-il en serrant les dents.
 
Même si Jack avait une grande force de volonté, cette situation échappait totalement à son contrôle. Il était heureux et soulagé d’apprendre que l’équipe avait réussi à trouver l’antidote. Il allait enfin être soulagé de toute ses atroces douleurs qui tétanisait tout son organisme, depuis maintenant seize heures, et qu’il avait de plus en plus de mal à supporter. Même s’il se sentait légèrement mieux grâce au traitement que le docteur lui avait administré, la douleur cérébrale qui tambourinait constamment son cerveau était toujours aussi forte et c’était devenu insupportable. De même que la chaleur interne qui irradiait son corps. Cette sensation de froid tout en ayant chaud était insoutenable et c’était sans compter, son mal de ventre qui avait reprit du service. Il avait vraiment l’impression qu’on lui raclait l’estomac avec une fourchette. Cette atroce brûlure montait parfois jusqu'à l’œsophage, ce qui le faisait tousser jusqu’au moment où l’envie de vomir se faisait sentir. Il était grand temps que l’équipe se pointe avec cet antidote, car pour lui c’était son seul salut. Après avoir injecté un antispasmodique et un analgésique dans la perfusion, la douleur s’estompa doucement et le colonel O’Neill se rendormit.
 
[08 :00 :03]
 
A la base.
Daniel et Teal’c venaient d’arriver à la base. Ils prirent l’ascenseur. Lorsqu’ils arrivèrent à destination, le général Hammond et Janet les attendaient. En voyant Daniel se maintenir le bras, elle s’inquiéta.
 
- Bonjour général Hammond, docteur Fraiser.

- Daniel vous allez bien ? Demanda immédiatement Janet.
 
- C’est rien de bien grave...ça peut attendre, ce qui n’est pas le cas de Jack.
 
- Vous me donnerez des explications plus tard ! Allez à l’infirmerie docteur Jackson ! Ordonna le général Hammond.
 
- Bien mon général.
 
- Je peux aller avec eux général ? demanda Teal’c.
 
- Bien sur Teal’c.
 
Avant de suivre le docteur Fraiser, Daniel lui remit le petit sac contenant l’antidote. Janet le remercia d’un grand sourire. Lorsqu’ils arrivèrent à l’infirmerie, Teal’c se plaça sur un tabouret et Daniel s’installa sur un lit.
Quant à Janet, elle prépara la solution pour le colonel O’Neill. L’injection étant prête, Janet lui administra l’antidote dans la perfusion. Elle alla ensuite s’occuper de Daniel.
 
- A nous Daniel.
 
- Jack va s’en sortir ? Demanda Daniel inquiet pour son ami.

- Je viens de lui administrer l’antidote ! Mais il va falloir attendre que celui-ci agisse. Cela peut prendre un peu de temps. Lui répondit-elle tout en examinant Daniel, qui lui, grimaçait à chaque fois qu’elle manipulait son bras Daniel votre épaule est foulée, il va falloir immobiliser votre bras et ce pendant une quinzaine de jours.
 
- Quinze jours ? Fit-il étonné
 
- Que vous est-il arrivé ?
 
- Nous avons du faire face à une crevaison et j’ai eu du mal à maitriser ma voiture sur le goudron mouillé, ce qui nous a envoyés contre un arbre.
 
-Je comprends mieux votre état. Je vais vous donner un anti-inflammatoire et du paracétamol.
 
Le général Hammond avait rejoint Daniel et Teal’c à l’infirmerie, et était curieux de savoir pourquoi le capitaine Carter n’était pas rentrée avec les deux amis.
 
- Alors comment vont-ils docteur ?
 
- J’ai administré l’antidote au colonel O’Neill ! Il ne reste plus qu’à attendre que celui-ci agisse.
 
- Combien de temps cela peut prendre ?
 
- Je ne sais pas, peut-être quelques heures, voir plus.Quand à notre ami ici présent, il a une entorse de l’épaule.
 
- Daniel ! Que s’est-il passé pour le Capitaine Carter ?
 
- Lorsque nous sommes entrés dans l’une des pièces de l’entrepôt, un des malfaiteurs nous a tiré dessus et a blessé
Sam à l’épaule. Expliqua Daniel gêné.
 
- Le capitaine Carter est blessé ? Coupa Janet anxieuse.
 
- Docteur Jackson comment avez-vous pu la laisser la bas ?
 
- Je n’ai rien pu faire monsieur ! C’est elle qui a insisté pour rester là-bas en échange de l’antidote.
 
- Un échange contre quoi ?
 
- Les malfrats ont en leur possession une arme de poing Goa’uld...
 
- Une arme Goa’uld ? Interrompit le général stupéfait de la nouvelle.
 
- Ne me demandez pas comment ils l’ont obtenue parce que je n’en ai pas la moindre idée monsieur ! répondit-il sur un ton agacé.
 
- Continuez docteur Jackson.

- Ils avaient besoin de Sam pour la faire fonctionner. Elle a donc négocié pour avoir l’antidote. Reprit Daniel.
 
- Pourquoi avaient-ils besoin d’elle ?
 
- Ils ont dit qu’ils savaient de source sûre qu’elle était capable de faire fonctionner l’arme.
 
- Comment ont-ils pu le savoir ?
 
- Aucune idée, mais il est évident qu’ils sont au courant de quelque chose.
 
- Docteur Fraiser ! Faites préparer du matériel médical ainsi qu’une équipe au cas où le capitaine Carter aurait besoin de soins urgents ! Ordonna le général Hammond avant de se tourner vers le Jaffa Teal’c ! Préparez-vous ! Vous partez dans une heure avec SG-3 afin de récupérer le capitaine !
 
-Et moi ? Demanda Daniel en se levant du lit pour regarder le général droit dans les yeux.
 
-Avec votre épaule foulée, vous devez vous reposer docteur Jackson ! Déclara le général Et puis sans vous, le colonel n’aurait pas eu cette antidote !
 
- Vous voulez dire sans Sam monsieur ! Répondit Daniel en fronçant les sourcils Mais il est hors de question que je ne parte pas avec Teal’c pour aider mon amie ! Si quelque chose lui arrivait, je m’en voudrais beaucoup trop de ne pas avoir été présent !

-Très bien ! Répondit Hammond après l’accord d’un signe de tête de Janet Accompagnez-les ! Mais soyez prudent !
 
- A vos ordres monsieur ! Répondit Daniel en quittant la pièce sur les talons de son ami Jaffa.
 
[08 :29 :49]
 
Dans l’entrepôt
Le jour était déjà levé lorsque Sam se réveilla doucement dans l’obscurité de cette pièce, en grimaçant de douleur. Elle avait mal au crâne et sa vue était floue. Elle mit quelques secondes à y voir plus clair. Elle porta la paume de sa main valide sur l’arrière de sa tête, d'où s’écoulait une petite quantité de sang. Lorsque Sam enleva sa main de son crâne, elle vit sur celle-ci le liquide rouge. Elle essaya de se relever du sol pour s’assoir sur le lit, qui était non loin de l’endroit où ce sale type l’avait jetée. Au moment de se lever, elle fut prise d’un vertige. Elle ne se sentait vraiment pas en forme. Cet étourdissement était tout simplement le résultat de la fièvre qui était bien plus forte et du coup qu’elle avait reçu quelques minutes avant derrière le crâne. Elle se sentait de plus en plus faible. Sa blessure était de plus en plus douloureuse et la faisait grimacer. Elle se hissa tant bien que mal sur le lit, puis elle scruta cette pièce sombre. Elle s’aperçut que la fenêtre était fermée de l’extérieur par des planches clouées au mur et d’où s’échappaient une faible luminosité provenant des espaces entre les morceaux de bois. Devant cette situation, elle voyait une opportunité de se sortir de là, avant que ces affreux ne reviennent la chercher pour finir ce qu’ils avaient commencé. Elle était sure que ces malfrats l’élimineraient sans aucun scrupule. Elle s’allongea sur le lit et se mit à réfléchir à une façon de s’échapper.
Mais à peine était-elle allongée, que la porte s’ouvrit. Voyant l’homme s’approcher d’elle, elle se leva du lit en ignorant le nouveau vertige qui la prenait, et recula jusqu’au bout. Cela n’empêcha pas ce sale type de s’avancer vers elle. Il l’empoigna fermement par le bras valide et l’obligea à le suivre.
 
- Arghhhhhh !!!! Lâchez-moi ! Vous me faites mal, espèce d’horrible singe ! Lança-t-elle furieuse en essayant de se défaire de l’étreinte de son assaillant.
 
- Si c’est une insulte, ça ne me touche pas ! Maintenant avance ! Lança–t-il furieux, tout en tirant violement Sam par le bras pour qu’elle avance plus vite.

Elle avait beau se débattre, l’homme la traina jusqu'à la grande pièce où elle se trouvait quelques heures auparavant. Il la jeta sur la chaise et entreprit de l’attacher. Mais Sam rassembla le peu de force qu’il lui restait, et en profita qu’il soit en position accroupie pour lui assigner un coup de genou dans son visage. Le malfaiteur poussa un cri avant s’affaler sur le sol. Sam se leva, puis couru afin de fuir cet horrible endroit… mais l’homme se redressa, et tira sur elle sans l’atteindre. La militaire sursauta en grimaçant, et stoppa net son avancée vers la sortie.
 
 - Je vous conseille de revenir vous asseoir capitaine Carter ! Sinon...
 
 - Sinon quoi ? Hurla Sam en se retournant et essayant de lui tenir tête.
 
 - Sinon, je n’hésiterai pas à vous tirer une balle dans la tête !
Sur ces paroles menaçantes, Sam déglutit puis elle revint lentement vers son agresseur et s’assit sur la chaise. L’homme la ligota en serrant très fort les liens, si bien qu’elle poussa un gémissement à chaque fois.
 
 - Et bien voilà qui est mieux !
 
 - Ça dépend pour qui ! Grogna-t-elle furieuse.
 
 - Alors Capitaine Carter ? Dites-moi ce que vous avez fait à mon collègue ? Pourquoi il ne se réveille pas ?!
 
Sam ne répondit pas et se contenta de lui lancer un regard noir de colère, ce qui ne fit pas plaisir à son assaillant. Il le lui fit savoir en s’approchant d’elle, brandissant son arme devant son visage. Sam recula sa tête et la détourna. Mais le malfaiteur prit le bas de son visage dans sa main pour l’obliger à la regarder. Sam n’eut pour réflexe que de fermer les yeux, afin de ne pas affronter la tronche de ce sale type qui la répugnait. Pour la forcer à le regarder, il exerça une pression plus forte sur son menton. La douleur ressentie lui arracha un cri de douleur, qui l’obligea à ouvrir les yeux. 
 
- Répondez à la question !
 
- Allez-vous faire foutre ! Lui répondit-elle en lui crachant au visage.
 
En réponse à ce qu’elle venait de faire, l’agresseur lui assigna une violente gifle. Sous l’effet du coup, sa lèvre se mit à saigner.
 
- Toujours pas envie de répondre capitaine Carter ?
 
- Et pourquoi je vous répondrais ?
 
- Parce-ce que si vous ne le faites pas, je vous tue.
 
- Ne vous gênez pas ! Faites-le ! Mais je doute que votre supérieur soit d’accord. Lui cracha-t-elle furieuse.
 
- Sale grâce ! Lança-il rouge de colère.
 
L’homme était furieux contre elle. Et même si il ne voulait pas se l’avouer, elle avait raison. Si son supérieur apprenait qu’il avait tué le capitaine Samantha Carter, c’est lui qui passerait l’arme à gauche. Il sentait la colère monter en lui ne pouvant plus se contenir. Il se vengea en appuyant très fortement sur l’épaule blessée de Sam. La pression exercée sur plaie la fit saigner une nouvelle fois. Sous l’effet de ce mal intense, le visage de Sam devint blanchâtre et elle sentit un frisson parcourir son corps. Elle s’efforçait de ne pas hurler. Mais ce type exerçait une pression si forte qu’elle ne put se retenir plus longtemps. Elle laissa échapper un cri étouffé de douleur, et sa mâchoire se crispa. L’agresseur lâcha prise et fixa Sam dans les yeux. Elle pouvait y voir la haine et la rage dans son regard.
 
- Puisque je ne peux pas te tuer, je vais te faire souffrir.

Elle n’eut pas le temps de rétorquer un mot, que l’instant suivant, il enfonça son doigt dans l’orifice de la blessure. La douleur ressentie était si intense que ça lui arracha un effroyable hurlement de douleur, avant qu’elle ne perde connaissance…
Chapitre 9 : Plan d’attaque.
 
 
[09 :05 :38]
Lorsque Jack commença à se réveiller, il entendit en premier lieu le bip du monitoring qui lui sifflait dans les oreilles. Ce que cela pouvait l’agacer !!! Il bougea la tête sur le côté, et ouvrit lentement les paupières. Sa vue étant floue, il referma les yeux pour les rouvrir quelques secondes plus tard. Il focalisa son regard sur la personne qui se trouvait devant lui. Teal’c était planté là, à le fixer comme un chien qui vise un morceau de viande.

- Teal’c ?

- O’Neill !
Répondit le jaffa en se levant du tabouret.

- Où al...lez-vous ? Souffla-t-il doucement.

- Prévenir le docteur Fraiser que vous êtes réveillé.

- Évidemment. Répondit Jack d’une voix lasse en se repositionnant sur le dos.

Le docteur Fraiser revint avec Teal’c, Daniel et le général Hammond. Tous l’observaient le cœur moins lourd de le voir enfin réveillé. Le médecin s’approcha rapidement de lui afin de lire les constantes sur ses différents appareils.

-Comment vous sentez-vous colonel ? Demanda Janet inquiète et prenant son stéthoscope afin de l’examiner.

-J’aurai besoin d’aspirine ! Gronda Jack en portant l’une de ses mains sur son front. Sinon, encore un peu vaseux… mais j’imagine que c’est normal après ce qui m’est arrivé !

-En effet colonel ! L’antidote agit encore sur votre organisme afin d’éradiquer totalement le poison de votre corps, expliqua rapidement Janet en souriant, rassurée de voir qu’il allait mieux. Comptez encore une petite heure ou deux avant de vous sentir mieux ! Je vais vous administrer de quoi faire passer votre mal de tête !

-Merci doc ! Dit Jack reconnaissant. Merci pour tout !

-Je n’ai fait qu’administrer l’antidote ! Répondit Janet en un sourire avant de se tourner vers Daniel et Teal’c. Remerciez plutôt votre équipe ! C’est eux qui ont ramené l’antidote ici !

-Merci les gars ! Sourit Jack en les regardant un à un avant de froncer les sourcils : Où est Carter ?

Un silence pesant s’installa au sein du groupe. Daniel porta ses ongles à sa bouche et détourna son regard. Il se sentait gêné par cette situation. Il se sentait déjà tellement coupable d’avoir laissé Sam seule aux mains de ses crapules armées, qu’il ne savait pas comment affronter le regard de son ami Jack. Mais celui-ci n’était pas dupe. Il voyait bien que quelque chose n’allait pas, et commença à s’inquiéter de ce long silence poignant, qui en général n’annonçait rien de bon.

- Daniel ? Demanda Jack alors qu'il vit le regard détourné de son ami, vous savez quelque chose que vous ne voulez pas me dire ? Que se passe-t-il ?

- Jack... hésita-t-il avant de prendre une profonde inspiration, puis reprit la parole. On n’a eu un souci lorsque nous sommes retournés dans l’entrepôt... Expliqua Daniel en regardant partout dans la pièce, sauf son ami.

- Et ? Demanda Jack sans quitter son ami du regard alors qu’il fronçait les sourcils attendant impatiemment la suite.

Daniel cherchait ses mots, ne sachant pas comment lui annoncer que la mission avait mal tournée. Il choisit donc de dire l’essentiel, en évitant les détails. Jack était encore faible et fatigué de l’attaque qu’il avait subie. Il ne voulait pas l’énerver… En tout cas, pas de suite.


-Et... En arrivant on s’est fait prendre ! Expliqua Daniel en fourrant ses deux mains dans son dos, ne regardant toujours pas son ami Et... Sam a décidé de rester là-bas, en échange de l’antidote, pour vous sauver.

- Pardon !!! Lança Jack en écarquillant les yeux de stupeur, pensant avoir mal compris les dires de son ami. Vous pouvez répéter ça ?

- Jack ! C’est grâce à elle que vous avez eu cet antidote. Elle vous a sauvé la vie. Expliqua Daniel pour tenter de justifier ce qui s’était passé en son absence. Si elle ne l’avait pas fait, vous seriez mort à l’heure qu’il est !

- Elle m’a sauvé ? S’énerva Jack en portant ses deux mains sur sa tête, furieux d’entendre de telles absurdités. Mais à quel prix !!! Celui de sa vie !!! Non mais je rêve !!! Et vous avez laissez faire ???

- J’ai essayé de l’en dissuader Jack ! Répliqua Daniel mécontent que jack puisse s’en prendre ainsi à lui alors qu’il s’en voulait déjà assez comme ça. Mais vous connaissez Sam. Quand elle a quelque chose en tête, il est difficile de la faire changer d’avis.

- Vous avez prévu d’intervenir j’espère. Grogna Jack en se redressant dans le lit afin de s’asseoir ignorant le mal de crâne et le vertige dont il était pris. Parce que si c’est oui, je suis du voyage.

- Certainement pas colonel ! Intervient fermement Janet, en posant ses poings sur ses hanches, espérant ainsi avoir plus de poigne sur le colonel de SG-1.

- Rien de ce que vous pourrez dire me fera changer d'avis doc ! Gronda Jack en la défiant du regard alors qu’il était décidé à y aller, avec ou sans son accord.

- Colonel ! Votre état nécessite une surveillance de quelques heures avant que je ne puisse vous autoriser à quitter l’infirmerie…Grommela Janet furieuse qu’il n’écoute pas ses précautions, comme d’habitude. Vous n’êtes pas encore en état de partir en mission !

- Carter est mon second… mais également mon amie. Elle fait partie de mon équipe et nous sommes une famille, lança Jack en toisant le médecin du regard. On n’abandonne pas sa famille doc ! Donc que vous soyez d’accord ou pas ! Je dois y aller !
Jack et Janet se toisèrent tous les deux du regard alors que le général Hammond les écoutait silencieusement. Il était partagé entre le fait de laisser Jack aider ses amis à retrouver Sam… et le fait qu’il ait besoin de repos après avoir failli mourir. Le médecin réfléchit un petit moment. Il s’agissait tout de même de la vie de sa meilleure amie… Mais en tant que médecin, elle ne pouvait se résoudre à laisser jack sortir ainsi. Les moments passés en compagnie de son amie lui revinrent en mémoire ainsi que ceux que le fait que Cassandra passait tous les samedis en sa compagnie pour les parties d’échec. Elle acquiesça tout en ayant une idée bien précise en tête.
 
- D’accord colonel ! Déclara le médecin peu fière d’elle et de sa capacité à se faire obéir dans son infirmerie.
 
- Super ! Dit-il avec enthousiasme et prêt à sauter du lit pour rejoindre ses amis.
 
- Mais à une seule condition. Rajouta la jeune femme l’arrêtant ainsi dans ses gestes alors qu’il avait toujours la perfusion.
 
- Ben voyons... Gronda-t-il mécontent en se tournant vers le doc Pourquoi cela ne m’étonne pas !
 
- Si vous me promettez de rester tranquille à l’infirmerie une fois notre mission de sauvetage terminé…
 
- Parce-que vous venez avec nous ? Coupa Jack étonné et regardant le médecin devant lui avec son matériel sur le chariot.
 
- Oui ! C’est juste au cas où. Répondit-elle en retirant l’aiguille de la perfusion du colonel avant de poser un coton et de lui ordonner.
 
Appuyez ici !
 
- Merci docteur. Lui répondit-il en se levant du lit après qu’elle lui ait mit un pansement.
 
- Colonel ! Gronda Janet en se tournant vers lui après avoir tout jeté à la poubelle N’oubliez pas ! Dès que nous serons rentrés, direction l’infirmerie.
 
- Oui, oui, c’est promis. Grimaça Jack mécontent de devoir subir une sorte de chantage avec le doc.

-Il le fera docteur ! Intervint le général Hammond derrière elle J’y veillerai personnellement ! Maintenant, allez-vous préparer afin que vous partiez chercher le capitaine Carter.
 
L’équipe médicale se prépara et l’équipe du colonel O’Neill ainsi que SG-3 en firent de même…
 
[10 :23 :30]
 
A l’entrepôt
Sam reprit lentement connaissance en grimaçant de douleur. Elle avait mal à la tête et sentait la chaleur interne irradier son corps. Quelques goutes de sueurs descendaient le long de son visage jusqu'à son cou, pour finir sur le col de sa chemise ensanglantée. Ses liens commençaient à lui couper la circulation, elle essaya a plusieurs reprise de remuer afin de les desserrés, mais à chaque tentative ne faisait qu’accentuer la brûlure, les liens  pénétrant toujours plus profondément dans la chaire de ses poignets qui avait finie par saigner. Lorsqu’elle leva la tête, elle vit que son agresseur était attablé devant elle, et qu’il affichait sur son visage un sourire maléfique.
 
- La belle au bois dormant est enfin réveillée !
 
Sam était affaiblie par sa blessure et la fièvre qui en résultait. Elle mit un petit moment avant de répondre à cette crapule.
 
- Détachez-moi et laissez-moi partir. Implora-t-elle d’une faible voix essoufflée.
 
- Certainement pas ma jolie !
 
- Mais vous avez eu ce que vous vouliez ! lança-t-elle essoufflé.
 
- Pas tout à fait Capitaine Carter. Fit une voix roque derrière elle.
 
Sur le moment, elle ne reconnut pas cette voix roque. Pourtant, elle était sure de l’avoir entendue quelque part.Elle n’osait pas se retourner de peur de reconnaitre son visage. Mais l’homme s’approcha par la droite bousculant son bras blessé. Elle poussa un cri, étouffé, de douleur tout en baissant la tête. Le type se baissa à son niveau et planta son regard dans le sien. Lorsqu’elle vit son visage, son cœur se mit à battre plus vite et ses yeux s’écarquillèrent. Elle fut si stupéfaite que l’on aurait pu croire qu’elle avait vu un monstre hideux et repoussant.
Reconnaissant cet homme, il était devenu évidement pour elle que celui-ci était l’organisateur de cette opération d’enlèvement. Voir son visage devant elle la répugnait. Cet être crapuleux était tout ce qu’il y avait de dangereux, il profitait de toutes les situations qui se présentaient à lui.

- Je ne suis pas étonnée qu'une ordure de votre espèce soit à la tête de toute cette histoire ! Gronda la jeune femme furieuse et toisant les hommes qui l'entouraient. Mais vous auriez pu prendre au moins des sbires avec un peu de cervelle ! Lui cracha-t-elle au visage.
 
- Et oui, capitaine Carter, c’est moi ! Répondit l’homme un large sourire sur ses lèvres en lui caressant le visage du bout de ses doigts.
 
- Enlevez vos sales pattes ! Hurla Sam furieuse en détournant sa tête.
 
- Oh ! Oh ! La demoiselle n’aime pas ça ! Fit-il toujours un sourire mesquin sur son visage.
 
- Mais que voulez-vous à la fin ? Lui cracha-t-elle au visage.
 
- Ce que je veux ? Oh pas grand-chose, juste une réponse à une question !
 
- Qui est ? Lui répondit-elle en baissant la tête, détournant ainsi son regard de cet être malfaisant qui la dégoutait au plus haut point.
 
- Comment avez-vous fait fonctionner l’arme Goa’uld ?
 
- Je n’en sais rien...
 
- Faites un effort capitaine.

Elle réfléchit quelques secondes avant de lui donner une réponse.
 
- D'accord ! Je vais vous expliquer ! En fait, ce n’est pas compliqué ! Ça fonctionne par.... le saint esprit.
 
En réponse à son ironie, elle reçut un coup violent au visage. Sam lança un petit cri de douleur. Sous l’effet du coup, l’arcade sourcilière gauche se mit à saigner. L’homme réitéra une nouvelle fois la question.
 
- Alors Sam ?
 
- Pour vous, c’est Capitaine Carter ! Cracha-t-elle furieuse qu’il l’appelle par son prénom, plutôt que par son grade.
 
- Je veux une réponse ! Hurla-t-il rouge de colère.
 
- Allez au diable ! Cracha-t-elle furieuse.
 
Cette réplique ne fut pas goût de son assaillant. Il réitéra un nouveau coup qui lui assigna au niveau de sa blessure. Sam hurla à en perdre le souffle. Elle essaya de reprendre une respiration normal, mais le coup qu’elle venait de recevoir avait causé un vertige, qui lui donna la nausée. Comme si la fièvre et la douleur qu’elle ressentait  ne suffisait pas, il fallait que ce sinistre individu en rajoute une couche. Sam n’en pouvait plus de tous ces coups répétitifs. Elle était véritablement épuisée ! Elle n’avait qu’une seule envie : que tout cela se termine. A chaque moment où elle ne souffrait pas, ou qu’ils ne la faisaient pas souffrir, ses pensées étaient dirigées vers son équipe. C’était d’ailleurs la seule chose qui l’empêchait de baisser les bras. Elle espérait du fond du cœur que Daniel et Teal’c étaient parvenus à atteindre le SGC et que le colonel O’Neill avait reçu l’antidote. Elle était persuadé que ses amis viendraient à son secours. Cette seule pensée suffisait à lui donner la force dont elle avait besoin pour faire face à ce dégénéré qui la frappait pour obtenir ce qu’il voulait. Sam n’avait pas envie de céder au chantage. Mais à force de recevoir des coups brutaux, ces sales individus finiraient par avoir sa peau. Elle était déjà bien amochée et épuisée par cette effroyable situation. Et il était certain que s’ils continuaient à lui assigner des coups, elle ne résisterait pas longtemps à ses agresseurs.

 
Chapitre 10 : Sauvetage.

[11 :15 :26]
Janet avait préparé le matériel médical et vérifié que tout était prêt dans l’ambulance. Quant aux équipes SG-1 et SG-3, ils étaient également prêts à partir. Tout ce petit monde se mit en route pour aller au secours de Sam. Pendant le trajet, Jack avait remarqué à plusieurs reprises que Daniel détournait son regard de lui à chaque fois qu’il l’observait. Jack ne cessait de se demander ce qui avait bien pu se passer sur place. Pourquoi Carter avait fait ce geste envers lui ? D’ailleurs pourquoi se posait-il la question ? Il était évident qu’elle l’avait fait pour le guérir. Mais il savait qu’il n’y avait pas que cette raison. Il avait des sentiments pour elle, et c’était réciproque. Mettre sa vie en danger pour le sauver n’était pas très malin, mais en réfléchissant bien, à la place de Carter, il aurait agit de la même façon. Il aurait tout fait pour préserver la vie d’un être qui lui était cher. En regardant le comportement de Daniel, Jack se demandait s’il n’y avait pas autre chose que l’équipe lui aurait caché pour ne pas l’inquiéter. A la vue de ce qu’il avait subi quelques heures auparavant, il serait tout à fait normal d’agir comme Daniel l’avait fait. Mais il voulait à tout prix savoir ce qui s’était passé là bas, et surtout savoir si Sam allait bien lorsque Daniel et Teal’c l’avaient laissée aux mains de ces malfrats.
 
- Daniel ? Appela Jack en regardant son ami.
 
- Oui Jack ! Dit Daniel en évitant tout de même de regarder son ami. 
 
- Vous ne m’avez pas dit comment allait Carter lorsque vous l’avez laissée ! Dit Jack curieux et inquiet de ce qu’il pourrait apprendre.
 
- Vous ne m’avez pas posé la question. Répondit Daniel gêné et se donnant ainsi un peu de temps avant de devoir répondre à la question qui le gênait temps depuis plusieurs heures.
 
- Ben je vous la pose maintenant ! Insista-il d’un geste de la tête et en fronçant les sourcils, fixant son ami, attendant que celui-ci lui répondre.
 
Une fois de plus, Daniel n’osait pas regarder Jack en face. Il avait une fois de plus détourné ses yeux préférant regarder ses chaussures. Comment lui annoncer qu’elle avait été blessée par balle ? Daniel ne pouvait pas lui cacher plus longtemps la situation. Il était tout de même son ami et il était dans le droit de le savoir.
 
- Daniel ? Qu’est-ce que vous me cachez ? Grogna Jack furieux de ne pas avoir de réponse et sentant son inquiétude grandir un peu plus en lui concernant son second. 
 
- D’accord ! clara Daniel en baissant la tête, ne souhaitant pas affronter le regard furieux de son ami Je dois vous le dire Jack !
Mais je vous préviens, cela ne va pas vous faire plaisir !
 
-Expliquez-vous ! Déclara Jack attendant impatiemment la suite des explications de Daniel.

- Il faisait noir dans la pièce et l’un des deux types était caché dans un coin. Nous ne l’avions pas vu. Par contre, lui devait nous voir et il a... Bafouilla-t-il un instant. Il a tiré et...
 
- Carter a été blessé ? Coupa Jack inquiet de quelle pourrait être la réponse de Daniel.

- Oui ! Elle a reçu la balle dans l’épaule. Reprit Daniel mal à l’aise devant cette situation délicate.
 
- Dites-moi que je n’hallucine pas une nouvelle fois !Dites-moi que ce n’est pas possible ! S’énerva Jack en posant sa main sur son visage, montrant ainsi son désarroi en plus de son inquiétude. Comment avez vous pu me cacher ça ?
 
- Justement pour éviter ce genre de réaction qui vous caractérise si bien Jack ! Dit Daniel ne pouvant toujours pas affronter le regard de son ami.

- Comment avez-vous pu la laisser toute seule là-bas et blessée avec ses affreux jojos ? Hurla Jack furieux d’apprendre que son second n’allait pas bien.
 
- Parce que vous croyez que ça n’m’a pas fait quelque chose de la laisser sans rien pouvoir faire pour l’aider ? S’énerva Daniel à son tour, en fixant Jack  à son tour, montrant ainsi toute la peine qu’il ressentait depuis lors.
 
- Daniel a raison O’Neill. Nous n’avons rien pu faire pour l’aider. C’est elle qui nous l’a ordonné. Nous n’avons fait qu’exécuter ses ordres. Intervint le jaffa afin d’aider son ami.
 
- Et vous croyez que cela me suffit comme explication ! Répondit jack sur un ton de colère et de reproche.

Jack était très énervé et sentait qu’un mal de crâne n’allait pas tarder à faire surface. Carter… Sam… La femme qu’il aimait depuis tant de temps maintenant, se trouvait blessée et coincée avec ses types alors qu’il ne savait pas ce qu’elle pouvait bien endurer entre leurs mains. La colère montait de plus en plus en lui. Mais pas seulement, l’inquiétude de ne pouvoir arriver à temps afin de la sauver grandissait en lui. Il fallait qu’il la retrouve. Il fallait qu’il la sauve. Il l’aimait… et elle ne pouvait pas l’abandonner ainsi.
 
- Jack ! S’il vous plait calmez-vous ! Implora Daniel comprenant pourtant l’état de son ami.
 
- Non mais vous plaisantez là ? Me calmer ! Après ce que je viens d’apprendre ! Certainement pas ! Ces enfoirés... vont me le pa…yer ! Cria Jack essoufflé et grimaçant.
 
Le mal de crâne qu’il avait senti s’accentua et Jack apposa ses mains sur ses tempes et se les frictionna pour essayer de faire passer rapidement la douleur.

La colère qu’il ressentait en cet instant pour ses fumiers d’agresseurs était palpable. Tout son corps tremblait de rage. Mais il devait contenir sa colère au plus profond de lui. Carter était certainement entre la vie et la mort et ce n’était pas me moment de flancher. Sam avait besoin de lui en forme pour lui montrer qu’elle pouvait compter sur lui. Il serait toujours là pour elle.
Voyant que Jack se massait les tempes et qu’ils serraient les poings, Daniel s’inquiéta de son état. A la vue de ce qu’il avait vécu, il était normal que ce genre de symptôme arrive. Surtout qu’il était sorti contre avis médical.
 
- Jack ça va ? Osa-t-il demander.
 
- C’est rien ! C’est juste mon mal de tête qui est revenu ! Ca va passer. Certifia le militaire afin de ne pas inquiéter ses amis… et encore moins le doc.
 
- Je vous avais dit de ne pas vous énerver. Lança Daniel gêné et inquiet pour son ami.
 
- Daniel ! N’en rajoutez pas ! Déclara Jack avec autorité, lui intimant de ne pas remettre le sujet sur le tapis.
 
- D’accord. Répondit Daniel conscient de ce qui pourrait se passer s’il insistait.
 
Jack avait hâte d’arriver à l’entrepôt pour se venger de ses agresseurs. Savoir qu’il avait fait du mal à sa bien-aimée le rendait fou de rage. Il était temps d’intervenir pour la sortir de cette situation plus que dangereuse.
 
[11 :56 :39]
 
A l’entrepôt
Quant à Sam, ce n’était pas la grande forme. La quantité de sang qu’elle avait perdu l’avait rendu faible, très faible. Elle se sentait fatiguée, vidée. Son cœur palpitait vite et elle était très essoufflée. Elle entendait les battements de son cœur tambouriner dans son oreille gauche. Ces bourdonnements sourds, brassés par la puissance des pulsations cardiaques étaient assez pénibles à supporter. Certains mouvements lui donnaient des vertiges. Elle était au bord de l’évanouissement. Malgré toutes ces souffrances, elle résistait. Mais combien de temps le pourrait-elle ? Combien de temps pourrait-elle résister à toutes ces tortures que lui faisait subir cette ordure ? Les malfrats étaient toujours auprès d’elle et continuaient de la cuisiner pour avoir des informations.
 
- Aller Sam, faite un effort. Lui dit l’homme en face d’elle.
 
- C’est Capitaine Carter ! Lança-t-elle essoufflé.
 
-Pas de cela entre nous voyons ! Dit l’homme en souriant de toutes ses dents. Depuis le temps que nous nous connaissons. 
 
-Laissez-moi partir… Dit Sam épuisée et sentant la fatigue la peser lourdement. Vous allez avoir d’énormes problèmes pour vous en êtes prit à moi. 

-Si vous parlez de vous capitaine, je doute que vous puissiez faire quelque chose contre nous… vu l’état dans lequel vous êtes ! Déclara l’homme en prenant le visage de Sam dans sa main afin de l’obliger à relever la tête.
 
- Pas moi, non… Dit Sam en le toisant du regard, lui crachant toute sa haine au visage. Mais mon équipe viendra… et me vengera ! Vous aurez de gros problèmes.
 
-La ferme ! Gronda l’homme en la giflant de sa main libre, lui arrachant ainsi un nouveau gémissement de douleur.
 
-Vous vous sentez si fort que ça en frappant une femme ! Lança Sam en le fusillant du regard. Frappez-moi autant que vous le voulez sale ordure, jamais vous n’aurez la moindre information de ma part !
 
-Alors tu vas mourir ! Dit l’homme en se détournant de la jeune femme après avoir relâché son visage.
 
- Qu’est ce que vous attendez dans ce cas ?  Lui cracha-t-elle avec haine.
 
Le chef de la bande, ouvrit alors la mallette qui trônait sur la table et sortie alors une seringue contenant le poison qui avait été injecté au colonel O’Neill. Lorsque qu’elle vu la seringue, elle ouvrit de grand yeux d’effroi et hurla « Non ! » Mais cela n’empêcha pas cet ordure de se mettre face à elle avec sur son visage un sourire démoniaque et de placé le garrot puis il enfonça lentement l’aiguille dans la veine de Sam, sous l’effet du liquide qui s’introduisait dans son sang elle poussa un cri. Une fois l’injection terminé, l’homme retira le tout et replaça le matériel dans la mallette. Soudain il entendit le vrombissement d’un véhicule. Dans la panique l’homme lui assigna un coup violent au visage. La puissance du geste fit basculer la chaise, qui chuta sur le sol. La tête de Sam percuta le béton. Sous l’effet du choc, la jeune femme perdit connaissance.
 
[12 :30 :02]
L’équipe arriva sur place, Jack fût le premier à descendre de la camionnette, les autres descendirent également et pénétrèrent tous prudemment dans l’entrepôtJack fût le premier à atteindre l’encadrement de la porte de la salle où se trouvait Sam. Mais avant d’entrer dedans, il s’arrêta un moment car en scrutant du coin de l’œil la pièce, il eut une nouvelle hallucination. En effet,  il crut reconnaitre un des hommes qui s’enfuyait. Il mit alors ses doigts sur ses yeux et entra en hurlant « Arrêtez-vous ! » Mais trop tard, les deux hommes sortirent par une autre porte, qui se trouvait au bout de la salle. Jack vit alors le corps de son second étendu sur le sol, les mains liées derrière son dos et sans connaissance. Rapidement, il se dirigea vers elle s'arrêta à ses côtés en s'agenouillant. Elle avait le teint pâle, des goûtes de sang était parsemées sur le sol. Jack posa deux doigts sur son cou, le cœur battant d'inquiétude, cherchant son pouls. Il eut un peu de mal à le trouver, mais lorsqu’il y réussit, il le trouva bien trop faible à son gout.Il tenta alors de la réveiller en douceur. Il tapota sur sa joue et l’appela doucement « Carter ! Carter, vous m’entendez ? » Sam mit quelques secondes à réagir à ses appels. Lorsqu’elle ouvrit doucement les paupières, elle vit un uniforme vert. Mais même avec une vue floue, elle avait reconnue sa voix. Elle sut alors qu’elle était sauvée. Entre temps les autres membres de l’équipe avait fait le tour du bâtiment et n’avait rien trouvé, Daniel et Teal’c arrivèrent auprès de Jack et de Sam.
 
- Jack ? Dit-elle d’une faible voix à peine audible.
 
- Oui c’est bien moi. Lui répondit-il avec douceur.
 
- Contente de vous voir en forme. Lança-t-elle dans un souffle.
 
-J'aurai aimé pouvoir en dire autant de vous. Dit Jack inquiet en scrutant le corps de la jeune femme. Ces ordures sont vraiment allées trop loin avec vous Sam ! Vous avez vu dans quel état ils vous ont mit ?
 
-Empoi...sonner... Bafouilla-t-elle doucement.
 
- Quoi ?
 
-Il m’a empoi...sonner... Renouvela-t-elle plus clairement.
 
- C’est pas vrai !  Vous mettre dans cet état ne suffisait pas !
 
Sam essaya de se mettre assise et gémit de douleur.
Jack l’en empêcha ne voulant pas qu’elle bouge avant l’arrivé de Janet. Ses blessures pouvaient être graves étant donné l'état dans lequel elle se trouvait.
 
- Non ! Je vous interdis de bouger Carter !
 
Entre temps, Daniel avait prévenu Janet. Cette dernière arriva avec un Brancard et le matériel médical. Elle s’agenouilla auprès de Sam afin de constater ses blessures et de débuter son examen.
 
- Sam, je vais devoir vous mettre sur le dos pour vous examiner.
 
Sam acquiesça d’un simple signe de la tête en fermant les yeux, sachant qu'elle allait devoir souffrir une nouvelle fois. Lorsqu’elle fut déplacée, elle serra les dents pour surmonter la douleur. Mais un gémissement se fit entendre obligeant ainsi ses amis à arrêter la manœuvre. Jack vit alors les liens dans le dos de Sam, et entreprit de les défaire. Elle poussa un petit cri lorsque les liens lui furent retirés. Jack s'aperçut rapidement des lacérations au niveau de ses poignets et comprit à quel point elle pouvait aller si mal. Jack et Janet se jetèrent de petits regards entendus et se mirent à deux pour l'allonger sur le sol. Rapidement, le militaire prit la main de Sam dans la sienne, ignorant les regards de ses amis, alors que Janet posait son stéthoscope sur le torse de son amie. En examinant le capitaine Carter, Janet fut surprise qu’elle ait tenue aussi longtemps, sa tension était mauvaise, elle avait des cernes sous les yeux, signe évident d’une fatigue lier au sang qu’elle avait perdu et des tortures aux quelles elle avait dû faire face. Janet désinfecta les plaies du capitaine Carter, au contacte de l’antiseptique Sam grimaça en serrant les dents et une petite larme perla sous ses yeux. Une fois les soins provisoires finie, Janet demanda de l’aide à SG-1 afin d’installer le capitaine Carter sur le brancard. Une fois cette dernière allongée, Janet la mit sous perfusion puis elle fut montée dans l’ambulance, Jack ne voulant pas abandonner sa belle embarqua avec elle.


 

 
Chapitre 11 : Trajet mouvementé.
 
[12 :45 :55]
Pendant le trajet, Jack avait toujours sa main dans celle du capitaine Carter, et les yeux rivés sur Sam, qui avait finie par s’endormir. Janet, qui était également près d’elle, surveillait ses constantes. Soudain, Sam eut quelques tremblements et bougeait frénétiquement les bras tout en gémissant. Elle semblait se débattre contre quelque chose d’effrayant. Son visage était devenu blême et couvert de gouttelette de sueur. En effet, l’hallucination dont elle était actuellement victime était effrayante.
Sam se trouvait dans une salle sombre. Pas une seule lumière pour voir quoi que ce soit. Elle était pieds et mains liées sur une chaise. Soudain, un souffle chaud envahi son cou. La première réaction fut d’hurler de peur
 
 « Arghhhh ! » 
Soudain, une lampe vint éclairer son visage. Sous l’effet de cet éclat blanchâtre qui venait de lui brûler la cornée, elle ferma les yeux. Lorsqu’elle rouvrit les paupières, elle vit le visage de son agresseur. Cette ordure brandissait une arme devant son visage. Il se retourna et éclaira quelque chose qui se trouvait à côté d’elle, et qu’il visait de son arme. Lorsque sa vue s’ajusta à la faible luminosité, Sam vit qu’il s’agissait du colonel O’Neill. Il semblait avoir été battu. Un filet de sang de son arcade sourcilière dégoulinait le long de sa joue. Il était inconscient. Elle tenta de l’appeler avant que ce maudit personnage enclenche la sécurité.
« Mon colonel ! Réveillez-vous mon colonel » hurla-t-elle dans la panique la plus totale.
Elle n’eut pas le temps de réitérer sa phrase, qu’un coup de feu retentit. Effrayée par ce qui venait de se passer devant ses yeux, elle hurla à pleins poumons.
 
« Nooooooooonnnnn ! »
 
Elle ouvrit les yeux d’effroi, puis les referma et s’agita de nouveau, replongeant dans son hallucination.
En scrutant la pièce, elle vit le corps du Jack dégoulinant de sang.
Elle se mit à hurler de frayeur.
 
« Vous n’aviez pas le droit !!!»  
 
Puis elle cessa de s’agiter et ouvrit subitement les paupières, totalement perdue, les yeux dans le vague. Dans la minute qui suivit, elle referma ses paupières et se mit à trembler en gémissant.
Pendant ce temps, Janet avait demandé à Jack d’immobiliser Sam, afin de pouvoir lui injecter un calment. Le colonel O’Neill s’exécuta et tint fermement le capitaine Carter, tout en proférant des paroles douces pour essayer de l’apaiser au mieux. Janet injecta alors un léger sédatif. Juste de quoi tranquilliser la jeune femme le temps du voyage.

- Sam, ça va aller... Tout va bien ! Ce n’est qu’un mauvais rêve.  Tenta Jack pour rassurer son second autant que lui-même, tout en lui tenant toujours la main.
 
Le sédatif ayant fait son effet, elle ouvrit les paupières et fixa le plafond de l’ambulance avant de tourner la tête vers Jack.
Lorsqu’elle le vit, elle ne put retenir plus longtemps l’émotion qu’elle ressentait envers cet homme. Elle ferma les yeux et laissa les larmes couler le long de ses joues.
 
- Non ! Non ! Ce n’est pas possible ! Sanglota la jeune femme refusant d’ouvrir les yeux.
 
- Quoi ? Demanda Jack inquiet et fronçant les sourcils sans détacher son regard de celle qui avait dérobé son cœur Qu’est-ce qui n’est pas possible ?
 
-Vous êtes mort ! Pleura Sam en rouvrant les yeux pour planter son regard dans les yeux noisette de son supérieur Vous êtes morts ! Je vous ai vu mourir !
 
- Sam ! Sam ! Regardez-moi ! Ordonna Jack alors qu’elle détournait le regard, sentant la douleur de sa perte briser son cœur déjà meurtri Je ne suis pas mort Sam ! Je ne suis pas mort !
 
-Je l’ai vu ! Souffla Sam alors que le flot de larmes ravageait son si merveilleux visage Je l’ai vu vous tuer sous mes yeux.
 
- Mais je vais bien Sam ! Je vais très bien ! Dit Jack en lui serrant un peu plus la main Sentez la pression de ma main sur la votre ! C’est réel Sam ! Je suis vivant… et je suis prêt de vous.
 
-Ne m’abandonnez pas Jack ! Pleura Sam en plantant son regard triste dans celui du colonel O’Neill Ne m’abandonnez pas. J’ai besoin de vous !
 
-Jamais Sam ! Jamais je ne vous abandonnerai ! Certifia Jack en gardant ses yeux encrés dans les yeux bleus et larmoyants de Sam Maintenant que je vous ai retrouvée, je ne vous quitte plus.
 
Elle réalisa alors, qu’il était vraiment là, devant elle, en chair et en os. Contente de le voir en vie, ses yeux s'embuèrent de larmes, puis en repensant à ce qu’elle venait de vivre, elle éclata en sanglot.
La voir subir ce qu’il avait vécu dans ses hallucinations était loin de le rassurer, sachant pertinemment que devoir affronter ses peurs étaient très difficiles à supporter.
Le visage de Jack était crispé par l’inquiétude qu’il ressentait pour l’état de son second, ou plutôt, de la femme qu’il aimait en secret. Comment cet individu avait pu la mettre dans un état pareil ? La seule pensée qu’elle pouvait perdre la vie à cause de salopard dans ce genre le faisait bouillir de rage intérieurement. C’en était trop ! Il n’avait qu’une seule envie, c’était de tuer celui qui avait commandité une telle horreur envers Sam. Quand à Janet,  cette dernière continuait à surveiller les constantes de la jeune femme. Elle remarqua que Jack était véritablement perturbé par ce qui était arrivé à la jeune femme, et qu’il avait un teint blême en se frottant souvent la nuque.
 
- Colonel ! Est-ce que ça va ? Demanda le médecin en fronçant les sourcils, inquiète.
 
- Oui, oui, ça va. Ment-il.
 
- Vous êtes sur ? Insista la jeune femme sentant qu’il ne lui disait pas la vérité.
 
- Si je vous le dit doc. Grogna le militaire souhaitant que Janet le laisse tranquille.
 
- Vous avez le teint pâle. Observa Janet ne pouvant s’empêcher d’être inquiète.
 
- Et alors ?
 
- Mon colonel ! Je sais que vous vous inquiétez pour le capitaine Carter, mais faut pas négliger votre santé pour autant.
 
En réfléchissant bien, il savait que Janet avait raison. Il devait d’être en frome pour lui, mais surtout pour elle. Car après avoir vécu cette horrible histoire, elle aurait certainement besoin d’être réconfortée, écoutée, rassurée... Il avoua donc à Janet qu’il avait encore mal à la tête malgré l’antalgique qu’elle lui avait donné quelques heures auparavant.
 
- D’accord Capitula-t-il. J’ai un peu mal à la tête ! Vous êtes contente ! Grogna-t-il mécontent.
 
- Je vais vous donner un autre analgésique… mais avant je vais vous prendre votre tension.
 
- C’est vraiment nécessaire ? Demanda-t-il dépité.
 
- Colonel. Ca l’est, je vous l’assure. Vous avez tout de même été empoisonné par des substances toxiques qui ne sont pas encore tout à fait éliminées de votre corps. Lui expliqua-t-elle sérieusement.
 
Jack se décala un peu vers le fond de l’ambulance, et enleva sa veste. Janet lui prit sa tension, avant de lui donner du paracétamol.

- Votre tension est un peu basse… mais ça ira mieux lorsque vous aurez prit un peu de repos a l’infirmerie.
 
- Vous y tenez toujours ! Dit-il dépiter en se passant la main dans ses cheveux.
 
- Oui et ce pour trois raisons ! Déclara le médecin.
 
- Qui sont ? Osa demander Jack en avalant le cachet.
 
- Un : Vous avez besoin de repos. Deux : C’était notre accord colonel. Trois : Je vais avoir besoin de vous pour soigner le capitaine Carter.
 
- Comment ça besoin de moi ? Demanda-t-il étonné.
 
- Nous n’avons plus d’antidote pour la soigner, et vous seul avez eu cette dose. En vous prélevant du sang, je pourrai fabriquer cet antidote et l’injecter au capitaine Carter.
 
[13 :35 :48]
Janet venait à peine de finir son explication, que Sam s’agitait de nouveau. Jack se précipita vers elle, et reprit sa main. Sam encore en train d’avoir une hallucination.
Elle était toujours dans la même pièce et toujours ligotée à une chaise. Soudain, un visage se présenta devant elle. Surprise, elle sursauta. Elle connaissait le visage de cette personne. Ce sale type brandissait un poignard devant elle en souriant de toutes ses dents. En voyant celui-ci, elle sentit la peur monter en pression. Son cœur s’emballa, battant plus vite à chaque seconde. Et sa respiration était devenue courte et rapide. Puis comme pour la première hallucination, ce type se dirigea vers Jack, et sous les yeux horrifiés de la jeune femme, il lui trancha la gorge. Le sang se mit à se déverser en grande quantité, inondant le sol. Effrayé par ce qu’elle venait de voir, elle s’agita encore plus et hurla de terreur.
 
« Simmons ! Noooooooon !!!! »
 
Elle se débattait en hurlant le nom de Simmons. Jack et Janet échangèrent des regards étonnés en entendant le nom de cet homme. Puis le militaire essaya de la calmer en lui maintenant les bras, pour ne pas qu’elle se blesse plus qu’elle ne l’était déjà, tout en faisant attention de ne pas lui faire mal à son épaule. Elle avait l’air vraiment effrayée. Janet injecta une nouvelle dose de médicament. Subitement, Sam ouvrit les yeux, effrayée, affolée et angoissée par ce qu’elle venait de vivre. Le cœur battant à tout rompe et sa respiration saccadée, elle finit par cesser de remuer. Jack prit la parole afin savoir pourquoi elle avait prononcé le nom de Simmons.
 
- Sam c’est fini ! Tout va bien ! Calmez-vous... lui dit-il d’une voix douce.
 
- Jack ! Il va vous tuer ! Lui dit-elle les yeux remplis de larmes.
 
- Qui veut me tuer ? S’empressa de demander Jack en fronçant les sourcils.
 
- Simmons, c’est Simmons... Il est à l’ori...gine de cette his...toire. Bafouilla-t-elle essoufflé.
 
 -Simmons ! C’est ce fumier qui a tout commandité ! C’est lui dit vous a mit dans cet état ? Demanda Jack sentant la rage monter en lui.
 
 - Oui, il était dans l’entre...pôt ! Souffla-t-elle.
 
 - Moi qui croyais avoir eue une hallucination.Cracha Jack en serrant les poings de rage.
 
- Il voulait des infor...ma...tions , je lui ai pas don..nées et il m’a bat...tue.Dit-elle encore essoufflée par la terreur qu’elle venait de ressentir de cette violente hallucination.
 
 - Je vais lui faire la peau à cette ordure. Répondit Jack énervé.
 
- Non Jack ! C’est juste...ment ce qu’il veut ! répondit-elle.
 
- Alors ça, je m’en fou royalement !
 
- Mais pas moi Jack ! Dit-elle ferment légèrement énervée.
 
Voyant que Sam commençait à avoir une respiration saccadée par la conversation qui semblait aussi bien l’énerver que l’épuiser, Janet intervint en lançant un regard assez lourd de sens, afin que Jack comprenne qu’il devait arrêter le dialogue avec Sam pour préserver sa santé. Jack, ayant comprit d’un coup d’œil qu’il fallait plutôt la rassurer que continuer cette conversation, cessa tout de suite et essaya de la rassurer afin qu’elle puisse se reposer en toute quiétude. Même si pour sa part il frissonnait de rage intérieurement. Eclater la tronche de ce sale abruti de Simmons ne serait que le juste retour des choses.

- Calmez-vous Sam, ça va aller, je ne ferai rien, c’est promis ! Lui dit Jack en plongeant doucement ses yeux noisette dans son regard bleu océan.
 
Aux mots prononcés de Jack, Sam ferma les yeux et sa respiration devint plus calme. Janet regarda le militaire en lui adressant un léger sourire, lui indiquant qu’il avait bien agit. Le reste du trajet se passa dans le calme, Sam s’était apaisée et avait fini par s’endormir.
 
[13 :46 :57]
Arrivés à la base, Sam fut transportée à l’infirmerie où elle fut préparée pour la salle d’opération afin de lui extraire la balle qui était dans son épaule. Jack fut obligé de retourner à l’infirmerie où Janet lui demanda de s’allonger et de rester là jusqu'à ce qu’elle vienne s’occuper de lui.
Environ une heure plus tard, Janet eut fini d’opérer le capitaine Carter. Elle l’installa à l’écart de façon à ce qu’elle soit au calme. Puis elle rejoignit le colonel O’Neill, afin de lui faire la prise de sang. Jack était resté sagement tranquille. Janet était contente qu’il ait suivi ses consignes pour une fois. Ca changeait un peu de son habitude et ce n’est pas Janet qui allait s’en plaindre. Elle était même ravie de ce fait.
Janet apporta le chariot sur lequel trônait un plateau argenté. Il y avait un kit de prélèvement sanguin et un garrot. Elle demanda à Jack de tendre le bras et de serrer le poing. Il s’exécuta et pour une fois, sans grogner. Puis elle repéra d’abord la veine à piquer et mit le garrot juste au dessus de celle-ci. Sous l’effet du garrot serré, la veine se mit à gonfler. Elle désinfecta le futur point de ponction avec un coton d’imbibé d’alcool, puis elle enfonça lentement l’aiguille dans la veine. Le tube se remplit immédiatement de sang. Le médecin enleva le garrot et le colonel O’Neill desserra le poing. Elle appliqua ensuite un coton imbibé d’alcool au niveau du point de piqûre, et Jack replia son bras. Janet récupéra le tube et se dirigea vers le laboratoire afin d’y préparer l’antidote.
 
[16 :20 :34]
Le docteur Fraiser revint environ trois quart d’heures plus tard, puis elle injecta l’antidote dans la canule de la perfusion du capitaine Carter. Elle retourna ensuite vers le colonel O’Neill, et lui signala que Carter venait d’avoir l’antidote.

- Puis-je aller la voir docteur ? Questionna Jack le cœur rempli d’inquiétude pour son second.
 
- Elle dort encore… et elle a besoin de repos. Vous pourrez allez la voir lorsqu’elle sera réveillée.
 
- S’il vous plait doc ! L’implora-t-il.

- D’accord colonel. Capitula-t-elle en souriant.
 
Janet avait capitulé assez vite, car elle savait au plus profond d’elle-même que Jack était accro au capitaine Carter et qu’elle n’aurait pu l’empêcher d’y aller quand même. A la vue de ce qu’ils avaient traversés ensemble, dans cette histoire, elle leur devait bien ça.
Sam était allongée là, dans ce lit, le visage d’un teint blafard et les yeux fermés. Elle semblait dormir paisiblement, mais son visage avait l’air bien fatigué. Sam ouvrit difficilement les paupières. Sam tenta d'ouvrir ses paupières, mais la douleur qu'elle ressentait dans tout son être, y comprit sa tête, l'en empêcha. Doucement, elle réitéra l'expérience et ouvrit les yeux. Elle vit d'abord le plafond de la chambre, avant de tomber sur le visage inquiet de Jack.
 
- Bonjour ! Dit Jack en souriant.
 
Sam fit un léger signe de tête en réponse au bonjour de Jack. Elle sentait une atroce douleur à la tête, à moins que ce soit plutôt à l’épaule, elle avait du mal à distinguer où la véritable douleur se situait. Elle essaya d’articuler un mot et le fit difficilement.
 
- Bon...jour colo...nel. Essaya-t-elle d’articuler le souffle court.
 
- Comment vous sentez vous ? Lui demanda-t-il les yeux rivés sur son visage d’ange.
 
- Je me sens fati...guée. Dit-elle d’une voix faible, saccadée.
 
- Je vais prévenir le doc que vous êtes réveillée. Lui dit-il en lui adressant un baiser sur la joue Bon retour parmi nous Carter. Vous nous avez manqué !
 
Sam, épuisée, ferma les yeux. Jack revint avec le docteur Fraiser. Cette dernière était contente de la voir réveillée. Elle fit alors les examens et quitta ensuite les lieux, laissant Jack et Sam, seuls.

Quant à Simmons, celui-ci s’était replié dans un coin paradisiaque, loin des Etats Unis. Il y resta quelques temps, le temps que cette histoire soit oubliée.
Mais Jack, lui, ne l’entendait pas de cette oreille. Il s’était promit de le retrouver coute que coute, et qu’un jour ou l’autre, il lui ferait la peau pour tout ce qu’il avait fait subir à son second et à lui même…
 
 
FIN
 
 

La chasse aux Oeufs

le 01/05/2011 à 22h08

 

Titre : La chasse aux œufs

Auteur : Poupette67.

Série : Cross-Over - Stargate SG-1- Supernatural.

Genre/Pairing : Famille - Emotion.

Personnages : Jack O’Neill, Samantha Carter, Sam et Dean Winchester enfant.

Résumé : Après une journée de conférence à Washington, Sam et Jack prennent une chambre dans un motel. Ils font la connaissance de Sam et Dean Winchester.

Saison : Aucun en particulier

Disclamer : Les personnages de la série appartiennent aux créateurs des deux séries.

Note de l’auteur : Petit OS écrit pour le concours n°4 du quartier Stargate SG-1 sur Hypnoweb. En espérant que cette petite fiction vous plaira, je vous souhaite bonne lecture.


La chasse aux œufs

 

Dans un Motel de Washington

En ce week-end de pâques John avait une nouvelle fois laissé ses deux fils au motel le temps de faire la chasse aux vampires. Et comme d’habitude, Dean était responsable de son cadet. Son père lui avait donné des consignes précises et ils devaient impérativement les suivre. Comme à chaque fois, l’aîné essayait de les suivre à la lettre. John laissa donc ses deux fils dans la chambre du motel.
En ce mois d’Avril, la journée avait été des plus belles. Même s’il y avait un peu de vent et quelques nuages par-ci par-là, le temps était clément. Mais en fin de journée, de gros nuages noirs menaçaient de déverser des trombes d’eau. Dean rentrait des courses lorsqu’il se mit à pleuvoir à torrent. En entrant dans la chambre, il enleva sa veste trempée et la déposa sur une chaise afin qu’elle s’égoutte. Sam était installé à la table basse en train de faire ses devoirs. Dean prépara la table puis déballa les sandwiches et posa les chips et les deux canettes de soda. Le repas fut vite avalé. Les deux frères prirent ensuite une douche et se brossèrent les dents avant qu’ils ne s’installent devant la télévision. Les deux heures de sport qu’il avait eu à l’école avaient littéralement épuisé Sam. Si bien qu’au fil des images qui se succédaient, le cadet s’assoupit en quelques minutes. Dean recouvrit son frère avec la couverture et se dirigea vers son lit pour continuer de regarder la télévision. Le programme télé n’était pas très intéressant pour un enfant de son âge. Il s’ennuyait dans cette chambre car il n’y avait rien n’à faire. C’était Samedi soir et au souvenir de la semaine d’enfer qu’il avait vécu dans cette nouvelle école, il se demanda pourquoi il ne pourrait pas se détendre en allant faire un tour. D’autant plus que ce n’était pas la première fois qu’il faisait ça et son père ne l’avait jamais su. Quant à Sammy, il ne s’était jamais aperçu que son aîné sortait pendant son sommeil. Il aimait bien s’octroyer un peu de temps libre. Et puis pour une fois que Sam s’était endormi de bonne heure sans lui poser toute une série de questions. Surtout que Sammy avait le chic pour poser des questions du genre : « Tu crois que Papa sera rentré Dimanche pour faire la chasse des œufs de pâques. » Que pouvait-il lui répondre ?! « Je n’en sais rien sammy, Papa ne m’a pas dit combien de temps il partait.» Mais la plus part du temps une réponse à une question engendrait une autre question et ainsi de suite, jusqu'à ce que Sammy s’endorme. Et ce soir là, Dean qui ne tenait plus en place dans cette chambre, prit la décision de sortir pendant que son petit frère dormait. Il laissa malgré tout un mot sur la table au cas où il se réveillerait en son absence.
La pluie s’était arrêtée. Dean prit sa veste qui était encore légèrement humide, s’assura que Sam dorme à poing fermé et quitta la chambre.

Une trentaine de minutes après le départ de Dean, Sam fut soudainement réveillé par un affreux cauchemar. La sensation de peur était si forte que sa gorge devint rêche. Il se mit à trembler. Ses lèvres se serrèrent l’une contre l’autre et n’esquissèrent plus le moindre mouvement. Il avait le cœur battant à tout à l’allure, transpirant à grosse gouttes. Il alluma la lampe de chevet et scruta la chambre de ses yeux larmoyant. « Dean ? Tu es là ? Dean ? » Hurla-t-il cherchant son frère. Mais il s’aperçu que le lit à côté du sien était vide. Dean n’était pas là, pas là pour le consoler de ce terrible cauchemar. Samantha et Jack qui était à côté de la chambre des deux frères sortir rapidement de leur chambre et se précipitèrent, frappèrent à la porte de la chambre de Sam.

 

- Qui est là ? Demanda-t-il la voix tremblante.

 

- Nous sommes vos voisins de chambre, pouvons nous entrer ?

 

- Non, mon papa ne veut pas que je parle aux inconnus.

 

-Tu peux nous faire confiance nous sommes deux militaires, nous voulons juste entrer pour voir ce qu’il ne va pas. Lui dit Samantha essayant de faire céder le petit garçon à ouvrir la porte.

 

- C’est rien j’ai juste fait un cauchemar. Répondit-il d’une voix saccadé essayant de reprendre une respiration normale.

 

- Tu es tout seul ?

 

- Oui, mon frère n’est pas là, mais il a laissé un mot.

 

- Il dit quoi ce mot ?

 

- Je n’arrive pas à tous lire.

 

- Tu as quel âge ?

 

- Six ans.

 

- Tu es en classe de CP ?

 

- Oui de cette année.

 

- Tu ne veux pas que l'on rentre pour lire le mot de ton frère.

 

- Je n’ai pas le droit d’ouvrir aux inconnus. Répondit-il serrant la couverture de son lit si fort que la jointure de ses doigts le fit souffrir, il se mit à crier « Aïe »

 

- Ça va ? demanda immédiatement Samantha.

 

- C’est rien.

 

- Comment t’appelles-tu ?

 

- Sam, je m’appelle Sam, et vous c’est quoi votre nom ?

 

- Samantha. Ecoute Sam, je vais entrer pour voir si tout va bien. Lui dit-elle en actionnant la poignée de la porte.

 

- Non ! cria Sam.

 

Mais Samantha Carter ouvrit la porte et pénétra dans la chambre, elle se dirigea vers le petit garçon et Jack referma la porte derrière lui. Il avait si peur, qui se mit à serrer encore plus fort la couverture ramenant celle-ci jusqu’au nez.
Ses yeux déjà humides ne purent retenir d’avantage une larme… roulant lentement le long de sa joue pour se perdre dans le creux du pli de ses lèvres. Samantha voyant ce petit bonhomme aux yeux rougi par les larmes, s’approcha de lui lentement en lui murmurant des paroles douces afin de le rassurer. Pendant ce temps Jack attrapa le mot qui trônait sur la table de nuit placé entre les deux lits et parcouru les deux lignes écrite sur le papier.

Sammy, si tu vois ce mot c’est que tu es réveillé, alors ne t’inquiète pas je suis sorti mais je n’en ai pas pour longtemps, retourne te coucher et rendort toi. Dean.

 

- Bonsoir, ne craint rien... Lui dit-elle voyant le petit garçon serré la couverture contre lui.

 

- Bonsoir répondit-il fixant le capitaine Carter dans les yeux.

 

- Son frère est sorti. Informa Jack.

 

- Tu veux me dire pourquoi tu as crié ?

 

- J’ai fait un horrible cauchemar et quand ça m’arrive mon frère me console. Mais ce soir il n’est pas là, pourtant papa lui a dit de veiller sur moi.

 

- Il ne va pas tarder à rentré. Répondit Jack en regardant le petit garçon.

 

- Quel âge à ton frère ?

 

- Il a dix ans.

 

- Où est ton papa ? Demanda Jack.

 

- Parti sur une affaire, mais je ne sais pas quand il reviendra.

 

- Sur une affaire ? Tu sais quelle genre d’affaire ?

 

- Non je ne sais pas, papa ne me dit jamais rien.

 

- Vous êtes tous seuls ?

 

- Oui, mais Dean s’occupe très bien de moi. Dit Sam les yeux remplis de larme.

 

- Écoute on va rester avec toi jusqu’à ce que ton frère revienne, d’accord.

 

Sammy acquiesça d’un signe de tête.
Jack posa ses fesses sur la chaise qui trônait devant la table près de la fenêtre et Samantha resta assise près de Sammy. Il se rallongea, Samantha lui déposa un doux baiser sur la joue et borda l’enfant, se sentant rassuré le petit Sammy ferma alors les yeux puis s’endormi quelques minutes après. Sam rejoignit Jack à la table, puis ils discutèrent.

- Je ne comprends pas comment un père peut laisser deux enfants seuls pendant plusieurs jours.

 

- Ils n’ont pas l’air malheureux.

 

- Oui peut-être, mais on ne laisse pas des enfants de cet âge seuls !

 

- Carter, son frère à dix ans et à cet âge on est capable de se débrouiller tout seul.

 

- Et si on leur proposait de faire une chasse aux œufs de Pâques ?

 

- Carter ! Sérieusement ? Une chasse aux œufs de Pâques ? lui dit-il en souriant.

- Ben quoi ?

 

- Et où allez vous trouver des œufs en chocolat à cette heure ci ?

 

- Il n’est que 22h00 et les boutiques des stations services sont encore ouvertes à cette heure, on peut toujours allez chercher des chocolats que l’on cachera demain matin de bonheur.

 

- De bonheur ?! Demain c’est dimanche Carter et j’aurais bien aimé faire la grâce matinée.

 

- Ce n’est pas grave c’est moi qui irai les cacher.

 

- Et où ?

 

- Sur le parking.

 

- Et qui va allez chercher les chocolats ? Demanda Jack.

 

- Vous mon colonel. Répondit-elle avec le sourire.

 

- Ben voyons. Que dois-je prendre ? Dit Jack en soupirant en se levant de sa chaise.

 

- Des œufs ou des lapins, enfin tout ce que vous trouvez en chocolat.

 

Jack sorti de la chambre monta dans son 4X4 noir puis s’arrêta à la première station essence qu’il trouva. Il stoppa son véhicule devant la boutique. Il ouvrit la porte et entra, il chercha le rayon des confiseries, lorsqu’il le trouva il prit, deux grands sachets d’œufs aux chocolat blanc fourrés aux praliné, puis deux gros œufs avec une surprise à l’intérieur, mais également des bonbons assorti ainsi que des lapins en chocolat au lait, cloche de chocolat noir et des poules aux trois chocolats avec des petits œufs. Il paya le tout à la caisse et sorti avec les bras chargé de paquets, il déposa toutes ces confiseries dans le coffre de sa voiture et retourna au motel. Il reprit tous les paquets qu’il emporta dans sa chambre. Quelques minutes plus tard Jack entra doucement dans la chambre de Sammy.
Durant le temps où Jack était parti chercher les friandises, Samantha contemplait Sammy qui dormait paisiblement, parfois il avait des soubresauts et gémissait dans son sommeil, mais quelles images terrifiantes dans son cauchemar avait-il eu pour hurler si fort. Jack quant à lui arriva doucement dans la chambre.

- Alors Carter, le grand frère n’est toujours pas rentré. Lui demanda-t-il à voix basse pour ne pas réveiller le petit garçon.

 

- Non. répondit-elle à voix basse.

 

- Il n’est que 23h00 ce n’est pas si tard.

 

- C’est déjà bien assez tard pour un enfant de dix ans. Vous avez trouvez des chocolats ?

 

- Oui, j’ai pris un peu de tout.

 

Il n'avait pas beaucoup de chemin à faire pour rejoindre sa chambre de motel et son petit frère qui y dormait. Il pressa le pas, car même s'il avait besoin de s'éclipser de temps en temps pour respirer il n'aimait pas laisser Sam tout seul plus d'une heure. Il arriva sur le pas de la porte et quand l'enfant sortit ses clés pour l'ouvrir il vit la lumière passer en dessous. Son cœur commença à battre de plus en plus rapidement pourtant cette lumière pouvait juste signifier que son cadet s'était réveillé. Soudain la Dean attrapa la poignée de la porte et ouvrit celle-ci doucement. Voyant les deux étrangers attablé, Dean se mit sur la défensive.

 

- Qui êtes-vous ? Et que faites vous dans notre chambre ? Demanda immédiatement le jeune garçon en reprenant son souffle.

 

- Nous sommes les deux militaires de la chambre d’à côté, voici le capitaine Samantha Carter et je suis le colonel Jack O’Neill. Expliqua rapidement Jack.

 

- Et nous sommes venus ici, parce que ton frère à hurlé plusieurs fois. Reprit Samantha.

 

- Il a encore fait un cauchemar... Dit-il doucement en tournant la tête vers son petit frère.

 

- Encore ! Ce n’est donc pas la première fois qu’il en fait ? Demanda Carter.

 

- ça ne vous regarde pas ! fit Dean sur un ton légèrement agressif.

 

- Peut-être que cela ne nous regarde pas, mais ton frère était terrorisé par ce cauchemar et tu n’étais pas la pour le consoler.

 

- Où est ton père ? Demanda Jack en fixant Dean.

 

- Parti pour quelques jours.

 

- Parti pour faire quoi ?

 

- Si je vous le disais vous ne pourriez pas comprendre.

 

- Essayes.

 

- Non, je n’ai pas envie, je suis fatigué et je voudrais que vous quittiez notre chambre que je puisse dormir.

 

- Surtout ne dit pas merci... Grogna Jack à voix basse mécontent du comportement du jeune Dean.

 

Dean qui n’avait pas entendu la réflexion alla directement dans la salle de bain se laver les dents et puis se glissa sous la couette et s’endormi.

 

- Aller on y va monsieur, laissons le dormir. Au revoir Dean. Dit-elle en agrippant la poignée de la porte.

 

Les deux militaires entrèrent dans leur chambre respective. Samantha mit le réveil à 6h30 pour qu’elle puisse aller cacher les chocolats que Jack avait été acheté.
Le soleil se leva doucement dans la petite chambre de motel. Samantha se réveilla et prit rapidement une douche puis sortie cacher les chocolats. Elle en dissimula un peu partout sur le parking.
Vers 7h00 les doux rayons de lumière passèrent leur chaleur sur le visage angélique du plus jeune et celui-ci s'éveilla doucement, il bailla à se détacher la mâchoire et s'assit sur son lit. D'un coup comme un enfant qui se souvient que ce matin le papa noël est passé, Sam sourit et couru sur le lit de l'ainé puis sauta dessus pour le réveiller en lui criant « C’est Pâques ! C’est Pâques ! » Et qu'il fallait se lever avant que le soleil ne fasse fondre tout les chocolats que leur père avait cachés. Dean se réveilla et, comme un adulte qui s'apprêtait à dire à un enfant qu'en faite... Le papa noël n'existait pas, il regarda son petit frère les yeux encore embué de sommeil, puis se mit assit sur le lit en baillant tout en se passant la main dans les cheveux.

 

- Ecoute Sammy... Papa n'est pas encore revenu de son travail, alors... Je suis désolé... Mais cette année le lapin n'a pas pu venir pour nous... Lui dit-il en le fixant dans les yeux.

 

- Mais ? Pourquoi ! On a été sage ... Et Dean... J'adore le chocolat... J'attendais ce jour depuis longtemps ! Répondit-il les yeux larmoyant.

 

- Oui... je... Je sais Sammy... Mais ...

 

Alors qu'il s'apprêtait à renchérir pour consoler son petit frère sur lequel quelques larmes commençaient à couler. Quelqu’un frappa trois petits coups à la porte, Sammy se précipita en courant vers celle-ci et ouvrit avant même que Dean est eu le temps de lui dire « Non ». Lorsque Sammy ouvrit la porte il sauta de joie en voyant que Jack et Samantha était devant la porte.

 

- Nous pouvons entrer ? Interrogea Samantha.

- Oui ! Dit Sam enthousiaste.

 

- Non ! Cria Dean, par très heureux de voir les deux militaires entrer dans la chambre.

 

- Alors les enfants prêt à aller chasser les œufs de Pâques ?

 

Le visage du plus jeune s'illumina tandis que celui de l’ainé se changea en une mimique adorablement perplexe. Mais il comprit rapidement que les deux adultes présents, qu'il ne connaissait pratiquement pas, mais qui avait été là pour son frère cette nuit, avaient aussi compris l'importance de cette fête pour Sam.

 

- C’est vrai le lapin de pâques est passé ? Répondit Sammy avec un sourire béat.

 

- Oui, je viens de le voir partir. Lui répondit Jack en souriant.

 

Il attrapa la main de son ainé et il l'entraîna à sa suite en courant sur le parking. Le petit s'arrêta cependant au milieu avec son frère alors que Jack et Sam se placèrent sur le petit muret à coté de la chambre pour observer les deux enfants.
Sam faisait sa moue de réflexion et arqua son sourcil pour montrer qu'il était en pleine conversation avec lui-même.

 

- Sammy ? Euh tu fais quoi ? Demanda Dean surpris.

 

- Ecoute Dean je pense que les œufs sont bien cachés et qu'il va nous falloir un bon plan pour tous les dénicher !!!

 

- Oookkk, tu proposes quoi ?

 

- Faut les prendre par surprise !!!! Dit Sam en courant sur sa gauche Vas à droite Dean !

 

Le petit frère s'égaya rapidement dès qu'il eut enfin trouvé son premier œuf. Celui-ci ne fit pas long feu car à peine l'avait t-il découvert qu'il fut dévoré. Quelques minutes passèrent et Sammy arriva bientôt vers son frère les bras remplis d'œufs et de lapins bleus, jaunes, rouges, de toutes les couleurs. Dean sourit à la vue de son petit frère si heureux.

 

- Hé bien Sammy, où tu les as trouvés ?

 

- Sous l'escalier qui mène à la chambre il y avait ces deux là. Puis là-bas dans le pot de fleur j'ai trouvé ce lapin, mais il était bien caché je suis passé devant plusieurs fois avant de le repérer !!

 

- Tu les as tous eu p'tit frère ! Bravo. Fit Dean.

 

Alors que Sam s'apprêtait à retourner dans la chambre ses petits bras déjà bien chargé de chocolat, Jack lui glissa doucement à l'oreille « Tu es sur d'avoir tout trouvé petit chasseur de chocolat ? »

 

L'enfant fit un sourire encore plus imposant que le premier. Il donna tout les œufs qu'il avait déjà trouvés à Samantha qui les lui garda en rigolant. Sammy courra vers son frère.

 

- Yen a d'autres !

 

- On a cherché partout Sammy ...

 

- Non, non je suis sur qu'on a oublié un coin.

 

Les deux enfants se séparent et les adultes les virent mettre la tête partout et tâtonner sous toutes les voitures pour trouver les précieux chocolats. Une dizaine de minutes plus tard les frères revinrent l'un vers l'autre et, dans une posture adorable, ils croisèrent en même temps leur bras sur leur poitrine. Avant que le cadet n'ouvre la bouche Dean écarquilla les yeux et prit la tête de son frère d'une main et la tourna vers ce qu'il fixait. Là sous la belle voiture noire comme aimait Dean était placé un énorme lapin emballé de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Sam et Dean se regardèrent alors en même temps et ils coururent vers la voiture le plus jeune attrapa le lapin et le souleva en l'air comme une coupe qu'il venait de gagner. Il couru en trombe vers les deux adultes et le souleva encore pour leur montrer ce lapin énorme dont il semblait si fier.

 

- Hé regardez ça !! Il est vraiment gros !!

 

Jack ébouriffa les cheveux de Sam qui rentra dans la chambre suivit de prêt par son ainé et les adultes. Le petit posa avec maladresse le lapin sur la table entouré de tous les autres. Il contempla son butin et avait l'air très heureux.

 

- Bravo Sammy ! Tu as bien mérité d'attaquer le lapin. Lui dit-il en lui ébouriffant les cheveux.

 

- Tu crois ?

 

- Ouaip !

 

Après cette matinée bien chargée ce ne fut pas trop demander aux deux enfants que de manger plein des chocolats qu'ils avaient ramassé. Samantha et Jack étaient assis sur les autres chaises et les regardaient manger avec bonheur. Sam allait engloutir les pauvres oreilles du plus gros des lapins quand il s'avança vers les adultes et leur tendit le lapin avec douceur. Samantha lui fit un large sourire et l’embrassa tendrement sur le front, Jack quant à lui, voyant ces deux enfants si joyeux et comblé de bonheur, se mit également à sourire.

 

- Je crois que Sammy est très content d'avoir autant de chocolat mais qu'il se dit qu'il est encore meilleur quand il est partagé.

 

Les adultes regardèrent l'ainé et tous souriraient et croquèrent en même temps dans leur chocolat. Dean prit son frère sur ses genoux et lui glissa à l'oreille qu'il était vraiment le meilleur chasseur qu'il connaissait. Quelques heures passèrent et les deux militaires furent obligés de partir pour retourner à la base. Avant de s’en aller Samantha regarda avec tendresse les deux enfants auxquels, il est vrai, elle s'était attachée en peu de temps. Sammy aurait voulu qu’ils restent plus longtemps, mais cela était impossible, les deux adultes avaient de la route à faire jusqu’à Cheyenne Mountaine. C’est avec un pincement au cœur que tous se quittèrent. Sur la route du retour Samantha s’était endormie un fin sourire sur les lèvres, elle avait la tête appuyée sur la vitre. Jack la regarda tendrement tout en souriant et se dit qu’elle avait eu une très bonne idée pour ces deux enfants. John arriva dans la ville de Washington aux alentours de 00h30, il était épuisé et courbaturé par cette chasse aux vampires. Lorsqu’il entra dans la chambre, ses deux fils dormaient profondément, ils avaient sur leurs visages paisibles un sourire d’ange. John les contempla quelques secondes en souriant, avant de poser son sac sur la table, il arrêta son geste lorsqu’il réalisa que celle-ci était encombrée de chocolat de toute sorte. « Mais qu’est ce que c’est que tout ça ? Où ont-ils eu ces chocolats ? » Pensa-t-il. Epuisé comme il l’était il n’eu pas le courage de réveiller Dean pour une explication, surtout à cette heure tardive. Il se déshabilla puis se glissa dans les draps et s‘endormi...

 

 

Infesté

le 27/04/2011 à 18h14

Deuxième essai de Drabbles celui-ci est basé sur l'épisode 202 de stargate SG-1, lorsque Samantha Carter se fait infesté par un symbiote Tok'ra.

Infesté

J’ai ressentis des picotements dans la gorge, puis vint une puissante douleur dans mes pensées parsemées et écorchées, par la peur de cet être visqueux qui a prit possession de mon corps et mon esprit. J’ai une impression bizarre de flotter dans mon propre esprit et je ne peux pas interagir avec cette créature. Une sensation d’impuissance m’envahit, je commence sérieusement à angoisser. Cette impuissance me donne le sentiment d’être démuni, j’ai comme l’impression d’être dépouiller d’une partie de moi-même. Brusquement je tombe dans un gouffre noir, le sol se rapproche et lorsque je le touche tout s’éclaire. Je suis en vie.

Piégé

le 26/04/2011 à 20h42

DRABBLES : Il s'agit d'une fanfiction qui compte 100 mots.


Voici donc mon premier essaie.


Série Stagate SG-1


Drabbles basé sur l’épisode 215 et ce que Jack O'Neill a pu ressentir lorsqu’il se fait prendre la tête par l’appareil ancien.


Piége


Mes mains s’approchent et touchent l’objet qui emprisonne ma tête. Je suis prisonnier de cet engin extraterrestre, dont je n’arrive pas à détacher mes yeux de ce phénomène d’illusion lumineuse que j’entrevois. Époustouflé de par ce spectacle surnaturel, je ne peux rien tenter pour m’extraire de cette machine, qui désormais, perce mes pensées, qui sont devenues douloureuses. Tout semble brouillé dans ma tête. Mes tempes martelées par la puissance du sang brassé par l’angoisse que j’éprouve. Cette sensation est incomparable et terrifiante. Puis soudain, tout est noir. La seule chose que je capte, ce sont les voix de mon équipe...

Piqûre Mortelle

le 24/04/2011 à 12h35

 

Titre : Piqûre Mortelle.

Auteur : Poupette67

Série : Stargate SG-1.

Genre/Pairing : Aventure.

Personnages : Jack, Sam, Daniel, Teal’c, Janet et Hammond.

Résumé : L’équipe SG-1 explore une planète glacière, celle-ci est peuplée de créature hors du commun, ce qui va mettre la vie en danger d’un membre de l’équipe.

Saisons : Les premières.

Mentions légales : Les personnages de la série appartiennent aux créateurs et à la MGM.

Note de l’auteur : Voici ma première fiction courte sur la série Stargate SG-1, j’avais envie d’essayé d’écrire un OS sur cette série, car c’est une série que j’affectionnais il y a quelques années et que j’aime toujours, surtout avec les rediffusions sur le câble, je suis aux anges.
Ayant l’habitude d’écrire des Os et des Fictions sur la série Supernatural, j’espère que cette première fiction sur SG-1 vous plaira. Je vous remercierai donc par avance pour votre indulgence. Tout commentaire constructif sera le bien venu.

 

                                                   Piqûre mortelle

L’équipe SG1 est dans la salle commande. Le contact est établit entre les deux mondes. Le vortex est ouvert et la sonde M.A.L.P est sur le point de traverser la porte. Tous les membres de SG1, ainsi que le général Hammond avaient les yeux rivés sur l’écran de l’ordinateur. Les premières images dévoilèrent un environnement glacier où la neige tombait à gros flocons. Le M.A.L.P continua son exploration et ne révéla aucun signe de vie. N’ayant apparemment aucun danger, le général Hammond décida d’envoyer SG1, ce qui ne ravi pas Daniel, qui ne supporte pas d’être au froid.
L’équipe se prépara donc à explorer cette planète sous le code P2X125.
Tous les membres sont dans la salle d’embarquement sauf Daniel qui n’est pas encore prêt et que Jack, Samantha et Teal’c attendent.

- Daniel, dépêchez vous, on vous attend depuis plus de dix minutes. Cria Jack.

- Oui, oui j’arrive.

Lorsque Daniel arriva dans la salle d’embarquement, les membres de l’équipe le regardèrent de la tête aux pieds. Et pour cause, il s’était habillé pour les circonstances en rajoutant à son uniforme un bonnet et une écharpe en laine.

- Euh Daniel ? C’est quoi cet accoutrement ? Dit Jack d’un air moqueur.

- Rigolez pas Jack, je n’ai tout simplement pas envie d’attraper froid, mes allergies me suffisent.

L’équipe étant prête, ils traversent le flux bleu de la porte des étoiles. De l’autre côté, le froid régnait et Daniel se mit à éternuer à plusieurs reprises.

- Dites on va rester longtemps ?
Osa demander Daniel.

- Daniel ! Ne commencez pas à vous plaindre. Parce qu'on restera le temps qu’il faudra pour explorer cette planète. Autant vous faire à l’idée de rester un ou deux jours.
Lui dit Jack d’un air légèrement moqueur.

- Non, vous rigolez là ! Un jour ou deux dans ce froid ! Et où comptez-vous vous abriter pendant ce temps ? répondit-il en grelottant.

- Daniel.

- Quoi ?

- Contentez vous de faire votre boulot d’archéologue et sans un mot.


L’équipe continuait d’avancer lentement, leurs pieds s’enfonçaient dans l’épaisse couche de neige, après quelques mètres dans ce froid glacial, ils pénétrèrent dans une forêt dont les arbres étaient d’une taille démesurée. L’équipe paraissait tout petite devant ces immenses géants de bois. Dans cette gigantesque forêt, les arbres avaient un feuillage rouge épais et la neige qui était tombée dessus, empêchait la lumière de passer au travers. La neige était moins épaisse que dans la plaine qu’ils venaient de traverser, les arbres ayant empêchés quelques flocons de passer, ce qui avait donné au sol terreux un aspect laiteux glissant. Le lieu étant sombre l’équipe avait allumé leur lampe. Ils avançaient donc dans cette pénombre, scrutant cet endroit, lorsque soudain ils entendirent un bruit.

- Vous entendez ? Fit Samantha Carter.

- Oui, on dirait des sifflements d’insectes. Répondit-il le colonel O’Neill.

- En effet se sont bien des sifflements, mais je ne crois pas que ce soit des insectes.

- Merci pour cette précision Teal’c.

- De rien Colonel O’Neill.

- Mais d’où ça vient ?
Demanda Sam, scrutant les environs en levant les yeux vers la cime des arbres.

- Je ne sais pas, mais je trouve que ce n’est pas très rassurant.
Fit Daniel des trémolos dans la voix, qui tremblait de froid.

Soudain le sifflement devint strident et s’amplifia, dans l’instant qui suivit, la terre s’effondra sous les pieds de Daniel, celui-ci hurla puis se fût une chute vertigineuse d’environ dix mètres, qui l’entraina au fond d’un gouffre, lorsqu’il percuta le sol, un craquement se fit entendre au niveau de sa jambe droite et sa tête percuta violemment la grotte dans laquelle il était tombé. L’équipe s’approcha du cratère et Samantha se mit à terre tandis que Jack et Teal’c éclairèrent le fond du gouffre, afin qu’elle puisse y voir plus clair.

- Daniel ! Daniel ! Vous m’entendez ? Hurla Sam.

- Carter vous le voyez ?

- Oui mon colonel, il semble ne plus bouger.


Daniel étant inconscient, les trois membres de SG-1 prirent la décision de faire descendre quelqu’un.

- Teal’c aidez moi, on va le remonter.

- Qui va descendre pour l’aider ? Demanda le capitaine Carter.

- Vous Carter.

- Moi ?


- Oui, vous êtes la plus légère et la plus compétente.

- Ok, monsieur.

Les deux hommes préparèrent les cordes en attachant celle-ci à un arbre. Sam passa la corde autour de sa taille et se mit à terre, puis glissa lentement dans le gouffre. Jack et Teal’c retenait la corde pendant la descende de Sam. Entre temps une araignée géante ayant senti le sang de Daniel qui s’écoulait de sa plaie, vint à sa rencontre, elle s’approcha de lui et le piqua derrière l’oreille. Cette piqûre douloureuse pour le sujet, fit bouger Daniel qui se mit à gémir. L’araignée voyant que celui-ci se réveillait et que au dessus d’elle les voix s’amplifiait, elle fit demi-tour et repartit dans son repère.
Quant à Daniel, il revenait lentement à lui. Son visage blafard était baigné par la faible lumière qui venait de l’ouverture au dessus de lui. Il était étendu sur le dos, les bras posés négligemment le long de son corps et ses mains étaient perdues sur le sol glacé de cette grotte. Maintenant que son corps se réveillait, une douleur lancinante se fit sentir, il avait un terrible mal de tête, sa jambe droite était très douloureuse. Et pour cause il avait une profonde entaille qui ne cessait de saigner. Daniel tenta d’ouvrir une paupière, mais il avait une terrible envie de dormir. Cela était certainement dû au choc qu’il avait reçu à la tête. Il tenta une nouvelle fois d’ouvrir progressivement les yeux, lorsque sa vue s’ajusta enfin, il distingua une forme à quelques mètres de lui, c’était Sam qui descendait à sa rencontre.

- Daniel ? Vous m’entendez ?

- Sam ?
Bafouilla-t-il.

- Comment vous sentez vous ?


- Ma jam...be droite me fait terri...blement mal et j’ai froid, répondit-il dans un souffle.

- Je vais regarder ça.

Sam examina la jambe de Daniel et lorsqu’elle toucha sa jambe, il hurla. Elle s’excusa auprès de Daniel, pour lui avoir fait mal.

- Désolé. Vous avez une fracture ouverte. Va falloir vous faire une attelle, pour vous sortir de là.

- Super...

- Carter comment va Daniel ?

- Il est réveillé et il a une fracture ouverte. Il faut lui faire une attelle pour le sortir de cet endroit.


- Ok, vous avez besoin de quelque chose ?


- Des grosses branches, pour faire l’attelle.


- Ok, on va vite vous trouver ça.

- Dépêchez vous !

- On va faire aussi vite que l’on peut Carter.


Pendant ce temps Carter s’occupait de la jambe de Daniel, elle lui présenta de l’ibuprofène.

- Tenez, de l’ibuprofène.

- Non, merci, j’y suis allergique, vous n’auriez pas du paracétamol ?


- Non je suis désolée. Je vais devoir vous enlevez votre chaussure et votre chaussette.

- Ok, mais allez-y doucement. Répondit-il en grimaçant.

- Je vais faire du mieux que je peux. Vous êtes prêt ?

- Euh... pas vraiment. Souffla-t-il en serrant les dents, sachant pertinemment que la douleur qu’il allait devoir supporter serait atroce et qu’il devait s’y préparer.

Sam prit la cheville de Daniel entre ses mains puis elle délassa sa chaussure. Lorsqu’elle l’enleva, Daniel fit une large grimace, suivit d’un cri. Au vu de la douleur qu’il venait de supporter Sam attendit quelques secondes avant d’enlever le reste. Elle savait que l’archéologue souffrait le martyr mais elle n’avait pas d’autre choix. Quand elle ôta la chaussette, il ne pu se retenir de hurler tellement la douleur était insupportable.

- Ahhhhhhhhhh, ça fait un mal de chien ! Vociféra Daniel en mettant sa main sur son visage.


- Désolée, Daniel. S’excusa-t-elle. Je vais devoir arrêter l’hémorragie et vous faire un pansement, avant d’immobiliser votre jambe dans l’attelle.

- Je... sais... Fit Daniel reprenant son souffle.

- Je suis désolée par avance pour la douleur que vous allez devoir encore supporter. Je vais faire le plus doucement possible. Je peux commencer ?

- Ai-je le choix ?

- Pas vraiment.


Sam sorti de la trousse de secours un antiseptique prêt à l’emploi qu’elle appliqua sur la plaie. Au contact de celui-ci Daniel hurla à en perdre le souffle. Même si les hurlements de Daniel, lui faisait mal au cœur, Sam continua de pratiquer les soins. Lorsqu’elle eut fini de soigner la jambe de l’archéologue, Jack et Teal’c arrivèrent avec des branches.

- Carter.

- Oui monsieur.

- Nous avons les branches.

- Descendez les-moi !


Jack attacha le fétu de branchage à la corde et fit descendre le tout à Sam.

- C’est bon mon Colonel.

Sam mit une branche de chaque côté de la jambe de Daniel et mit un bandage de façon à tenir le tout, une fois ceci fait, elle demanda à Jack de lui descendre la corde.
Avec la corde Sam fabriqua un harnais puis elle aida Daniel à se relever du sol, afin de lui passer le harnais entre les jambes. Daniel avait toujours ce mal de crâne et le fait de se lever avait provoqué un vertige qui le fit vaciller et pour ne pas faire tomber Sam qui le soutenait, il bascula son corps en arrière et s’appuya contre la paroi de la grotte.

- Mon Colonel, vous pouvez le remonter.

Dès que Teal’c et Jack entendirent Sam, ils remontèrent lentement Daniel du gouffre. Quelques minutes plus tard Daniel toucha le sol neigeux. Jack le détacha et lança la corde à Sam pour la sortir de cette caverne.
Sam commença à s’attacher, lorsque soudain un bruit attira son attention, elle pointa sa lampe torche en direction du bruit et ce qu’elle vit la fit frissonner. L’ombre sur la paroi de la grotte était énorme. Elle ne mit pas longtemps à s’attacher et demanda aux deux hommes qui l’attendaient à la surface de la remonter rapidement.

- Mon Colonel ? Vous pouvez me remonter. Dit-elle des trémolos dans la voix.
Au son de sa voix Jack avait comprit que quelque chose n’allait pas.

- Mon Colonel, dépêchez vous, il y a une énorme bestiole, qui s’approche. Cria-t-elle paniqué.

- Aller Teal’c on se dépêche.

Plusieurs minutes plus tard Sam fut remonté. Toute l’équipe étant réunie ils se dirigèrent vers la porte des étoiles.

Le Capitaine Carter entra l’adresse de la base. Mais le vortex refusa de s’ouvrir, elle essaya cinq fois avant que celui-ci daigne s’ouvrir. L’équipe pénétra dans le passage bleu.

- Activation extérieur de la porte. C’est SG1 mon général.

- Ouvrez l’iris.

Toute l’équipe arriva à la base, ils étaient frigorifiés et tremblaient tous de froid.

- Une équipe médicale, demanda immédiatement Samantha.

L’équipe médicale arriva très vite auprès de Daniel qui était désormais inconscient, celui-ci fût emmener immédiatement à l’infirmerie où le Docteur fraisier l’examina.

- Que s’est-il passé ? Questionna le général Hammond.

- Nous explorions la planète lorsque le sol où se trouvait Daniel à cédé sous ses pieds. Il a fait une chute d’une dizaine de mètres dans une caverne. Répondit le Colonel O’Neill.

- Je vous attends en salle de débriefing dans deux heures. Stipula le général Hammond.

- Bien mon général.

A l’infirmerie Daniel fut mit sous perfusion et emmené en chirurgie. Pendant ce temps les trois membres de SG1, partirent se réchauffer sous une douche. Une heure plus tard Jack, Sam et Teal’c se rendirent à l’infirmerie pour avoir des nouvelles de leur ami.

- Comment va-t-il Docteur ? Demanda Jack.

- L’opération s’est bien passée, il a encore de la fièvre, mais tout devrait rentrer dans l’ordre d’ici deux jours. On peut dire qu’il a eut de la chance.

Huit heures plus tard Daniel se réveilla doucement, lorsqu’il ouvrit les yeux, sa vue était flou, il avait un affreux mal de tête qui lui tambourinait l’intérieur du cerveau et il ne sentait plus sa jambe.

- Docteur Fraiser il se réveille. Signifia une infirmière.

- Daniel ? Comment vous sentez vous ? Lui dit-elle en examinant ses pupilles.

- Je me sens fatigué, j’ai... mal à la tê...te et ma jambe droite est plutôt lourde. répondit-il dans un souffle.

- C’est normal vous avez encore un peu de fièvre ceci est dû à votre blessure. Vous vous rappelez ce qui s’est passé ?

- Vaguement. Nous étions sur une planète glacière et... que je me suis blessé en tom...bant dans un gou...ffre. Souffla-t-il.

- Oui, c’est exact ! Vous aviez une fracture ouverte que j’ai réduite, votre jambe est donc plâtrée pour un mois. Vous allez...

- Devoir rester ici, pendant ce temps !
Souffla-t-il, ayant prit la parole pour finir la phrase que Janet Fraiser avait commencée.

- Oui, c’est bien ça.

- Quand pourrais-je sortir de l’infirmerie ? Demanda-t-il.

- Lorsque vous n’aurez plus de fièvre.

- C'est-à-dire ?

- D’ici un jour ou deux.


- Super !

- Je vais vous laisser vous reposer.

- Merci Docteur.


Le lendemain matin le docteur Fraiser vint examiner Daniel, celui-ci n’ayant plus de fièvre, elle l’autorisa à sortir de l’infirmerie dans l’après midi. Mais il devait impérativement suivre les consignes. Il devait se reposer le plus possible et venir à l’infirmerie prendre son traitement à heures fixe. Daniel n’avait rien contre ces directives imposées par Janet. Lorsque le moment de sortir arriva, c’est Jack qui lui apporta le fauteuil roulant, suivi de Sam et Teal’c.

- Docteur c’est vraiment nécessaire.

- Oui Daniel, c’est impératif, vous pourrez marcher avec des béquilles qu’à partir de demain.


Daniel ne broncha pas et acquiesça d’un mouvement de tête. Teal’c l’aida à s’assoir dans la chaise roulante.

- Alors content d’être sorti. Lui demanda Sam avec le sourire.

- Oui, mais je suis HS pour les missions pendant un mois.

- Ce n’est pas grave, vous pourrez toujours m’aider pour la traduction des objets.

- Vous avez raison Sam, je me rendrais utile.


- D’ailleurs j’aimerais commencer, vous voulez m’aider ?

- Je vous remercie beaucoup Sam, mais j’aimerais me reposer. On peut voir ça demain.

- Aucun souci Daniel.
Lui répondit-elle en arrivant dans sa chambre.

Teal’c l’aida à s’allonger dans son lit. Puis ils laissèrent Daniel se reposer et vinrent le rechercher le soir pour le ramener à l’infirmerie pour son traitement puis ils partirent tous au mess pour dîner. La fin de soirée se passa dans le calme. Daniel fut ramené dans ses quartiers, quant aux autres membres de l’équipe, chacun se dirigea vers ses quartiers, sauf Carter qui voulait absolument finir d’étudier l’objet qu’ils avaient ramené quelques semaines plus tôt.
Cette nuit là Daniel fit un terrible cauchemar.

Il s’était retrouvé catapulté dans cette grotte lugubre où la pénombre envahissait le lieu. Cet endroit était vraiment effrayant et pas rassurant. Malgré sa peur, il n’avait pas d’autre choix que d’avancer. Il fallait à tout prix qu’il sorte de cet endroit sordide qui lui donnait la chair de poule. Il avançait prudemment dans ce boyau de roche tout en scrutant autour de lui. La méfiance dans ce lieu était de mise. Soudain il sentit une odeur qui envahit ses cavités nasales.
L’odeur était putride et âcre, ce qui signifiait qu’il y avait certainement quelque chose devant lui. Son cœur se mit à palpiter plus vite, son souffle se fit court, il sentait la peur l’envahir, sans rien pouvoir faire. Soudain il vit une ombre énorme, celle-ci s’avança lentement dans sa direction. Il senti la panique monter en lui. Quelques gouttes de sueurs perlèrent sur son front, descendirent le long de sa joue pour se perdre dans son cou, il fit demi tour et courut aussi vite qu’il le pouvait, mais quelques mètres plus loin il s’étala de tout son long sur le sol graniteux gris, déchirant au passage son pantalon. Dans sa chute il perdit ses lunettes, il tata le sol froid pendant quelques secondes avant de pouvoir les trouver et se relever pour continuer son chemin. Mais cette énorme ombre s’était rapprochée de lui. Lorsqu’il vit ce qui arrivait devant lui, il tenta de se relever du sol, mais trop tard l’affreuse bête géante à huit pattes, lui agrippa la jambe, lui transperçant le membre, qui sous l’effet de la blessure, se mit à saigner abondamment laissant sur le sol graniteux une marre rouge. Daniel hurla de terreur et de douleur, puis se fut le trou noir.


Il se réveilla en sursaut, transpirant à grosse gouttes, sa tête le faisait affreusement souffrir, il sentit un frisson lui parcourir le corps et sa vue était devenue floue. Il mit quelques minutes avant de pouvoir reprendre une respiration normale. Malgré son mal de tête, il essaya de se mettre assis sur le bord de sont lit, pour prendre son fauteuil roulant afin d’aller se rafraîchir. Il n’eut pas le temps de l’atteindre qu’il fut prit d’un vertige qui le fit tomber au sol et le plongea dans l’inconscience.
Le lendemain matin toute notre équipe SG-1 se retrouva au mess pour le petit déjeuné, sauf Daniel qui était absent.

- Daniel n’est pas là ? S’étonna Jack.

- Avec ce qu’il a subit, il a besoin de repos.

- Vous avez raison Carter vaut mieux le laisser tranquille pour le moment.

- J’irais le voir tout à l’heure. J’aurais besoin de lui pour une traduction.

- C’est une bonne idée Carter, ça lui changera les idées.


Dans l’après midi Samantha Carter prit la direction des quartiers de Daniel, elle arriva devant sa porte et frappa deux coups secs. Mais aucune réponse ne vint à ses oreilles. Elle renouvela son geste, mais ne reçut pas de réponse. Elle saisit la poignée de porte et l’entrouvrit « Daniel ? Daniel, vous êtes là ? » Lorsqu’elle pénétra dans la chambre elle vit Daniel étendu sur le sol. Son premier réflexe, fut de prendre le combiné du téléphone et d’appeler l’infirmerie.

- Ici le Capitaine Carter, il me faut une équipe médicale dans la chambre de Daniel !

L’équipe médicale arriva en quelques minutes, ils transportèrent Daniel à l’infirmerie où il fût examiné par le docteur Fraiser. Janet lui fit tout un tas d’examen bilan sanguin complet, I.R.M. Puis elle remarqua une tuméfaction au niveau de son oreille gauche. Lorsqu’elle examina de plus prêt elle vit un petit gonflement rouge sur le quel il y avait un trou, dont il s’écoulait un liquide blanchâtre. Elle prit un écouvillon qu’elle enfila dans le petit orifice et préleva le fluide. Sam, Jack et Teal’c, attendirent dans le couloir. Jack qui n’en pouvait plus d’attendre, décida d’aller voir s’il pouvait avoir de nouvelles de Daniel. Au moment de franchir la porte, Janet poussa celle-ci.

- Aiiiiiiiie ! Hurla Jack qui venait de recevoir la porte dans la figure.

- Pardon mon Colonel. Je suis désolée. Ça va ?

- Ça fait mal, mais ça va passer. Lui répondit-il en se maintenant le nez.

- Mais que faisiez-vous derrière la porte ?

- J’allais à votre rencontre.

- Comment va Daniel ?
Demanda Sam.

- Je vais informer le général, vous voulez m’accompagner ?

- bien sûr.


Tout le monde arriva en salle de débriefing et Janet Fraiser commença à expliquer les symptômes de Daniel.

- Il a une forte fièvre qui d’après moi serait dû à une piqûre d’insecte, que j’ai découvert derrière son oreille gauche. J’attends les résultats de ses tests sanguins et du prélèvement. Expliqua le docteur Fraiser.

- Il s’est fait piquer par un insecte ? Demanda Jack étonné.

- Oui, mais par lequel, ça reste à découvrir.

- Mon Colonel vous vous rappelez, je vous ai dit qu’il y avait une grosse bestiole dans cette grotte.

- Oui, c’est vrai.

- C’est peut-être ça qui a piqué Daniel.

- Certainement, mais ça nous dit pas de quel bestiole il s’agit.

- Sam vous pourriez me la décrire.


- Non je suis désolée docteur, tout ce que j’ai vu c’est une ombre sur la paroi de la caverne et celle-ci était énorme.

- Vu la taille de la piqûre c’est évident que cette créature est hors-norme. Et si ce qu’elle a injecté dans le corps de Daniel est aussi résistant que sa taille, je ne suis pas sûr de pouvoir trouver un sérum assez puissant pour le sauver.


- Que pouvons-nous faire docteur ?
Questionna le général Hammond.

- Pour l’instant, le mieux que je puisse faire c’est de lui administrer des antalgiques pour le soulager et faire baisser la fièvre. Je saurais de quoi il s’agit lorsque j’aurais les résultats de sa prise de sang.

- On ne peut rien faire d’autre ?

- Disons que pour le guérir il faut fabriquer un sérum antivenimeux et pour ça, il me faudrait du venin de cette créature.


- Rassurez-moi, vous voulez que le venin, pas la bête elle-même ? Demanda Jack.

- Le venin me suffira mon colonel.

- Non, parce que je me voyais mal ramener une bête aussi énorme à la base. Comment on doit procéder pour récupérer le venin de cette grosse bêbête piqueuse d’homme ?

- Ça dépendra de la bête en question. Ça peut être un insecte ou encore une araignée, voir autre chose.

Pendant ce temps à l’infirmerie Daniel refit un autre cauchemar et se mit à s’agiter. Son cauchemar était plus terrifiant que le précédent qu’il avait fait.

Il se retrouva à l’intérieur d’une épaisse conduite rocheuse et il faisait tellement froid que de la buée sortait de sa bouche à chaque respiration. Il ne voyait pas grand-chose, il s’arrêta donc un instant et tata avec ses mains sa veste à la recherche d’une lampe torche, une fois celle-ci en main il s’empressa de l’allumer. Mais celle-ci ne produisait qu’une faible lumière et ne parvenait pas à percer l’épaisse obscurité qui l’entourait. Au bout de quelques instants de marche, il déboucha dans une antichambre. Dans cet endroit froid dont l’odeur était putride il entendit un bruit, mais d’où pouvait-il provenir ? Il fit un tour sur lui même cherchant toujours ce qui produisait ce bruit qui s’amplifiait et qui lui faisait de plus en plus peur. Son cœur s’emballa et sa respiration devint courte. Soudain le monstre à huit pattes et aux yeux injectés de sang fonça sur lui. Daniel fut éjecté au sol la chute fût si brutale qu’il ressentit la violente douleur au bras qui se propagea dans le reste de son corps. Ensuite la bête planta ses crochets et injecta à plusieurs reprises son venin dans différentes parties de son corps. Daniel avait beau hurler de peur et de douleur, la créature continuait de le piquer et d’injecter son poison. Il sentait son corps se liquéfier de l’intérieur, épuisé il s’évanoui.


En salle de Débriefing le téléphone sonna lorsque le général prit le combiné, il informa Janet qu’il y avait une urgence pour Daniel. Toute l’équipe couru à l’infirmerie, mais seule Janet y accéda et lorsqu’elle entra dans la salle elle regarda instinctivement les machines auxquelles étaient branché le patient, elle vit que Daniel était sur le point de faire un arrêt cardiaque. Soudain son cœur cessa de battre.

- Code bleu ! Code bleu ! Hurla Janet à son personnel.

Tout le personnel soignant s’agitaient autour du lit et le chariot de défibrillateur arriva en quelques secondes, Janet, mit les palettes sur le corps de Daniel et envoya le jus, elle fit la même chose à deux reprises et le cœur de Daniel se remit à battre.

- On a eu chaud ! Dit-elle les yeux rivés sur Daniel.

Quelques minutes plus tard une infirmière lui apporta les résultats des examens de Daniel, lorsqu’elle ouvrit celui-ci, une chose attira son attention. Ceux-ci indiquaient qu’il avait dans son sang une substance toxique, ressemblant étrangement à du venin d’araignée. Elle informa immédiatement par téléphone le général Hammond. Lorsqu’elle sortit de l’infirmerie, l’équipe l’attendait.

- Alors Docteur comment va–t-il ?
Immédiatement Jack inquiet.

- Il est vraiment mal en point et j’ai la confirmation qu’il a du venin dans le sang et ça ressemble beaucoup à celui d’une araignée. Il faut impérativement trouver cette bête, pour faire un sérum, sinon nous le perdrons.

- Il lui reste combien de temps ? Demanda Sam anxieuse.

- Une douzaine d’heures, peut-être moins.

- Où se trouve le venin de cette bestiole ?

- La plupart du temps ça se trouve au dessus de son cou ou dans la tête, c’est l’endroit le plus facile à atteindre pour prélever la substance. Mon Colonel je vous demanderais donc de ne pas viser la tête.


- Pourquoi je ferais ça ? Demanda-t-il étonné.

- Parce que vous avez tendance à tirer sur tous ce qui bouge sans réfléchir. Dit-elle en s’éloignant retournant auprès de son patient.

L’équipe se prépara donc pour une nouvelle mission à la recherche de cet arachnide.
Le vortex s’ouvrit et l’équipe s’engouffra dans le flux bleu qui les conduisit sur la planète glacière P2X125. Arrivés sur place ils retournèrent à l’endroit ou Daniel été tombé. Jack leva la tête observant les grands arbres de cette immense forêt.

- Si la grandeur de cette bestiole est égale à la hauteur de ses arbres, on va avoir un problème de taille.
Fit Jack en souriant.

Le colonel O’Neill décida de descendre avec Sam. Teal’c étant le plus costaud, c’est lui qui fût choisi pour les remontrer lorsqu’ils auront récupéré le venin de l’arachnide. Teal’c aida Jack à descendre dans le gouffre, puis il fit descendre Sam. Les deux membres de l’équipe étant désormais au fond du trou, ils se mirent en route à la recherche de cette créature. Ils longèrent le boyau de roche sombre, froid et humide avec leurs armes et lampe allumée. Au bout de quelques minutes de marche ils se retrouvèrent devant une énorme toile qui mesurait plus de trois mètres d’envergure.

- Whaouuu ! Ça c’est du piège ! Fit Jack stupéfait de la taille de cette chose.

Quelques secondes plus tard ils entendirent un grincement, lorsqu’il se retrouva face à cette araignée géante, ils furent surpris de sa taille, elle était monstrueuse, de la taille d’une panthère noire qui semblait sortir tout droit des enfers. Elle avait une tête répugnante, d’un noir profond recouverte de poils avec des yeux rouges et de longs crochets qui ressemblaient à des sabres aiguisés comme des rasoirs. Son corps était aussi velu et noir que sa tête et ses pattes étaient blanches rehaussées d’une couronne rouge aux extrémités. Le bruit de ses pattes qui avançaient sur le sol gelé de cette grotte était assez strident pour les oreilles de Sam et Jack. Malgré le bruit désagréable, les deux militaires avançaient face à la créature. A chaque mouvement qu’ils s’apprêtaient à faire pour la contourner, cette affreuse bête les suivait attentivement avec ses huit yeux rouges. Sam ne disait rien mais cette monstrueuse araignée lui donnait la chair de poule. Elle essayait de ne pas montrer la peur qu’elle ressentait face à cette chose, mais Jack n’était pas dupe il remarqua que la jeune femme était nerveuse. La bête semblait s’agiter de plus en plus et se préparait à attaquer, Jack fit un signe de la main indiquant qu’il fallait qu’elle fasse le tour par la droite et lui prenait par la gauche. Mais cette effrayante araignée ne mit pas longtemps à réagir elle s’avança vers nos deux militaires prêt à attaquer avec ses deux crochets aiguisés gorgés de venin. Jack arma son fusil et tira quelques rafales sur la bête en évitant la tête. Les nombreuses balles s’engouffrèrent dans la chair de la créature, qui sous l’effet de la douleur hurla, le sang se mit à couler sur le sol blanc de la grotte, mais elle n’était pas assez affaiblit pour tomber au sol. Voyant qu’elle était encore debout, Jack et Sam se mirent à tirer ensemble, l’énorme bête s’écroula lourdement à terre, laissant une grande marre de sang sur le sol. Vu la grosse taille de cette horrible bestiole, la méfiance était de mise, Jack s’approcha prudemment de la créature à huit pattes et toucha la tête avec le bout du fusil pour voir si elle était vraiment morte.

- Vous croyez qu’elle est morte ? Demanda-t-il à Sam.

- Oui, je pense.

- On va pouvoir prélever le venin.
Dit Jack enthousiaste.

- Vous voulez que je le fasse monsieur.

- Non pourquoi ?

- Non, parce que pour faire le prélèvement il faut lui faire une incision à quelques centimètres du cerveau.


- Une incision ? Répondit Jack tout en grimaçant l’air dégouté. Allez-y, je passe mon tour.

- Merci monsieur.

Sam se débarrassa de son sac à dos qu’elle posa par terre, puis prit le nécessaire qu’elle avait besoin pour faire le prélèvement. Elle fit l’incision et préleva le liquide qu’elle laissa dans la grosse seringue. Ils firent ensuite demi-tour et marchèrent jusqu'à la sortie ou Teal’c guettait leur arrivée pour les remonter. Sam fut remonté la première puis se fut le tour de Jack. Les deux militaires étant désormais à la surface, l’équipe retourna immédiatement à la porte où Sam composa l’adresse de la base et Jack entra le code d'identification.

- Activation extérieure de la porte... C’est SG-1 monsieur.


- Ouvrez l’iris !


L’équipe arriva à la base, le général Hammond et le docteur Fraisier les attendaient.

- Mission accomplie, fit Sam à Janet en lui donnant la seringue contenant le liquide d’une couleur jaune opaque.

- Merci. Répondu Janet en retournant immédiatement dans son laboratoire élaborer le sérum.

- Allez-vous réchauffer.
Ordonna le général Hammond.

- Bien monsieur.

Jack, Sam et Teal’c partirent se changer, pendant ce temps Janet élabora un sérum antivenimeux afin de sauver Daniel et cela devenait urgent. En effet durant l’absence de l’équipe SG-1, Daniel avait fait un nouveau malaise et sa fièvre c’était accentuée. Tous avait prit leurs déposition, Jack avait prit une douche puis alla faire un tour au mess pour manger un bout de gâteau, seul endroit où il se sentait bien en attendant des nouvelles de Daniel. De son côté Sam essayait de s’occuper l’esprit en faisant des expériences sur un objet qu’ils avaient rapportés d’une mission précédente. Quant à Teal’c il s’était retiré dans ses quartier pour méditer. Quelques heures plus tard Janet était arrivée à réaliser un antivenimeux. Elle injecta celui-ci dans la canule de la perfusion à laquelle était rattachée l’archéologue. Janet attendit que la solution qu’elle venait de lui injecter fasse son effet et qu’il se réveille. Elle surveilla les instruments et nota sur sa fiche les constantes. Elle alla ensuite s’installer à son bureau non loin de là, puis elle mentionna ses observations dans le dossier de Daniel. Prêt de trois quart d’heure plus tard, une toux roque attira son attention, elle se précipita auprès de son patient et vit que celui-ci se réveillait. Il ouvrit d’abord un œil puis l’autre. Au contact de la lumière environnante, il referma ses yeux immédiatement, puis essaya à nouveau de les ouvrir. Lorsqu’il y réussit il distingua une forme floue penchée au dessus de lui. Quand sa vue s’ajusta il vit que c’était Janet. Il su alors qu’il était à l’infirmerie.

- Du calme Daniel ! lui dit Janet.

- J’ai... soif... Souffla-t-il d’une faible voix.

- Je vais vous donner un peu d’eau. Ne buvez pas trop vite.
lui dit-elle en présentant devant lui un gobelet avec une paille.

L’archéologue bu une petite gorgée comme lui avait conseillé Janet.

- Merci. Souffla-t-il doucement.

- Comment vous sentez vous ?

- C’est...pas la su...per for...me... J’ai terri...ble...ment à la tête.
Souffla-t-il en grimaçant.

- Pas de nausée ?

- Maintenant que vous me le dites... si un peu.

- C’est le traitement antivenimeux que je vous ai administré qui vous donne ces symptômes. Ça passera dans quelques heures.

- L’anti...venimeux ? Bafouilla-t-il doucement.

- Oui, Vous avez été piqué par une araignée qui était dans le gouffre où vous êtes tombé, ce qui vous a mit dans le coma.

- Pourquoi je ne me souviens pas d’avoir été piqué ?

- Certainement parce qu’elle vous à attaquer lorsque vous étiez inconscient.

- Certainement... souffla-t-il doucement.

- Je vais vous donner quelque chose contre la douleur et je vais vous laisser vous reposer.

Janet injecta une dose d’antalgique et laissa Daniel tranquille pour plusieurs heures. Les trois coéquipiers se présentèrent à l’infirmerie lorsque Janet en sortait. Jack demanda de ces nouvelles. Janet leur expliqua qu’il était sortit d’affaire et qu’il devait impérativement se reposer et que pour ce qui est des visites ils devraient repasser demain. L’équipe compris très bien le point de vu du docteur Fraiser et chacun reparti à ses occupations, sauf Jack qui fût rappelé par Janet pour qu’elle examine pour son nez qui était légèrement enflé, suite au coup de porte qu’il avait reçu quelques heures auparavant. Comme à son habitude Jack grogna, ne voulant pas se faire examiner.

- Docteur, est-ce vraiment nécessaire ? Je n’ai plus mal, alors pas la peine de... Dit-il ne finissant pas sa phrase.

- Colonel ! Ne discutez pas et venez avec moi !
Reprit-elle autoritairement.

Jack avança doucement jusqu’au lit ou le docteur lui demanda de s’assoir et de se laisser faire. Elle commença par lui toucher le nez.

- Aiiiieeee ! Cria Jack.

- C’est bien ce que je pensais, il est certainement cassé. Il faut vous faire une radiographie.

- Vous êtes sûr ?

- Mon colonel !


- Oui, oui, c’est bon je vous suis... Dit-il nonchalant en baissant la tête.

Trois quart heures plus tard Jack ressorti avec un bandage blanc sur le nez. Suite aux blessures de Daniel et Jack, le général Hammond octroya un congé bien mérité, d’une semaine à l’équipe SG-1 pour se reposer. Sam resta à la base faire des expériences et rendit visite à Daniel tous les jours. Jack parti dans le Minnesota pêcher. Quant à Teal’c il accepta l’invitation du colonel O’Neill. Au bout d’une semaine Jack et Teal’c revinrent à la base. Daniel sortit de l’infirmerie, mais ne put faire aucune mission due à sa jambe plâtrée. Afin de se sentir utile en attendant qu’il puisse reprendre les explorations avec son équipe, il travailla à la traduction sur des objets.

FIN

Peur Nocture ( OS )

le 24/04/2011 à 12h34

                                                            

Auteur : Poupette67 (c'est moi)

Séries : Supernatural.

Genre/Pairing : Aventure

Personnages : John, Dean, Sam.

Saison : Pré-série.

Mentions légales : Les personnages de la série appartiennent aux créateurs. Je ne touche pas d’argent pour écrire cette histoire.

Résumé : Nous somme en Octobre 1989. Dean a alors 10 ans et Sam 6 ans. John part à la chasse et laisse ses deux fils seuls. Dean entreprend une sortie nocturne sans se douter que son petit frère Sam est en danger.

Note de l’auteur : Voici un OS que j’ai écris pour le plaisir. J’espère qu’il vous plaira. Vous pouvez comme d’habitude me faire parvenir vos commentaires constructifs par un commentaire. Sur ce je vous souhaite bonne lecture.


                                            PEUR NOCTURNE



Dans un Motel à Shelby (Montana)

John avait une nouvelle fois laissé ses deux fils au motel le temps de faire la chasse à un démon. Et comme d’habitude, Dean était responsable de son cadet. Son père lui avait donné des consignes précises et il devait impérativement les suivre. Comme à chaque fois, l’aîné essayait de les suivre à la lettre. John laissa donc ses deux fils dans la chambre du motel.
En ce mois d’Octobre, la journée avait été des plus belles. Même s’il y avait un peu de vent et quelques nuages par-ci par-là, le temps était clément. Mais en fin de journée, de gros nuages noirs menaçaient de déverser des trombes d’eau. Dean rentrait des courses lorsqu’il se mit à pleuvoir à torrent. En entrant dans la chambre, il enleva sa veste trempée et la déposa sur une chaise afin qu’elle s’égoutte. Sam était installé à la table basse en train de faire ses devoirs. Dean prépara la table puis déballa les sandwiches et posa les chips et les deux canettes de soda. Le repas fut vite avalé. Les deux frères prirent ensuite une douche et se brossèrent les dents avant qu’ils ne s’installent devant la télévision. Les deux heures de sport qu’il avait eut à l’école avaient littéralement épuisé Sam. Si bien qu’au fil des images qui se succédaient, le cadet s’assoupit en quelques minutes. Dean recouvrit son frère avec la couverture et se dirigea vers son lit pour continuer de regarder la télévision. Le programme télé n’était pas très intéressant pour un enfant de son âge. Il s’ennuyait dans cette chambre car il n’y avait rien n’à faire. C’était vendredi soir et au souvenir de la semaine d’enfer qu’il avait vécue dans cette nouvelle école, il se demanda pourquoi il ne pourrait pas se détendre en allant faire un tour. D’autant plus que ce n’était pas la première fois qu’il faisait ça et son père ne l’avait jamais su. Quant à Sammy, il ne s’était jamais aperçu que son aîné sortait pendant son sommeil. Il aimait bien s’octroyer un peu de temps libre. Et puis pour une fois que Sam s’était endormi de bonne heure sans lui poser toute une série de questions. Surtout que Sammy avait le chic pour poser des questions du genre : « Tu crois que Papa te préfère à moi ?» Que pouvait-il répondre à ça ?! « Mais non Sammy, Papa nous aime autant l’un que l’autre. » Mais la plus part du temps une réponse à une question engendrait une autre question et ainsi de suite, jusqu'à ce que Sammy s’endorme. Et ce soir là, Dean qui ne tenait plus en place dans cette chambre, prit la décision de sortir pendant que son petit frère dormait. Il laissa malgré tout un mot sur la table au cas où il se réveillerait en son absence.
La pluie s’était arrêtée. Dean prit sa veste qui était encore légèrement humide, s’assura que Sam dorme à poing fermé et quitta la chambre.


Une vingtaine de minutes après le départ de Dean, Sam fut soudainement réveillé par un grattement venant de sa gauche. Sur le coup, il n’y prêta pas attention étant encore entre deux sommeils. Mais le bruit se fit de nouveau entendre. Il hésita quelques secondes avant d’ouvrir ses paupières. Il posa d’abord son regard sur le plafond. Il faisait si noir dans la chambre. Seul le lampadaire de l’autre bout du parking du motel donnait une faible lumière jaune. Mais pas suffisamment pour voir quelque chose dans cette obscurité. Les grattements reprirent et se firent de plus en plus forts. Sammy serra fort sa couverture… Il ne cessait de guetter l’armoire, dont les grattements avaient encore amplifié. Le grincement de la porte lui fit comprendre qu’elle s’était ouverte. Son regard pivota sur la gauche. Il avait peur. Ses yeux déjà humides ne purent retenir d’avantage une larme… roulant lentement le long de sa joue pour se perdre dans le creux du pli de ses lèvres. Ses yeux s’écarquillèrent quand il vit deux petites formes rondes et vertes se positionner devant son lit. Il sera encore plus fort la couverture ramenant celle-ci jusqu’au nez. Malgré la peur qu’il ressentait il se hasarda à poser une question la voix tremblante « Qui est là ! Dean ! » N’ayant obtenu aucune réponse, Sam n’osa plus bouger. Les deux formes rondes et vertes se mirent à glisser lentement vers lui. Une étrange impression assaillit Sam. La sensation de peur était si forte que sa gorge devint rêche. Il se mit à trembler. Ses lèvres se serrèrent l’une contre l’autre et n’esquissèrent plus le moindre mouvement. Il aurait voulu crier mais il était tellement tétanisé par la peur que son larynx n’émit aucun son. Ne voyant rien pouvant stopper l’ascension de cette créature, ses doigts se crispèrent sur la couverture. Sa petite voix intérieure avait beau le réprimander, il ne parvint toujours pas à articuler un mot alors que les deux formes rondes se rapprochaient progressivement de lui. Son regard pivota sur la seule issue possible, se dressant à moins de trois mètres de lui sur sa droite. Il lui fallait absolument se lever. Cependant il ne trouva pas la force nécessaire. Ses poings serrèrent la couverture de son lit si fort que la jointure de ses doigts le fit souffrir. Cette présence malfaisante avançait toujours vers lui. Il était temps qu’il prenne une décision. Il était temps de prendre son courage à deux mains et de se lever pour se diriger le plus rapidement possible vers la porte d’entrée. Il prit une grande respiration et sortit de son lit, manquant de justesse de tomber à la renverse et s’étaler de tout son long sur le sol. Mais cette lueur verte, fut plus rapide que lui. Elle se rapprocha de la porte pour y apposer un bras démesuré… se plaçant entre le jeune Winchester et la seule issue possible. Réunissant le peu de courage qu’il lui restait – avant que celui-ci ne lui fasse faux-bon – il bondit vers la poignée de la porte. Deux mètres le séparaient de la sortie, une courte distance qui pourtant lui parut être la plus longue de sa vie. Il eut l’impression de se mouvoir au ralenti. Il ne restait pourtant que deux ou trois pas à faire, pour sortir de cette peur terrible qu’il ressentait. Ses yeux humides donnaient naissance à des torrents de larmes intarissables. Il tendit la main vers la poignée de la porte et la saisit lorsque la créature aux yeux verts l’agrippa violement par les pieds le faisant tomber au sol. Sous l’effet du choc, sa jambe se mit à saigner. Sam lança un cri de douleur mais la créature continuait à le trainer. Il essayait de s’accrocher à tout ce qu’il pouvait attraper autour de lui. Mais dans la pénombre de la chambre il n’y voyait quasiment rien. Il tâta le sol avec ses mains espérant ainsi agripper quelque chose au passage. Mais cet être malfaisant continuait son chemin vers l’armoire d’où il était sorti. La porte de l’armoire s’approchait de plus en plus et Sam était toujours aussi tétanisé par la peur. Sa cheville lui faisait très mal. Ses yeux pleuraient de nouveau et il ne put empêcher quelques gémissements s’échapper de ses lèvres. La porte de l’armoire s’ouvrit et la créature commença à emporter Sam dans son repaire. 

Soudain la porte de la chambre s’ouvrit. Sam hurla toujours en sanglotant

- Dean, il m’a attrapé ! Aide-moi !

Le premier réflexe que Dean eut, fut d’allumer la lumière de la pièce. La créature se désintégra en poussant un hurlement strident. Ce cri si puissant obligea les deux frères à mettre leurs mains sur leurs oreilles pour se protéger du bruit. La chose se disloqua en une flaque visqueuse et verdâtre. Dean, qui s’était rapproché de son cadet, l’avait pris dans ses bras pour le consoler. Sam avait les joues rougies par les larmes qui s’écoulaient encore sur son visage. Dean essaya de le rassurer.

- C’est fini Sammy. Ca va aller.

- Dean, j’ai tellement eu peur ! lui dit-il en pleurant.

- Sammy, calme-toi, ça va aller maintenant.

- Ma jambe me fait mal.

- Attends je vais regarder.

Dean aida son petit frère à s’allonger sur le lit, puis releva le bas de son pyjama ensanglanté et regarda la blessure. Il avait une entaille assez profonde qui ne cessait de saigner et qui nécessitait certainement des points de sutures. Il fit un bandage provisoire et appela son père afin de le prévenir que Sam était blessé. John ne répondant pas, il lui laissa un message. Dans ces circonstances, il n’avait pas d’autres choix que de téléphoner aux urgences. Il ne pouvait pas laisser son petit frère se vider de son sang. Il s’apprêtait à composer le numéro des urgences lorsqu’il entendit une voiture se garer sur le parking devant la chambre. La porte s’ouvrit sur John qui se précipita vers Sam.

- Papa ?

- Mais que s’est-il passé ? Lui demanda John tout en regardant la blessure de Sam.

- Sam s’est fait attaquer par une créature qui venait de l’armoire.

- Où tu étais ? Demanda John furieux tout en prenant Sam dans ses bras pour le mettre dans l’impala afin de l’emmener à l’hôpital.

- Je suis sorti faire un tour.

- Tu es inconscient et les consignes que je t’ais données !

- Je suis désolé papa. Ca ne se reproduira plus.

- J’espère bien !

John déposa Sam à l’arrière de la voiture et Dean s’installa à côté de son cadet. Durant le trajet Dean ouvrit la bouche pour demander à son père :

- Dis papa c’est quoi qui a attaqué Sammy ?

- Certainement le Bouka !

- Le Bouka ?

- Oui cette créature vit dans les placards et les armoires Elle attrape les enfants par les pieds pour les emmener dans son repaire. Seuls les enfants peuvent la voir. Mais cette créature a une faiblesse : elle craint la lumière, seule chose qui peut la tuer. Et c’est pour ça que lorsque tu as allumé la lumière, elle s’est désintégrée.

Après quelques minutes sur la route, ils arrivèrent à l’hôpital où Sam fut pris en charge par une équipe médicale. L’infirmière posa tout un tas de questions à John afin qu’il justifie la blessure de son cadet. Ayant l’habitude de ce genre de questionnaire, John se justifia avec des mensonges. Après cet interrogatoire, John rejoignit son fils en salle d’examen. Au bout d’heure environ, les trois winchester sortirent de l’hôpital et retournèrent au motel où tout le monde s’endormit. Mais le lendemain John qui n’en avait pas fini avec Dean, lui fit un sermon qu’il ne fut pas prêt d’oublier. Jamais il ne recommença ses sorties nocturnes et décida désormais de suivre à la lettre les ordres que son paternel lui donnait.



 


 

Pour information


Mythologie Russe : Le Bouka 


 - Petite créature méchante qui habite dans le placard ou sous le lit dans la chambre d'enfants. Seuls les enfants peuvent le voir. Le bouka aime les attraper par les pieds et essaie de les entraîner dans son repaire. Il craint la lumière qui peut le tuer. Si les enfants parviennent à convaincre les adultes de son existence, il disparaît.

Naissance et sacrifice

le 24/04/2011 à 11h05

 


 
Résumé
 
Servir encore d’appât pour son frère Dean, n’avait pas été des plus facile pour Sam. Et franchement il commençait à en avoir plus qu’assez des plans douteux de son aîné. Il ne pensait qu’a une seule chose, rentrer au motel et prendre une bonne douche puis faire une bonne nuit. Mais Dean lui, en a décidé autrement. Il était prêt à repartir à la chasse. Les voilà donc repartis dans une nouvelle aventure, qui les conduira à une future jeune maman. Celle-ci est poursuivie par un démon. Dean et Sam devront faire face à lui pour la protéger, mais bien évidemment ce ne sera pas de tout repos, surtout pour Sam qui lui est en proie à des maux de tête de plus en plus douloureux. Quant à Dean, lui qui désirait une autre mission, ne sera pas déçu de ce qui l’attend…
 
Message de l'auteur :
 
J’espère que ce premier épisode virtuel vous plaira. Vous pouvez laisser vos impressions par un commentaire si vous le souhaitez. Tout commentaires déplacé sera supprimé et l’adresse IP bloquer.
 Sur ce, je vous souhaite une BONNE LECTURE A TOUS.
 
PS: Cette fiction n’est pas à moi, mais à une amie qui m’a autorisé à la publier sur mon blog.
 
 

Naissance et Sacrifice.
 
Dans les rues de Fayetteville la nuit était tombée depuis peu, les lampadaires illuminaient les rues et une légère brise caressait les arbres qui bordaient les trottoirs de la ville. Au fond d’une petite rue de ce quartier calme habitait un gentil couple, Suzy Willard 23 ans et Paul Sanders 26 ans. Le couple était aux anges, Suzy attendait une fille et devait accoucher dans environ une semaine, Paul voudrait l’appeler Sarah comme sa mère, mais Suzy aimerait plutôt le prénom d’Elisabeth. Ils se chamaillaient de temps en temps pour savoir quel prénom ils choisiront à la naissance de leur princesse.
Suzy préparait le repas et Paul s’était assit sur le fauteuil de cuir du salon qui se trouvait devant une petite table basse. Sur celle-ci se trouvait des livres de médecine, Paul était sur le point de passer son diplôme de médecin dans quelques jours, il révisait minutieusement afin d’être reçu. Il espérait qu’il serait un bon médecin, sauver des vies est quelque chose de très important pour lui, il s’était donné à fond en cette dernière année dans le but d’avoir ce qu’il voulait depuis l’âge de 12 ans ; être médecin et le grand jour approchait vite. Il fallait donc qu’il révise comme il se doit pour mettre toutes les chances de son côté.
Le repas était prêt, Suzy demanda à son petit ami de mettre la table, ce qu’il fit immédiatement, il déposa sur la table ronde de la cuisine deux jolis sets de table rouges avec des petits cœurs blancs, il y plaça deux assiettes transparentes, prit deux verres dans le vaisselier et les mit sur la table. Suzy apporta les couverts qu’elle plaça contre les assiettes et Paul déposa les plats sur la table. La table étant désormais mise, Paul et Suzy s’installèrent tout les deux l’un en face de l’autre sur leurs chaises respectives et dégustèrent leur repas en amoureux. Quelques minutes plus tard le couple ayant fini de dîner, Suzy se leva de sa chaise et se dirigea vers l’évier, elle fit couler de l’eau chaude pour faire la vaisselle, pendant ce temps Paul débarrassa la table et mit toute la vaisselle dans le bac d’eau. Au fur et à mesure que Suzy lavait la vaisselle, Paul l’essuyait et la rangeait dans le vaisselier. Après avoir tout rangé, Paul caressa tendrement le ventre rond de Suzy, puis il l’embrassa avant de se remettre à ses révisions sur la petite table basse du salon. Suzy s’était assise sur le canapé, juste en face de son petit ami Paul, ou elle tricotait des petits chaussons rose bonbon pour le bébé.
Dans la soirée aux environ de 21H30, Paul sorti de la maison pour mettre les poubelles dehors.
 
Il déposa les sacs dans les containers prévus à cet effet et lorsqu’il se retourna pour repartir chez lui, il tomba nez à nez sur un homme bien plus grand que lui, un homme aux yeux noirs, d’un noir profond. A la vue de cet homme Paul prit peur et recula de quelques pas. L’homme aux yeux noirs s’approcha, puis le projeta d’un seul geste de sa main en direction de la maison, il se mit à crier « Mais qui êtes … ahhh !!!» Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que son corps s'écrasa contre le pan du mur de la maison et retomba lourdement sur la pelouse. De son côté, Suzy, qui avait entendu son ami hurler, regarda par la fenêtre et vit le corps inerte juste sur le côté en dessous de la fenêtre dans laquelle elle regardait, elle hurla « Paul !!! » Mais trop tard son corps avait déjà frappé violement le mur, d’énuquant Paul sur le coup.
L’homme se figea, regarda en direction de la fenêtre et aperçu Suzy, il avança vers elle, voyant l‘homme s’approcher, Suzy prit peur et s’échappa par la porte de la cuisine, laissant derrière elle son petit ami sans vie devant la maison. Entre temps, un des habitants du quartier qui avait vu la scène depuis sa fenêtre de l’autre côté de la rue, appela la police qui peu de temps après arriva sur les lieux, au bruit retentissant des sirènes des voitures de police, l’homme aux yeux noirs disparu aussi vite qu’il était venu.
« Je te retrouverais ma belle. » Dit-il d’une voix rauque avec un sourire démoniaque. 
 
Suzy étant née dans cette ville, elle savait que dans le quartier plusieurs maisons étaient en vente et que certaines propriétés étaient des résidences secondaires. Malgré la peur, le stress et les larmes qui coulaient le long de ses joues, elle n’avait pas mit longtemps à réfléchir de l’endroit où elle pourrait passer la nuit sans que cet ignoble individu vienne lui faire subir le même sort que son petit ami Paul auquel elle pensait. Comment avait-elle pu le laisser comme ça devant la maison ? Elle s’en voulait énormément, mais l’instinct de survie avait été plus fort. Le bébé qu’elle attendait n’allait pas tarder à naître et en quittant sa demeure, elle l’avait tout simplement protégé, du moins c’est ce qu’elle croyait. Ne sachant pas à qui elle avait à faire, elle devait rester très prudente.
Suzy arriva devant une maison en vente, celle-ci n’était pas en très bon état, la vitre de la porte d’entrée était brisée, les planches de l’escalier étaient en mauvais état et le perron était à repeindre. Bref pour acheter une demeure comme celle-ci, il fallait être bricoleur, car quelques travaux étaient à prévoir, c’est peut-être même pour ça que cette habitation ne se vendait pas.
Elle fit prudemment le tour de celle-ci, scruta les alentours pour voir si ce maudit personnage ne l’avait pas suivie, puis elle monta les marches qui la conduisit sur le perron. Elle passa sa main au travers de la vitre cassée de la porte d’entrée et ouvrit celle-ci de l‘intérieur. En retirant sa main de la porte, elle se coupa légèrement le poignet, le sang se mit à couler. Elle entra et se dépêcha de refermer la porte derrière elle. Puis elle fouilla dans les poches de sa robe, cherchant quelque chose qui pourrait lui servir de pansement. Elle trouva un paquet de mouchoirs dans lequel il n’en restait qu’un, elle fit le tour de son poignet avec en serrant fortement pour arrêter le sang de couler. Elle scruta la maison à la recherche de la porte de la cave qu’elle ne mit pas longtemps à trouver. Elle descendit prudemment les marches de l’escalier, puis se dirigea au fond de cet endroit sombre et s’assit dans un coin. Les larmes qui coulaient toujours le long de ses joues, témoignaient de son désarroi, elle ne comprenait pas pourquoi cet horrible bonhomme avait tué son petit ami ? Pourquoi ce type la poursuivait ? Que lui voulait-elle ? Qu’allait-elle devenir sans son petit ami ? Autant de questions sans réponse. Désormais elle était seule face à son destin. Elle s’efforça de ne penser qu’aux bons souvenirs qu’elle avait eu avec Paul. Mais le chagrin qu’elle ressentait était loin de vouloir s’arrêter, les larmes ne cessaient de couler sur ses joues devenues rouges, la tristesse et l’angoisse se lisaient sur son visage. Epuisée par ce qu’elle venait de vivre, elle ferma les yeux, caressa son ventre rond tout en douceur avec ses mains et s’endormit dans une position pas très confortable.
 
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AU MOTEL
Dans un motel de l’autre côté de la ville, Dean était dans la salle de bain, l’eau coulait sur son corps courbaturé, la dernière chasse n’avait pas été de tout repos, cette horrible chose lui avait fait passer un très mauvais moment, alors rien de tel qu’une bonne douche chaude pour se détendre et repartir du bon pied, car pour lui, il était clair que son envie de chasser était plus forte que jamais, prêt à tuer tout ce qui était surnaturel, dès que possible. Quant à Sam, qui avait déjà prit sa douche, il s’était assit comme à son habitude sur son lit, son ordinateur portable devant lui à consulter sa boite mail. Mais il ne regardait pas vraiment ce qu’il y avait sur son écran. Il se sentait vidé, épuisé de toutes énergies. A peine fini une affaire que Dean en proposait une autre quelques heures plus tard. Sam était vraiment exténué de toutes ces chasses à répétition.
Il était au bout de ce que son corps pouvait supporter et son aîné ne se rendait pas compte de son état de fatigue. Mais comment faire comprendre à Dean qu’il avait besoin de repos sans que la discussion tourne en dispute. Dean sorti de la salle de bain, les cheveux encore trempés et muni de son caleçon. Il se dirigea vers son lit et fini de s’habiller.
 
-« Alors tu as trouvé quelque chose d’intéressant ? »Demanda Dean à son frère avec le sourire.
 
-«Tu veux encore reprendre une autre affaire ? »S’étonna Sam en regardant son aîné traverser la chambre.
 
-«Ben oui, pourquoi pas ! » Répondu Dean à son cadet le sourire aux lèvres.
 
-«On vient tout juste d’en finir une, il y a à peine une heure et toi tu veux déjà repartir sur un autre boulot, ça fait des semaines que l’on fait mission sur mission, on n’est tous les deux épuisés et je te rappelle que notre dernière chasse n’a pas vraiment été de tout repos ! Surtout pour moi ! Te servir d’appât pour la énième fois, m’a totalement épuisé Dean ! »Répliqua Sam à son frère en haussant le ton.
 
-«Ben peut-être que toi tu es claqué, mais moi je suis en pleine forme, prêt à repartir à la chasse »Rétorqua Dean en enfilant son tee-shirt.
 
-« En pleine forme ?! Tu te fous de moi là ! Tu es aussi fatigué que moi Dean ! » S’emporta Sam sur son aîné d‘un ton sec.
 
 
-«Bon on ne va pas se disputer pour si peu, Sammy, j’ai trop la dalle pour ça, aller on va manger un morceau dans un resto sympa. »
 
-« Non merci je n’ai pas faim, vas-y tout seul. »Fit Sam à Dean les yeux fixé sur son écran d‘ordinateur.
 
-« Pardon ! » Répondit Dean surpris !
 
 
-« Oui tu as bien entendu, je n’ai pas faim, je préfère rester ici !»
 
 
-«Aller Sammy arrête de faire la tête et vient.»
Sam sachant que son frère ne cherchait pas la dispute, il se résigna et acquiesça d’une légère grimace et d’un hochement de tête. Il se leva du lit, referma son ordinateur qu’il remit dans sa sacoche et prit sa veste qui était sur une chaise pour rejoindre son frère qui l’attendait sur le pas de la porte.
 
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AU FAST-FOOD
 
Dean gara la voiture le long du trottoir puis les deux hommes entrèrent dans le fast-food. L’endroit était plutôt sympa, les serveuses étaient habillées d’un chemisier blanc et d’une jupe courte en jeans style cow-boy. Dean avait repéré une jolie serveuse blonde aux yeux bleus, et bien évidemment il trouvait celle-ci trop mignonne et comme à son habitude il la dévorait du regard avec un grand sourire charmeur. Une serveuse brune aux yeux verts s’approcha de leur table.
 
-« Bonsoir messieurs et bienvenue au « The Lunch », que désirez vous ? Fit-elle avec le sourire.
 
 
-« Pour moi un double cheeseburger avec des frites et une bière »
Répondu Dean avec un grand et beau sourire.
 
 
-«Pour moi juste une bière.»
 
-« Tu veux rien d’autre ? »Répliqua Dean surpris.
 
 
-« Non,  je te l’ai dis, je n’ai pas faim. »
 
 
-« Je vous apporte ça dans quelques minutes. »
 
-« Merci mademoiselle.»Répondirent en même temps les deux frères.
 
Sam sorti doucement son ordinateur portable de sa sacoche et le déposa sur la table. Il l’ouvrit et se connecta au net pour consulter les infos du moment, puisque son aîné voulait une autre affaire. Pour Sam reprendre encore une autre mission, ne l’enchantait vraiment pas. Mais Dean en avait décidé autrement et Sam n’avait pas d’autre choix que de le suivre. Quelques minutes plus tard, la jolie serveuse leur apporta la commande et elle retourna à ses occupations.
 
-« Alors Sammy t’as trouvé quelque chose d‘intéressant ? » Lui demanda son aîné toujours le sourire aux lèvres.
 
-« Non, rien pour l’instant.»Répondu Sam sans conviction.
 
Vu le ton employé par Sam, l’aîné en déduisit que quelque chose n’allait pas.
 
-« Sam dit moi, tu es toujours en colère ? »Demanda Dean.
 
-« Non, pourquoi je serais en colère ? »Répondu Sam dépité par la question de son aîné.
 
 
-« Ben vu la tête que tu fais, j’ai vraiment l’impression que tu es en rogne contre moi.»
 
-« Mais qu’est ce que tu racontes ? Je ne suis pas en rogne contre toi ! Je suis juste fatigué, c’est tout ! »Lança Sam agacé.
 
-« Bon ok, je te laisse tranquille, de toute façon ça sert rien de discuter avec toi pour l’instant ! » Rétorqua Dean tout en mangeant ses frites.
 
Dean savait très bien que ça ne servait à rien d’insister. Son petit frère était têtu comme une mule, l’obliger à parler n’aurait servit à rien. Il savait qu’il était préférable de le laisser au calme que d’engager une conversation qui aurait certainement tourner à la dispute. Sam baissa la tête et remit son nez derrière son écran.
Quelques minutes passèrent, Sam trouva une information susceptible d’intéresser son aîné et brisa le silence qui régnait depuis un petit moment.
 
 -« J’ai peut-être trouvé quelque chose. »Fit Sam, pas très enthousiaste.
 
 
-«  Vas-y je t’écoute. »
 
Sam lit l’article :
 
La police à retrouvé le corps d’un jeune homme sans vie.
Paul Sanders 26 ans aurait été d’énuqué suite à un choc violent.
D’après le témoignage d’un voisin, un homme de grande taille aurait projeté le jeune homme d’un seul geste de la main sans même le toucher. La police est actuellement à la recherche de sa petite amie Suzy qui depuis le drame n’a pas donné signe de vie.
 
 
-« Un démon ? »
 
 -« Certainement. »
 
 -« Fini de boire ta bière, remballe ton ordi, on y va ! » Dit-il sur un ton enjoué, content que son cadet ait trouvé une nouvelle affaire à se mettre sous la dent.
 
-« Je vais pisser. »Fit Sam en se levant de sa chaise.
 
-« Je t’attends dehors et pas dans deux heures.» Répondu Dean d’un air moqueur.
 
Sam quitta la table et se rendit aux toilettes. Dean prit la sacoche contenant l’ordi de son frère, déposa quelques billets pour régler l’addition puis quitta le fast-food et attendit dehors que son cadet le rejoigne. Sam fit couler l’eau du lavabo des toilettes afin de se laver les mains, lorsqu’il fut prit soudainement d’un violent mal de tête. Il mit sa main droite sur son front, comme pour soulager la douleur qui venait de le prendre par surprise. Il avait si mal. La douleur ressentie était si forte qu’il prit sa tête entre ses mains, puis relâcha sa main droite pour se passer de l’eau froide sur son visage. Il posa les deux mains sur le bord du lavabo, releva la tête et se regarda dans le miroir. Son visage d’un teint blafard ne prédisait rien de bon. La douleur augmenta d’intensité, il se mit à saigner du nez, il attrapa un essuie main et essuya le sang qui coulait, la douleur s’amplifia encore, sa vue se troubla et se fut le trou noir. Il s’évanoui tombant sur le sol carrelé.
 
Dean qui attendait dehors, se demandait bien pourquoi son frère était aussi long. Déjà dix minutes qu’il patientait, il décida de retourner dans le fast-food, direction les toilettes. Lorsqu’il ouvrit la porte, il trouva Sam allongé sur le sol. Il se précipita vers lui, s’agenouilla et releva légèrement son petit frère pour le prendre dans ses bras. Il lui tapota légèrement les joues et cria pour essayer de le réveiller, mais ce dernier ne semblait pas réagir.
 
 
-«Sam! Sam! Réveille-toi Sammy ! Aller fait un petit effort Sammy s‘il te plait réveille-toi ! "
 
Ne voyant aucune réaction de la part de son cadet, Dean mit la main dans la poche de sa veste, prit son téléphone et composa le numéro des urgences. C’est à ce moment là que Sam reprit connaissance, il ouvrit les yeux, totalement désappointé en fixant du regard son aîné.
 
-« Crie pas si fort… Je ne suis pas sourd…» Lui lança doucement Sam, encore dans les vapes.
 
-« Tu m’as fais peur ! Que s’est-il passé ?»Répondu Dean d’une voix inquiète tout en examinant son frère.
 
-«J’ai fais couler de l’eau au robinet pour me laver les mains et j’ai eu un terrible mal de tête, puis plus rien. »Dit-il difficilement.
 
-« Une vision ? »S’inquiéta Dean.
 
-« Non, j’ai rien vu, juste un atroce mal de tête.»Répondu Sam, d’une petite voix essoufflée.
 
-« Et maintenant comme tu te sens ? »Demanda Dean d’une voix rassurée.
 
 
-« J’ai toujours mal, mais je suis sûr que ça va passer. »
 
-« Allez vient on rentre au motel, faut que tu te reposes.»Fit Dean en aidant son cadet à se relever. 
 
-« Et notre affaire ? »s’inquiéta Sam.
 
 
-«Vu l’heure qu’il est, je pense qu’elle peut attendre demain, tu as besoin d’une bonne nuit de repos. Ça va aller, t’es sûr ?»
 
 
-« Oui je me sens déjà mieux. »
 
Les deux hommes quittèrent le fast-food et partirent au motel.
 
Au motel
 
Sam déposa sa veste sur une chaise et se dirigea vers son lit. Il se baissa afin de prendre son sac sous son lit et sorti de celui-ci un flacon de comprimés blancs. Il en mit deux dans sa main, puis se dirigea vers la salle de bain pour y prendre un verre d’eau et avala les comprimés. Ceci fait, il retourna vers son lit et s’allongea. Dean s’était entre temps installé à la table qui se trouvait près de la fenêtre et ouvrit le journal de leur père afin de trouver des informations qui seraient susceptibles de les aider dans leur nouvelle enquête. Au fil des pages, Dean avait les yeux qui se fermaient tous seuls. Il sentait que le sommeil l’appelait, il résistait, mais ses bâillements à répétitions lui firent comprendre qu’il était temps de fermer le journal et d’aller se coucher. Il se déshabilla, jeta un œil sur son frère, avant de se glisser dans les draps puis il s’endormi.
 
Dans la nuit au environ de 2 H 30 du matin, Sam fut réveillé par un autre mal de tête, la douleur ressentie était moins forte que  celle qui l’avait eu dans la soirée. Il essaya de se mettre debout, mais il eut un vertige ce qui l’obligea à se rassoir sur son lit. Il attendit quelques secondes, puis se releva et réussi à se trainer jusqu'à la salle de bain. Il ouvrit le robinet d’eau froide et se passa de l’eau sur le visage et profita d’être dans la salle d’eau pour reprendre deux comprimés de paracétamol, en espérant que ce fichu mal de tête passe définitivement. Il retourna se coucher, mais le sommeil ne semblait pas vouloir avoir raison de lui. Se retournant inlassablement dans son lit, une fois à droite, puis à gauche, aucune position ne lui convenait. Il se mit alors sur le dos, fixa des yeux le plafond de la chambre, au bout d’une demie- heure il réussit enfin à s’endormir.
 
Le soleil était déjà levé depuis un bon moment ses rayons traversaient les rideaux de dentelle de la chambre 113 du motel «  le Sunrise » où Dean dormait encore. Sam, ayant mal dormi, s’était levé vers 5 h 30 du matin, il prit sa douche sans faire trop de bruit pour ne pas réveiller son aîné, qui lui dormait à point fermé, lui laissant ainsi quelques heures de sommeil avant d’entamer une nouvelle journée d‘investigation sur ce démon. Sam prit les clés de l’impala et parti cherché de quoi déjeuner, sachant pertinemment que Dean aurait faim lorsqu’il se réveillerait. Il se gara le long du trottoir et entra dans le fast-food de la veille et y fit sa commande, il attendit quelques minutes puis se dirigea vers la sorti du fast-food avec les deux cafés dans une main et le sac contenant les muffins dans l’autre.
 
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DANS LA CAVE et AU FAST-FOOD
 
A la lueur du jour qui se levait, Suzy ouvrit les yeux et regarda sa montre. Cinq heures. Elle se frotta les yeux, se leva avec beaucoup de difficulté. Elle était toute courbaturée par la mauvaise position dans laquelle elle s’était endormie. Elle s’étira, puis quitta les lieux et partie à la recherche d’un endroit où elle pourrait se restaurer. Tout en marchant, elle regarda dans les poches de sa robe et y trouva un billet de 5 dollars. Avec ça elle pouvait au moins se payer quelque chose à manger. Elle marchait depuis prêt de quarante cinq minutes, regardant souvent derrière elle, pour voir si elle n’était pas suivie. Elle arriva devant le fast-food et ouvrit la porte, mais à ce moment là qu’elle percuta Sam, qui sortait, ce qui fit voler les deux cafés qu’il avait dans sa main droite et ceux-ci tombèrent par terre.
 
-« Oh ! Excusez moi, je suis désolée »Dit-elle mal à l’aise devant cette situation.
Sam qui était aussi mal à l’aise devant cette jeune femme enceinte, espérait qu’il ne lui avait pas fait mal au ventre en la percutant. Même si le choc n’avait pas été d’une grande violence, il n’aurait pas aimé être responsable de l‘accouchement prématuré de la jeune femme.
 
-« Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas grave, ce ne sont que des cafés» Répliqua Sam en souriant.
 
-« Je suis vraiment navrée. »Dit-elle en baissant la tête, l’air désolée.
 
 
-« Je vous l’ai dit ce n’est pas grave, j’irais en chercher d’autres. Et vous ça va ? Je ne vous ai pas fait mal ?»
 
-«Oui, oui ça va, vous m’avez juste effleurée. Rien de bien méchant.» Dit-elle avec un léger sourire timide, tout en se tenant le bas du ventre.
 
-« Bon ben je n’ai plus qu’à aller rechercher deux autres cafés.»Dit Sam en la regardant.
 
-« Je peux venir avec vous ? »Demanda Suzy au jeune Winchester.
 
Sam acquiesça d’un oui de la tête et d’un sourire timide. Les deux jeunes personnes s’avancèrent ensemble au comptoir. Sam recommanda deux cafés et Suzy fit la sienne et partie s’installer à une table. En attendant que les deux cafés soit prêt, Sam accompagna la jeune femme à une table et en bon gentlemen qu’il est, il lui avança la chaise pour qu’elle puisse s’asseoir.
 
-« Merci beaucoup jeune homme.»Lui répondit Suzy.
 
« Sam, je m’appelle Sam et de rien c’est normal, mademoiselle. »Dit Sam en lui serrant la main.
 
 
-« Moi c’est Suzy. »
 
-«Pardon ? Vous êtes Suzy ? Suzy, la petite amie de Paul, le jeune homme qui a été tué ? » Répliqua-t-il avec étonnement.
 
-« Comment le savez-vous ? » Lui demanda Suzy, l’air surpris.
 
 
-« Vous n’êtes pas au courant, la police vous recherche. »
 
-« C’est pas moi qui l’ai tué ! Je vous le jure ! C’est un homme qui l’a fait !» Dit Suzy paniqué.
 
 
-« Vous n’avez pas besoin de vous justifier, je vous crois.»
 
-« C’est vrai, vous me croyez ? »Dit-elle surprise.
 
 
-« Dans votre état je doute que vous ayez assez de force pour d’énuquer votre petit ami, d’autant plus qu’il y a un témoin qui affirme avoir vu également un homme.»
 
-« Alors pourquoi la police me recherche ? »S’inquiéta-t-elle.
 
 
-« Certainement pour savoir ce qu’il s’est passé. Corroborer la déposition du témoin.»
 
 
-« Qu’est-ce que je dois faire ? Et qui c’est ce type ? Pourquoi il me pourchasse ? Pourquoi il a tué mon petit ami ? »
 
 
-« Je pourrais vous répondre, mais pas ici. Ce serait trop long à vous expliquer, mais je peux vous proposer de venir avec moi pour vous dire tout ce que vous devez savoir sur ce que vous venez de vivre. »
 
-« Et pourquoi je vous suivrais ? Je ne vous connais même pas !»Rétorqua-t-elle d’une voix tremblante.
 
-« Oui, c’est vrai vous ne me connaissez pas, mais je vous assure que je peux vous aider et vous expliquer. Si vous restez plus longtemps dans cet endroit, la police ne va pas tarder à vous trouver, je pense que dans votre état vous n’avez pas besoin de ça en ce moment.»Répondit Sam d’une voix douce et rassurante.
 
Suzy réfléchit quelques secondes.
 
-« Vous avez sans doute raison. »Répondit-elle les yeux larmoyant.
 
Suzy ne savait plus ce qu’elle devait faire, le désarroi total. C’est larmes aux yeux qu’elle accepta de suivre Sam. Suzy et Sam montèrent dans la voiture, il démarra l’impala et direction le motel.
 
Au motel
 
Sam gara la voiture sur le parking du motel, juste devant la porte de la chambre, pour que Suzy ne marche trop, elle avait déjà vécu une situation atroce, ce n’était pas la peine de la fatiguer encore plus. Il coupa le moteur, sortit de la voiture, lui ouvrit la portière, puis lui tendit sa main pour l’aider à descendre. Suzy, se leva tout doucement du siège passager dans lequel elle était assise en se maintenant le dos, afin de pouvoir sortir de l‘impala. Sam referma la portière et les deux jeunes personnes se dirigèrent vers la chambre. Il ouvrit lentement la porte pour ne pas réveiller Dean, qui lui devait encore dormir, vu que monsieur s’était certainement couché tard. Lorsqu’ils entrèrent dans la chambre, Dean sortait de la salle de bain et stoppa net son avancée vers son lit.
 
-« Salut Sammy »Fit Dean embarrassé, par la femme enceinte que son cadet avait ramené.
 
 
-« Salut Dean,  je te présente Suzy »
 
-« Euh… Suzy, Suzy ? Ah ça y est j’y suis, Suzy la petite amie de Paul ?»Répondit-il étonné en se grattant la tête l‘air perplexe.
 
-« Oui Dean, c’est ça.»Répliqua Sam en se frottant les mains sur son pantalon.
 
 
Dean avança et serra la main de Suzy et lui dit « Bonjour mademoiselle »
 
Suzy acquiesça d’un signe de tête en guise de réponse, légèrement troublé par Dean qui était en caleçon. Celui-ci se rendit compte un peu tard qu’il n’était pas présentable alors il retourna dans la salle de bain et se dépêcha d’enfiler son pantalon et son tee-shirt. Quant à Sam, il proposa à Suzy de s’asseoir, ce qu’elle accepta tout de suite. Elle avait les chevilles gonflées par la fatigue et le stress qu’elle avait accumulé depuis la mort de son fiancé. Sam mit les cafés et le sac contenant les muffins sur la petite table et Dean sorti de la salle de bain enfin présentable devant Suzy. Suzy qui avait passé une nuit dans une cave poussiéreuse et humide avait bien besoin d’une douche.
 
«Sam ? »Fit Suzy d’une fine voix tout en regardant le cadet.
 
 
« Oui Suzy. »
 
 «Serait-il possible de prendre une douche ?» Demanda-t-elle poliment.
 
 
« Oui, pas de problème, je vais vous chercher une serviette propre.»
 
Sam apporta une serviette propre à Suzy, elle se leva lentement de la chaise et se dirigea vers la salle de bain. Elle fit couler l’eau, pendant qu’elle se déshabillait, puis se glissa dans le bac de la douche. L’eau tiède coulait sur son ventre rond, elle resta immobile sous le jet de la douche appréciant cet instant de détente, que pouvait-elle rêver de mieux qu’une bonne douche dans un moment aussi cauchemardesque. Pendant ce temps, les deux frères qui étaient à table pour manger le petit déjeuner que Sam avait ramené, entamèrent alors une discussion à propos de ce qu’ils devaient faire pour protéger Suzy de ce démon dont ils ne connaissaient rien.
 
« Dis moi Sammy, tu l’as rencontré comment Suzy ? » Demanda Dean à son frère, l’air perplexe.
 
« Elle m’a percuté lorsque je sortais et qu’elle rentrait dans le fast-food. Les cafés que j’avais en main sont tombés, je suis donc allé en chercher deux autres, Suzy m’a accompagné jusqu’au comptoir ou elle a fait sa commande et moi la mienne, comme ils étaient en train de nettoyer les dégâts, j’ai du attendre que les cafés soient prêts et j’en ai profité pour aider Suzy à s’installer à une table et c’est quand elle m’a remercié que j’ai appris son prénom. »Répondit Sam calmement.
 
 
« Sammy, tu lui as dit quoi pour qu’elle te suive ? »
 
« Mais pourquoi toutes ces questions ?»Fit Sam surpris.
 
« J’aimerais comprendre Sammy. C‘est tout.» Répondit Dean la bouche pleine de muffin.
 
 
« Je lui ai simplement dit que je pouvais l’aider si elle venait avec moi, que je lui dirais ce que lui veut ce type. »
 
 
« Et comment on s’y prend pour lui dire que ce type est un démon dans son état. »
 
 
« Je trouverais bien un moyen de lui dire gentiment.»
 
 
« Et ben j’espère pour toi Sammy, parce-que je ne voudrais pas qu’elle accouche avant l’heure. »
 
« Hey c’est bon, Dean ! Ne panique pas ! »Fit Sam à son aîné l’air moqueur.
 
« Attend… un … je ne panique pas et deux …  tu reste avec Suzy, je vais aller questionner le témoin. »Répliqua Dean nerveusement.
 
« Ok froussard, je vais m’occuper de Suzy et toi tu enquêtes.»Répondit Sam avec un sourire moqueur.
 
Suzy sortit de la salle de bain les cheveux encore humide. Elle s’était rhabillée avec sa robe, même si celle-ci était poussiéreuse, elle n’avait rien d’autre à mettre sur elle. Dean prit les clés de sa voiture et quitta Sam et Suzy pour aller enquêter sur ce maudit personnage.
Suzy s’installa sur sa chaise juste en face de Sam, qui lui engagea alors la conversation avec elle.
 
 
« Suzy ça va aller ? »
 
 
« Oui, enfin je crois… »
 
« Vous voulez toujours savoir ? »Demanda Sam à la jeune femme.
 
« Disons, qu’après avoir passé la nuit dans une cave poussiéreuse d‘une maison en vente, non loin d’où j‘habite, c’est normal de vouloir savoir pourquoi ce type me pourchasse et pourquoi il a tué Paul. »
 
 
«Ok bien alors. Suzy ce que je vais vous dire va vous sembler très bizarre ou inhabituel voir dingue, mais c’est la vérité, je vous demande juste de me croire. »
 
« Dite, vous êtes sûr que vous allez bien ? Parce-que là vous ne me rassurez pas du tout. »Lui dit-elle inquiète.
 
« Ne vous inquiétez pas ça va aller. »Lui répondit Sam en essayant de la rassurer et espérant qu’elle accepterait ce qu’il allait lui apprendre.
 
« Je veux juste savoir pourquoi tout ça m’arrive.»Dit-elle anxieusement.
 
 
« Ok, on y va alors. L’homme qui a tué votre fiancé, n’est pas un homme ordinaire, c’est … comment dire. C’est… C’est un démon, c’est d’ailleurs pour ça qu’il a autant de force.»
 
« Pardon ! Vous pouvez répéter… Un démon ? Non mais ça ne va pas, vous êtes complètement cinglé ! Mais pourquoi je vous ai suivi ? »Répliqua Suzy en haussant le ton et fixant Sam.
 
« Suzy s’il vous plait, calmez vous et écoutez moi, je sais que c’est dur à croire mais c’est vrai, ce démon est certainement là pour votre bébé. »Rétorqua Sam essayant maladroitement de rassuré Suzy.
 
« Quoi ! Pour mon bébé ! Non mais vous êtes vraiment déjanté, les démons ça n’existe pas ! Faites vous soigner, vous avez un problème ! »Dit-elle furieuse.
 
Suzy se leva de sa chaise en colère dans l’intention de partir, elle se dirigea vers la porte lorsqu’elle eu une douleur au ventre, elle posa alors sa main sur le haut de son ventre et s’arrêta net, Sam l’a regarda d’un air inquiet, sans savoir quoi dire et l’aida à s’allonger sur son lit afin qu’elle puise se reposer.
 
« Suzy que se passe-t-il ? Le bébé va arriver ?»Demanda Sam d’une voix paniquée, le visage blanc comme un linge.
 
« Non, c’est le bébé qui bouge »Répondit elle en grimaçant.
 
Elle prit alors la main de Sam et voulu la poser sur son ventre pour qu’il puisse sentir le bébé bouger ses petits pieds et qu’il comprenne qu’il n’y avait aucun danger,  qu’elle n’accoucherait pas maintenant. Sam retira sa main rapidement faisant ainsi comprendre à Suzy qu’il n’était pas prêt pour ça. Suzy était un peu déçue, par la réaction de Sam mais elle ne pouvait pas lui en vouloir, tout ce qu’elle voulait c’est avoir un peu de réconfort dans ce moment de détresse. Suzy resta allongée sur le lit. Quant à Sam il était sur le point de se rendre dans la salle de bain pour donner un verre d’eau à la jeune femme, lorsqu’ il eu soudainement un autre mal de tête.. Il se figea en mettant ses deux mains sur ses tempes, il lança un cri de douleur, sa vue était devenue floue et il se mit à saigner du nez, comme pour la première fois. La douleur ressentit, qui était devenue insupportable, l’obligea à s’agenouiller, c’est à cet instant que la porte de la chambre s’ouvrit dans un fracas, Sam leva la tête et distingua la silhouette imposante d’un homme habillé en noir. Suzy, qui hurlait de toutes ses forces, essaya de se lever du lit pour s’enfuir, mais le démon d’un geste la paralysa, elle ne pouvait plus bouger, son corps restait immobile comme si elle était clouée au lit.
Sam qui entre temps s’était relevé, n’eu pas le temps de combattre  cet homme pour défendre Suzy, que le démon l’envoya à travers la chambre, son corps s’écrasant sur le mur et retombant lourdement sur le sol, sous la violence du choc, Sam fut assommé sur le coup. Effrayée et criant de peur, Suzy regarda le corps inerte de Sam en hurlant à plein poumon son prénom à plusieurs reprises. Mais cela ne servit à rien, Sam ne réagissait pas à ses appels et le démon emporta la jeune femme.
 
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Demeure du témoin.
 
Dean arriva dans la rue où s’était passé le drame. Il se gara le long du trottoir et sorti de sa boîte à gant un petit coffret qu’il ouvrit, il fouilla dedans et prit une fausse carte du FBI. Il se dirigea vers la maison du témoin, s’engagea sur le chemin qui menait à la porte d’entrée, il passa devant la boite aux lettres, où il jeta un coup d’œil au passage, pour vérifier le nom.
 
« Ah, Mr Wallis » Se dit-il à lui-même.
 
Il s’arrêta devant la porte de la maison et frappa, la porte s’ouvrit une jeune et charmante personne se présenta devant lui.
 
 
« Bonjour. »
 
 
« Bonjour, pourrais-je parler à Mr Wallis, sil vous plait ? »
 
 
« Et qui dois-je annoncer ? »
 
« Agent Bill Lommi »Dit-il en montrant sa fausse carte.
 
 
« Attendez un petit instant s’il vous plait, je vais voir s’il peut vous recevoir. »
 
Elle revint quelques petites minutes plus tard et fit entrer Dean dans le hall de cette belle et grande maison et referma la porte.
 
 
« Mr Wallis va vous recevoir, veuillez me suivre s’il vous plait. »
 
Dean regarda tout autour de lui.  Le hall d’entrée était grand tout peint en blanc, ça rendait la pièce très lumineuse, des escaliers sur le côté gauche devait certainement mener aux chambres, il suivit la gouvernante qu’il trouvait d’ailleurs bien jolie et ne pouvait s’empêcher de fixé cette dernière en dessous de la ceinture, se mordant les lèvres, tellement elle était bien foutu. Elle lui fit traverser plusieurs pièces de la maison avant d’arriver devant ce qui semblait être le bureau du propriétaire. La gouvernante frappa à la porte et Mr Wallis ouvrit celle-ci. Il serra la main de Dean et lui fit signe de s’asseoir et referma la porte derrière lui.
 
« Alors qu’est-ce qui vous amène Agent Lommi ? »
 
 
« J’enquête sur ce qui s’est passé hier soir, pourriez vous répondre à quelques questions s’il vous plait. »
 
« Mais j’ai déjà tout raconté à la police, vous n’avez pas vu le rapport ? »
 
 
« Si, mais il nous manque des éléments pour boucler l’enquête. »
 
« Que voulez vous savoir ? »
 
 
« Pourriez vous me raconter tout, mais vraiment tout ce que vous avez vu ce soir là ? »
 
« Bien sûr. J’étais juste à ma fenêtre pour fermer les doubles rideaux et c’est là que j’ai vu mon voisin Paul Sanders voler dans les airs. Ce grand bonhomme l’a projeté d’un seul geste de la main sans le toucher, comme un fétu de paille, comme s’il avait des pouvoirs. »
 
« Des pouvoirs ?  Vous pouvez développer ? »Coupa Dean.
 
« Ben pour envoyer un homme d’un seul geste, il a certainement le pouvoir de télékinésie, sinon comment est-ce possible ? »
 
« Euh …C’est ce qu’on pense aussi. »Fit Dean en relevant la tête de son calepin sur lequel il écrivait les renseignements.
 
 
« Pourriez-vous me le décrire ? »
 
« Un homme grand assez costaud mesurant au moins deux mètres, habillé tout en noir.»
 
 
« Comment avez-vous pu le voir dans la nuit,  s’il était tout habillé de noir ? »
 
« Juste devant la maison de Paul il y a un lampadaire, j’ai donc vu ce qui s’est passé et j’ai appelé la police. Pauvre Paul c‘était quelqu’un de si gentil et de si attentionné avec sa petite amie, un très joli petit couple, sans histoire. Avez-vous des nouvelles de sa femme ? »
 
 
« Euh… Non elle n’a pas été retrouvée, nous la recherchons encore. D’ailleurs à ce propos vous ne l’auriez pas vu quitter la maison ? »
 
« Non.»
 
 
« Quelqu’un d’autre dans le quartier aurait-il vu ce qui s’est passé ? »
 
« Non pas à ma connaissance. »
 
 
« Vous n’avez rien vu d’autre ? »
 
« Non, c’est tout ce que j’ai vu, je ne peux rien vous dire de plus. »
 
« Je vous remercie de votre coopération Mr Wallis. »Fit Dean en se relevant de la chaise. 
 
« Mais c’est bien normal.» Lui répondit-il tout en serrant la main de Dean.
 
Mr Wallis appela la jeune femme et lui demanda de raccompagner le jeune homme vers la sortie. Dean fit un large sourire à la gouvernante, avant que celle-ci ne referme la porte derrière lui. Dean retourna dans sa voiture et mit le contact, il démarra direction le motel. Dean ne voulait pas laisser Sam trop longtemps seul, car il savait que tout seul son cadet était vulnérable et qu’il ne pourrait pas défendre Suzy face à un démon des plus puissants. Il appuya donc sur l’accélérateur afin d’arriver le plus rapidement possible au motel. Il parcouru quelques mètres, soudain la voiture se mit à donner des à-coups. Il regarda instinctivement la jauge du réservoir, le voyant venait de s’allumer.
 
« Eh merde ! J’ai oublié de faire le plein. » Dit-il d‘un ton sec.
 
Il s’arrêta donc dans une station service pour faire le plein de l’impala. Il paya la note et reprit la route pour le motel. Il traversa la ville et stoppa à tous les feux rouges.
 
« Quelle poisse ! Je vais tous me les taper ! » Fit-il en colère tapant ses mains sur le volant.
 
Il regarda plusieurs fois sa montre, déjà plus de vingt minutes qu’il était parti de chez le témoin et il n’était toujours pas arrivé sur place. Il alluma son autoradio puis enclencha une cassette d’AC/DC afin de se détendre. Il devait prendre son mal en patience, mais il pensait à Sam qui se trouvait seul avec la future jeune maman, il ne voulait pas qu’ils leur arrivent quelque chose. Le dernier feu avant d’arriver au motel passa au vert et Dean redémarra. Lorsqu’il arriva sur le parking une très mauvaise surprise l’attendait.
 
 De retour au motel.
 
Lorsque Dean arriva sur le parking du motel il y avait une ambulance qui était garée juste devant la chambre avec deux voitures de police. Dean se précipita, puis entra dans la pièce et constata les dégâts. Son frère était allongé sur un brancard avec une minerve autour du cou, sous perfusion et inconscient. Dean voulu s’approcher de lui, mais un policier l’arrêta avec sa main lui demandant de ne pas s’approcher de la victime.
 
« Laissez-moi passer ! C’est mon frère !» Fit Dean avec une voix pressante et anxieuse.
 
Le policier fit un signe de la tête en s’écartant, lui laissant le passage libre. Dean s’avança, s’accroupit auprès de son cadet et le regarda fixement, les yeux larmoyants. Sam était là, allongé sur ce chariot les yeux fermés. Sur sa joue gauche on pouvait apercevoir un bleu, son front était couvert de quelques strippes qui refermaient une blessure et son nez avait certainement saigné vu qu’il y avait encore quelques gouttes de sang mal nettoyées, ce qui signifiait qu’il avait certainement eu un nouveau mal de tête, ce qui ne rassurait pas du tout Dean.
 
« Oh ! Sammy, mais que s’est-il passé ? » Se dit-il en chuchotant et se passant à plusieurs reprises la main droite dans ses cheveux.
 
Sur son visage on pouvait lire l’inquiétude qu’il avait pour Sam. Le voir dans cet état était pour lui insoutenable. Dean regarda les secouristes emmener Sammy dans l’ambulance. Il était sur le point de partir pour les suivre, lorsqu’un policier l’interpella.
« Et vous ! Ne partez pas si vite, il nous faut votre témoignage. » Dit-il à Dean sur un ton autoritaire.
 
Dean tourna la tête en direction du policier.
 
« Quel témoignage ? Je n’étais pas là quand c’est arrivé, alors vous m’excuserez mais je vais aller voir mon frère à l’hôpital. » Répliqua Dean d’un ton sec.
 
« Un conseil monsieur ne quittez pas la ville ! » Répondit le policier.
 
Dean n’était absolument pas d’humeur à discuter de ça avec la police, d’autant plus qu’il n’en savait pas plus qu’eux, puisqu’il n’avait rien vu de ce qui s’était passé, l’important pour l’instant c’était Sam. Il sorti de la chambre, monta dans l’impala et démarra sur les chapeaux de roues. Il arriva sur le parking de l’hôpital « St Thomas »se gara le plus près de la porte d’entrée et se présenta à l’accueil où une ravissante secrétaire classait des dossiers.
 
« Bonjour mademoiselle. »Dit-il anxieusement, les mains tapotant sur le comptoir.
 
« Bonjour jeune homme, que puis-je pour vous ? »Répondit-elle avec le sourire.
 
 
« Je voudrais voir mon frère s’il vous plait, il vient d’être amené ici il y a quelques minutes. »
 
 
« Et son nom, c’est ? »
 
« Ah oui, Samuel Winchester.» Répondit Dean toujours aussi perturbé par ce qu‘il venait de se passer.
 
Elle regarda plusieurs documents et trouva celui de Sam.
 
 
« Ah voilà ! Il a été emmené en radiologie, je vais appeler le médecin qui s’occupe de lui et il viendra vous voir quand il en aura terminé. En attendant pourriez-vous remplir ce formulaire pour l’admission de votre frère. »
 
« Oui bien sûr.»  Répondit Dean à la jeune femme.
 
Dean remplit le formulaire puis le redonna à la charmante jeune femme de l’accueil. Ceci étant fait, il se dirigea vers la salle d’attente et posa ses fesses sur un siège.
 
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Quelque part
 
Suzy avait beau se débattre en donnant des coups de poings et des coups de pieds sur cet ignoble personnage et l’insulter de tous les noms qu’elle connaissait, rien n’avait fait lâcher le démon. A bout de force elle finit par s’évanouir. Quelques heures plus tard, elle se réveilla en sursaut, se retrouvant sur une table de marbre, ligotée par les chevilles et les poignets avec des liens de cuir bien trop serrés à son goût. Elle scruta l’endroit où elle se trouvait, c’était sombre, humide. Seul quelques bougies étaient allumées sur une sorte d’autel où trônaient des objets étranges. Tout ce qu’elle voyait n’avait vraiment rien de rassurant. Elle réalisa que Sam avait raison lorsqu’il lui avait dit que ce démon ou qui que ce soit d’autre en voulait à son bébé.
Le démon fit son apparition dans la pièce, Suzy sursauta en criant et hurla en le voyant. 
 
« Vas-y, tu peux hurler autant que tu veux, personne ne t’entendras…. Tu es ma prisonnière.»Lui dit-il avec un rire des plus démoniaque.
 
Puis il s’approcha d’elle et lui mit la main sur la bouche pour qu’elle arrête de crier. Il lui murmura quelque chose dans l’oreille.
 
 
«La fin est proche pour ton bébé ma belle.»
 
Il enleva sa main de la bouche de Suzy, qui complément tétanisée, resta bouché bée, il se retourna vers l’autel et commença à préparer tous les ingrédients pour le futur sacrifice du bébé de Suzy. Suzy était très inquiète de le voir préparer tous ses trucs de sorcier, où peux importe ce que c’était, elle voulait savoir pourquoi il en voulait à son bébé et si elle devait mourir autant qu’elle sache pourquoi. Elle essaya de se calmer, prit une grande respiration et questionna le démon.
 
 
« Mais qui êtes vous ? Pourquoi vouloir prendre mon bébé ? »
 
« Tait-toi femme ! Je te le dirais en temps et en heures pour l’instant je suis occupé. »Fit-il d’une voix rauque et puissante.
 
 
« Pourquoi vous ne vous voulez pas me le dire, j’ai le droit de savoir ! »
 
« Tais-toi ou je te mets un bâillon dans la bouche pour que tu la ferme ! »Répondit-il sur un ton de colère tout en la regardant avec ses yeux noirs.
 
Aux mots prononcés par ce démon et au regard qu’il lui avait jeté, Suzy n’insista pas dans sa conversation et ne dit plus un mot. Le démon ayant fini de préparer ses ingrédients, il se retourna une dernière fois et regarda fixement Suzy avant de disparaître.
 
A l’hôpital
 
Dean c’était levé de son siège et attendait debout juste devant l’entrée de la salle d’attente lui permettant ainsi de voir arriver le médecin. Lorsque celui-ci arriva il serra la main de Dean.
 
« Alors Docteur, Comment va-t-il ? »Demanda Dean avec précipitation.
 
 
« Je vous rassure il a juste quelques blessures mais elles sont sans gravité et vu le choc qu’il a reçu sur la tête; il a eu de la chance que ce ne soit pas plus grave. Tout ce qu’il lui faut c’est du repos pendant quelques jours et tout sera rentré dans l’ordre.»
 
 
« Je peux le voir ? »
 
 
« Oui, bien sûr, suivez moi,  je vais vous indiquer sa chambre. »
 
Le médecin passa devant Dean pour lui indiquer le chemin. Ils arrivèrent tout les deux devant la chambre 24. Le médecin serra de nouveau la main de Dean pour lui dire au revoir et il retourna à ses occupations. Dean saisi la poignée de la porte et l’ouvrit lentement. Il pénétra doucement dans la chambre et referma la porte délicatement derrière lui, afin de ne pas réveiller son cadet.
Sam, qui était réveillé depuis peu, avait entendu son aîné rentrer dans la chambre.
 
« Salut Dean… »Dit-il avec une grimace de douleur.
 
« Sammy, comment ça va ? » Répondit son aîné sur un ton d’inquiétude.
 
« J’ai mal partout, à part ça c’est la forme. »Répondit Sam calmement.
 
« Que s’est-il passé Sammy? »Lui demanda Dean tout en s’approchant du lit.
 
« J’ai encore eu un mal de tête. C’est à cause de ça que ce démon a pu enlever Suzy, il m’a fait voltiger à travers la chambre. J’ai rien pu faire. Faut l’a retrouvé Dean ! Sinon il va l’a tué et le bébé aussi. »Dit-il d’une voix triste au bord des larmes.
 
 
 « Calme toi Sammy on va l’a retrouvé. Je vais aller la chercher pendant ce temps, repose toi. »
 
« Me reposer ! Ah ça non ! Je viens avec toi ! » Répliqua Sam en haussant le ton.
 
« Oh ! Non, non Sammy !  Tu as été bien amoché et le médecin m’a dit que tu avais besoin de repos. »Rétorqua Dean en faisant signe du doigt non. 
 
« Ne discute pas Dean ! Je viens avec toi, tu auras besoin de moi pour la trouver et puis à deux on ira plus vite !»Répondu Sam sur un ton autoritaire, faisant bien comprendre à son frère qu’il n’avait pas le choix, qu’il viendrait quand même avec ou sans son accord. 
 
« Ce que tu peux être têtu quand tu t’y mets ! »Lui répondit Dean en levant les bras au ciel.
 
Dean soupira, en hochant la tête. Il savait pertinemment que Sam avait raison. A deux ils auront bien plus de chance de la retrouver.
Sam se mit assit dans son lit. Il se débarrassa de sa perfusion et mit les deux pieds sur le sol froid de la chambre. Dean lui apporta ses vêtements, Sam s’habilla et les deux frères quittèrent la chambre discrètement tout en regardant autour d’eux. Ils montèrent tout les deux dans la voiture et Dean démarra en trombe. Ils reprirent la route pour le motel.
 
Au motel
 
Arrivés sur place, ils constatèrent que la porte de la chambre avait été réparée. Quelle chance pour eux pensa Dean. Première chose que fit Sam c’est de prendre son ordinateur portable et de faire des recherches sur ce maudit démon dont il ne connaissait que la force, puisqu’il en avait fait les frais. Quant à Dean il se hâta de chercher dans le journal de John. Au fil des pages internet, Sam finit par trouver une véritable information sur ce démon.
 
« Bingo ! J’ai trouvé ! » Dit-il à son ainé.
 
 
« Vas-y accouche ! »
 
 
« Dean…! »
 
 
« Oups ! Désolé Sammy. »
 
 
« Alors il doit sacrifier un bébé et il faut que ce soit une fille.»
 
« Euh… Suzy attendrait une fille ? » Fit Dean avec étonnement.
 
 
« Certainement, sinon il ne ce serait pas débarrassé du petit ami de Suzy.»
 
« Tu ne lui as pas demandé ? »S’étonna Dean.
 
 
« Non ! Déjà qu’elle a mal réagit lorsque je lui ai annoncé que c’était un démon et vu ce qu’il s’est passé après, je n’ai pas vraiment eu le temps de lui poser la question. »
 
 
« Tu aurais pu le lui demander juste avant de lui parler du démon.»
 
« C’est bon Dean, je peux continuer, le temps presse je te signale ! »Fit-il à son ainé en le fixant du regard.
 
 
« Oui vas y je t’écoute. »
 
Sam reprit la lecture de l‘article.
 
 
« Ce démon s’appelle Zaltaën. Ce cher monsieur est un démon de second ordre qui a trahi Lucifer et a profité de la bataille entre Lucifer et les anges pour s’enfuir de l’enfer. Il a trouvé le moyen de ne pas y retourner, en sacrifiant un nourrisson du sexe féminin tout les dix ans, sans ça il retournera en enfer pour l’éternité, ou Lucifer s‘occupera de son cas. Le sacrifice doit être fait un soir de nouvelle lune. Une fois le bébé né, il sera retiré à sa mère et sacrifié immédiatement devant elle. »
 
 
« Ah ! C’est dégueulasse ! Et où il se trouve cette ordure ? »
 
 
 
« D’après l’article; il sacrifie les bébés dans la ville même ou habite la mère et il lui faut un endroit froid, sombre et humide. »
 
 
« Oui mais ça ne nous dit pas où il tue ! Ni comment on tue ce fumier ! »
 
 
« Oui t’as raison. »
 
 
Sam réfléchit à voix haute « Un endroit sombre et humide qu’est-ce que ça pourrait être ? »
 
 
« Arrête de faire ça Sam! »
 
« Faire quoi ? »Répondit Sam étonné.
 
 
« De parler tout haut comme si j’étais pas là ! »
 
 
« Je réfléchis, j’ai le droit non ! »
 
 
« Et ben réfléchis tout bas, tu me déconcentres. »
 
 « Je te déconcentre pff…qu‘est-ce qu‘il ne faut pas entendre.»Dit-il à voix basse pour ne pas que son aîné l’entende.
 
« Et si c’était une grotte, c’est froid et humide. » Fit Dean enjoué.
 
« Non c’est pas possible ! » Répondit Sam en secouant la tête.
 
« Et pourquoi ? »Répliqua Dean étonné.
 
« Parce qu’il n’y a pas de grotte ici. » Rétorqua Sam sur un ton pas très enthousiaste.
 
« Ok, c’est ou alors ? Parce que là je vois pas !»Répondit Dean en faisant les cents pas dans la chambre.
 
« Et si c’était dans une cave ? C’est froid, sombre et humide. Qu’en penses-tu ? »Fit Sam à son aîné, le regardant faire des allées et venues.
 
 
« Ouais pourquoi pas ! Mais dans laquelle ? La ville est grande et des caves ce n’est pas ce qu’il manque. »
 
 
« On pourrait toujours commencer par la cave de la maison de Suzy. Ça me parait logique, puisqu’il tue dans la ville où habite la mère. »
 
 
« Et pour renvoyer cette saloperie en enfer, comment on fait ? »
 
 
« Alors attends que je regarde… ah voilà, pour le tuer ce n’est pas si difficile que ça, la méthode est la même que pour les autres. Faut l’exorciser ou le tuer avec le colt. »
 
« Bon, ben on est partis Sammy. »Fit Dean en prenant sa veste sur le bord de son lit.
 
Les deux frères partirent pour la demeure de Suzy en espérant qu’ils la trouvent là bas et qu’ils puissent la sauver à temps.
 
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Dans la cave
 
Dans les profondeurs de la pièce, Suzy était toujours attachée sur cette satanée table et commençait à avoir les jambes et les bras engourdis. Elle aurait aimé pouvoir apercevoir quelques rayons de soleil pour la réchauffer un peu. Cela faisait plusieurs heures qu’elle était là, allongée. Il faisait si froid qu’elle grelotait et c’était si sombre. L’humidité qui régnait dans cette pièce l’a fit éternuer à plusieurs reprises, seules les bougies rythmaient désormais cette maudite journée. Elle n’en pouvait plus. Elle était de plus en plus fatiguée et ressentait parfois des vives douleurs au bas du ventre, signe que le bébé était tout aussi stressé qu‘elle. Elle ne pouvait même pas mettre sa main sur son ventre pour apaiser la petite vie qui avait grandit en elle.
La jeune femme ferma les yeux pour retenir ses larmes. Pour elle, tout était clair, son sort était scellé. Elle songeait aux deux hommes qu’elle avait rencontrés, surtout à Sam, mais pourquoi ne l’avait-elle pas écouté ? Elle ne pouvait qu’espérer qu’ils viennent la délivrer, car sans eux, aucun espoir de voir sa petite fille grandir auprès d’elle. Le démon fit une nouvelle apparition et Suzy sursauta et hurla encore une fois à la vue de ce sale type. Il s’approcha une nouvelle fois et l’a regarda fixement avec un sourire maléfique. Suzy tourna la tête de l’autre côté pour ne pas affronter son regard si noir et si profond. Son visage la terrifiait de plus en plus. Pour l’obliger à le regarder, il lui prit le bas de son visage dans la main droite, puis il lui tourna sa tête dans sa direction et lui dit tout en l’obligeant à le regarder.
 
 
« Vous êtes de toute beauté, votre bébé sera un des plus beaux que j’aurais sacrifié. Elle sera parfaite ! »
 
 
Il relâcha son visage puis il lui tourna le dos et prépara une sorte de potion dans une coupe. Suzy, tétanisée par la peur, ne pouvait plus parler, ni bouger. Les paroles proférées par ce démon lui avait tellement fait peur qu’elle se mit à trembler. Elle n’en pouvait plus d’être attachée sur cette table froide et de cette pièce qu’elle aurait voulu quitter tout de suite. Le démon l’a regarda une nouvelle fois, en lui disant « A tout à l’heure ma jolie…» puis il s’évanoui dans les airs comme par enchantement, laissant Suzy seule dans cet endroit lugubre.
 
Dean et Sam traversèrent la ville, ils se garèrent quelques mètres plus hauts dans la rue pour ne pas se faire repérer par le démon avec le grondement de la voiture. Ils descendirent prenant soin de refermer les portières doucement, sans faire trop de bruit. Dean ouvrit le coffre, prit quelques armes et Sam prit quatre petits sacs de sel qu’il mit dans ses poches et une arme à l’arrière de son pantalon. Ils marchèrent jusqu'à la maison de Suzy, les deux frères firent le tour de la demeure regardant par les fenêtres pour voir si il y en avait pas une d’ouverte afin de pouvoir rentrer. N’ayant trouvé aucun accès ouvert, Sam enleva les scellés que la police avait posé et crocheta la serrure de la porte d’entrée. Ils pénétrèrent discrètement scrutant autour d’eux chaque recoin de la demeure. Dean fit signe à son cadet, lui indiquant qu’il avait trouvé la porte de la cave. Il tourna la poignée et Sam mit du sel devant celle-ci après avoir descendu la première marche. Puis les deux frères descendirent prudemment les escaliers, essayant tant bien que mal de ne pas faire trop craquer les planches pourries pour ne pas se faire repérer par le démon. Lorsqu’ils arrivèrent en bas, la pièce était noire et les bougies qui étaient allumées éclairait que très légèrement cet endroit. Ils trouvèrent Suzy attachée à la table. Sam se précipita pour la détacher. Suzy s’étant réveillée aux légers bruits des pas des deux jeunes frères, fut surprise de les voir dans cette pièce. Ce fut pour elle un véritable soulagement.
 
« Sam, dieu merci vous êtes venu… Je vous demande pardon. »Fit-elle d’une petite voix triste.
 
« Pourquoi ? » Répondit Sam en chuchotant.
 
 
« Pour ne pas avoir voulu vous croire. Pour le démon, vous aviez raison. »
 
 
« Ne vous inquiétez pas pour ça. Pour l’instant, l’important c’est de vous sortir de là. »
 
Quant à Dean, il surveilla autour d’eux, prêt à affronter cette chose et en profita pour balayer d’un geste tous les objets qui étaient sur l’autel. Suzy étant délivrée de ses liens, elle se mit debout mais ses jambes étaient si engourdies par la mauvaise position et les liens, qu’elle flancha sur le côté, Sam la rattrapa par la taille.
 
« Suzy ça va aller ? »Lui demanda Sam inquiet.
 
« Oui, j’ai juste les jambes engourdies. »Fit-elle d’une voix tremblante.
 
Suzy mit alors son bras droit autour du cou de Sam et le bras gauche autour de celui de Dean et ils l’aidèrent à monter les marches de l’escalier. Ils sortirent prudemment tous les trois de la demeure, sachant pertinemment que même s’ils l’avaient sauvé, le démon reviendrait la rechercher. Mais en attendant, cela leur permettaient de préparer un plan de défense. Ils montèrent tout les trois en voiture et décampèrent rapidement avant que ce monstre s’aperçoive que la jeune femme n’était plus là.
 
 AU MOTEL
 
Les trois jeunes personnes arrivèrent au motel. Ils entrèrent dans la chambre, Sam aida Suzy à s’asseoir sur le lit.
 
« Vous voulez un verre d’eau ? » Lui proposa gentiment Sam.
 
« Oui s’il vous plait. » Répondit Suzy en se frottant les poignets qui étaient rouges.
 
« Ça va aller ? » Lui demanda Sam, la voyant le teint pâle.
 
« Non ça ne va pas ! Je me sens pas bien, je suis fatiguée et le bébé n’arrête pas de bouger et tout ça m’inquiète !» Dit-elle à Sam les yeux larmoyants.
 
Sam s’assied sur le lit aux cotés de Suzy et essaya de la rassurer.
 
 
« C’est bon signe si elle bouge c’est qu’elle va bien. Même si je conçois que la situation que vous avez vécu n’a pas été des plus facile, elle vous fait comprendre qu’elle est en vie.» Lui répondit Sam d’une voix douce qui se voulait rassurante, même si lui, ne l’était pas.
 
« Merci Sam, merci à vous deux » Fit-elle en sanglotant.
 
Sam se releva du lit puis alla chercher un grand verre d’eau fraîche et le donna à Suzy.
Pendant ce temps, Dean déposa son sac par terre au pied de son lit puis il se dirigea vers le réfrigérateur et y prit deux bières et en offrit une à son cadet. Suzy qui avait vraiment très soif, bu son verre d’eau d’un coup, puis elle posa le verre vide sur la table de nuit. Tout ce qu’elle venait de vivre, la peur et l’angoisse, l’avait totalement épuisée. Se sentant en sécurité avec ses deux gardes du corps à ses côtés, elle s’allongea et s’endormit paisiblement les deux mains sur son ventre rond. Les deux frères la regardèrent et ils se jetèrent un coup d’œil respectif l’un à l’autre. Ils s’installèrent à la table et commencèrent à discuter sur la façon de s’y prendre pour combattre et tuer Zaltaën.
 
« Bon alors il faut absolument entreprendre un plan pour tuer ce fumier. » Fit Dean à son cadet.
 
 
« Oui et rapidement. Le problème c’est que l’on ne sait pas quand il reviendra. »
 
 
« On peut toujours mettre du sel sur le contour des portes et des fenêtres. »
 
 
« Oui, et je vais regarder si je trouve à quel moment il doit faire son sacrifice, ça peut toujours nous donner l’heure approximative à laquelle il reviendra nous voir.»
 
 
« Oui, Sammy fait dont ça. Dit, il y a un truc que je ne comprends pas.»
 
« Ah oui ! Quoi ? » Répondit Sam en levant le nez de son ordinateur.
 
 
« Tes maux de tête Sammy. »
 
« Quoi mes maux de tête ? » Répliqua Sam étonné par la question de son frère.
 
 
« Pourquoi tu as subitement des maux de tête et des saignements de nez sans aucune vision ?  Tu ne trouves pas ça bizarre toi ? »
 
 
« Ben, je trouve ça étrange mais pas plus que lorsque j’ai mes visions. »
 
 
« Sauf que tes visions Sammy, nous donnent toujours une indication et là tes maux de tête nous aident pas, et tu vois ça; ça ne me plait pas du tout. »
 
« Et alors ! Je n’y peux rien moi !» Rétorqua Sam en fixant son frère.
 
 
« Peut-être, mais je me demande s’il n’y aurait pas un rapport avec Zaltaën. »
 
« Tu veux me dire quoi là ! » Répliqua Sam inquiet.
 
 
« Quand tu as eu ton premier mal de tête, c’était quasiment à la même heure que le décès de Paul. »
 
Sam regarda fixement son frère l’air inquiet.
 
« Euh Dean … » Bafouilla Sam.
 
 
 « Sammy, laisse-moi finir s’il te plait. Lorsque tu as eu ton dernier mal de tête c’était juste avant que tu te fasses attaquer par ce démon, exact ?! »
 
« Oui, mais attends, tu ne crois quand même pas que je suis relié à cette ordure ! » Cria Sam fusillant son aîné du regard.
 
 
« Non non Sammy. Je pense que tes maux de tête nous préviennent du danger, avant qu’il n’arrive. »
 
 
«Tu crois ? » 
 
 
« Sammy réfléchit ! Les deux seuls véritables maux de tête violents que tu as eu c’était à ces deux moments précis. »
 
 
« Maintenant que tu me le dis, en réfléchissant bien, c’est vrai que la dernière fois que j’ai eu ce terrible mal de crâne, c’était juste avant qu’il se manifeste pour emmener Suzy. »
 
« Désolé de te dire ça petit frère, mais tu es devenu un véritable radar à démon. » Fit Dean à son cadet le sourire aux lèvres, l‘air moqueur.
 
Sam regarda son aîné en secouant la tête, l’air dépité.
 
 
« Ah ! Ah ! Très drôle.  Mais moi ça me fait pas rire, car si tu as raison pour mes maux de tête, je ne pourrais pas t‘aider à le combattre. Ni à protéger Suzy !»
 
 
« Oui… Tu as raison je n’y avais pas pensé. »
 
« Comment on va faire ? » S’inquiéta Sam.
 
 
« Continues tes recherches sur le net, moi je m’occupe de Suzy. Et préviens-moi au premier signe du démon. »
 
« Ouais c’est ça. » Répondit Sam en replongeant le nez dans son ordinateur.
 
Sam reprit donc les recherches sur le net. Il préférait encore ça que d’entendre les moqueries de son frère. De toute façon il fallait absolument trouver le moment où le démon devrait sacrifier le nouveau né. Il ne faillait pas perdre de temps. Dean profita que Sam soit sur son ordinateur pour s’asseoir sur son lit et jeta de temps en temps un œil sur Suzy. Il prit son bloc note où il avait gribouillé des notes sur ce que le témoin lui avait dit. Mais le témoignage de celui-ci n’avait rien n’indiquer de spécial que Dean ne connaissait déjà. Dean reprit alors le journal de John et chercha des informations. Au fil des pages internet Sam n’avait pas trouvé grand-chose d’intéressant.
 
« Alors Sammy toujours rien trouvé ?» Fit-Dean avec le sourire.
 
« Non, sinon je te l’aurais fait savoir Dean ! Et de ton côté ? » Répondit Sam le nez sur l’écran de son l’ordinateur.
 
 
« Non, rien de rien, papa n‘en parle pas dans son journal. »
 
 
« Il n’a peut-être jamais eu affaire à lui. »
 
 
« Certainement, papa notait toujours tout et là rien. »
 
Plusieurs heures venaient de s’écouler dans la chambre du motel, lorsque Sam qui avait trouvé une petite information brisa le silence.
 
« Quel heure est-t-il ? » Demanda Sam à son frère. 
 
 
« 16 h 03, Pourquoi ? »
 
 
« D’après ce que je viens de trouver le démon doit tuer le bébé entre 22h 00 et minuit. »
 
« Ce qui nous fait une marge d’environ 8 heure maxi. » Répondit Dean en regardant sa montre. 
 
 
« Ouais, et ça ne nous laisse pas beaucoup de temps.»
 
 
«Je ne sais pas ce que tu vas en penser, mais je serais d’avis de changer de motel ?»
 
 
« Oui pourquoi pas. Mais ça ne l’empêchera pas de nous retrouver quand même. »
 
 
« Ça peut toujours le ralentir et nous on gagnera du temps.»
 
 
« Ok ! Je vais réveiller Suzy. »
 
Sam s’approcha de Suzy et la réveilla délicatement, tandis que Dean prépara les affaires.
Suzy se réveilla, Sam était auprès d’elle pour lui expliquer la situation.
 
« Sam, que se passe-t-il ? » Demanda Suzy, se frottant les yeux et voyant que Dean s’agitait dans tous les sens.
 
 
« On change de motel.»
 
« Pourquoi ? » Demanda Suzy encore mal réveillée.
 
« Ca nous permettra de ralentir le démon et d’avoir plus de temps pour établir un plan. » Répondit doucement Sam à la jeune femme.
 
Sam aida Suzy à se lever du lit et les trois jeunes personnes quittèrent le motel pour un autre.
 
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Au nouveau motel.
 
 
Dean se gara sur le parking du nouveau motel. Il descendit de la voiture et partit à l’accueil louer une chambre. Quant à Sam, il aida Suzy à descendre de l’impala, puis il prit dans le coffre les deux sacs. Dean revint quelques instants plus tard avec les clés de la chambre 33.  Lorsque Sam rentra dans la chambre, il fut stupéfait. Dean avait eu la bonne idée de prendre une grande chambre avec trois lits.
 
« Waouh ! » Fit Sam étonné.
 
« Alors Sammy, ton frère n’est pas génial ? » Fit Dean sourire aux lèvres, content de lui.
 
« C’est vraiment super ! »Répondit Sam enjoué.
 
Dean posa ses affaires sur le premier lit. Sam proposa à Suzy de prendre lit du milieu, ce qui leurs permettraient de la protéger de chaque côté et Sam s’installa sur le dernier. Dean mit du sel sur le contour de la fenêtre et de la porte. Sam s’installa sur le canapé et déposa son ordinateur portable sur la table basse. Suzy se dirigea vers la salle de bain, puis revint quelques minutes plus tard et s’assit sur son lit en soupirant de soulagement.
 
« Dite moi les garçons, vous faite ça tout le temps ? »Demanda Suzy aux deux frères.
 
« Faire quoi? »S’étonna Dean.
 
 
« Ben, tuer tous les démons que vous trouvez ? »
 
« On ne tue pas que ça. Il y a aussi, les loups garous, les vampires, les fantômes… enfin tout les monstres que l’on trouve. Sauf le Bigfoot et le Yéti, eux n‘existe pas. »Répondit calmement Dean avec un léger sourire.
 
« Vous êtes sérieux tout ces monstres existe ?»Répondit-elle l’air perplexe.
 
« Oui, Suzy tout ces monstres existe malheureusement pour nous.»Répondit Sam en levant le nez de son ordinateur.
 
« C’est vraiment incroyable ! En tout cas je vous remercie d‘être là pour moi.»Fit-t-elle en baissant la tête regardant son ventre.
 
« Oh, c’est rien on a l’habitude. »Répondit Dean
 
 
« Mais rien n’est encore fini. Zaltaën est déterminé à vous retrouvé. Pour lui c’est une question de survie et il fera tout pour obtenir ce qu’il veut. »
 
« Mais au fait pourquoi il a besoin de tuer mon bébé ? »Demanda-t-elle d’une voix triste en se passant la main sur son ventre distendue.
 
Les deux frères se regardèrent. Dean fit un signe de tête, faisant comprendre à Sam qu’il pouvait lui expliquer le pourquoi du comment.
 
 
« Ce cher démon à eu quelques petits problèmes avec son maître et a finalement réussi à s’enfuir de l’enfer et n’a pas envie d‘y retourner. Il a donc trouvé la solution, qui est de tuer un nouveau né du sexe féminin tout les dix ans. »
 
« Ah, mais c’est horrible de faire ça ! »Fit Suzy avec une grimace de dégout.
 
« Oui vous avez raison Suzy, c‘est vraiment horrible. »Fit Sam regardant la jeune femme.
 
Sam était toujours sur son ordinateur à consulter les pages pour plus d’information sur ce démon. Lorsqu’il  mit la main sur son front, puis se le frotta, un nouveau mal de tête se profila à l‘horizon.
 
« Dean ! Protège Suzy !  Il arrive !»Fit Sam à son aîné tout en faisant un grimace de douleur et se maintenant la tête avec ses deux mains.
 
« Sammy ! »Hurla Dean inquiet tout en prenant son fusil à pompe et se mettant devant Suzy, prêt à combattre cette ordure de démon.
 
La lumière vacilla plusieurs fois. Le mal de tête de Sam le faisait de plus en plus souffrir. Il s’écroula sur le sol se retrouvant ainsi à genoux en hurlant de douleur en se frottant les deux tempes. L’intensité de la douleur augmenta comme pour les deux première fois, son nez se mit à saigner, il regarda son aîné une dernière fois, puis il s’évanoui.
Dean fixa son frère, mais ne pouvait pas venir à son secours. Sa priorité était de protéger Suzy. Mais voir son frère dans cet état le rassurait pas, il n’avait qu’une seule envie, aller le réveillé. Le démon défonça la porte et pénétra furieux dans la chambre.   
 
Le premier reflexe de Dean fut de lui tirer une décharge de sel, même s’il savait que cela ne l’éloignerait que quelques minutes ça lui permettrait d’aller voir son frère et d’essayer de le réveillé. De son côté Suzy, hurla de frayeur. Tout ce qu’il se passait devant ses yeux la terrifiait. Cet instant lui rappelait trop ce qu’il s’était passé quelques heures plus tôt. Elle resta coller au dos de Dean, le suivant de très près dés qu’il faisait un mouvement. Dean s’approcha de Sam. Il s’agenouilla et tenta désespérément de le réveillé afin qu’il l’aide à combattre ce démon. Il secoua fortement Sam en lui criant dessus. Ne voyant aucune réaction de la part de son cadet, il prit les grands moyens. Il se dépêcha d’aller remplir un verre d’eau glacé venant du frigo et retourna auprès de son frère. Il le mit sur le dos et lui jeta le verre d’eau glacé dans la figure et le gifla pour qu’il réagisse. Sam se réveilla en sursaut totalement désappointé, fixant son aîné et Suzy, en se maintenant les deux joues.
 
 
« Ah ben enfin, tu en as mis du temps pour te réveiller. »
 
« Je te remercie beaucoup Dean, surtout pour les deux gifles que tu m’as mises, qui je pense n’étais pas nécessaires. »Répondu Sam essoufflé.
 
 
« Excuse moi Sammy, mais tu ne réagissais pas et je n’avais pas beaucoup de temps devant moi, j’ai fais ce qu’il me paraissait le plus rapide. Comment tu te sens ? »
 
« J’ai toujours aussi mal au crâne. Euh… Il est où Zaltaën ? »Fit Sam en observant la pièce.
 
 
« Parti. Je lui ai tiré une décharge de sel. »
 
« Mais pourquoi tu as fais ça ? »Répondit Sam à son aîné sur un ton sec.
 
 
« En fait sur le moment, c’est tout ce qu’il m’est venu à l’esprit. »
Rétorqua Dean en baissant les yeux, sachant qu’il n’aurait jamais du faire ça.
 
« Tu sais qu’il va revenir ! » Fit Sam en le fusillant du regard.
 
« Oui, je le sais. »Répondit Dean, l’air désolé.
 
 
« Mais tu te rends pas compte Dean ! Quand il va revenir, je vais avoir de nouveau mal à la tête et que je ne vais pas pouvoir t’aider ! »
 
« Oui ça aussi je le sais ! Mais te voir inerte au sol avec le nez qui saigne, ça fait déjà trois fois aujourd‘hui que je te retrouve inconscient. J‘ai pas pu supporter de te voir dans cet état ! Et c‘est la seule chose que j‘ai trouvé.»S’emporta légèrement Dean en aidant son cadet à se relever.
 
Une fois sur pied, Sam se dirigea vers la salle de bain et prit deux comprimés de paracétamol pour soulager son mal de crâne et rien que de penser qu‘un autre allait arriver, il savait d‘avance qu‘il ne résisterait pas longtemps à la douleur qui l‘attendait. Il ressortit de la salle de bain et s’allongea sur son lit. Suzy s’était également allongée sur le sien, en se frottant plusieurs fois son ventre arrondi pour rassuré le bébé, qui n’arrêtait pas de gigoter. Quant à Dean, il jeta un œil sur Sam et la future jeune maman, puis remit du sel au bas de la porte. Il regarda sa montre, il ne restait quelques 4h30 heures avant que le démon sacrifie le bébé. Dean s’apprêta à rejoindre son lit, lorsque Sam se releva subitement de son lit, en se frottant de nouveau les deux tempes.
 
« Ça y est, il revient Dean. »Fit Sam à son aîné en grimaçant de douleur.
 
 
« Sammy ! Résiste. »
 
« Ça fait trop mal… Je ne peu… Pa…»Répondit Sam en n’ayant pas le temps de finir sa phrase, s’évanouissant dans un dernier soupir.
 
« Sammy ! »Hurla Dean.
 
Le démon fracassa la porte d’un seul geste,  ce qui fit voler le sel que Dean avait déposé devant le pas de la porte, laissant ainsi le champ libre pour pénétrer dans la chambre. L’aîné avait demandé à Suzy de se cacher dans la salle de bain et lui avait ordonné de ne pas crier, ni bouger au risque que le démon la découvre et l‘emmène une nouvelle fois.
 
« Où est-elle ? »Demanda, Zaltaën d‘une voix puissant et rauque.
 
« Partie, elle nous trouvaient trop nul.»Répondit Dean sur un ton légèrement moqueur.
 
« Tu mens ! Où elle est ? »Insista-t-il furieux.
 
« Mais je viens de te le dire ! Elle est partie ! »Lança Dean d’un ton sec.
 
« Je répète une dernière fois la question où est-elle ? » Reprit le démon.
 
 
« Mais vous êtes sourd ou quoi ? En quelle langue il faut que je vous le dise ? Elle n’est plus là, elle est partie.»
 
 
« Si dans cinq secondes tu ne me dis pas où elle est, je massacre ton frère en l‘envoyant contre le mur.»
 
 
« Euh… Attends, il est déjà inconscient, j’en vois pas l’intérêt de le faire valser de l‘autre côté de la pièce. »
 
 
« Moi si ! Si je le tue, tu ne le supporteras pas et tu ne pourras plus la protéger et moi je ne retournerais pas en enfer.»
 
 
« Woh ! Woh ! Woh ! Attends, tu la veux en échange de la vie de mon frère ? »
 
« Mais c’est qu’il est intelligent, il a tout comprit. »Répondit Zaltaën l’air moqueur.
 
Suzy, qui était dans la salle de bain, était terrifiée par les paroles du démon. Elle s’était assit dans un coin et tremblait de tout ses membres, elle prit alors une grande respiration afin de calmer sa peur. Elle essayait de ne pas pleurer pour ne pas se faire repéré, mais dans la panique, elle laissa s’échappé un petit gémissement, ce qui fit réagir le démon. Il savait désormais qu’elle était dans la salle de bain. Il jeta Dean d’un geste de la main, l’envoyant contre le mur de l’autre côté de la chambre. Son corps s’écrasa contre la paroi, retombant inconscient sur le sol. Le démon ouvrit la porte de la salle d’eau et emporta Suzy, qui à la vu de ce monstre, hurla à pleins poumons.
 
 
« Mais lâchez moi ! »
 
 
« Pas la peine de crier personne ne t’entends alors ferme là ! »
 
 
« Où m’emmenez-vous ? »
 
« Quelque part où les deux affreux ne viendront pas te rechercher et où je pourrais finir ce que j‘avais commencé ! Ah ! Ah ! Ah ! »Répondit le démon d’une voix enjouée.
 
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Au nouveau motel
 
Sam fut le premier à se réveiller. Il ouvrit lentement les paupières, se frotta les yeux pour y voir plus claire puis il se releva. Il scruta la chambre et vit que Suzy n’était plus là. En revanche son frère était assit contre le mur de la chambre inconscient, une légère blessure à l’arcade sourcilière. Il se dirigea vers lui en titubant. Il s’agenouilla auprès de son aîné puis il mit deux doigts sur sa veine jugulaire pour voir s’il était encore en vie. Son pouls était faible mais régulier, ce qui rassura Sam. Il examina la blessure de Dean, l’entaille n’était pas très profonde et le sang s’était arrêté de couler, constatant que sa blessure était minime, Sam entreprit alors de réveiller son aîné en le secouant pas trop fort.
 
« Dean ! Dean ! Réveille-toi ! Aller Dean ! Dean ! Réveille-toi ! »Fit Sam en hurlant sur son aîné.
 
« Arrêt de… cri…er, j’ai mal à la tê…te…»Répondit doucement Dean en ouvrant lentement les paupières.
 
«Bienvenue au club des migraineux.»Fit Sam avec un petit sourire.
 
« Plaisante pas ! J’ai vraiment l’impression qu’un camion m’est passé dessus, tellement j‘ai mal au crâne.»Répliqua Dean en se maintenant la tête.
 
« Ben ce camion à emporter une nouvelle fois notre future jeune maman.»Rétorqua Sam en aidant son frère à se relever.
 
« Merde ! Il va me le payer ! Je vais lui faire la peau à cette ordure ! »Répondit Dean en haussant le ton et s’asseyant sur son lit en se maintenant toujours la tête.
 
« Dean Calme toi ! Tu va d’abord prendre ça.»Dit Sam à son aîné en lui présentant un verre d’eau et deux comprimés d‘aspirine.
 
« Merci Sammy. »Répondit doucement Dean en avalant ces comprimés.
 
 
« De rien. Ça va aller ?»
 
 
« Oui, merci. Maintenant faut la retrouver Sammy. »
 
 
« Tu as raison, car on n’a plus beaucoup de temps devant nous pour lui mettre la main dessus. »
 
« C’est parti, on y va. »Répondit Dean en se levant de son lit prêt à partir.
 
 
« Euh… Dean Attends ! On ne sait même pas où il l‘a emmené.»
 
 
« Eh alors ? On va retourner chez elle dans sa cave, comme pour la première fois !»
 
 
« Il est pas assez bête pour retourner au même endroit ! »
 
« Ok ! Super ! On va dans quelle direction alors ? »Rétorqua Dean en levant les bras.
 
« J’ai peut-être une idée. »Répondit Sam.
 
« Ah ! Oui et laquelle ? »Demanda Dean pas très convaincu.
 
 
« Suzy m’a dit qu’elle avait passée le nuit dans la cave d’une maison en vente non loin d’où elle habite. C‘est peut-être là bas qu‘il l‘a emmené ?»
 
 
« Peut-être ou peut-être pas, Sammy ! »
 
« Ça réduit les recherches. Des maisons en vente dans son quartier, il doit pas y en avoir des masses.»Rétorqua Sam à son ainé.
 
Dean et Sam attrapèrent leurs vestes et partirent en voiture pour à la recherche de Suzy.
 
Dans une cave de la ville.
 
Le démon déposa Suzy sans ménagement sur la table en marbre et l’attacha dessus. Elle était si horrifiée par ce qu’elle vivait en ce moment même et ce qu‘elle avait déjà vécu à cause de cet horrible démon, que la petite vie en elle n’arrêtait pas de remuer. Les petits coups de pieds qu’elle ressentait dans son ventre arrondi par son petit bout de choux, signifiait qu’elle était aussi angoissée que sa maman. Elle était dans le désarroi total. Elle savait que le moment approchait, que le démon ne s’arrêterait pas, c’était pour elle inévitable, bientôt il sacrifierait son bébé devant elle. Rien qu’à l’idée d‘y penser, ça lui donnait des frissons dans tout le corps et depuis l’instant où elle avait vu comment le démon avait fait pour ce débarrasser de ses deux gardes du corps, elle n‘avait cessé de pleurer. Ses larmes n’arrêtaient pas de couler le long de ses joues devenue rouge sur son visage fatigué et angoissé.
 
Elle regarda tout autour d’elle puis reconnu l’endroit où elle se trouvait. Elle venait de se rendre compte que le démon avait changé de lieu. Comment les deux frères pouvaient-ils la retrouvé dans ce cas ? Elle se sentit complètement perdue, totalement désespérée. Quant au démon, il alluma les treize bougies sur l’autel et prépara tout le matériel dont il avait besoin pour réussir son rituel. Une fois terminé, Zaltaën se retourna vers Suzy et la fixa de son regard noir.
 
« Alors ma jolie, le moment que j’attends arrive bientôt à échéance. Ton bébé m’appartiendra et je resterais sur cette terre encore dix ans.»Dit-il d’une voix rauque et menaçante.
 
Suzy ne pouvait plus affronter ses yeux noirs, ni son visage d‘ailleurs qu’elle trouvait trop hideux. Elle ferma les yeux et tourna donc la tête sur la gauche pour ne plus le voir. Il reparti, laissant une nouvelle fois Suzy, seule dans cette cave froide et humide.
 
Sur la route
 
 
Les deux frères s'étaient mit en route sans perdre de temps. Ils arrivèrent dans le quartier où Suzy habitait, Dean ralenti pour rouler au pas et ils observaient chacun de leur côté. Ils arrivèrent juste devant une habitation avec une pancarte Blanche délavée sur laquelle était inscrit « A VENDRE » en rouge vif. Dean se gara le long du trottoir et coupa le contact de l‘impala. Ils descendirent de la voiture et Dean ferma les portières à clé. Puis ils continuèrent à pied longeant la demeure. Les deux frères étaient chacun armés et avançait côte à côte en faisant prudemment le tour de la maison. Malgré la prise des deux cachets d’aspirine que Dean avait avalé, il avait toujours mal à la tête, mais il essaya de ne rien faire paraître devant son frère. Mais Sam n’était pas dupe il avait bien vu son aîné faire une légère grimace sur son visage, mais il préférait ne rien dire, le plus important pour le moment était de sauvé Suzy de Zaltaën.
Ils montèrent les marches du perron de cette habitation et Dean passa devant son cadet et ouvrit la porte d‘entrée de l’intérieur en passant la main au travers de la vitre cassée. Ils pénétrèrent doucement dedans, armes à la main, observant autour d’eux prêt à réagir au moindre signe de Zaltaën. Dean ouvrit délicatement une deuxième porte, puis ils descendirent l’escalier à pas de velours essayant de faire le moins de bruit possible. Ils s’arrêtèrent à deux marches de la fin de l’escalier et observaient chacun leur tour ce qu’il y avait dans cet endroit sombre. Ce n’était éclairer que par des bougies sur un autel et Suzy était là, attachée encore une fois à une table de marbre. Le démon était devant l’autel le dos tourné à Suzy, à faire de grands gestes et récitant une incantation. Il ne s'occupait pas des pleurs de la jeune femme, qui de son côté était de plus en plus effrayé par ce qui se préparait autour d’elle, sa respiration était de plus en plus rapide. Le démon qui savait que les deux frères étaient là, se retourna face aux deux garçons et les fit voler contre la paroi de la cave. Les deux frères atterrirent sur les fesses le dos contre le mur de la cave, à moitié assommés par la violence du choc.
 
« Ah ! Des spectateurs ! Comme c’est gentil les gars. »Fit Zaltaën aux deux frères d’une voix rauque avec un souri des plus démoniaque, l‘air amusé.
 
« Espèce d’ordure ! »Répondit Dean furieux, en se relevant.
 
Quant à Sam, il reprenait lentement ses esprits. Lorsqu’il ouvrit les yeux il vit son aîné qui était debout essayant tant bien que mal de faire face au démon. Dean avait engagé un combat sans merci avec Zaltaën, combat qu’il savait perdu d’avance, mais il n’aurait jamais renoncé à une bonne bagarre pour tuer un fumier de démon. Dean étant bien occupé à se battre contre Zaltaën, Sam en profita pour commencer l’exorcisme pour le supprimer.
 
 
SAM : "Exorcizamus te, omnis immundus spiritus, omnis satanica potestas, omnis incursio infernalis adversarii, omnis legio, omnis congregatio, et secta diabolica."
 
Le démon lâcha son étreinte sur Dean et se retourna vers Sam qui lui continuait à lire son texte en latin. Il envoya un très mauvais regard au cadet pour l’intimidé. Malgré sa peur et le stress qu’il ressentait, Sam continuait à lire son exorcisme.
 
 
SAM : "Perditionis venenum propinare. Vade, satana, inventor et magister omnis fallaciae, hostis humanae salutis. Humiliare sub potenti manu dei, contremisce et effuge, invocato a nobis sancto et terribili nomine, quem inferi tremunt."
 
Pendant que Sam lisait, Dean se releva avec difficulté et essaya d’atteindre Suzy qui traumatisée par les événements qui se produisait devant elle, avait une respiration des plus saccadée. Elle avait le teint très pâle et avait tellement pleuré que la fatigue se faisait ressentir. Elle était littéralement épuisée par cette mauvaise journée. Aux paroles prononcées de Sam, le démon se tortilla de douleur et cria. Le plafond de la cave et tout ce qu’il y avait autour commençait sérieusement à se fendre, des morceaux du plafond tombèrent par-ci par-là et la vitre de la fenêtre s’était brisé blessant très légèrement Suzy au bras droit. Dean qui avait réussi à atteindre Suzy, la détacha rapidement avant qu’un gros morceau du plafond lui tombe dessus. Zaltaën prit au piège par Sam, sentait la force le quitter. Il essaya de se rebeller mais plus Sam avançait dans sa lecture plus le démon souffrait. Sam, sachant que Suzy était hors de danger, s’était mit à lire de plus en plus vite et fini son exorcisme.
 
 
SAM : "Ab insidiis diaboli, libera nos, domine. Ut ecclesiam tuam secura tibi facias libertate servire, te rogamus, audi nos."
 
"Dominicos sanctae ecclesiae. Terogamus audi nos."
 
Le démon hurla, s’agenouilla sur le sol se maintenant fortement la tête avec ses deux mains. Epuisé par l’exorcisme, Zaltaën se sentait de plus en plus faible. Il était à bout force et de souffle, l’air lui manquait et la douleur qui venait de l’intérieur était devenue insupportable qu’il hurla très fort « Non ! Pas ça !»Puis il s’évanouit dans un violent éclair rouge sang. Les deux frères et Suzy protégèrent leurs yeux pour ne pas être aveuglé par la puissance de cette lumière éblouissante. Une fois Zaltaën mort, ils se regardèrent tous les trois, pour s’assuré que tout allait bien. Suzy qui était épuisée et apeurée, avait du mal à reprendre une respiration normale. La peur ressentie lui fit perdre l’équilibre, elle s’accrochait à Dean qui lui la soutenait pour ne pas qu’elle s’écroule à terre. Sam n’était pas rassurer de la voir aussi lasse. Il était tant pour eux de quitter ce lieu lugubre et de la ramener chez elle.
 
« Suzy ça va ? »Demanda Sam à Suzy inquiet de voir dans cet état de fatigue.
 
« Je me sens pas bien et j’ai mal partout. »Dit-elle en sanglotant le visage d’un teint blafard.
 
 
« Ça va aller tout est fini. On va vous aider et vous ramener chez vous où vous pourrez enfin vous reposer.»
 
« Non ! Je ne veux pas rentrer chez moi, pas pour l’instant.»Répondit Suzy apeurée, la voix tremblante.
 
« Vous êtes sûre ?»Demanda Dean étonné.
 
« Oui… J‘ai tellement eus peur. »Dit-elle en sanglot. Encore sous le choc.
 
« C’est normal que vous ayez peur avec ce que vous venez de vivre. »Fit Sam d’une voix douce.
 
 
« Merci Sam, j’aimerais juste me reposer un peu avant de rentrer chez moi.»
 
« Oui, Suzy pas de problème. »Répondit Sam en soutenant Suzy à jusqu‘à l‘escalier de la cave.
 
Ils aidèrent Suzy à remonter les marches, puis ils sortirent ensemble de cette maudite cave. Dean ouvrit la porte de l’impala, Sam aida Suzy à s’installer à l’arrière de la voiture, puis il monta sur le siège passager à côté de son aîné. Dean démarra la voiture et ils partirent tout les trois pour le motel.
 
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Sur la route du retour. 
      
L’impala roulait en direction du motel lorsqu’une vive douleur au bas du ventre arracha à Suzy un cri et une grimace sur son visage qui était devenu blême. La jeune femme prit alors une grande respiration et serra les dents pour surmonter la douleur. Sam fit un demi tour sur son siège, pour se retourner face à Suzy, la voyant le teint pâle et les différentes grimaces qui s’affichaient sur son visage, il ne mit pas longtemps à comprendre que quelque chose n’allait pas.
 
« Suzy ça va ? »Demanda-t-il troublé.
 
« Non ! Je viens de perdre les eaux. »Fit-elle avec une légère grimace.
 
« Quoi ? ! Vous avez perdu les eaux dans ma voit… !!! »Fit Dean dépité tout en tournant sa tête pour regarder la jeune femme.
 
« Dean… s’il te plait … commence pas à râler et trouve plutôt un coin pour te garer ! » Fit-il à son cadet en le fixant dans les yeux.
 
« Tu plaisantes Sammy ! Me garer,  je ne sais pas si tu as vu la circulation qu’il y a ce soir ! Ça bouchonne de partout ! Comment je fais moi !» Dit-il à son cadet sur un ton qui en disait long sur l’angoisse et la panique qu’il éprouvait à cet instant même.  
 
« Débrouille toi comme tu veux Dean ! Mais trouves une place ! »Hurla-t-il à son aîné.
 
Vu la situation, Sam prit une grande respiration et se passa la main droite dans les cheveux. Il essayait de garder son calme, même si au plus profond de lui, l’angoisse et la panique montaient en pression. Suzy s’allongea sur la banquette arrière qui était désormais trempée par le liquide amniotique qui s’était écoulé de son corps. Suzy savait que c’était la phase finale de sa grossesse, elle allait enfin faire la connaissance de son petit bout de chou, qui avait grandi en elle pendant neuf long mois. Une autre violente douleur se fit sentir. Suzy hurla, puis reprit son souffle, elle glissa sa main droite sur son ventre arrondi pour apaiser la douleur de cette contraction, la petite vie qui avait grandit en elle était bien pressée de naître. Elle avait le visage crispé par la violence de ses contractions, Sam se retournait de temps en temps pour voir comment ça se passait pour Suzy. La voir dans cet état était loin de le rassurer. On pouvait lire sur son visage l’inquiétude face à cette situation qui se déroulait devant lui. Dean n’était pas rassuré non plus. Il chercha désespérément un endroit pour garer l’impala.
Elle essaya de se détendre en respirant profondément et ferma quelques instants les yeux pour faire le vide. Dean trouva enfin une place sur un parking d’une droguerie. Il s’y gara puis coupa le contact de l‘impala.
 
« Dean les clés ! » Lança Sam à son aîné.
 
Sam ouvrit sa portière et se précipita dans le coffre, où il prit plusieurs serviettes et draps de bain pour Suzy. Dean pendant ce temps appelait les urgences.
 
 
« Les urgences j’écoute ! »
 
« Bonsoir, j’ai besoin d’une ambulance pour une femme qui est en train d’accoucher dans ma voiture, je suis sur le parking de la droguerie au 123 de l’avenue principale. » Fit Dean sans reprendre son souffle, ce qui démontra dans quel état de panique il était.
 
 
« Monsieur calmez vous s’il vous plait ! C’est votre femme qui accouche ? »
 
« Non ! Alors vous me l’envoyez cette ambulance ! »Dit-il sur un ton énervé.
 
 
« L’ambulance arrive dans vingt minutes monsieur.»
 
 
« 20 min ?! Pas avant ? »
 
 
« A cette heure-ci il y a beaucoup de circulation, on ne peux pas faire mieux. »
 
« Et comment je fais avec la jeune femme qui accouche, je ne suis pas médecin moi ! »Dit-il à la standardiste en faisant les cents pas et se passant à plusieurs reprises la main gauche sur le visage.
 
 
« Ne paniquez pas tout va bien se passer l’ambulance est en route et le bébé n’arrivera pas tout de suite.»
 
 
« Vous êtes sûre parce qu’elle a déjà perdu les eaux ! »
 
 
« Vous êtes tout seul avec elle ? »
 
 
« Non, je suis avec mon frère. »
 
 
« Et votre frère il est où ? »
 
 
« Auprès d’elle, pourquoi ? »
 
 
« Ne quittez-pas je vais vous passer un médecin. »
 
Quelques secondes passèrent et un homme prit le combiné puis continua la conversation que Dean avait commencée avec la standardiste.
 
 
« Bonsoir monsieur, je suis le docteur McBraden »
 
 
« Bonsoir Docteur. »
 
 
« La jeune femme vous pouvez me dire depuis combien de temps elle a perdu les eaux ? »
 
Dean regarda sa montre puis indiqua à approximativement les minutes. 
 
 
« Il y a environ dix minutes. »
 
 
 « Pourriez vous demander à la maman à combien d’intervalles sont  les contractions ? »
 
 Dean s’approcha de la portière où se trouvait Sam, puis baissa la tête et posa la question à Suzy. 
 
«Environ toutes les quatre min…utes. » Répondit-elle avec un cri de douleur.
 
 
« Vous avez entendu. »
 
 
« Oui, tout à fait. Ecoutez moi, le bébé devrait pouvoir attendre que l’ambulance arrive »
 
 
« Et comment vous pouvez le savoir ? »
 
 
« Quand les contractions seront espacées toutes les minutes ce sera le bon moment, mais pour l’instant rien d’urgent, nous ne sommes qu’à quatre minutes d’intervalle. »
 
 
« Et si le bébé arrive avant les secours, comment on fait ? »
 
 
« Ne vous inquiétez pas, je suis sûr que tout va bien se passer. Je vais devoir vous laisser j’ai une autre urgence. Au revoir monsieur. »
 
« Et me laissez pas… Et merde !!!»Lança-t-il de colère.
 
« Qu’est-ce qu’il y a ? » S’inquiéta Sam
 
« L’ambulance n’arrivera pas avant vingt minutes Sammy, en attendant il faut qu’on se débrouille tout seul.»Répondit Dean à son cadet sur un ton d’inquiétude.
 
« Ben de toute façon on ne peut pas faire grand-chose d’autre qu’attendre.»Fit-il à son aîné.
 
 
« Ouais mais quand même Sammy, vingt minutes c’est long. »
 
« Je sais, mais pour l’instant l’important c’est d’être là pour soutenir Suzy en attendant les secours. »Répondit Sam à son aîné.
 
 
« Oui tu as raison Sammy. »
 
Sam avait déposé un drap de bain sur le ventre de Suzy et en avait plié deux autres qu’il plaça sous la tête de la futur jeune maman.
 
« Ça va, la position vous convient ?» Fit-il d’une voix douce, mais à la fois anxieuse.
 
« Oui, merci Sam. »Dit-elle en caressant son ventre distendu de haut en bas.
 
Les contractions étaient de plus en plus fortes. Suzy hurlait et son visage grimaçait à chaque douleur qu’elle ressentait depuis près d’un quart-heure déjà. Son ventre se contractait de nouveau, la violente douleur dura beaucoup plus longtemps que les autres. Elle eu si mal qu’elle se redressa brusquement et empoigna les cheveux de Sam en hurlant « ça fait trop mal !»Sam cria « Ai…e… »Et Suzy relâcha sa prise. Sam se frotta la tête et remit ses cheveux en place. 
Suzy s’excusa, « Désolé Sam » il la regarda et lui dit «Ce n’est rien »  avec un léger sourire timide.
Dean faisait les cents pas regardant dans toutes les directions, mais aucune sirène d’ambulance ne se fit entendre. La minute suivante une nouvelle contraction se fit ressentir. Suzy se souleva subitement et empoigna le dessus de la banquette et relâcha la pression en hurlant, puis se rallongeant doucement tout en soufflant par petit coup, pour atténuer la douleur. Puis un autre spasme arriva une minute plus tard. Les contractures étaient maintenant devenues de plus en plus proche. Elle sollicita Sam pour l’aider, la petite était sur le point de venir au monde et elle avait énormément besoin d’aide pour y arriver, toute seule elle ne le pourrait pas.
 
« Sam, s’il vous plait, les contractions sont de plus en plus rapprochées, je ne vais pas pouvoir attendre que l’ambulance arrive, la petite est sur le point de voir le jour.»Dit-elle les larmes aux yeux. 
 
D’un coup le visage de Sam devint très pale et quelques gouttes de sueur apparurent sur son visage comme s’il avait une forte fièvre. Il avait la nausée rien qu’a l’idée de mettre ses mains entre les cuisses de Suzy pour accueillir le nouveau né, comment allait-il s’y prendre ?
 
« Suzy, je ne sais pas si je suis capable de faire ça. » Dit-il en déglutissant difficilement, avec une boule d’angoisse dans la gorge. 
 
Suzy qui n’en pouvait plus d’attendre, le supplia une nouvelle fois. Sam la voyant grimacer et hurler de douleur prit son courage à deux mains et s’exécuta. Il glissa lentement ses mains sous la robe de la jeune femme et avança lentement jusqu'aux cuisses de Suzy.
Suzy sentait que le bébé était engagé dans le passage vers la sortie, signe pour elle qu’il n’y en avait plus pour longtemps, la prochaine contraction, serait certainement très douloureuse et qu’elle aurait besoin d’une grande énergie pour le mettre au monde.
 
 La violente douleur de la contraction se fit sentir, Suzy se redressa de moitié puis s’accrocha de nouveau à la banquette et au siège de passager et poussa de toutes ses forces. Sam sentit quelque chose, de chaud, gluant et velu sur le bout des ses doigts. Il leva la tête, son visage d’un teint blafard reflétait l’angoisse qu’il pouvait ressentir face à cet événement, néanmoins il ne bougea pas ses mains de place et restait concentré sur ce qu’il faisait. Suzy se rallongea souffla plusieurs fois, prit une bonne inspiration et expulsa tout l’air de sa bouche pour reprendre une respiration plus calme.
La contraction suivante fut une des plus fortes qu’elle eu. Suzy hurla à en perdre le souffle et poussa si fort que son visage devint rouge et des gouttes de sueur perlaient sur son front. Quelques secondes après, un petit cri se fit entendre. Sam tenait dans ses mains cette toute petite vie humide et chaude, si fragile, qui hurlait à pleins poumons, Sam tenant délicatement le bébé entre ses mains le contempla avec tendresse et versa une petite larme d’émotion avant de déposer soigneusement le petit être sur le ventre de sa maman. Puis il recouvrit le bébé d’une serviette pour ne pas qu’il attrape froid.
 
La jeune maman prit alors une grande respiration et afficha sur son visage fatigué quelques larmes de joie et un joli sourire. Le nourrisson, guidé par l’instinct enfoui son petit nez dans le giron de sa mère à la recherche du sein nourricier. Il attrapa goulument le téton rosé de sa mère et aspira le liquide avec appétit. Ses petits doigts fins s’agrippèrent à la chaîne que portait Suzy autour du cou. En cet instant de bonheur Suzy, oublia tout ce qu’elle avait traversé, ses peurs, ses douleurs, ses angoisses et succomba immédiatement au charme de son enfant. Dean se baissa et contempla le tableau de bonheur qui s’ouvrait devant lui. Il ne pu s’empêcher d’avoir une petite larme d’émotion et d’afficher sur son visage anxieux un sourire de satisfaction. Sam contempla la jeune maman et son bébé puis posa l’ultime question.
 
« Vous lui avez choisi un prénom ?» Lui demanda-t-il d’une voix douce.
 
« Oui, elle se prénommera Sarah, comme Paul voulait. » Répondit-elle légèrement essoufflée.
 
 
« Vous lui avez choisi un très joli prénom. »
 
 
« Merci beaucoup Sam et à vous aussi Dean. »
 
« Mais de rien.»  Répondirent en même temps les deux frères.
 
Les sirènes de l’ambulance se firent entendre et trois infirmiers descendirent de celle-ci. Une infirmière prit le bébé et coupa le cordon ombilical et enveloppa le nourrisson dans un linge blanc. Les deux autres soulevèrent la jeune maman et la déposèrent sur un brancard. Une fois Suzy installée, un des ambulanciers lui posa une perfusion sur la main gauche et l’infirmière lui rendit son enfant. Le brancard s’engouffra alors dans l’ambulance, les deux frères firent à Suzy un au revoir de leurs mains, elle fit de même avant que l’ambulancier referment les deux portes arrières. La sirène se mit en route et l’ambulance s’éloigna et prit la direction de l’hôpital.
Dean s’arrêta au niveau de la porte arrière de sa voiture, puis il jeta un œil sur la banquette arrière de l’impala et fit une large grimace de dégoût. Il se rendit compte qu’il faillait nettoyer l’intérieur de sa voiture.
 
« Eh Sam ! »Interpella Dean.
 
 
« Quoi ? »
 
« Tu va m’aider à nettoyer les dégâts, car tout ça c’est de ta faute. » Fit Dean lui montrant du doigt la baquette arrière de l’impala.
 
« Quoi ? Ah non ! Non ! Non ! C’est de la tienne, car je te rappelle mon cher frère que c’est toi qui a voulu reprendre une autre mission, pas moi. »Répondit Sam avec un léger sourire. 
 
 
« Peut-être mais ça n’empêche pas que tu vas quand même prendre ce qu’il faut pour m’aider à la nettoyer de fond en comble.» 
 
Les deux frères montèrent dans l’impala, direction la station service. Ils prirent de quoi nettoyer et s’attelèrent à la tâche. Une fois la voiture lavée et l’intérieur nettoyé, ils se mirent en route pour retourner au motel. Dean ouvrit la porte de la chambre, pénétra dans la pièce. Sam le suivait de prêt et referma la porte derrière lui. Las de leur journée, Dean prit deux bières dans le frigo et en offrit une à son cadet.
 
« Tiens Sammy.»Fit Dean en lui présentant la bière.
 
« Merci Dean » Répondit Sam les yeux dans le vague.
 
« Tu parles d’une journée, je suis vanné. » Fit Dean en regardant son frère.
 
Sam complètement ailleurs, perdu dans ses pensées n’avait pas entendu Dean lui parler.
 
« Sammy ! Eh oh ! Je suis là !» Cria-t-il à son cadet tout en faisant des gestes pour attirer son attention.
 
Sam sursauta sur sa chaise.
 
« Hein ? » Répondit-il surprit. 
 
 
« Je disais que cette journée avait été éreintante.» 
 
« Oui tu peux le dire, plus épuisante que ça, y a pas ! »Fit t-il d’une voix calme.
 
« Sammy, ça va ? »S’inquiéta Dean.
 
« Oui,  oui ça va… j’en reviens toujours pas,  j’ai tenu cette toute petite vie, si fragile, dans mes mains, elle était si mignonne.»Répondit-il d’une voix tremblante, encore sous le coup de l’émotion.
 
«Je peux te dire que tu as géré la situation d’une main de maître, à croire que tu as fais ça toute ta vie. Je suis tellement fier de toi Sammy, vraiment très fier.»Répliqua Dean en s’asseyant sur son lit.
 
« Merci beaucoup Dean, ça me touche ce que tu me dis. »Répondit Sam à son aîné en le regardant s’asseoir sur son lit.
 
 
« Mais de rien Sammy, je le pense vraiment, tu as été sensationnel.»
 
 
« Merci encore Dean. Je ne sais pas pour toi mais je suis exténué, je vais aller prendre une bonne douche et aller me coucher.»
 
 
«D’accord avec toi, cette journée aura été riche en émotions.»
 
« Ça tu peux le dire…»Fit Sam à son frère tout en se dirigeant vers la salle de bain.
 
 
Sam s’engagea dans la salle d’eau et prit sa douche, Dean fit de même quelques minutes plus tard. Sam se glissa sous la couverture, regarda un moment le plafond de la chambre, tout en pensant à ce petit bout de vie,  « Quelle merveilleuse expérience » pensa-t-il puis il s’endormit le sourire aux lèvres. Dean sorti de la salle de bain jeta un œil sur son frère qui dormait déjà et pénétra dans son lit, puis il ferma les yeux et s’endormi très vite. Après une bonne nuit de sommeil, Dean rendit les clés de la chambre et les deux frères se rendirent à l’hôpital pour rendre visite à Suzy. Sam frappa à la porte de la chambre, une petite voix fine fit « entrer »les deux frères entrèrent dans la pièce où Suzy était couchée et la petite Sarah toute habillée de rose, était dans son berceau.
 
« Bonjour Suzy. » Firent les deux frères en même temps.
 
« Bonjour les gars. »Répondit-elle joyeusement.
 
« Ça va ? »Fit Sam avec un léger sourire.
 
« Oui très bien et c’est grâce à vous. Je ne vous remercierai jamais assez pour ce que vous avez fait pour nous. »Dit-elle les yeux rivés sur sa petite fille.
 
« Tout se passe bien avec la petite Sarah ?»Lui demanda Sam avec le sourire.
 
« Oui, j’ai de la chance, elle est très sage.»Répondit Suzy.
 
« Puis-je la tenir dans mes bras ? » Demanda timidement Sam en regardant Suzy.
 
« Oui, bien sûr » Répondu Suzy avec un léger sourire.
 
Sam prit délicatement la petite fille dans son berceau puis la porta dans ses bras. Il la contempla avec tendresse en lui faisant un sourire. Le bébé lui fit un sourire d’ange en réponse au sien.
 
« Nous allions quitter la ville et on tenait à vous dire au revoir avant de partir.»Fit Dean avec un sourire en donnant une carte de visite avec leurs numéros de téléphone au cas où elle aurait besoin de leurs services.
 
« Prenez soin de vous et de votre petite fille. »Fit Sam en remettant la petite Sarah dans son berceau.
 
« Merci les gars, vous êtes formidables. »Répondit-elle les yeux remplis d’émotion.
 
Les deux frères regardèrent une dernière fois la petite Sarah dans son berceau puis serrèrent la main de Suzy avant de quitter la chambre de l’hôpital.
Les deux frères longèrent le couloir puis se dirigèrent vers la sortie. Ils montèrent dans l’impala et reprirent la route vers une autre destination.
 

 

 


 

Note de l'auteur:

 

 J’espère qui ma première fic vous auras plu.
Une suite est prévue, donc à très bientôt pour la suite des aventures de Dean et Sam Winchester ainsi que Suzy et sa petite fille Sarah. 

Aux porte du cauchemar

le 24/04/2011 à 11h03

 

Résumé

 

 

 

Suite de «Naissance et Sacrifice.»

 

 

 

" Sarah, la petite fille de Suzy est désormais âgée de 3 ans. Les deux filles vont être les victimes d'un démon, qui se servira d'une personne proche pour les atteindre.

 

Voilà donc les deux frères Winchester repartis sur une mission qui les conduira une nouvelle fois à Fayetteville, où ils devront faire face à cette force démoniaque.

 

Mais cela ne sera pas de tout repos car Sam est en proie au même cauchemar, depuis plusieurs nuits, sans arriver à savoir ce que celui-ci peut signifier. Cette situation l'épuise et inquiète Dean, car son cadet ne veut rien lui dire sur ce qui le préoccupe… "

 

 

 

Message de l'auteur :

 

 

 

J’espère que ce second épisode virtuel vous plaira. 

 

Tous commentaires constructifs sont les bienvenues, n'hésitez donc pas à me donner vos avis par un commentaire.

 

Sur ce, je vous souhaite une BONNE LECTURE A TOUS.

 

 

 

PS : Cette fiction n’est pas à moi, mais je suis autoriser à la publier sur mon blog.

 

 

 

* * * * * * * * * * * * * * * * * *

 

Fayetteville (Arkansas)

 

Zoé Mc Kagan est une jeune fille brune aux cheveux mi-longs et aux yeux bleus, elle est âgée de 18 ans et habite Fayetteville dans l’Arkansas.

 

Cette après-midi là, le soleil brillait et un léger vent froid caressait les petits arbres qui brodaient les trottoirs de la ville et comme chaque année au début du mois de décembre la commune organisait un grand vide grenier de fin d’année. C’est l’occasion pour les habitants de se retrouver tous ensembles pour faire des échanges.

 

A quatorze heures trente Zoé s’habilla chaudement et alla flâner le long des stands. En milieu d’après-midi elle croisa au détour d’une allée Suzy accompagnée de sa petite fille Sarah qui suçait son pouce emmitouflée dans sa poussette. Zoé s’arrêta.

 

 

 

« Bonjour mademoiselle Willard» Fit Zoé le regard posé sur la petite fille.

 

 

 

« Bonjour Zoé. Comment allez-vous ? » Répondit Suzy.

 

 

 

« Ça va bien et vous ? »

 

 

 

« Oui ça va. Vous avez trouvé quelque chose qui vous intéresse dans ce vide grenier ?» Demanda Suzy.

 

 

 

« Non pas encore. »

 

 

 

« J’ai trouvé un joli serre-tête pour Sarah.» Répondit Suzy en montrant celui-ci.

 

 

 

« Elle va être mignonne avec, il est vraiment très joli. »

 

 

 

« C’est toujours d’accord pour Samedi soir ? » Demanda Suzy.

 

 

 

« Oui. Oui, je viendrais comme convenu.» Répliqua-t-elle avec enthousiasme.

 

 

 

« Merci Zoé. »

 

 

 

« De rien mademoiselle. »

 

 

 

« Au revoir Zoé et à Samedi soir. » Fit Suzy en repartant.

 

 

 

« Au revoir Mademoiselle. »

 

 

 

Zoé continua à marcher dans les allées et à scruter les stands, soudain quelque chose attira son attention elle s’arrêta devant un stand, là sur l’étalage devant elle il y avait un manuscrit, attirée par celui-ci elle le saisie et l’examina plus attentivement.

 

La couverture de cuire avait l’air très ancienne et elle était poussiéreuse, d’un léger souffle Zoé évacua celle-ci et le titre apparu plus nettement « Journal d’un Démon » il était gravé dans la couverture en lettre dorées rouges avec le symbole d’une coupe et d’une épée, ce qui collait parfaitement avec la dénomination du manuscrit, elle demanda le prix au vieux bonhomme assit derrière son stand, celui-ci répondit 1 dollar, elle trouva que le prix de cette antiquité n’était pas très élevé.

 

Elle sortie une pièce de son blouson et paya le livre.

 

Zoé continua à se promener au gré des allées jusqu’à la fin de la journée. La nuit fit lentement son apparition et le vent froid était devenu plus glacial.

 

Les gens commençaient à ranger les étalages et les affaires qu’ils n’avaient pas vendus.

 

Zoé fit demi-tour et rentra chez elle.

 

Elle monta dans sa chambre et posa le manuscrit sur sa table de nuit.

 

Ce soir là Zoé n’avait pratiquement rien mangé, quelque chose la tourmentait, elle quitta la table et remonta dans sa chambre puis s’assit sur son lit.

 

Elle empoigna alors le livre qu’elle avait posé sur sa table de nuit et le contempla un petit moment avant d’ouvrir la première page.

 

Lorsqu’elle ouvrit celle-ci, elle s’étonna de ce qu’elle y découvrit, il y avait une sorte de liste avec plusieurs prénoms et noms avec en face de chacun une date et une heure.

 

Elle se demandait bien à quoi pouvait-elle correspondre ?

 

A la deuxième page encore une liste de noms et de prénoms, elle s’était amusée à compter les lignes sur chaque page qu’elle avait lu, une liste de soixante-six personnes et aucune qu’elle ne connaissait et pour cause celle-ci datait des années 60.

 

Captivée par tout ce qui était inscrit, elle voulu savoir jusqu’ou la liste conduirait.

 

Elle était remontée jusqu'à la page 66 qui la conduisit jusqu'à l’année 2006 et là en bas de la page elle reconnue un nom celui de Paul Sanders, l’ancien petit ami de Suzy, y avait-il un lien entre son décès et cette liste ?

 

En voyant le nom du jeune homme Zoé fut si surprise qu’elle referma le manuscrit rapidement et reposa le livre sur la table de nuit.

 

Elle se blotti sous les couvertures et fixa le plafond de sa chambre un moment avant de pouvoir s’endormir.

 

Cette nuit là elle passa une nuit agitée et le lendemain matin elle eu du mal à émerger de son sommeil.

 

Depuis prêt d’une semaine qu’elle possédait ce livre, elle n’avait plus osé l’ouvrir elle l’avait posé sur son bureau, pourtant ce manuscrit l’attirait comme un aiment attire le fer et ce chaque jour un peu plus.

 

Même si elle résistait elle se doutait bien que cette envie finirait par avoir raison d’elle. Que devait-elle faire ? Devait-elle en parler à quelqu’un ? Pouvait-elle en faire part à sa mère ? Non pensa-t-elle maman me prendrait pour une folle !

 

Au fils des jours qui passaient Zoé ne comprenait toujours pas pourquoi elle était autant attirée par ce maudit manuscrit.

 

Ayant bien réfléchit depuis prêt d’une semaine elle prit la décision de jeter le livre dans la poubelle, elle empoigna donc rapidement celui-ci et descendit l’escalier puis ouvrit la porte de la cuisine et jeta le livre dans la grande poubelle qui était dehors.

 

Contente d’avoir réussie à s’en débarrasser, elle remonta rapidement dans sa chambre et s’allongea paisiblement sur son lit et s’endormie.

 

Mais une chose étonnante est arrivée cette nuit là, lorsque Zoé se leva le lendemain matin le livre était revenue sur son bureau au même endroit que la veille.

 

Elle fut si stupéfaite que la peur s’empara d’elle, tout son corps se mit à trembler et la première question qu’elle se posa était mais comment était-ce possible ?

 

Elle le regarda de loin ne voulant plus s’en approcher.

 

Elle sortie de sa chambre, alla prendre sa douche puis se prépara pour aller au lycée.

 

Ce matin là, un vent froid soufflait doucement, effleurant les branches nues des arbres qui sous son passage se balançaient de gauche à droite.

 

De fins flocons de neige commençaient à tomber, recouvrant petit à petit les arbres et les trottoirs d’un joli manteau blanc.

 

Aujourd’hui c’est vendredi et c’est le dernier jour d’école avant les vacances de Noël.

 

La journée commençait à 9H00 avec le cours d’Anglais, puis le cours de sport auquel Zoé ne pouvait pas participer, avec son invalidité ce n’était pas possible, elle regardait donc tout ce petit monde s’agiter du haut des gradins.

 

Et enfin pour terminer la matinée cours de mathématiques.

 

Les cours de l’après-midi étaient nettement plus reposant une heure de dessin suivie d’une heure d’informatique.

 

Elle pénétra dans le lycée son sac à dos sur ses épaules puis longea le couloir jusqu’à son casier et y déposa son sac, puis prit le livre dont elle avait besoin pour le premier cours, lorsque un élève Jason Watson surgit subitement derrière Zoé la faisant sursauter.

 

Lorsqu’elle se retourna face à lui, Jason la plaqua violemment contre son casier.

 

 

 

« Où sont mes devoirs ? » Demanda Jason en bousculant Zoé.

 

 

 

« Je n’ai pas eu le temps de les faire ! » Répondit-elle effrayée la voix tremblante.

 

 

 

« A ouais ! Tu sais ce que cela signifie ? Donne-moi ton fric !» Fit Jason d’un ton sec et menaçant.

 

 

 

« Non ! Non ! Ne me le prends pas ! J’en ai besoin pour mon repas de  midi ! » Dit-elle les yeux larmoyants.

 

 

 

Jason mit alors sa main dans la poche du blouson de Zoé et lui prit le billet de 10 $, puis relâcha son étreinte sur elle et il reparti avec ses copains tout en la fusillant du regard.

 

Quel sale type pensa-t-elle tout en reprenant son souffle et remettant ses habits en place.

 

Elle prit une grande inspiration afin de respirer plus calmement puis avança tête baissée jusqu’à la classe d’Anglais et s’assied à sa table.

 

Le cours se passa dans le raffut le plus total, aucun des élèves dans la classe n’avaient écouté le professeur.

 

Tous surexcités par les vacances de Noël qui approchaient à grand pas et ne parlant que des cadeaux qu’ils allaient recevoir.

 

Le professeur avait beau crier à pleins poumons pour se faire entendre, aucun n’écoutaient, au bout d’un moment las de s’égosiller pour rien il s’assied à son bureau et laissa les élèves livrés à eux-mêmes.

 

Le cours suivant se passa un peu plus calmement et pour cause l’éducateur sportif est assez costaud donc personne ne s’y frottaient, il savait se faire respecter.

 

Au dernier cours de la matinée tous les élèves étaient un peu plus calmes, ils étaient sans doute fatigués par le cours de sport.

 

L’heure du déjeuner approchait tout les élèves avaient déjà refermés leurs livres que la cloche du lycée retentie et ils sortirent tous rapidement des classes, pour ce précipiter dans le couloir et se diriger vers la cantine. 

 

Zoé était la dernière à sortir de la classe elle s’arrêta devant le pas de la porte et regarda à gauche et à droite, le couloir était déjà quasiment vide. Elle longea alors le couloir et s’arrêta devant son casier et y remit son livre dans son sac à dos. Le proviseur la voyant seule dans le couloir, se dirigea vers elle et l’aborda.

 

 

 

« Bonjour Mademoiselle Mc Kagan. » Lui dit-il.

 

 

 

« Bonjour Monsieur le proviseur » Répondit poliment Zoé.

 

 

 

« Vous n’êtes pas au réfectoire avec les autres ? » Lui demanda-t-il.

 

 

 

« Non Monsieur, je n’ai vraiment pas faim »

 

 

 

« Vous êtes sur car aujourd’hui c’est le repas de Noël »

 

 

 

« Je sais mais j’ai été légèrement malade cette nuit et je n’ai pas très faim. » Mentit-elle d’une voix anxieuse, mal à l’aise.

 

 

 

« Bon ben dans ce cas, vous pouvez vous installer dans la salle de retenue en attendant les cours de l’après-midi. » Lui proposa-t-il.

 

 

 

« Merci monsieur » Répondit-elle d’une voix fine avec un petit sourire timide.

 

 

 

« Ça va aller ? Vous êtes sûr ?»

 

 

 

« Oui. Oui, monsieur. »

 

 

 

« Bonne vacances mademoiselle »

 

 

 

« Vous de même monsieur » Répondit-elle soulagée.

 

 

 

Zoé le regarda partir puis elle avança de son côté pour se rendre dans un endroit tranquille.

 

Elle s’installa finalement en salle de retenue comme le proviseur lui avait suggéré.

 

Elle ouvrit la porte puis la referma derrière elle. Elle prit une place et sorti de son sac, un cahier et son livre puis s’avança dans ses devoirs de vacances. Une heure et demi plus tard la cloche retentie indiquant qu’il était temps de rejoindre les classes, Zoé remit rapidement toutes ses affaires dans son sac et se rendit en classe de dessin, heureusement que celle-ci n’était pas très loin de la pièce de retenue.

 

Les deux cours de l’après-midi se passèrent bien mieux que ceux de la matinée, mais quand la cloche du dernier cours sonna tous les élèves se précipitèrent en criant dans les couloirs « Youpi ! C’est les vacances ! » Et sortirent rejoindre les bus scolaires pour rentrer chez eux.

 

La fin de journée s’acheva mieux qu’elle n’avait commencé pour Zoé.

 

Contente de rentrer chez elle, Zoé monta directement dans sa chambre et se posa sur son lit puis resta un moment inerte à fixer le plafond de sa chambre les yeux dans le vague.

 

Elle resta dans cette position quelques minutes pour se relaxer puis elle se releva et se dirigea vers son bureau et alluma son ordinateur.

 

Elle s’installa sur la chaise puis elle se connecta au net et enregistra quelques images de manga, ensuite elle ouvrit son logiciel photo et commença à faire un fond d’écran avec les images qu’elle avait récupéré.

 

La mère de Zoé l’appela pour qu’elle vienne diner.

 

Zoé descendit l’escalier et s’installa à table en face de sa maman.

 

Le repas se passa dans le calme, juste quelques questions du genre.

 

 

 

« Comment se sont passés les cours aujourd’hui ? »

 

 

 

« As-tu des devoirs pour les vacances ? »

 

 

 

Jusqu’au moment ou la mère de Zoé lui demanda ce qu’elle avait mangé au repas de Noël.

 

Zoé lui menti en lui répondant qu’elle avait bien mangé, qu’elle avait surtout apprécié le dessert qui était au chocolat.

 

Si sa mère avait apprit que Jason lui avait volé l’argent du repas, elle aurait sans doute téléphoné au proviseur pour réglé le problème.

 

Pas besoin d’en arriver là, elle n’avait pas mangé le midi, ce n’était pas grave elle en était pas morte pour autant.

 

Ce qui l’embêtait le plus c’était la façon dont Jason et ses copains se comportaient avec elle à chaque fois qu’ils voulaient obtenir quelque chose, ils ne pouvaient pas s’empêcher de la brutaliser.

 

A cause de lui elle avait souvent des bleus au niveau des épaules et du dos à force d’être plaquée contre son casier.

 

Elle en avait assez de ce sale gamin qui brutalisait tous les plus faibles du lycée. Elle espérait que tôt au tard il serait puni pour tout ce qu’il avait fait. Mais en attendant c’était les vacances de Noël, elle ne verrait pas ce sale gosse pendant 15 jours.

 

Le repas étant terminé Zoé débarrassa ses couverts et mit le tout dans l’évier puis remonta dans sa chambre.

 

Elle se remit à son bureau devant son PC et fini la création qu’elle avait commencée avant que sa maman l’appel pour le diner.

 

Une fois sa création terminée elle l’enregistra dans ses images et la mit sur son blog, puis elle éteignit son ordinateur.

 

Lorsqu’elle voulu se lever de sa chaise pour se rendre à son lit, elle fut prise d’une nouvelle forte envie de prendre le manuscrit dans ses mains, elle essaya de s’éloigner afin de résister mais celui-ci l’attirait encore plus, se rapprochant inévitablement, si bien qu’elle l’empoigna et elle alla s’assoir sur son lit.

 

Elle prit une grande inspiration, avant d’ouvrir le livre à la page de Paul et une chose très bizarre s’était produite.

 

Le nom de Paul Sanders n’était plus à la 66 ème place, mais à la 59 ème. Mais comment était-ce possible ?

 

Comment les écritures peuvent-elles se déplacer ?

 

Ce n’est pas possible pensa-t-elle.

 

Zoé resta un moment à fixer la page les yeux écarquillés, étonnée de ce qu’elle avait découvert.

 

Ce livre était peut-être magique songea-t-elle.

 

Soudain une idée lui traversa l’esprit, elle décida de prendre un crayon de papier puis elle réfléchit un instant cherchant quel nom et prénom elle pouvait choisir puis dans sa tête se fût évident, elle commença à gribouiller un prénom et un nom et juste en face elle choisi une date et une heure, le 19/12/2009 à 05h30,  lorsque ce fût fait, l’emprise du livre cessa et Zoé le referma puis le déposa sur sa table de nuit.

 

Ensuite elle se déshabilla prit sa douche et enfila son pyjama et se glissa sous la couette puis s’endormi.

 

 

 

* * * * * * * * * * * * * * * * * *

 

Demeure des Watson Fayetteville Arkansas. 

 

 

 

La faible lumière de la pleine lune reflétait ses rayons par les rideaux bleus des fenêtres dans la chambre de Jason Watson.

 

Il était plus de 02h00 du matin lorsque un bruit se fit entendre, il se réveilla en sursaut, sa respiration était courte et rapide.

 

Il saisi rapidement le bouton de sa lampe de chevet et l’alluma, il regarda autour de lui mais ne vit rien. Il essaya de se calmer en respirant profondément, se disant que ce n’était que son imagination qui lui jouait des tours puis il se rallongea sous sa couette, soudain quelque chose sauta sur son lit. Jason sursauta une nouvelle fois « Olympe ! Mais qu’est-ce que tu fais là ? Tu m’as fait peur stupide chat ! » Cria t-il de panique tout essoufflé, le chat angora noir levant sa belle queue en panache s’approcha doucement tout en ronronnant vers lui.

 

Jason empoigna le félin par le cou, se leva de son lit puis ouvrit la porte de sa chambre et jeta le chat dans le couloir, puis il se recoucha sous sa couette. Il éteignit la lumière mais la peur qu’il venait de ressentir à cause du chat était encore présente. Il essaya de se calmé afin de pouvoir s’endormir mais il n’y arrivait pas. Il se tournait inlassablement dans son lit les yeux grand ouverts à fixer le plafond.

 

Au bout d’un long moment il tourna la tête et jeta un œil à son radio-réveil, celui-ci indiquait 03h35, il souffla puis se retourna de l’autre côté, cherchant la meilleur position pour pouvoir s’endormir.

 

Il était prêt de 04h15 lorsqu’il réussi enfin à trouver le sommeil.

 

Aux environ de 05h28 Jason fut réveillé de nouveau par un autre bruit dans sa chambre, il se frotta les yeux puis tâtonna pour trouver le bouton de sa lampe de chevet et appuya sur celui-ci, mais aucune lumière ne vint éclairer la pièce, il cliqua plusieurs fois dessus mais toujours rien.

 

Dans la panique il se leva rapidement et mit la main sur l’interrupteur de la lampe principale de sa chambre, mais là aussi rien aucune lumière, seule la lumière de la pleine lune éclairait que très légèrement la pièce.

 

Soudain dans la pénombre une ombre avec des yeux rouges se profila dans la chambre.

 

Jason en la voyant fit un pas en arrière horrifié par cette vision de cet être maléfique, il continuait à reculer jusqu’au moment ou il heurta la porte de sa chambre.

 

Il était tétanisé par cette chose qui avançait vers lui, il hurla mais aucun son ne sorti de sa bouche, dans la peur et la panique il agrippa la poignée de sa porte mais celle-ci refusait de s’ouvrir, il avait beau essayer elle était bloquée.

 

Il perçu alors un souffle glacial au niveau de son cou, un frisson parcouru tout son corps et lorsqu’il se retourna, la chose était là devant lui, plusieurs goulettes de sueurs coulaient le long de ses joues, transpirant de peur. Le spectre le regarda fixement avec ses yeux rouges sang luisant puis d’un coup violent frappa de sa main froide la poitrine de Jason et attrapa le cœur du jeune homme.

 

Jason sentit celui-ci se serrer à l’intérieur de sa poitrine, il se débattait essayant de se défendre contre son agresseur mais l’air lui manquait terriblement, son teint rose devint blafard et des cernes commençaient à se former sur le contour de ses yeux qui sous le manque d’air devinrent d’une couleur blanc opaque. Jason suffoqua puis dans un dernier souffle s’écroula au sol le dos contre la porte de sa chambre.

 

Il ne fallut que quelques minutes pour que le Jeune homme succombe à l’emprise de cet être maléfique.

 

Celui-ci quitta discrètement la pièce tout en regardant le corps du jeune homme gisant sur le sol.

 

Trois quarts d’heure plus tard la faible lueur du jour fit lentement son apparition laissant apparaître le corps sans vie de Jason.

 

Les Watson devaient passer des vacances dans leur famille. Aux environs de 06h15 la mère de Jason monta à l’étage pour réveiller son fils, elle toqua à la porte à plusieurs reprises, mais aucune réponse, elle insista « Jason c’est l’heure il faut te lever, Jason… Jason… aller flémard il faut te lever, on part dans une heure.» Mais toujours aucune réponse, elle saisie la poignée de la porte et la poussa, mais quelque chose semblait bloqué celle-ci, n’arrivant pas à accédé à la chambre de son fils, elle appela son mari.

 

Il accouru au premier étage puis il poussa fortement la porte et réussi à ouvrir la chambre.

 

Quel fut leur vision d’horreur lorsqu’ils découvrirent le jeune homme étendu sur le sol la bouche ouverte et les yeux grands ouverts.

 

La mère hurla « Oh mon dieu !» Puis elle s’effondra anéantie en pleurant devant le corps sans vie de son fils.

 

Pendant ce temps le père complètement désemparé se dirigea vers le téléphone et composa la main tremblante le numéro de la police pour signaler le décès de Jason.

 

Environ vingt minutes plus tard la police arriva sur les lieux avec une ambulance.

 

Au bruit retentissant des sirènes, plusieurs habitants sortirent de leurs demeures pour voir ce qu’ils se passaient.

 

 

 

 Dans un motel de Columbia (Missouri)

 

 

 

Il était 21H50 lorsque Dean se gara sur le parking du motel «Aux doux rêves » Sam jeta un œil au nom du motel et fit un léger sourire puis il descendit de la voiture et ouvra le coffre pour y prendre les deux sacs.

 

Quant à Dean comme à son habitude il parti à la réception pour louer une chambre.

 

L’aîné revient quelques minutes plus tard avec la clé de la chambre 66.

 

Sam regarda son aîné en soupirant et fixant le numéro de porte de la chambre et baissa la tête l‘air dépité.

 

Dean le regarda en secouant la tête et fit un léger sourire amusé à son cadet.

 

Les deux hommes pénétrèrent dans la chambre et déposèrent les deux sacs sur les Lits.

 

Sam se sentait complètement abattu depuis plusieurs jours.

 

C’était dû à cet affreux cauchemar qu’il faisait depuis plusieurs nuits.

 

En général les rêves qu’ils faisaient étaient des indications pour sauver les gens avant qu’ils ne leurs arrivent malheurs, mais là c’était tout autre chose. Étrangement ce cauchemar lui faisait peur vraiment très peur, il se sentait comme prisonnier de cet horrible rêve l‘impression d’être dans une boucle sans fin.

 

Ce cauchemar était si réel que lorsqu‘il se réveillait c’était en sursaut transpirant à grosses gouttes sa respiration était des plus saccadée et son cœur palpitait tellement vite que ça lui pinçait l’intérieur de la poitrine.

 

Il avait des frissons sur tous le long de son corps.

 

Il mettait un moment avant de pouvoir reprendre une respiration plus calme tout ça n’avait vraiment rien de bien rassurant.

 

Depuis plusieurs nuits que ce cauchemar l’empêchait de dormir ce qui l’obligeait à se lever tôt, très tôt même ne pouvant plus se redormir après avoir subit de son subconscient de telles images cauchemardesques sans compter les mots de têtes à répétition qu’il avait à chaque réveil forcé.

 

Il se sentait vider et lasse de toute énergie.

 

Oh ! Il aurait pu en parler à Dean, mais à quoi bon connaissant son aîné comme il le connaissait il était certain qu’il celui-ci ce serait encore moqué de lui ou à l’inverse se serait inquiété un peu trop et aurait posé tout un tas de question.

 

Dean de son côté ne s’était pas rendu compte que ça n’allait pas bien, du moins c‘est ce que Sam croyait.

 

Sam ouvrit son sac et empoigna une serviette puis il se dirigea vers la salle de bain ou il fit couler de l’eau tiède dans le bac de douche, puis il se déshabilla.

 

Il pénétra sous l’eau tiède, celle-ci se mit à couler sur son corps fatigué, il resta un long moment pour savourer cet instant de relaxation.

 

Si seulement cela pouvait l’aider à dormir un peu sans que ce cauchemar ne vienne plus le réveiller en pleine nuit.

 

Mais il savait pertinemment que se ne serait pas le cas.

 

Il avait la hantise de se coucher.

 

Quant à Dean, il s’était allongé sur son lit les deux mains sous sa tête à regarder la télévision.

 

Il jeta un œil sur son frère qui traversait la pièce à la sortie de la salle de bain et le regarda avec un léger sourire aux lèvres l’air moqueur.

 

Sam prit dans son sac un tee-shirt qu’il enfila puis il se dirigea vers la petite table basse qui était placée au milieu de la pièce juste en face du canapé et s’y installa avec son ordinateur.

 

Dean se leva de son lit et se dirigea dans la salle de bain puis il prit sa douche.

 

Sam essaya de se concentrer sur les pages qu’il avait ouvertes sur internet sans trop s’y intéresser, ses yeux commençaient à le piquer, il se les frottas, mais ses paupières devenaient lourdes et ses yeux se fermaient tous seuls, il sentait le sommeil l’appeler mais il résistait ne voulant pas s’endormir de peur que ce cauchemar le reprenne à nouveau.

 

Dean sorti de la salle de bain, voyant son frère piquer du nez devant l’écran de son Pc, lui lança sa serviette ce qui fut sursauter Sam.

 

Il se retourna surprit en fixant son aîné d’un mauvais œil.

 

 

 

« Non mais ça va pas ! » Dit-il essouffler.

 

 

 

« Oh la ! Sammy ne te fâche pas ! » Répliqua Dean, un grand sourire aux lèvres l’air amusé.

 

 

 

« Mais l’à tu vois, je ne suis pas d’humeur Dean ! Ce que tu peux être chiant ! » Fit Sam énervé.

 

 

 

« Oh ! C’est bon Sammy ! Mais qu’est-ce que tu as depuis plusieurs jours ? » Fit Dean en haussant la voix.

 

 

 

« Tu veux dire quoi ? » Répondu Sam fixant son aîné.

 

 

 

« Sammy, il y a un truc que je devrais savoir ? » Demanda Dean, légèrement inquiet.

 

 

 

« Non ! Pourquoi tu dis ça ? » S’étonna Sam.

 

 

 

« Écoute Sammy je trouve que tu as mauvaise mine et je veux savoir ce qui te préoccupe, c’est tout. »

 

 

 

« Et ben ! Il n’y a rien ! » 

 

 

 

« Tu es sûr ? » Insista Dean.

 

 

 

« Oui ! Si je te le dis ! »  S’emporta Sam.

 

 

 

« Ok ! Mais c’est sûr si il y avait un truc qui n’allait pas tu me le dirais ? »

 

 

 

« Oui Dean ! »

 

 

 

« Bon, bien alors ! Je meurs de faim on va aller manger un morceau, quand penses-tu ? » Fit Dean à son cadet en se frottant les mains.

 

 

 

« Oui pourquoi pas.» Répondit Sam en soupirant.

 

 

 

Sam ferma son ordinateur, mit sa veste et rejoignit son frère.

 

Ils arrivèrent dans un fast-food ou ils firent leur commande.

 

Dean prit une bière et un steak avec des frites et Sam prit une part de tarte deux grands cafés. Son aîné fut étonné que Sam prenne deux cafés à cette heure tardive.

 

 

 

« Sam c’est tout ce que tu prends ? » Fit Dean étonné.

 

 

 

« Oui Dean ! Pourquoi ça te dérange ? » Rétorqua Sam en haussant légèrement le ton sur son aîné.

 

 

 

« Non pas du tout, c’est juste qu’il est plus de 23h et que du café à cet heure-ci ça va t‘empêcher de dormir.»

 

 

 

« Et alors !»

 

 

 

« Et alors ! Mais qu’est-ce qu’il te prend à la fin ? »  Fit Dean agacé.

 

 

 

« Rien… Dean… excuse moi. » Répondu Sam en baissant la tête.

 

 

 

« C’est rien Sammy mais, je suis sur qu’il y a un truc qui ne va pas et comme d’habitude tu ne me le diras pas donc, pas la peine que j’insiste. »

 

 

 

« Oui Dean ! C‘est tout à fait ça !»

 

 

 

Dean avait deviné que quelque chose n’allait pas pour Sammy, mais même si il était impatient de savoir ce qui le préoccupait il ne voulait pas brusquer son frère.

 

Si Sam voulait le lui dire, il lui dirait quand il en aurait envie.

 

Il se résigna et ne lui posa aucune question.

 

Le dîner se passa dans un silence total, ni l’un ni l’autre s’était adressé la parole.

 

L’aîné paya la note et tout les deux reprirent la route pour le motel.

 

Dans la voiture, Dean n’avait qu’une seule envie savoir ce qu’il tracassait son cadet.

 

Il essaya une nouvelle fois d’engager la conversation avec Sam.

 

 

 

« Sam ça va ? » Demanda Dean d’une voix fine.

 

 

 

« Oui ! Pourquoi cette question ? »

 

 

 

« Comme ça, je trouve que tu as une petite mine, je te demande alors ce qu‘il ne va pas ? »

 

 

 

« Rien, je suis juste fatigué. »

 

 

 

« Tu es sur Sammy ? »

 

 

 

« Dean ! Tu me gonfle avec tes questions ! Lâche-moi !» Hurla Sam.

 

 

 

« Quoi que je te demande tu ne me dira rien ! » Répondit-il les yeux fixés sur Sam.

 

 

 

« Non exact ! Je n’ai pas envie d’en parler. »

 

 

 

« Mais, moi je voudrais savoir, Sam. »

 

 

 

 « N’insiste pas Dean ! »

 

 

 

« Ok ! Bien ! Je n’insiste pas. Ce que tu peux être borné !» Fit Dean en colère.

 

 

 

Dean mit de la musique pour se calmer et Sam se renferma sur lui-même.

 

Il gara la voiture sur le parking et les deux frères rentrèrent dans la chambre.

 

L’aîné déposa sa veste sur le bout de son lit, quant à Sam il déposa la sienne sur le canapé.

 

Dean se déshabilla puis se glissa sous la couverture et s’endormi.

 

 

 

Sam s’était mit sur le canapé devant son ordi, mais au fils des pages d’internet, il sentait le sommeil l’appeler il avait beau résister, ses bâillement à répétition avait raison de lui, il était temps d’aller se coucher, mais ce soir là pour Sam il en était pas question il avait décidé de ne pas dormir et il devait s’y tenir.

 

Il se leva du canapé, se prépara un café assez fort, après quelques minutes d’attente, il se servit une grande tasse puis se remit devant son ordinateur en buvant de temps en temps une gorgée de café, espérant ainsi ne pas dormir avant quelques heures.

 

Soudain il fut prit d’un mal de ventre et se leva rapidement du canapé puis se dirigea vers la salle de bain.

 

Il se pencha au dessus des toilettes, tout ce qu’il avait avalé ressorti.

 

Ses vomissements ayant cessé il se releva et se passa de l‘eau froide sur le visage puis le sécha avec une serviette.

 

Malgré la légère douleur au ventre qui persistait, il retourna sur le canapé et continua à faire ses recherches sur le net.

 

Mais la fatigue était de plus en plus présente, il était vraiment trop épuisé pour résister encore longtemps à l’appel de son lit.

 

Il continuait à bailler, ses paupières étaient de plus en plus lourdes, il avait froid, des frissons parcouraient son corps, signe évident qu’il était tant pour lui d’aller se coucher.

 

Il se leva doucement du canapé et se traîna jusqu’à son lit puis se glissa sous la couverture.

 

Il grelota quelques instants  avant de pouvoir s’endormir et s’enfonça alors dans un sommeil profond et sombra dans son terrifiant cauchemar...

 

Le cauchemar de Sam.

 

 

 

Sam se réveilla debout dos au mur, dans une pièce recouverte de carrelage bleu foncé avec des motifs de pâquerettes, cette salle était mal éclairée, il y faisait froid, tellement froid que la buée s’échappait de sa bouche à chaque expiration.

 

Il se mit à grelotter, il croisa les bras pour essayer de se réchauffer. Il scruta la pièce, celle-ci était assez grande il y avait une vieille chaise de paille trouée avec une table blanche usée par le temps.

 

Mais ou se trouvait-il ? Que faisait-il dans cette pièce ?

 

Il avait l’impression qu’il y avait quelqu’un avec lui, il se sentait épié il se retourna encore et encore faisant un tour sur lui-même, mais rien il ne vit personne.

 

Il continua de scruter la pièce, puis il avança doucement vers une porte à battant.

 

Il la poussa se retrouvant ainsi dans une autre pièce. Celle-ci était tout aussi froide que la précédente si ce n’était pas plus, le mur n’était plus en carrelage mais en pierre ce qui rendait la pièce encore plus froide et plus humide aussi. Il contempla cette nouvelle salle, celle-ci avait un toit en verre et pourtant c’était sombre très sombre aucune lumière ne traversait les vitres. Soudain un bruit attira son attention, il tendit l’oreille et entendit un gémissement, en écoutant plus attentivement, ça ressemblait plutôt à un pleur d’enfant. Il se concentra cherchant d’où ça pouvait venir, il avança lentement en direction des sanglots.

 

Il poussa une deuxième porte, se dirigeant toujours vers les pleurs. Soudainement, il fut éjecté de l’autre côté de la salle, son corps s’écrasant contre le mur retombant lourdement sur le sol.

 

Sans comprendre ce qu’il venait de se passer, il secoua la tête pour reprendre ses esprits, il regarda tout autour de lui, mais rien il n’y avait rien il se releva avec difficulté en appuyant ses deux mains sur le mur de pierres.

 

Malgré la peur et l’angoisse qu’il ressentait, il se remit à marcher en direction des pleurs. Lorsqu’il y arriva enfin, il poussa la dernière porte et vit une horrible scène…

 

 

 

C’est à ce moment là qu’il se réveilla en sursaut laissant s’échapper un petit cri, complètement effrayé et totalement en sueur, les yeux grand ouverts, le teint pale et sa respiration était tellement courte et rapide, que ça lui donnait des vertiges il mit rapidement sa main sur sa figure essuyant la sueur son visage cireux et apeuré.

 

Dean qui l’avait entendu pousser un gémissement, se réveilla il regarda son cadet les yeux encore embués de sommeil et lui demanda ce qu’il avait.

 

 

 

« Sammy ça va? » Fit Dean doucement encore mal réveillé en se frottant les yeux regardant son frère inquiet.

 

 

 

« Oui ça va, rendort toi, c’est rien. » Répondu Sam essoufflé.

 

 

 

«Encore un cauchemar ?» S’inquiéta Dean.

 

 

 

« Je te dis que c’est rien !» Rétorqua Sam à son aîné, essayant de reprendre une respiration normal.

 

 

 

« Ah oui ! C’est rien ! Tu es sûr ? Parce que tu as une tête à faire peur, Sammy ! » Fit Dean en baillant.

 

 

 

« Eh alors ! Ce n‘est pas la première fois que je fais un cauchemar.» Rétorqua Sam en haussant légèrement le ton.

 

 

 

« Peut-être mais là, franchement, tu as vraiment mauvaise mine. Il y a combien de temps que tu le fais ce cauchemar ? »

 

 

 

« Euh… » Marmonna Sam entre ses dents.

 

 

 

« Sammy ! Il y a combien de temps ? » Demanda une deuxième fois Dean à son cadet sur un ton sec.

 

 

 

« Dean… » Hésita Sam.

 

 

 

« Sammy réponds à la question ! Il y a combien de temps ? » Insista Dean.

 

 

 

« Une… Une se…maine. » Bafouilla Sam en baissant la tête.

 

 

 

« Une semaine et tu n’a rien voulu me dire, comme d’habitude ! »

 

 

 

« Te fâches pas Dean. » Répondu Sam l’air désolé.

 

 

 

« Mais je ne me fâche pas, mais tu me caches toujours tout. Comment tu veux que je t’aide. » Fit Dean s’asseyant sur le lit tout en regardant son frère.

 

 

 

« Mais je n’ai pas besoin de ton aide, de tout façon tu ne peux rien faire pour m’aider.» Fit Sam énervé.

 

 

 

« C’est sur si tu ne me dis rien, je ne peux pas t’aider Sammy !»

 

 

 

« A quoi ça servirait, quand je te dis ce qu’il se passe dans mes cauchemars, tu ne trouves pas mieux de te moquer de moi. A force je ne sais plus si je dois t’en parler ou pas. » Lança Sam.

 

 

 

« Ah ! Ok ! Maintenant c’est de ma faute ! » S’emporta Dean.

 

 

 

« Attends Dean ! Je n’ai jamais dis ça ! Je dis simplement que je ne sais pas si je dois te parler de mes cauchemars, sans que tu penses que je suis un phénomène de foire. Et c’est souvent comme ça que ça se passe Dean !»

 

 

 

«Ok ! Tu as raison Sam, j’avoue que parfois je ne t’écoute pas et que parfois je me moque de toi, mais je suis ton grand frère et quand ce genre de chose t’arrive j‘aimerais que tu me le dises. Tu peux pas affronter ça tout seul.» Répondu Dean à son cadet se radoucissant.

 

 

 

« Je suis d’accord avec toi, mais sur ce coup là tu ne peux pas faire grand chose pour m’aider. » Répondu Sam à son aîné d’un air triste.

 

 

 

« Et pourquoi ça ? » S’étonna Dean.

 

 

 

Sam resta un instant muet, ne sachant pas comment dire à son frère ce qu’il avait vu dans son cauchemar, c’était trop difficile de lui en parler. Il préférait garder ça pour lui.

 

Dean fixa son petit frère impatient de savoir ce qui avait bien pu le mettre dans cet état de stupeur, il reposa donc la question à son cadet.

 

 

 

« Sammy ? Pourquoi je ne peux pas t’aider ? » S’obstina Dean.

 

 

 

« Parce que… Parce que… Ce… Ce cauchemar me concerne.» Hésita une nouvelle fois Sam.

 

 

 

« Pardon ? Tu peux répéter ça ? » S’étonna Dean.

 

 

 

« Oui Dean tu as très bien entendu, ce cauchemar me concerne.» Fit Sam d’un ton sec.

 

 

 

« Raconte-moi !»

 

 

 

« Ah ça non ! Je n’ai pas envie de t’en parler, si c’est pour te foutre de ma gueule ! » Répliqua immédiatement Sam.

 

 

 

« Sammy, pourquoi je ferais ça ? »

 

 

 

« Parce que tu le fais tout le temps, tu prends jamais rien au sérieux ! »

 

 

 

« C’est pas vrai ! »

 

 

 

« Si c’est vrai ! »

 

 

 

« Bon on ne va pas s‘éterniser sur le sujet, tu veux bien m’en parler »

 

 

 

« Ben non !»

 

 

 

« Bon ok tête de mule, je te laisse tranquille on verra ça demain.»

 

 

 

« A demain Dean. »

 

 

 

« Bonne nuit Sammy. »

 

 

 

« Je te remercie beaucoup Dean pour ta sollicitude, mais ma nuit est finie, mais merci quand même.»

 

 

 

Sam se leva de son lit puis il s’installa sur le canapé et alluma son Pc et se connecta au net.

 

Il consulta les actualités du moment mais au fils des différentes pages qu’il avait ouvertes, rien de bien intéressant, quelques délits mineurs et autres petits faits divers.

 

Quelques minutes plus tard il fut prit une nouvelle fois de maux de ventre et se remit à vomir, il avait mal à la tête et parfois chaud puis l’instant d’après il avait froid, il se sentait vraiment pas en forme, certain qu’il avait de la fièvre il prit dans son sac un flacon avec des comprimés blancs il en mit deux dans sa main puis les avala avec un grand verre d’eau et retourna à ses occupations devant son Pc. 

 

Il fit les recherches pendant une bonne partie de la nuit, n’ayant rien trouver d’intéressant, Sam regarda sa montre déjà six heures du matin, il s’étira et se leva du canapé puis alla prendre sa douche, il s’habilla et attrapa ensuite les clés de l’impala qui était posée sur la petite table basse et parti chercher de quoi déjeuner.

 

Il se gara devant le fast-food de la veille puis fit sa commande et reparti pour le motel. 

 

De retour au motel Sam gara la voiture sur le parking puis entra dans la chambre ou Dean dormait encore, sans faire de bruit il déposa le café de Dean sur sa table de nuit avec les muffins, puis il retourna s’assoir devant son ordinateur et continua les recherches tout en dégustant son petit déjeuner.

 

Vers 07h45 il dénicha un article sur un jeune homme de 17 ans qui d’après les tous premiers éléments serait mort d’une crise cardiaque foudroyante.

 

Sam se dit que mourir si jeune d’une crise cardiaque, c’est bizarre pour un adolescent.

 

Vingt  minutes plus tard Dean se réveilla à l’odeur du café que Sam avait déposé sur la table de nuit. Il se mit assit, puis se frotta les yeux afin d’y voir plus clair et s’étira longuement, avant de regarder en direction de son cadet. Il découvrit Sam assit sur le canapé qui pianotait sur son ordinateur.

 

 

 

« Dis-moi que c’est pas vrai ? » Fit Dean en baillant.

 

 

 

« Quoi ?» S’étonna Sam regardant son aîné.

 

 

 

« Tu es encore resté toute la nuit sur ton Pc ? »

 

 

 

« Ben oui, après ce cauchemar j’arrivais plus à dormir, je me suis occupé l’esprit.» Répondu Sam sans lever la tête de son écran.

 

 

 

« Ben j’espère que cela valait le coup, tu as trouvé quelque chose intéressant ? » Lança Dean en baillant.

 

 

 

« Ben justement j’ai trouvé une affaire.»

 

 

 

« Vas-y je t’écoute. » Fit Dean en buvant une gorgée de café.

 

 

 

« Un adolescent de 17 ans est mort d’une crise cardiaque foudroyante.»

 

 

 

« Et tu appelles ça une affaire ? » Fit Dean pas très convaincu.

 

 

 

« Attends que je te lise la suite. Jason Watson âgé de 17 ans été retrouvé mort dans sa chambre, la police n’a trouvé aucun indice, ni aucune trace sur le corps et les parents affirment que leur fils n’était pas malade et qu’hier soir il était en pleine forme.»

 

 

 

« Ce n’est que une supposition Sammy. Il est peut-être mort d’autre chose.»

 

 

 

« Dis-moi de quoi alors ? » Dit Sam fixant son aîné.

 

 

 

« Ben j’en sais rien, d’une maladie héréditaire.»

 

 

 

« Je viens de te dire qu’il était en pleine forme.»

 

 

 

« Et où s’est ? »

 

 

 

« A Fayetteville. »

 

 

 

« La où habite Suzy ? »

 

 

 

« Ben oui c’est bien ça ! »

 

 

 

« Tu crois que quelqu’un lui en voudrait encore ?»

 

 

 

« Non je ne crois pas, si elle avait eu des ennuies elle nous aurait appelé.»

 

 

 

« Oui ta raison. Donc pas la peine de s’affoler. De tout façon on n’a pas assez d’éléments pour entamer cette nouvelle affaire.»

 

 

 

« Pas assez d’éléments ? » Fit Sam étonné et sur un ton sec.

 

 

 

« Sammy, tu peux me dire ce qu’on n’a à part un gosse qui est mort, d’une soit disant crise cardiaque.» Insista Dean.

 

 

 

« Mourir à cet âge là, quand les parents affirment qu’il n’avait aucun problème de santé, je trouve ça bizarre moi. Mais toi cela ne t’interpelle pas ?»

 

 

 

« Écoute Sammy, je ne refuse pas l’idée d’y aller, mais il nous faut plus d’informations sur cette affaire parce que pour l’instant on n’a rien de concret à part un gamin de 17 ans qui est décédé de je ne sais quoi.»

 

 

 

« Ok, tu veux plus informations, je vais en chercher mais si je trouve quelque chose d’intéressant on n’ira sur cette affaire ! » Fit Sam d’un air sérieux.

 

 

 

« Marché conclu !» Répondit Dean en souriant, l’air moqueur.

 

 

 

Sam se hâta de faire des recherches, cherchant sur le net un lien qui aurait pu éventuellement lui donner un indice ou quelque chose en rapport avec le décès du jeune homme.

 

 

 

* * * * * * * * * * * * * * * * * *

 

Fayetteville demeure des Mc Kagan.

Il était près de six heures cinquante lorsque Zoé se réveilla en sursaut aux bruits retentissants des sirènes de police.

 

Elle se leva de son lit puis alla regarder par la fenêtre de sa chambre et vit l’ambulance et les voitures de la police garées devant la maison de la famille Watson.
Elle s’habilla rapidement et descendit dans la rue pour voir de plus près ce qu’il se passait.
Plusieurs personnes étaient également descendues dans la rue regardant de l‘autre côté du trottoir.
Quelques minutes après que soit arrivé Zoé, un brancard portant un sac mortuaire noir, sortait de la maison pour s‘engouffrer dans l‘ambulance. Devant la porte d’entrée, une femme pleurait, anéantie, dans les bras de son mari. Zoé avança de quelques pas pour voir de plus près. Observant la scène, elle supposa que cela ne pouvait être que le corps du jeune Jason dans le sac mortuaire.

 

Elle mit sa main sur sa bouche, toute retournée par ce qu’elle voyait.

 

Elle venait de réaliser ce qu’elle avait fait. Elle mit sa main sur son visage comme si elle voulait enlever la culpabilité qui venait de faire surface en elle.
Elle fit demi-tour et rentra chez elle, affolée, avec une boule d’angoisse dans la gorge.
Elle remonta dans sa chambre, agrippa hâtivement le livre et l’ouvrit.
Le nom de Jason Watson qu’elle avait griffonné sur cette page, avait totalement changé.
Quelle fut sa surprise lorsqu’elle découvrit que ses écrits au crayon de papier avait été remplacés par de l’encre noire dans une écriture d’un style ancien. Et le nom, comme le prénom, du jeune Jason qu’elle avait écrit la veille, n’était plus que des initiales J.W.
Comment cela pouvait-il être possible ?
Tout en sachant qu’elle ne pouvait pas savoir ce qu’il arriverait en écrivant sur le manuscrit, elle se sentait coupable, comme si elle avait commis un meurtre.
On pouvait lire l’angoisse et la panique sur son visage devenu blême. Zoé ne se sentait pas bien du tout.

 

Elle tournait en rond dans sa chambre essayant de se convaincre que finalement ce n’était pas de sa faute.
Après tout, ce sale gamin avait eu ce qu’il méritait. Même s’il était très méchant avec la plupart des jeunes du lycée, méritait-il de mourir pour autant ? Elle se dirigea vers son bureau, s’assit devant et prit une feuille blanche et un stylo bille bleu puis fit deux colonnes : une pour le « CONTRE » et une pour le « POUR ». Elle commença par inscrire dans la case du « POUR » tout ce que Jason lui avait fait subir : Les moqueries, les menaces, les maltraitances, le vol d’argent, les insultes.
Dans la case du « CONTRE », que pouvait-elle y écrire ? Elle chercha mais ne trouva rien à y inscrire.
Finalement, elle en conclut que s’il avait été moins méchant et stupide avec elle et les autres lycéens, elle n’aurait pas écrit son nom et prénom sur le livre et il ne serait pas mort. Ne dit-on pas que la méchanceté gratuite finit toujours par être punie par la vie ?
Elle froissa la feuille et la déposa dans la corbeille qui se trouvait à côté de son bureau.
Elle profita d’être assise devant son bureau pour allumer son ordinateur puis elle se connecta au net et chercha des informations sur les démons.

 

Elle fut stupéfaite de voir autant d’images et d’histoires sur ces horribles êtres maléfiques. Les mots se succédèrent devant ses yeux « Ames en peines », « Possession », « destructeur », « Force », « Pouvoir », « Assassin », « enfer », « Ténèbres », « Diable » Autant de termes en rapport avec les démons. Mais malgré ses recherches, elle ne trouva aucun article concernant le démon qui lui avait rendu visite.
Fatiguée de chercher, elle éteignit son ordinateur et retourna se morfondre sur son lit.
Ce jour-là, Zoé avait vraiment le moral à zéro et elle n’avait vraiment plus rien envie de faire. Trop perturbée par tout ce qu’elle venait de voir et de vivre, elle ne sortit pas de sa chambre.

 

Sam avait passé toute la matinée à chercher une info plus précise. Dean était installé sur son lit et commençait à avoir faim. Il était sur le point de proposer à Sam d’aller manger un morceau dans le resto de la ville, lorsque celui-ci trouva le renseignement qu’il espérait tant.

« Ah, ben ça alors !» S’exclama-t-il étonné.

« Qu’y a–t-il ?» Demanda Dean.

« J’ai trouvé quelque chose», Répondit Sam, enjoué.

« Ah oui ? Raconte-moi ! Qu’est que c’est ?» S’empressa de demander Dean.

« Figure-toi que depuis plusieurs années des adolescents en bonne santé décèdent subitement d’une crise cardiaque sans aucune trace sur le corps et aucun indice sur le lieu où ils ont été retrouvés. Rien qu’en 1960, il y a eu une vingtaine de jeunes qui sont morts dans les mêmes circonstances que le gamin de dix-sept ans.»


Dean se leva de son lit pour aller voir l’article que son cadet avait déniché sur Internet.
Il arriva à côté de son frère puis se pencha sur l’écran du Pc. Soudainement, Sam mit sa main gauche au niveau de son estomac et la droite sur sa bouche et se leva rapidement du canapé pour se diriger en courant vers la salle de bain où, pour la troisième fois, il se mit à vomir.
Dean regarda son cadet filer vers la petite pièce d’un air inquiet.

« Sam, ça va pas ? » Demanda Dean d’une voix anxieuse.

« C’est rien Dean », lui répondit Sam entre deux vomissements.

« Tu es sûr ? » S’inquiéta Dean.

« Oui, j’ai dû manger un truc qui n’est pas passé», Répliqua Sam, légèrement essoufflé.

Sam sorti de la salle de bain le teint blafard. Quelques petites gouttes de sueurs coulaient le long de son visage. A la vue de son expression, Dean comprit que son cadet n’allait pas bien. Il vint vers lui et voulu l’aider à marcher jusqu’à son lit, mais Sam ronchonna ne voulant pas que son frère l‘aide.

« Sammy, ça va ? » Demanda anxieusement Dean.

« C’est rien Dean ! Je vais prendre deux comprimés et après cela ira mieux », répondit Sam, se voulant rassurant.

Dean étant très inquiet de voir Sam avec un visage si pâle et en sueur, mit instinctivement sa main sur le front de son frère. Sam ne se laissa pas faire et enleva rapidement la main de son aîné.

« Mais tu as de la fièvre ? » S’étonna Dean.

« C’est rien Dean, ça va passer », Répondit Sam.

« Ben t’as pas vu la tronche que tu te payes. Tu vas me faire le plaisir de te coucher et de te reposer car franchement Sammy, tu as une tête à faire peur.»

« Oui je le sais tu me l’as déjà dit cette nuit », Répondit Sam en avalant les deux comprimés de paracétamol.

« Mais là c’est pire. Je vois bien que ce n’est pas la grande forme, tu vas donc t’allonger dans ton lit et te reposer », fit Dean d’un ton autoritaire.

« Et notre affaire ?» S’inquiéta Sam.

« Elle attendra que tu te sentes mieux ! Je vais aller à la pharmacie voir si je ne trouve pas quelque chose pour tes vomissements. Je ne vais pas aller sur une mission si tu es dans cet état !»
Rétorqua Dean d‘un ton sec.

Sam jeta un coup d’œil en direction de son aîné et s’exécuta sans broncher. Il s’allongea sous la couverture.
Dean prit sa veste et les clés de l’impala et sortit pour se rendre à la pharmacie.
Dean expliqua à la pharmacienne les symptômes de son cadet et celle-ci lui apporta une boîte de gélules vertes et blanches et lui indiqua la dose à prendre. Dean paya le flacon et remercia la jeune femme d’un sourire charmeur.
Un quart d’heure plus tard, il était de retour. Il déposa sa veste sur le canapé et les clés de la voiture sur la petite table basse.
Il réveilla son frère pour lui faire prendre le médicament que la pharmacienne lui avait vendu.
Sam se réveilla doucement et croisa le regard inquiet de son aîné.

« Alors comment ça va Sammy ? »
Demanda Dean en mettant sa main sur le front de frère.

« Arrête de me toucher le front ! Je me sens mieux ! » Rétorqua Sam en poussant la main de son frère.

« Content que tu n‘es plus de fièvre, mais tu as toujours une tête de déterré. Tiens prend ça ! Ca devrait calmer tes maux de ventre.»

« Merci Dean. »

« Il n’y a pas de quoi, Sammy »


Sam avala deux gélules puis se recoucha aussitôt avant de se rendormir peu de temps après.
Cela faisait déjà deux heures que Dean consultait les informations sur le net, il finit par trouver quelques petits éléments concernant cette nouvelle mission.
Sam quant à lui se réveilla. Son mal de ventre s’était estompé et il se sentait  mieux.

« Alors comment tu te sens ? »


« Beaucoup mieux. Je te remercies Dean.»

« Super Sammy ! Habille-toi on part pour Fayetteville. Je vais charger les bagages dans la voiture.»

« Tu acceptes d’y aller ? » Fit Sam, surpris.

«Oui ! Et dépêche-toi de t’habiller avant que je change d’avis », répondit Dean.

Dean rendit les clés à la réception. Quant à Sam, il mit les deux sacs dans le coffre puis attendit dans l’impala que son aîné le rejoigne. Dean s’installa au volant de la voiture et les deux frères quittèrent Columbia, en direction de Fayetteville.

 

La voiture roulait à vive allure lorsque Sam fut prit de nouveau par un mal de ventre.

« Dean, arrête-toi ! » Demanda-t-il à son aîné.

« Pourquoi ? »

« Dépêche-toi de d’arrêter ! »

« Encore !» Dit-il à son cadet en le regardant se tortiller sur son siège.

Voyant le visage pâle de son frère, Dean ne fit ni une ni deux et gara la voiture rapidement sur le bas côté de la route.
A peine la voiture arrêtée, Sam ouvrit sa portière et se mit à vomir.
Dean regarda son cadet avec inquiétude.
Inquiet car cela faisait déjà deux fois qu’il s’arrêtait sur la bas côté de la route pour voir son frère vomir en un laps de temps assez court.
Dean prit dans le bas de sa portière un paquet de mouchoir en papier et en sortit un du sachet. Il le donna à Sam pour qu’il s’essuie la bouche.

«Sammy, je ne sais pas ce que tu as, mais à la prochaine ville on s’arrête voir un médecin.»

« Oh ! Non ! Non ! Dean s’il te plait, pas ça… Je me sens déjà mieux », Répondit Sam en s’essuyant la bouche avec le mouchoir.

«Mieux ou pas Sammy, je ne fais pas cette mission si tu es malade. Donc tu n’as pas le choix : faut d’abord te faire soigner ! Et tu ne discutes pas, c’est un ordre ! » Expliqua Dean sur un ton autoritaire.

« Dean s’il te plait, tu sais bien que les hôpitaux et moi... », Supplia Sam d‘une petite voix, regardant son aîné avec des yeux de chien battu.

« Oui, ça je le sais ! Mais regarde-toi ! Tu as de la fièvre et tu n’arrêtes pas de vomir même avec les médocs que je t’ai donnés ! Il y a vraiment un truc qui ne tourne pas rond ! Et il est hors de question que je te laisse dans cet état !» fit Dean d’un ton sec.

Sam regarda son frère tout en se tortillant sur son siège, le mal de ventre qu’il avait depuis plusieurs heures le faisait de plus en plus souffrir.
Sam savait pertinemment que son aîné avait raison. La nouvelle affaire sur laquelle il était censé être ne pourrait pas se faire s’il était malade. Le cadet se résigna à l’avis de son aîné et acquiesça d’un léger oui de la tête.
Dean redémarra la voiture et reprit la route.
Sam s’affaissa contre la vitre de la portière et s’endormit pour le reste du trajet.
Dean jeta de temps en temps un œil sur son frère. Le voir dans cet état maladif n’était pas pour le rassurer. Sam n’était que rarement malade alors il espérait que ce ne soit pas grave.
Ils arrivèrent dans la ville de Springfield, Dean ralentit et la première chose qu’il fit fut de trouver l’hôpital. Il suivit la pancarte indiquant le lieu et se gara juste en face de l’entrée puis réveilla délicatement son frère qui malgré tout sursauta.

« Sam, Sammy réveille-toi… On est arrivé !» Fit Dean en secouant légèrement son cadet.

« Hein ? Quoi ? Où ça ? » Demanda Sam les yeux encore brouillés de sommeil.

 

« On est arrivé à l’hôpital », fit Dean montrant du doigt le bâtiment.

 

 

 

« Oh, Non ! Non ! Dean pas l’hôpital… »

 

 

 

« Et si petit frère, aller viens. »

 

 

 

« Dean s’il te plait… Je n’ai pas en….vie… » Répondit Sam en bafouillant.

 

 

 

« Pas la peine de me faire tes yeux de biche, cette fois-ci tu n’y échapperas pas ! »

« Dean, s’il te plait … » Supplia Sam.

« N’insiste pas, Sammy !»
Menaça sèchement Dean.

Sam comprit que cela ne servait à rien d’insister. Son aîné était déterminé et cette fois il n’aurait pas raison.
Ils pénétrèrent dans l’hôpital ou Dean expliqua que son frère avait de la fièvre et qu'il était sujet à des vomissements.
La standardiste donna un formulaire d’admission à remplir ou comme d’habitude Dean inscrivit des informations bidon.
La standardiste reprit le formulaire et demanda aux deux jeunes hommes de s’asseoir dans la salle d’attente.
Sam n’eut pas le temps de s’y rendre qu’une douleur violente au bas du ventre fit son apparition. Elle fut si intense que Sam s’agenouilla à terre. Dean n’avait pas eu le temps d’intervenir que Sam se tordait de douleur au sol.
Deux médecins voyant la scène accoururent auprès de Sam et l’aidèrent avec Dean à l’installer sur un chariot.
Les médecins emmenèrent Sam en salle d’examen. Dean, qui avait été obligé de rester sur place, regarda le brancard s’éloigner d’un air inquiet.

 

 

 

EN SALLE D’EXAMEN.

Sam était toujours recroquevillé sur lui-même. La fièvre était réapparue et son visage avait pris un teint blafard. Des cernes sous ses yeux fatigués commençaient à faire leur apparition.
Quelques minutes plus tard, un spécialiste arriva pour l’examiner.

 

Il le palpa à différents endroits de son ventre et diagnostiqua une appendicite. Il ordonna donc aux infirmières de le mettre sous perfusion et de le préparer pour l’opération.
Sam n’était pas d’accord pour rester à l’hôpital. Il commença donc à vouloir se lever du brancard. Mais la douleur étant toujours aussi forte et persistante, il n’insista pas et se laissa faire.
Quant à Dean, il faisait les cent pas devant la porte de la salle d’examen, attendant impatiemment le verdict du médecin. Celui-ci ouvrit la porte et Dean se précipita pour solliciter des nouvelles de son frère.

« Alors Docteur, c’est grave ? » S’empressa-t-il de demander, anxieux.

« Faut l’opérer de …»

« L’opérer ? Mais de quoi ? » Coupa Dean.

« De l’appendicite. »

« Pardon ? Il a l’appendicite ? » Fit Dean surprit.

« Oui, c’est bien ça. Il y a combien de temps qu’il a des maux de ventre et qu‘il vomit ? »


« Depuis ce matin, enfin je crois.»

« Et bien il a de la chance d’être venu. Une journée de plus et cela aurait été plus grave. »


« Comment ça plus grave ?» Demanda Dean d’une voix inquiète.

« Oui ce genre d‘infection est banale si cela est prit à temps. Par contre, si on attend de trop, ça se transforme vite en péritonite. Je vais me préparer pour l’opération et je vous préviens dès qu’il sera installé dans sa chambre.»

Dean serra la main du docteur et se dirigea ensuite vers la machine à café. Il s’en servit un, puis alla dans la salle d’attente où il s’installa sur un siège, juste en face de la pendule.
Il regardait fixement la trotteuse avancer. Au fils du temps, les secondes devinrent des minutes puis des heures.

Au bout d’environ deux heures, Dean en avait assez d’attendre. Il était sur le point de se lever pour se rendre à l’accueil demander des nouvelles de son frère, lorsque le médecin vint le voir.

« Monsieur Conrad ? »

« Oui, comment va–t-il docteur ?» S’empressa-t-il de demander.

« L’opération s’est bien passée. Il a été installé dans sa chambre.»

« Puis-je le voir ? »

 

 

 

 « Oui bien sur. »

 

 

 

 « Quand pourra-t-il sortir ? » Demanda Dean inquiet.

« Oh là, pas si vite ! Même si c’est une opération bénigne, il faut absolument qu’il se repose quelques temps. »

« C'est-à-dire ? » Insista Dean.

« Si tout va bien il devrait sortir dans cinq jours.»

« Cinq jours ? Pas avant ! » Fit-il, surprit.

« Non. Pourquoi ? Il y a un problème ? »

« A vrai dire mon frère a la phobie des hôpitaux. Alors cinq jours enfermé ici, il ne va pas sauter de joie lorsque je lui annoncerai la nouvelle.»

« Bon écoutez. S’il n’y a aucune complication, on peut réduire le séjour à trois jours, mais pas moins.»

« Merci beaucoup docteur », Répondit-il en serrant la main du médecin.

Dean arriva devant la chambre de Sam, saisit la poignée de la porte puis entra. Sam venait juste de se réveiller. Il avait les yeux encore embués de sommeil à cause de l’anesthésie. Il avait un léger mal de tête, mais ses maux de ventre s’étaient estompés.
Dean s’approcha lentement du lit de son cadet, l’air anxieux.

« Comment tu te sens ? » Demanda-t-il, l’air gêné.

« Comme quelqu’un qui vient de subir une appendicectomie », Répondit son frère d’une petite voix.

« Je viens de discuter avec le doc qui t’a opéré. Il m’a dit que tu seras sorti dans trois jours. »

«Bonne nouvelle ! Parce que je n’ai pas envie de moisir ici. Et notre affaire ? »
Demanda-t-il, légèrement anxieux.

« T’inquiète pas pour ça, on s’en occupera quand tu seras rétabli. »

« J’en ai déjà marre d’être ici !», ronchonna Sam en affichant sur son visage son mécontentement.

« Patience, mon petit Sammy, patience. Faut que tu te reposes. Pendant ce temps, je vais faire des recherches supplémentaires sur notre affaire.»

« Je voudrais t’y voir à ma place », se plaignit-il avec une mine déconfite.

« Relax Sammy. Dis-toi que dans trois jours, tu seras sorti d’ici »,
le rassura Dean avec un sourire moqueur.

« Ah ! Ah ! Très drôle, Dean !» Lança Sam avec une légère grimace de douleur.

« Je vais te laisser te reposer. Je vais aller nous chercher un motel et prendre une bonne douche. Je reviens te voir demain.»

« Ok ! A demain, Dean. »

L’aîné sortit de la chambre et reprit la route à la recherche d’un motel suffisamment proche de l’hôpital. Il ne fit que quelques mètres pour trouver ce qu’il cherchait et se loua une chambre avec deux lits séparés. Il déposa les deux sacs sur chacune des deux couchettes puis ouvrit le sien et prit son nécessaire de toilette afin de savourer une bonne douche. Il se rhabilla et partit à la recherche d’un petit resto. Il fit sa commande puis  dégusta son repas. Ensuite, il retourna au motel où il se coucha et s‘endormit très vite.

 

 

 

* * * * * * * * * * * * * * * * * *

 

Chez les Mc Kagan

La nuit était déjà tombée depuis plusieurs heures sur Fayetteville. Les lampadaires des rues étaient tous allumés, éclairant ainsi toute la ville. Noël approchait à grand pas, certaines demeures du quartier étaient illuminées par des guirlandes multicolores clignotantes.
Le vent froid s’était abattu sur la métropole et la neige s’était remise à tomber, recouvrant les arbres et les trottoirs d’un manteau blanc glissant. Zoé regardait par la fenêtre, les yeux dans le vague. Ses pensées à propos de Jason Watson n’avaient pas cessé depuis ce matin où elle avait compris qu’il était mort, certainement par sa faute. Des questions se bousculaient dans sa tête.
Soudain, elle réalisa qu’il ne reviendrait plus au lycée. Quelque part, elle se sentait soulagée. Son tortionnaire ne viendrait plus la violenter contre son casier, ni l’insulté, ni lui voler son argent de poche. Elle n’aimait pas avoir ce genre de pensées, mais que pouvait-elle y faire ? Il était mort et elle ne pouvait plus rien faire pour lui.
A force de réfléchir à tout ça, elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle quitta la fenêtre puis se dirigea vers son lit ou elle s’installa et contempla le plafond de sa chambre un long moment.
Même allongée, ses pensées ne s’étaient pas effacées et elles devenaient même malsaines. Tout ça se bousculait encore et encore dans sa tête, au point qu’elle en avait la migraine.
Pour se convaincre que finalement elle n’était pour rien dans la mort du jeune homme, elle prit une grande inspiration puis attrapa le livre et consulta la page sur laquelle elle avait inscrit les notes concernant Jason Watson.
Elle fixa la page longtemps, regardant les initiales J.W écrites en noir. Les larmes n’en finissaient plus de rougir ses yeux et coulaient abondamment le long de ses joues. Le profond malaise qu’elle ressentait, la submergeait.
Lorsqu’elle voulut refermer le livre, elle n’y parvint pas. Curieusement quelque chose l’empêchait de le plier, comme si une force invisible retenait la fermeture du manuscrit. Son cœur se mit à battre plus rapidement. Sa respiration devint saccadée. Sa peur se transforma en terreur et son réflexe fut immédiat : elle jeta violement le manuscrit qui retomba durement sur le sol. Lors de son atterrissage, il s’ouvrit à la dernière page sur laquelle il n’y avait qu’un minuscule point rouge.
Zoé ne s’en aperçut pas. Elle était encore sous le choc de ce qu’il venait de se passer devant elle.
La jeune fille se coucha en tremblant et pour se rassurer de toute cette peur soudaine, elle s’emmitoufla sous la couette puis s’endormit en position fœtale.
Quelques heures plus tard, dans la nuit, Zoé fut réveillée en sursaut par un sifflement qui lui perça les oreilles. Elle ouvrit les yeux, se mit en position assise et examina sa chambre. Elle ne vit par grand-chose. Le livre était toujours par terre mais la page à laquelle il était ouvert, était illuminée d’une faible lumière rouge.
Elle observa quelques instants le phénomène, lorsque soudain elle eut un frisson qui lui parcourut le corps de la tête au pied. La peur s’empara alors une nouvelle fois d’elle. Malgré la crainte qu’elle venait de ressentir, elle se rallongea, et essaya de se rendormir se forçant à penser qu’il ne s’agissait que d’un cauchemar. Mais la lumière émise par le manuscrit l’en empêchait. Au bout d’un moment, elle finit par se rasseoir et prit son courage à deux mains pour se lever. Elle s’avança lentement en direction de cette lumière étrange. Elle s’agenouilla lentement à côté du livre, puis le saisit précautionneusement. Elle posa alors ses yeux sur la page. Soudain la lumière rouge devint plus intense et envahit son visage puis son esprit.
Elle essaya d’échapper à ce qui lui arrivait, mais elle n’y parvenait pas. Cette force étrange l’obligeait à rester les yeux ouverts dans cette lumière rouge aveuglante. Lorsque ce fut fini, Zoé s’écroula dos au sol. Elle voulut immédiatement s’asseoir, mais elle fut prit d’un vertige avec un terrible mal de tête. Elle resta donc quelques instants allongée sur le parquet.   
Au bout d’une dizaine de minutes, elle réussit à se redresser. Elle se traîna jusqu'au mur le plus proche afin de pouvoir soutenir son dos.
Elle resta dans cette position une bonne quinzaine de minutes, se frottant les tempes avec ses doigts, espérant que ce mal de crâne partirait. Elle entreprit alors de se relever du sol. Elle posa donc sa main droite par terre et prit appui sur le mur qui était derrière elle avec la gauche. Ensuite elle se hissa le long de la cloison jusqu'à ce qu’elle soit enfin debout. Elle marcha en chancelant jusqu'à son lit où elle se laissa tomber.
La douleur lancinante de son mal de tête ne s’était pas effacée pour autant, ce qui l’obligea à se relever pour se rendre dans la salle de bain. Peu alerte, elle réussit à prendre dans l’armoire à pharmacie un flacon de comprimés de paracétamol et en prit un, espérant soulager la douleur rapidement.
Chancelante, elle retourna ensuite dans sa chambre où elle se blottit sous sa couette. Il lui fallut près d’une demi-heure avant de pouvoir s’endormir. Elle s’enfonça alors dans un sommeil profond qui la plongea dans un cauchemar forcé, dans lequel elle était prisonnière pour la nuit.

 

 

 

Le cauchemar de Zoé.

 

 

 

Elle était dans une pièce sombre et froide. Elle était si effrayée que son cœur se mit à palpiter de plus en plus vite. Sa respiration était devenue courte et rapide et des gouttelettes de sueur perlaient le long de son visage apeuré.

 

Mais où se trouvait-elle ? Elle aurait bien aimé pouvoir courir pour s’enfuir de cet endroit sordide, mais elle ne le pouvait pas.

 

Elle était comme prisonnière d’une force invisible qui la retenait dans son subconscient.

 

Pourquoi ne pouvait-elle pas se réveiller ? Pourquoi était-elle dans cet endroit maudit ?

 

Tout ce qu’elle voulait, c’était sortir de cette horrible pièce qui l’effrayait au plus au point. Elle se doutait bien que si elle voulait s’extirper de ce cauchemar, elle devrait avant tout accepter son sort. Elle se résigna donc difficilement et commença à inspecter la pièce dans laquelle elle se trouvait, faisant lentement un tour sur elle-même. Elle aperçut, tout au fond de celle-ci, une lumière rouge éclatante.

 

Elle avança doucement un pas après l’autre vers cette lueur. Lorsqu’elle y arriva, quelque chose vint à sa rencontre.

 

Terrifiée par cette ombre aux yeux rouge sang luisants qui étaient face à elle, elle voulut faire demi-tour. Mais le spectre se figea devant elle et elle poussa un hurlement.

 

Le spectre l’attrapa avec ses mains aux doigts crochus. Puis il lui saisit le bas du visage et lui ordonna de faire quelque chose pour lui. «Tu écriras dans le livre tous les noms et prénoms que je vais t’énoncer, ainsi que les dates qui correspondent à leurs mort. Il y en a sept. Tu dois impérativement faire ce que je te dis, sinon je n’aurais pas d’autre choix que de te tuer, comme je l’ai fait avec les autres… Ah ! Ah ! Ah !» Fit-il d’une voix forte et menaçante.

 

Il lui murmura à l’oreille toutes les personnes qu’elle devait inscrire sur le manuscrit. Zoé était tellement terrorisée par cet être maléfique qu’elle en resta bouche bée. L’angoisse qu’elle ressentait était si profonde que tout son corps se mit à trembler. Son visage était devenu livide et son souffle était si court qu’elle en avait la tête qui tournait. Elle vacilla puis s’écroula sur le sol dur et humide de ce lieu dégoûtant…

 

 

 

Zoé se réveilla en sursaut et en sueur, totalement désorientée. Elle se passa la main droite sur son visage pâle et apeuré, puis regarda autour d‘elle, essoufflée.

 

Elle mit quelques minutes avant de reprendre une respiration normale, puis elle se leva de son lit et se rendit à la salle de bain pour prendre une bonne douche qu’elle savoura longtemps avant de sortir de la salle d’eau.

 

Quelques instants plus tard, elle sortit puis retourna dans sa chambre s’habiller et empoigna le manuscrit les mains tremblantes. Elle s’installa sur la chaise devant son bureau où elle prit un stylo plume à encre noir et écrivit ce que lui avait demandé cette chose monstrueuse sans forme.

 

Le premier nom qu’elle y nota était celui d’un ami du jeune homme décédé. C’est vrai que c’était un mauvais garçon sans scrupule prêt à suivre Jason dans tout ce qu’il faisait. Malgré tout, elle écrivit à contre cœur et avec la main hésitante le nom et le prénom du jeune homme : Wilding Liam ; ainsi que l’heure et la date à laquelle le jeune homme devait mourir, exactement comme elle l’avait fait auparavant pour Jason Watson. Zoé referma le livre puis retourna sur son lit où elle s’écroula en larmes.

 

Elle passa la journée à se morfondre dans sa chambre sans en sortir, si bien que sa maman commença à s’inquiéter pour elle.

 

Sa mère hurla à plusieurs reprises au bas de l’escalier. N’ayant aucune réponse de la part de sa fille, elle monta les marches puis toqua à la porte.

 

 

 

« Zoé, tu es là ? Zoé, est-ce que ça va ? » S’inquiéta-t-elle.

 

 

 

« Oui, Oui, Maman ! Je suis là et ça va bien ! » Mentit-elle en s’essuyant les larmes qui ruisselaient de ses yeux.

 

 

 

« Je peux entrer ?»

 

 

 

« Attends quelques secondes maman. Je finis de m’habiller», argumenta-t-elle pour gagner du temps.

 

 

 

Zoé se hâta d’allumer son ordinateur puis s’assit devant son bureau comme si rien ne s’était passé et autorisa sa mère à pénétrer dans sa chambre.

 

 

 

« Zoé, tout va bien ma chérie ? » Demanda-t-elle inquiète.

 

 

 

« Oui maman, ça va », répondit la jeune fille sur un ton qui se voulait rassurant.

 

 

 

« Tu es sûre ? »

 

 

 

« Oui, maman. Si je te le dis ! »

 

 

 

«Le dîner sera prêt dans une demi-heure »

 

 

 

« D’accord maman. »

 

 

 

La maman de Zoé referma la porte de la chambre puis redescendit l’escalier pour finir de préparer le repas du soir. Zoé se jeta alors sur son lit, replongeant dans le gouffre sans fond de son désespoir, laissant toute sa détresse s’évacuer au cœur des larmes qu’elle versait abondamment.

 

 

 

Demeure des Wilding.

Liam Wilding était un jeune homme de dix-sept ans, fils unique d’un couple qui travaillait ensemble dans la même entreprise. C’était d’ailleurs sur ce lieu de travail qu’ils s’étaient rencontrés. Le père de Liam en était le directeur tandis que sa mère était la responsable du secteur informatique. Comme tout garçon qui se respecte, Liam était un ado qui adorait les jeux vidéo de combats où il faut exterminer des créatures malfaisantes et exploser des bestioles bouffeuses de chaire humaine. Il possédait également des jeux de courses de voiture.
Ce soir-là, aux environs de vingt-trois heures trente, le jeune Liam n’était pas encore couché. Il s’était assis sur le bout de son lit, installé devant sa télévision avec une manette de jeu à la main. Il s’acharnait depuis plus de deux heures sur un jeu de combat dans lequel il devait tuer une sorte de grosse bestiole avec une apparence horrible. N’arrivant pas à ses fins, il s’obstinait encore et encore sur la manette de sa console. Il sentit alors la colère monter en lui puis finit par se lever brusquement de son lit et d’un geste colérique lança la manette de jeu à travers la pièce. Celle-ci rebondit contre le mur et s’écrasa sur le parquet, s’éclatant en plusieurs morceaux.
Il fit ensuite quelque pas puis il éteignit la console et la télévision puis se laissa tomber sur son lit, en essayant de se calmer les nerfs.
Le jeune homme était manifestement très énervé parce qu’il eut beaucoup de mal à trouver le sommeil. Il mit plusieurs heures avant de pouvoir s’endormir, se retournant inlassablement dans son lit.
Aux environs de trois heures et demie du matin, il se réveilla à cause d’un bruit étrange. Une sorte de petits clapotis réguliers résonnaient dans sa chambre. D’où pouvait venir ce bruit ? Il toucha instinctivement le bouton de sa lampe de chevet puis appuya dessus, mais aucune lumière ne vint éclairer la chambre. Il tenta une nouvelle fois mais rien ne s’allumait. Il sortit de sous sa couverture et se leva puis cliqua sur l’interrupteur de la lumière principale, mais comme pour la lampe de chevet aucun éclairage n’avait lieu.
Il se dirigea alors vers la sortie de sa chambre et agrippa la poignée de la porte. Il avait beau essayer d’actionner celle-ci, elle restait irrémédiablement bloquée.
Il sentit un souffle glacial sur ses épaules et son cou. Un frison parcourut son échine puis il se retourna lentement en tremblant de tous ses membres. Il se trouva nez à nez avec la créature qui était habillée d’une longue cape noire, sa capuche sur la tête ne laissant qu’apparaître, dans une nuit sans lune, ses yeux rouges luisants. La panique s’empara de lui, il se mit à hurler mais comme pour Jason aucun son ne sortit de sa bouche. Le spectre fixa quelques secondes le jeune Liam puis d’un coup violent pénétra la poitrine du jeune homme avec sa main crochue et glaciale. Puis il empoigna son cœur et le serra lentement et fortement.
Sous l’effet de cette emprise le jeune homme commençait à étouffer. Son visage rose se transforma en un teint blanchâtre. Son souffle devenu faible se faisait presque inexistant. Des cernes sous ses yeux s’étaient formés par le manque d’air et la pression exercée sur son cœur.
Ne pouvant plus respirer, Liam ferma les yeux et s’écroula lentement sur le sol de sa chambre la bouche ouverte et la main sur sa poitrine.
La créature ayant terminée sa tâche retira doucement sa main de la poitrine du jeune homme puis repartit d’un air réjoui en glissant sournoisement vers la sortie aussi vite qu’elle était venue.
Aux environs de onze heures trente du matin, la mère du jeune homme n’ayant pas vu son fils de la matinée s’inquiéta. Elle se rendit dans sa chambre et frappa à la porte. « Liam ! Liam ! Je sais que c’est les vacances mais faudrait penser à te lever ! Il est déjà onze heures trente ! Allez Liam, debout ! » N’ayant toujours aucune réponse, elle attrapa la poignée de la porte et l’ouvrit. Quelle fut sa surprise lorsqu’elle découvrit son fils étendu sur le parquet.
La première chose qu’elle fit fut de hurler de terreur, puis la panique s’empara d’elle. Elle s’agenouilla auprès de son enfant et mit les deux doigts de la main droite sur sa veine jugulaire. A son grand désespoir, elle ne sentit aucune pulsation. Les larmes lui montèrent aux yeux. Elle fixa son fils plusieurs minutes, totalement anéanti par la découverte de son corps sans vie.
Après une trentaine de minutes la mère du jeune homme se résigna à se lever. Elle se releva avec difficulté, ses jambes flageolaient à chaque pas qu’elle faisait. Elle se dirigea lentement en titubant vers le téléphone et composa la main hésitante, le numéro de téléphone des autorités compétentes. Elle signala la voix remplie de sanglot, le décès de son fils. Quelques minutes plus tard, la police et l’ambulance arrivaient sur les lieux du drame.

 

* * * * * * * * * * * * * * * * * *

 

Le lendemain matin Dean se leva, prit sa douche et alla prendre un petit déjeuner rapide dans le Fast-food de la veille. Une fois rassasié, il retourna au motel. Il prit ensuite le PC de son frère et consulta quelques pages d’Internet. Il découvrit qu’un autre jeune homme était décédé dans les mêmes circonstances que Jason.
Déjà deux morts, se dit-il et du même âge. Finalement Dean en conclut que son cadet avait raison : mourir aussi jeune d’une crise cardiaque foudroyante n’avait rien de naturel.
Il empoigna les clés de l’impala puis partit voir Sam à l’hôpital. Il se gara sur le parking et se dirigea en toute hâte vers la chambre de son cadet.

« Bonjour, Sam.»

« Salut, Dean »

« Alors comment ça va ? »

« Fatigué, mais je me sens mieux. »

« J’ai fais des recherches sur le net concernant notre affaire. »

« Ah oui !? Et tu as trouvé quelques choses ? »

« Oui. »

« Vas-y je t’écoute ! »

« Il y a eu un autre mort cette nuit. »

« Un autre mort ? » Coupa Sam étonné.

« Ouep ! Et dans les mêmes circonstances que le premier jeune homme. »

« Ce n’est pas une coïncidence ! »

« Non, je ne crois pas Sammy ! Tu avais raison, ce n’est pas quelque chose de naturel cette histoire. »

« Content de te l’entendre dire ! Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? »

« Toi rien ! Je vais aller faire un tour à la morgue de Fayetteville pour voir de quoi il s’agit. »

« Bonne idée. Tu me raconteras ? »

« T’inquiète Sammy, je reviens te voir dès que j’ai du nouveau.»

Dean quitta la chambre de Sam, retourna au motel, mit un beau costume et une cravate puis il partit pour la morgue de Fayetteville.
Quand à Sam il était encore légèrement assommé par l’anesthésie. Il aurait préféré mille fois partir avec son frère mais le sommeil commençait à l’appeler. Ses paupières papillonnaient et il se frotta les yeux à plusieurs reprises afin de rester éveillé. A cet instant, il aurait bien aimé prendre un café bien corsé pour éviter de plonger dans cet horrible cauchemar auquel il devait faire face depuis un peu plus d’une semaine. Il n’en pouvait plus. Il était las de subir ce délire psychologique de son subconscient. Mais malgré sa crainte, l’anesthésie de cette opération l’avait épuisé. L’appel du sommeil n’était pas loin et même en résistant, Sam finit par s’endormir. Une fois de plus le cauchemar revint le hanter.

Dean arriva sur place et il se présenta avec une fausse carte du F.B.I. La personne qui était à l’accueil le conduisit auprès du médecin qui avait fait l’autopsie des deux jeunes hommes.

« Bonjour Docteur », fit Dean en serrant la main du légiste.

« Bonjour, agent Murdock ? »

« Oui, c’est bien ça. Que pouvez vous me dire sur les deux victimes.»

« Ils sont morts d’une crise cardiaque foudroyante. »

« Vous en êtes sûr ? Parce que mourir aussi jeune d’un arrêt du cœur, c’est bizarre. »

« Je sais que cela paraît bizarre et je comprends votre étonnement. Lorsque j’ai examiné les cœurs des deux victimes ils étaient en piteux état, comme si quelque chose les avait compressés. J’ai vu beaucoup de choses dans ma vie, mais ça ce n’est pas quelque chose que l’on voit tous les jours.»


« D’après vous, c’est une cause naturelle ? »

« Je serais tenté de dire non.»

« Pourquoi ça ? » s’étonna Dean.

« Premièrement les deux victimes étaient bien trop jeune pour mourir d’une telle chose et deuxièmement leurs cœurs ne présentaient aucune malformation qui aurait pu indiquer qu’ils étaient malades de ce côté-là ! Mais vu l’état dans lequel je les ai trouvés, je ne peux qu’affirmer qu’ils sont bel et bien morts d’une crise cardiaque foudroyante.»

« Ce qui voudrait dire que d’après vous ils ne sont pas mort d’une cause naturelle, mais de quoi alors ? »

« Ça c’est à vous de le trouver, car pour ma part les familles veulent savoir de quoi ils sont décédés et voudraient bien pouvoir enterrer leurs enfants le plus vite possible. C’est pour ça que je suis obligé de dire qu’ils sont morts d’une crise cardiaque. Alors si vous pouvez enquêter sur cette affaire afin de savoir réellement ce qui les a tués, faites-le !»

« Merci docteur et au revoir », fit Dean en serrant de nouveau la main du médecin.

« Au revoir, agent Murdock », dit le médecin en refermant la porte de la morgue derrière Dean.

Dean quitta la morgue de l’hôpital l’air perplexe. Il remonta dans l’impala puis roula jusqu’à Springfield.
Quelques heures plus tard, il arriva sur le parking de l’hôpital et se hâta d’aller voir Sam dans sa chambre. Ce dernier était réveillé depuis peu lorsque son aîné pénétra dans la chambre.

« Salut Sammy.»

« Déjà de retour ? Tu as fais vite ! Alors tu as trouvé quelque chose d’intéressant? » Demanda rapidement Sam à son aîné.

« Oui, déjà de retour mon petit Sammy. Et oui, j’ai appris des choses intéressantes. D’après le médecin légiste les deux jeunes sont décédés de quelque chose de pas naturel, il dit que leurs cœurs ont été compressés par quelque chose. »

« Ah oui ? Mais par quoi ? »
Demanda Sam, étonné.

« Et il n‘y a pas que ça, il m’a dit qu‘il était obligé de dire aux familles qu‘ils étaient morts d‘une crise cardiaque foudroyante pour qu‘elles puissent faire le deuil de leurs enfants»,
expliqua Dean.

« On ne peut pas lui en vouloir. C’est dur de perdre un enfant. »

« Je devrais peut-être interroger les familles ? »

« Pourquoi pas ! »

« Je vais retourner à Fayetteville et interroger les deux familles. »

« Je viens avec toi ! »

« Certainement pas Sammy ! Toi, tu restes ici et c’est un ordre !»

« Je viens avec toi quoi que tu dises ! » Répondit Sam d’un ton sec.

« Non mais tu es inconscient ou quoi !? Tu viens de subir une opération et toi tu veux m‘accompagner ! Il me semble que le doc t’a dit que tu devais te reposer jusqu’à demain après-midi ! Alors je te dis non ! Tu restes ici ! C’est un ordre et comme c’est moi l’aîné tu feras ce que je te dis !» Fit Dean d’un ton autoritaire, tout en fusillant son cadet du regard.

Vu le regard que son aîné venait de lui lancer, Sam avait bien compris qu’il n’avait pas vraiment le choix. Il baissa la tête l’air déçu. Mais en même temps, il savait pertinemment que Dean avait raison. Il n’insista donc pas plus longtemps sur le sujet et acquiesça d’un léger oui de la tête. Dean quitta la chambre de l’hôpital puis repartit pour la deuxième fois de la journée à Fayetteville. Dean se gara le long du trottoir, puis chercha dans la boîte à gants sa fausse carte de F.B.I. Il ajusta sa cravate puis descendit de l’impala et avança vers la demeure des Watson. Il frappa à la porte et un homme d’une cinquantaine d’années lui ouvrit.

« Bonjour.»

«Bonjour, Mr Watson ? »

« Oui ! Qui le demande ?»

« Agent Murdock du F.B.I., puis-je entrer ? »
Fit Dean en montrant son insigne.

« Bien sûr.»

« J’aurais quelques questions à vous poser sur le drame qui vous a touché. »

« Pourquoi le F.B.I. enquêterait sur la mort de notre enfant ? » Demanda Mr Watson, étonné.

« Il nous manque quelques éléments pour boucler cette affaire. Mais ne vous inquiétez pas, c’est juste la routine.»

Le père de Jason invita Dean à passer dans le salon où il le présenta à sa femme.

« Chérie, voici l’agent Murdock du F.B.I. Il est venu pour nous poser des questions sur Jason. »

« Le F.B.I. ? » Dit-elle étonnée en fixant Dean de son air accablé.

« Bonjour. Oui, Madame. Mais rassurez-vous, ce n’est qu’une formalité.» Répéta-t-il une deuxième fois.

Ils invitèrent Dean à s’asseoir sur le fauteuil de cuir blanc du salon. Il sortit de la poche de sa veste un petit carnet et un stylo avant de commencer l’interrogatoire.

«Votre fils avait-il des problèmes de santé ? »

« Non, il n’était que rarement malade. Juste les maladies infantiles quand il était enfant.»

« Vous n’avez rien remarqué de spécial dans son comportement, ce soir-là ? »

« Non. La soirée s’est passée comme d‘habitude.»

« Etait-il plus fatigué que les autres jours ? »

« Non. Il était même en pleine forme.»

« Avait-il des ennemis ? »

« Non, pas que l’on sache. Jason était un jeune homme très discret. Il ne parlait pas beaucoup. C‘était quelqu‘un de réservé.»

« Je n’ai plus de question à vous poser. Je vais donc vous laisser tranquilles maintenant et je vous remercie de votre coopération », fit-il en se levant du canapé.

« Il n’y a pas de quoi », répondit le père.

« Toutes mes condoléances », compatit Dean en serrant la main de la femme aux yeux rougis par le chagrin.

Mr Watson le raccompagna à la porte d’entrée. Ils se serrèrent la main et Dean se dirigea vers sa voiture. Du coin de l’œil, il aperçut quelqu’un l’observer du haut d’une fenêtre de l’autre côté de la rue, juste en face de la demeure des Watson. Il s’arrêta et observa quelques instants puis il marcha sur le trottoir et se dirigea vers la maison de la famille Wilding, située un peu plus loin dans le même quartier. Il leur posa les mêmes questions qu’il avait soumises aux Watson. Vers la fin de l’interrogatoire, il demanda s’ils connaissaient la demeure qui était juste en face de la maison des Watson. Il apprit qu’il s’agissait du domicile des Mc Kagan. L’entrevue terminée, Dean serra la main de Mr et Mme Wilding puis retourna à sa voiture. Il jeta un œil à la fenêtre où il avait repéré la jeune fille qui l’observait mais elle avait disparu. Il réfléchit quelques secondes puis prit la décision d’aller questionner cette famille également. Après tout, peut-être qu’ils auraient quelque chose à lui apprendre sur les jeunes hommes décédés. Il traversa donc la rue puis se présenta au domicile de Zoé.

« Bonjour, Madame Mc Kagan ?»

« Oui. »

« Agent Murdock, pourrais-je vous parler ? »

« C’est à quel sujet ? »

« J’enquête sur le décès de vos deux jeunes voisins. Pourrais-je vous poser quelques questions ? », Demanda Dean montrant son insigne.

« Le F.B.I. ! C’est si sérieux que ça ? »

« Disons que c’est une enquête de routine. »

La maman de Zoé laissa entrer Dean dans le couloir et elle l’invita à venir s’asseoir sur une chaise de la cuisine. Puis elle lui proposa une bière qu’il refusa, prétextant qu’il était en service. Il reprit son petit bloc-notes puis posa les questions nécessaires.

« Vous avez des enfants Mme Mc Kagan ? »

« Oui, une fille. »

« Connaissait-elle les deux jeunes hommes qui sont décédés ? »

« Oui, bien sûr. Elle fréquente le même Lycée, comme la plus part des jeunes de son âge de Fayetteville.»

« Etait-elle amis avec eux ? »

« Non, pas vraiment. Jason et Liam se moquaient souvent d’elle à cause de son léger handicap.»

« Votre fille est invalide ? » S’étonna Dean.

« Oui, à la suite d’une maladie qu’elle a eu à l’âge de six ans. »

« Aucun changement dans son comportement ces temps-ci ? »

« Non. Elle est toujours aussi discrète. Elle est souvent enfermée dans sa chambre à lire ou à travailler sur son ordinateur. »

« Elle ne sort jamais ?» S’étonna Dean.

« Si, elle va au lycée tous les jours et pendant les vacances scolaires, elle fait du babysitting chez Melle Willard. Cela lui fait un peu d’argent de poche. »

« Melle Willard ? Qui est-ce ? » Demanda Dean, sachant d’avance qu’il connaissait la réponse.

« C’est une voisine qui habite plus haut dans la même rue. Elle a une petite fille qui va bientôt avoir quatre ans.»

« Bon je pense en avoir fini avec mes questions. Merci d’avoir bien voulu répondre. Au revoir Mme Mc Kagan », répondit Dean en se levant de la chaise.

Mme Mc Kagan raccompagna Dean à la porte. Ils se serrèrent la main et il retourna vers l’impala. Toutefois, avant de monter dans la voiture, il jeta un œil rapide à la fenêtre du haut de la maison. Comme il s’y attendait, il ne vit personne. Il monta dans la Chevrolet puis démarra et repartit en direction de Springfield pour rejoindre Sam à l’hôpital. Dean arriva sur le parking de l’hôpital puis retourna dans la chambre de Sam. Lorsqu’il arriva sur place, son frère n’était plus là. Affolé par la disparition de son cadet, il le chercha dans tout l‘étage de l‘hôpital.
Connaissant Sam et sa phobie des hôpitaux, il préféra lui téléphoner avant d’aller signaler sa disparition au point d’accueil. Il sortit son téléphone portable de sa poche et sélectionna son numéro dans le répertoire.
Quand Sam entendit son téléphone sonner, il savait que ce serait le numéro de Dean qui serait affiché sur son écran. Il hésita à décrocher. Toutefois, il savait que son aîné serait encore plus inquiet et en colère s’il ne répondait pas. C’est seulement au bout de cinq sonneries qu’il se décida à décrocher.

« Sam ? T’es où bordel ?» Dit-il sur un ton sec.

« Au motel »,
répondit calmement Sam

« Mais qu’est-ce que tu …»

« Te fâche pas Dean ! » Coupa immédiatement Sam, ne lui laissant pas le temps d’en placer une.

Sam savait pertinemment que lorsque Dean arriverait au motel, il serait certainement dans une colère noire et qu’il aurait intérêt à avoir une bonne explication.
Dean raccrocha son téléphone furieux et fonça au motel.
Lorsqu’il arriva sur le parking du motel, il gara la voiture sur une place et courut en direction de la porte qu’il ouvrit à la volée et referma dans un claquement sonore. Sam était sur le lit, pianotant sur son PC comme il avait l’habitude de le faire. Le claquement de la porte le fit sursauter.
Dean foudroya son cadet du regard, lui faisant comprendre son mécontentement.

« Sam ! Mais qu’est-ce que tu fous là ?»
Dit-il furieux.

« Dean, calme-toi !»

« Me calmer ! Mais tu te fous de moi ! Je te signale que je t’ai cherché partout dans l’étage de l’hôpital ! Et je te retrouve ici tranquillement devant ton PC ! »
Fulmina-t-il.

« Dean, s’il te plait, arrête de hurler. Je vais t’expliquer ! »

« Que j’arrête de hurler !? Comment tu veux que je réagisse, hein ? J’étais inquiet, j’ai cru que tu avais fais une rechute ! »

« Dean, comprends moi. J’en pouvais plus d’être seul dans cette chambre sans pouvoir t’aider », expliqua Sam d’un air désolé tout en fixant son aîné avec des yeux de chien battu.

« Parce que tu crois que tu va m’aider dans ton état ! »

« Mais je sens mieux et j‘ai plus de fièvre.»

« Je sais bien que tu as la phobie des hôpitaux, mais Sammy tu as subi une opération…»

« Une opération banale je te rappelle », le coupa-t-il rapidement.

« Banale ou pas, tu devais rester dans cet hôpital jusqu’à demain après-midi ! Tu n‘es vraiment pas sérieux ! »
Rétorqua Dean toujours aussi furieux.

« Arrête de me materner comme si j’étais un gamin ! Au cas où tu n’aurais pas remarqué je suis un adulte et je suis assez grand pour savoir ce que je dois faire.»

« Ah oui ! Assez grand pour faire des conneries ! Ça c’est sûr ! Ne me refais jamais un coup pareil ! »

« C’est bon. On peut parler d‘autre chose, maintenant ? » Fit Sam essayant de changer de sujet.

«J’en ai pas fini, Sammy !» Insista le plus vieux.

« Dean, c’est bon ! J’ai compris. Tu n’es pas content de ce que j’ai fait. Mais maintenant on pourrait discuter de notre affaire ! Tu as du nouveau ? » Demanda Sam en essayant de calmer le jeu avec son aîné.

« Oui ! J’ai interrogé les parents des deux jeunes décédés et j’en ai même profité pour interroger la mère d’une Lycéenne »,
raconta Dean en se radoucissant

« Ah oui, raconte. »

Dean prit deux bières dans le petit frigo, le referma du pied, et en proposa une à son cadet, qui refusa gentiment.
Puis il retira sa veste qu’il déposa sur le bout du lit et expliqua tout ce qu’il avait fait.

« J’ai interrogé la famille Watson et de ce côté-là rien. Ils disent que leur gamin était en bonne santé et qu’il était rarement malade. »

« On n’a donc aucun indice », déplora Sam.

« Attends, je n’ai pas fini. Lorsque je suis sorti de chez eux, j’ai vu quelqu’un observer de la fenêtre en face. J’ai d’abord voulu aller voir la deuxième famille et pareil que pour le premier : aucun problème cardiaque, ni fatigue intense et aucun changement de comportement.»

« C’est bien ce que je te dis, on n’a rien !» Insista Sam.

« Pas sûr ! Car lorsque je suis reparti de chez les Wilding, je suis allé voir cette famille où j’avais vu quelqu’un à la fenêtre. Et j’ai discuté avec la mère. Figure-toi que sa fille fait du baby-sitting. »

« Et alors ? Beaucoup de jeunes filles font ça pour avoir un peu d’argent de poche. »

« Oui, mais elle fait du baby-sitting pour quelqu’un que l’on connaît tous les deux. Devine qui est la gagnante ? »


« Ne m’dis pas que c’est Suzy ? »

« Dans le mille, mon petit Sammy ! »
Répondit Dean, enjoué.

« Tu crois qu’il y aurait une coïncidence entre cette histoire et la baby-sitter ? »

« J’en sais rien, mais sa mère m’a dit que les deux jeunes décédés se moquaient fréquemment de sa fille car elle a une légère invalidité.»

« Donc on n’est toujours au point de départ. On ne sait toujours pas ce qui les as tués.»

« Non. Mais on devrait peut-être creuser du côté de la baby-sitter. Qui sait, elle nous apprendra peut-être quelque chose d’intéressant.»

« Pourquoi pas ! De toute façon, c‘est la seule piste que l‘on ait.»

« Ok ! On retourne à Fayetteville, demain matin. »

« Et pourquoi pas aujourd’hui ? »

« Parce que tu dois d’abord te reposer ! »

« Dean ! Regarde-moi ! Je vais bien. »

« Et alors, même si tu vas bien, on n’décollera que demain ! Et tu ne discutes pas ! Sur ce, je vais aller prendre une bonne douche », dit Dean sur un ton autoritaire.

La soirée se passa dans le calme. Les deux frères étaient allés manger un morceau dans un resto sympa de la ville puis ils rentrèrent au motel où Sam reprit ses recherches sur le net. Quant à Dean, il resta allongé sur son lit à regarder la télévision. Au bout un moment, il finit par s’endormir devant.
Sam, voyant que son frère dormait, éteignit la télévision et se remit derrière l’écran de son ordinateur. Au bout de deux heures de recherche sur le net, le sommeil commença à l’emporter. Il essaya de résister, mais ses bâillements à répétitions avaient fini par avoir raison de lui. Il referma son PC puis alla se coucher. Il ne mit pas longtemps à s’endormir et replongea alors dans ce cauchemar terrifiant auquel il ne trouvait aucune interprétation. Toujours la même pièce aussi froide et toujours ces gémissements d’enfant. Et cette douleur lancinante qu’il ressentait à chaque fois qu’il était éjecté contre la paroi. Il recherchait encore et encore l’endroit où il se trouvait. Poussé pas la curiosité, comme à chaque fois qu’il faisait cet affreux cauchemar, il avançait en direction des sanglots, passant une porte puis une autre. La peur et l’angoisse s’emparèrent de lui et tandis qu’il poussa la dernière porte, il vit à nouveau cette effrayante scène. Cette fois-ci, il fut surprit car il reconnut vaguement quelqu’un, chose qu’il n’était pas arrivé à distinguer jusqu’à maintenant. Il se réveilla, comme à chaque fois, en sursaut, son cœur battant à vive allure et transpirant à grosses gouttes. Sans compter que le mal de tête avait resurgit au moment de son réveil forcé. Il jeta un œil sur sa montre : elle indiquait quatre heure et quart. Il essaya de reprendre une respiration normale avant de pouvoir se lever afin de se rendre dans la salle de bain pour avaler deux comprimés de paracétamol, histoire de calmer son mal de crâne. Ceci fait, il reprit son ordinateur pour consulter le net et continua les recherches en espérant trouver quelque chose de concluant sur leur affaire qui, à son goût, traînait en longueur depuis quelques jours.

 

 

 

* * * * * * * * * * * * * * * * * *

 

 

 

Chez les Mc Kagan.

C’était l’heure pour Zoé d’écrire le nom de la prochaine victime sur le manuscrit. C’était également un ami de Jason Watson. Elle l’écrivit au crayon de papier. Sa main tremblait d’appréhension sachant pertinemment que la prochaine victime allait mourir par sa faute. Les larmes chaudes coulaient le long de ses joues. Elle aurait tant voulu ne pas être obligée d’écrire sur ce maudit bouquin. Elle essuya ses joues pour enlever les larmes qui avaient mouillés son visage.
Elle hésita un petit moment puis elle nota le nom et prénom de Whistler Marvin, ainsi que l’heure à laquelle il devait périr.
Elle était prisonnière de cette chose qui avait menacé de la tuer si elle n’exécutait pas ses ordres.
Cet être maléfique lui avait fait tellement peur. L’emprise de cette chose était trop forte pour qu’elle résiste.
Elle n’avait pas le choix. C’était faire ce que l’esprit lui avait demandé ou mourir comme ces jeunes, c'est-à-dire dans d’atroces souffrances. Combien elle regrettait d’avoir acheté ce livre et ce vieux bonhomme derrière son stand aurait dû la mettre en garde. Cela lui aurait évité bien des embêtements. Rien que de savoir que ces jeunes étaient morts à cause de ce qu’elle avait écrit, l’écœurait. Elle se sentait de plus en plus mal. Elle n’avait plus le goût à rien ou peut-être d’une seule chose : que tout cela arrête et pour de bon.
Comme toutes les autres fois où elle écrivit, elle eut énormément de mal à trouver le sommeil, se retournant inlassablement dans son lit. A force d’avoir pleuré, la fatigue la gagna et elle réussit à s’endormir.

Demeure des Whistler.

Le vent froid soufflait le long des volets de la chambre du jeune Marvin, âgé de dix-sept ans, lorsqu’un bruit de claquement se fit entendre, ce qui le réveilla.
Il alluma sa lampe de chevet, regarda sa montre les yeux encore embués de sommeil. Celle-ci indiquait 02H03. Il scruta sa chambre à la recherche de ce qui l’avait réveillé en sursaut et réalisa que c’était le vent qui frappait le volet contre le mur. Il se leva de son lit puis referma celui-ci et retourna se glisser au chaud sous la couette. Il éteignit la lumière et se rendormit.

 

Aux alentours de 04h45, Marvin se réveilla une nouvelle fois.Comme pour les autres jeunes hommes, il tenta d’allumer la lumière mais celle-ci ne s’éclaira pas. Il appuya sur l’interrupteur de la lampe principale, mais là encore, il restait muré dans l’obscurité.
Il entendit un souffle roque derrière lui. Il sentit alors un air glacial sur le cou et un frisson parcourut son échine. Lorsqu’il se retourna, la chose était juste là, devant lui. Il essaya alors la fuite mais le spectre, d’un coup violent de sa main froide, pénétra sa poitrine et empoigna le cœur du jeune homme.
Marvin tenta d’agripper la poignée de sa porte de la main gauche tendit que la main droite tenait le bras du spectre, essayant ainsi de repousser son agresseur.
Mais rien n’y fit. Cette chose habillée de noir et aux yeux rouge sang, était beaucoup trop forte pour lui. Elle regarda Marvin droit dans les yeux et pressa lentement le cœur du jeune homme.
Marvin n’arrivait plus à respirer normalement. Sous l’effet de la pression exercée sur son cœur, l’air lui manquait cruellement, Marvin suffoqua plusieurs fois, essayant de trouver un peu d’air, mais cela ne servit à rien. Le pauvre adolescent s’écroula sur le sol de sa chambre dans un dernier soupir.
Le spectre relâcha alors la pression sur son cœur puis il retira sa main et repartit avec un sourire de satisfaction. Il quitta la pièce aussi discrètement qu’il était venu, laissant le corps sans vie de Marvin juché sur la moquette.
Au matin, le petit frère de Marvin, âgé de 13 ans, entra dans la chambre de son aîné. Voyant son corps inerte sur la moquette, le jeune Kevin se mit à courir en hurlant. Les parents qui furent réveillés en sursaut par le braillement de leurs fils, se levèrent puis ils se dirigèrent vers la chambre de Marvin. Lorsqu’ils y arrivèrent et qu’ils virent cette abominable scène, ils ne purent s’empêcher de hurler à leur tour. Le père s’agenouilla prêt de son fils puis vérifia son pouls. A son grand désespoir, Marvin n’avait plus aucune pulsation et son corps avait déjà commencé à refroidir. Quant à la mère, elle consola Kévin tout en pleurant, anéantie par la découverte du corps de son fils aîné. Un quart d’heure plus tard, les sirènes se firent entendre indiquant que la police arrivait sur le lieu du drame. Naturellement tout le voisinage s’était réveillé et regardait d’un œil inquisiteur à travers les fenêtres.

Au motel

Sam prit d’abord sa douche avant de désinfecter la cicatrice dont les trois fils n’étaient pas encore retirés et mis un pansement afin de la protéger de toute infection. Ensuite il se prépara pour aller chercher le petit déjeuner.
Il prit donc les clés de l’impala et quitta discrètement la chambre. Il roula jusqu’au premier fast-food qu’il trouva où il prit deux cafés et des cookies puis repartit pour le motel.
Dean dormait encore et Sam, comme il le faisait souvent, déposa le café encore fumant sur la petite table de nuit de son aîné.
Il retourna ensuite s’asseoir sur la chaise face à la petite table sur le quel était juché son PC portable allumé, bien sûr, sur une page d’Internet. Il était toujours à la recherche d’indices concernant cette affaire qui, jusqu'à maintenant, n’avait pas donné grand-chose.
Tout en consultant les pages Sam buvait une gorgée de café. Il continua ses investigations jusqu’au moment où il tomba sur l’information d’un autre décès.
Il se dit que le légiste avait raison : il n’y avait rien de naturel dans les deux premiers décès et avec un troisième cela se confirmait.

L’odeur du café fumant remonta jusqu’aux narines de Dean, ce qui le réveilla en douceur. Il se mit sur le bord de son lit, se frotta les yeux puis s’étira longuement en baillant et jeta un œil en direction de son cadet.
Dean voyant Sam encore sur son PC secoua la tête d’un air dépité. Malgré tout, il ne lui dit rien : de toute façon à quoi bon dire quoi que se soit à Sam, il n’en faisait qu’à sa tête ! Juste un « Bonjour Sammy » suffisait, d’ailleurs Sam lui répondit sans décrocher les yeux de son écran par un « Bonjour Dean ». L’aîné attrapa son café, en but une gorgée puis demanda à son cadet s’il avait du nouveau.

« J’espère que d’être resté une partie de la nuit sur ton ordi a porté ses fruits ! Tu as du nouveau ? » Demanda Dean en baillant une nouvelle fois.

« Oui ! Encore un autre jeune décédé cette nuit », fit Sam levant enfin la tête de son ordinateur pour regarder son aîné.

« Déjà trois morts en quelques jours. On est sûr maintenant que ce n’est pas quelque chose de naturel. »

« C’est ce que je me suis dit. »

« Tu n’as rien trouvé d’autre ? »

« Non ! Mais je continue de chercher.»

« Laisse tomber ! On verra ça plus tard ! Range les affaires, je vais prendre ma douche et on décolle pour Fayetteville.»

Sam rangea les affaires dans les sacs puis les déposa dans le coffre de l’impala. Quant à Dean il finit de se préparer et se présenta à l’accueil pour rendre les clés de la chambre. Puis rejoignit Sam qui l’attendait dans la voiture. Dean s’installa derrière le volant puis démarra la Chevrolet et les deux frères partirent pour Fayetteville.

 

 

 

Sur la route de Fayetteville.

La Chevrolet Impala noire roulait sur la route 112 menant à Fayetteville. Dean avait mis un peu de musique pas trop fort.
Sam, quant à lui, s’était affalé sur son siège, épuisé par toutes ses nuits sans sommeil. Il s’était une fois de plus endormi. Son cauchemar refit alors surface.
Par moment, il agitait légèrement la tête. Dean jetait un œil à son cadet à chaque fois qu’il avait un soubresaut, jusqu’au moment où Sam se réveilla en sursaut et en hurlant « Nonnnn !!! » Dean prit la décision de s’arrêter sur le bas-côté de la route.
Sam en profita pour descendre rapidement de la voiture pour prendre l’air. Pour une fois, il admettait que son aîné avait eu une bonne idée, car cela lui avait permis de s’oxygéner afin de reprendre son souffle plus facilement.
De son côté, Dean s’était arrêté pour que son cadet lui dise enfin ce qui l’effrayait à ce point.

« Sammy, ça va ? » Demanda Dean d’un air très inquiet.

« Mieux, je te remercie», dit-il légèrement essouffler.

« Tu peux me dire ce qui t’effraie au point de me hurler dans les oreilles», sollicita Dean, anxieusement.

« Je crois savoir pourquoi je fais ce cauchemar ! Je viens de voir Suzy.»

« Comment ça, Suzy ? »

« J’ai vu Suzy, même si c’était flou, je l’ai reconnue.»

« Tu es sur que c’est elle ?»

« Oh que oui j’en suis sur ! Elle hurlait le prénom de Sarah.»

« Elle va donc encore avoir des ennuis. »

« Certainement ! J’en ai marre ! Déjà plus d’une semaine que je fais ce fichu cauchemar et j’ai toujours pas trouvé ce qu’il pouvait signifier !» Fit Sam énervé en tapant ses deux mains sur le toit de la voiture.

« Ça va aller, Sammy. Tu finiras par trouver ce qu’il veut dire.»

« Je suis fatigué, Dean ! J’en peux plus… J’aimerais pouvoir dormir une nuit sans voir des images aussi cauchemardesques…» Expliqua Sam au bord de la crise de nerfs.

« Ça va aller petit frère. Ca va s’arranger, je te le promets !»
Fit Dean en essayant de rassurer son cadet.

« Merci beaucoup Dean, d’essayer de me remonter le moral.»

« De rien petit frère. On peut reprendre la route ? Tu es sûr que ça va ? »

« Oui, oui, Dean. On peut y aller.»

Ils reprirent la route et une heure plus tard les deux frères étaient arrivés à Fayetteville. Ils s’arrêtèrent dans un fast-food pour déjeuner.
Sam put enfin prendre un repas convenable sans avoir mal au ventre. Bien sûr, il avala encore un grand café pour rester éveillé.
Dean n’en fut pas étonné et il ne posa aucune question à son cadet. Il ne pouvait pas comprendre ce que vivait Sam dans ses cauchemars qui devaient être terrifiants, lassants et épuisants pour son frère. Comment pouvait-il l’aider ?
Sam était toujours refermé sur lui-même et pour qu’il décroche un mot sur ce qu’il se passait dans ses cauchemars ce n’était pas gagner d’avance. Mais pour une fois l’aîné était content que Sam ait pu lui évoquer ce qui lui avait fait si peur. Pour toutes ces raisons, Dean décida de le laisser tranquille, sans le bombarder de questions auxquelles il n’avait visiblement pas envie de répondre.
Lorsqu’ils eurent fini, les deux hommes reprirent la route puis cherchèrent un motel.
Finalement, ils se garèrent sur le parking du motel qu’ils avaient déjà fréquenté lorsqu’ils étaient venus la première fois.
Dean descendit de la voiture et partit louer une chambre à la réception pendant que Sam prenait les sacs dans le coffre de l’impala.
Lorsque le gérant de motel reconnut Dean, il fut retissant à lui louer la chambre de peur qu’il abîme celle-ci comme la première fois où ils étaient venus.
Dean se justifia en lui expliquant qu’il n’était pas responsable et que ce n’était pas lui qui avait défoncé la porte, mais ce grand bonhomme habillé de noir.
Toujours méfiant, le gérant lui accorda le bénéfice du doute, finit par céder et lui loua la chambre numéro 7.
Sam déposa les sacs sur chacun des lits.
Puis il s’installa à la table devant la fenêtre avec son PC et commença ses recherches. Quant à Dean, il mit son costume et sa cravate puis repartit voir la famille Mc Kagan.
Il gara la voiture le long du trottoir et prit sa fausse carte de F.B.I dans la boîte à gants. Il descendit de la voiture pour se diriger vers la demeure de Zoé.
Il frappa à la porte.

« Bonjour », fit Dean avec le sourire.

« Bonjour agent Murdock, puis-je vous aider ? » Demanda la mère de Zoé.

« Oui, j’aimerais interroger votre fille. Est-elle ici ? »

 


« Oui, mais que lui voulez-vous ?» Demanda-t-elle, étonnée.

« Juste lui poser quelques questions. C’est pour le complément d’enquête.»

« Vous pouvez entrer, je vais l’appeler. Elle est dans sa chambre. »

La mère de Zoé avança dans le salon, suivie par Dean. Elle lui proposa de s’asseoir sur le canapé.

« Zoé, tu peux descendre, s’il te plait ?! Il y a quelqu’un qui voudrait te voir ! » Hurla-t-elle du bas des escaliers.

Zoé ouvrit la porte de sa chambre précipitamment et demanda tout aussi fort :

« Qui est-ce ? »

« L’agent du F.B.I. Il voudrait te poser quelques questions. Allez, dépêche-toi de descendre », fit la mère de Zoé.

« Oui maman, je descends. »

Zoé descendit lentement les marches de l’escalier, puis se dirigea dans le salon et serra la main de Dean avant de s’installer dans le fauteuil juste en face de lui.

« Bonjour Melle Mc Kagan. Connaissiez-vous les trois jeunes hommes décédés ? »

« Oui. On fréquentait le même lycée »,
répondit calmement Zoé.

« Vous n’auriez pas vu un changement de comportement chez eux ? »

« Non, je n’ai rien remarqué de spécial.»

« Vous vous entendiez bien avec eux ? »

« Pas vraiment : ils étaient toujours en train de se moquer de moi.»

« Ils se moquaient de vous souvent ? »

« Oui, tous les jours. Mais au bout d‘un moment ? On s’y habitue.»

« Avez-vous des activés extrascolaires ? »

« Oui, parfois, je fais du baby-sitting pour Melle Willard. Je garde sa petite fille.»

« Et cela se passe bien avec elle ? »

« Oui. Elle est adorable, très facile à garder. Un vrai petit ange.»

« Il y a combien de temps que vous gardez Sarah ? »

« Deux ans. »

« Bon, ben je pense que j’ai fini avec mes questions. Je vous remercie pour votre aide Melle Mc Kagan »,
fit Dean en se levant du canapé.

« Dîtes agent Murdock, je peux vous poser une question ? » Demanda Zoé.

« Oui bien sûr, Mademoiselle», répondit Dean.

« Je peux savoir quel rapport il y a avec les trois lycéens qui sont décédés et le fait que je garde Sarah. Parce que là, je ne comprends pas vraiment le but de votre visite ! Vous voulez quoi en fait ? Savoir si c’est moi qui est responsable de leur mort parce qu’ils se moquaient de moi ?!» Fit Zoé d’un seul trait et sur un ton très agressif.

Dean se sentait pris au piège. Il ne sut pas quoi répondre sur le moment. La mère de Zoé intervint. Elle demanda à sa fille de se contenir et lui rappela qu’elle ne devait en aucun cas manquer de respect à l’agent Murdock.

« Êtes-vous la responsable, Melle Mc kagan ? » Demanda-t-il soudainement tout en scrutant l’adolescente.

« Non !» Mentit-elle en déglutinant.

« Bien, alors je vais vous laisser. Au revoir, mesdames.»

« Au revoir, agent Murdock », fit la mère de Zoé en refermant la porte derrière lui.

Dean quitta la demeure de Zoé, l’air perplexe. La façon dont cette jeune fille lui avait parlé l’avait étonné. Son comportement avait changé d’un seul coup. Elle était passée d’une gentille fille à la douce voix à une salle gamine mal élevée qui s’adressait à lui sur un ton agressif, en à peine quelques secondes.
Il trouva ce comportement assez étrange de la part d’une jeune fille dont la mère avait dit qu’elle était une personne discrète. Il monta dans l’impala, démarra celle-ci et roula jusqu’au motel rejoindre Sam.
L’aîné espérait que son cadet avait enfin trouvé quelque chose d’intéressant.

 

 

* * * * * * * * * * * * * * * * * *

 

 

 

Au motel (Fayetteville.)

Dean arriva au motel où son cadet avait enfin trouvé quelque chose d’intéressant sur leur affaire.
Lorsque l’aîné entra dans la chambre, Sam se leva de sa chaise et se précipita vers son frère pour lui dire ce qu’il avait trouvé.

« Faut que je te parle », dirent les deux frères Winchester en même temps.

« Qui commence alors ? » Demanda le plus jeune.  

 


« Toi d’abord ! Je pense que cela est plus important », fit Dean à son cadet.

« J’ai trouvé quelque chose de très intéressant sur internet », fit Sam en se rasseyant sur le canapé devant son PC.

« Vas-y, je t’écoute. »

Sam parcourut son écran d’ordinateur et commença à lire :

« Alors d’après l’article que j’ai trouvé, il s’agirait de l’esprit d’un démon nommé XEZABETH.
Son esprit a été emprisonné dans son propre livre intitulé « Journal d’un Démon » par une sorcière qui a trouvé le moyen de le garder enfermé par un système de portes. Il y en a sept au total.
Il restera emprisonné tant que la personne qui possède ce livre ne commence à inscrire le nom et prénom de quelqu’un, car si c’est le cas cela le réveillera. Une fois réveillé, il tue d’abord sa première victime d’un arrêt du cœur, ce qui lui ouvre la première porte. Ensuite son esprit vient te hanter pendant la nuit et t’oblige à continuer d’écrire sur ce livre. Chaque fois que cet esprit tue un jeune homme, ça lui ouvre une porte. Lorsqu’il aura tué les sept jeunes, il pourra sortir du livre. Et pour pouvoir rester dans notre monde humain, il devra tuer une fillette. A partir de ce moment-là, il sera totalement libre de se promener comme bon lui semble et recommencé à tuer aussi souvent qu’il le souhaite.»


« Tu penses que la fillette, c’est Sarah ?»

« Ouais, c’est peut-être même pour cela que je suis arrivé à voir Suzy dans ma prémonition. La fillette ne viendra pas toute seule, il faut qu’elle soit accompagnée d’un adulte. Sinon il ne pourra pas l’atteindre.»

« Une idée sur la personne qui serait en possession de ce livre ? »

« Non ça peut-être n’importe qui.»

« J’ai peut-être une idée. »

« Tu penses à quelqu’un ? »

« Ouep ! »

« Ah oui ? A qui ? »

« Zoé ! »

« Attends cette jeune fille est infirme ?»

« Et alors ?! Attends que je te raconte mon interview avec cette jeune fille infirme comme tu dis. »

« Que s’est il passé ? » Interrogea Sam en fixant son aîné.

« Je lui ai posé les questions habituelles auxquelles elle a bien voulu répondre gentiment et lorsque j’étais sur le point de repartir, elle m’a posé une question sur un ton très agressif. Elle est passée d’une gentille fille à une sale gamine mal élevée et ça, en à peine quelques secondes. J’ai trouvé son comportement plus qu’étrange.»

« Et alors ? Ce n’est pas parce qu’elle s’est énervé contre toi que c’est forcément elle. »

« Sa mère m’a dit que sa fille était une personne discrète et un peu renfermée sur elle-même. Ce que j’ai vu tout à l’heure, c’était tout à fait le contraire !»

« De toute façon, on a aucune preuve que ce soit Zoé. »


« Peut-être ! Mais c’est la seule qui peut approcher Suzy et Sarah. Toi-même, tu dis avoir vu Suzy dans ton cauchemar !»

«Oui, mais je n’ai pas vu Zoé dans mon cauchemar ! Alors comment savoir si c’est vraiment elle ! Et surtout comment le prouver ? »

« On peut très bien aller faire un tour chez elle dans sa chambre.»

 



« Oui pourquoi pas ! Mais comment on s’y prend ? »

 

 

 

« On peut grimper le long du mur puis s’introduire discrètement dans sa chambre et voir si le livre n’est pas là ! »

« Non mais ça va pas ! Tu ne vas quand même pas aller fouiller sa chambre ! » 

 « Ben pourquoi pas ? Après tout, on n’y va pas pour lui piquer une p’tite culotte ! » Expliqua Dean sur le ton de la plaisanterie.

« Dean ! Tu ne peux pas être sérieux cinq minutes ! » Fit Sam en jetant un mauvais regard à son aîné.

« Ce que tu peux être rabat-joie ! Tu n’es vraiment pas drôle ! »

« Bon ! On peut revenir à notre affaire ? »

« On en discute déjà ! »

« Sérieusement Dean ! Il faut trouver rapidement qui possède ce livre avant qu’il y ait d’autres morts. » Dit Sam agacé devant le comportement de son aîné.

 


Les deux frères continuaient leur discussion lorsque soudain Dean jeta un œil sur sa montre et s’aperçut qu’il était déjà plus de 18h30. Étant invités chez Suzy pour dîner, il était temps qu’ils se préparent.

«Dis Sam ? »

« Oui ?»

« Je ne voudrais pas t’affoler mais il est déjà 18H35 et on doit être chez Suzy pour 19H30.»

« Oui, tu as raison Dean »,
fit Sam en regardant sa montre.

« Je vais prendre ma douche.»

« Et dépêche-toi !»

Une demi-heure plus tard, les deux frères étaient prêts à se rendre chez Suzy. Ils allaient faire la connaissance de David, son futur mari. Celui-ci n’était pas là pour longtemps car il était virologue pour un cabinet d'expertise médical gouvernemental. Suzy avait profité qu’il soit de retour à la maison pour lui présenter ses deux sauveurs.
Elle avait tout organisé : l’apéritif, le repas et bien sûr la décoration de la table.
Les deux Winchester arrivèrent devant la maison de Suzy et Dean se gara le long du trottoir.
Avant de sortir Sam prit sur la banquette arrière un bouquet de fleurs pour Suzy et un petit ours en peluche pour la petite Sarah.
Quant à Dean il apporta une bouteille de vin pour le repas.
Ils arrivèrent devant la porte et Sam frappa. Quelques secondes après, Suzy ouvrit la porte.

« Bonsoir les garçons ! » Les accueillit-elle, enjouée.

« Bonsoir Suzy », firent les deux frères en déposant chacun une bise sur la joue de Suzy.

Les deux hommes entrèrent et Suzy leurs proposa de s’asseoir sur le canapé en cuir devant lequel trônaient sur une petite table basse des plateaux de toasts.
Les deux frères s’installèrent puis Suzy les présentèrent à David, ainsi qu’à la petite Sarah qui avait bien grandit.
Une fois qu’ils eurent fait connaissance, ils prirent l’apéritif ensemble. Une heure plus tard, ils passèrent tous à table. Suzy installa Sarah dans son siège et tout le monde se mit à table.
Le dîner se passa dans une excellente ambiance.
Les deux frères partirent aux environs de trois heures du matin. Ils rentrent au motel très fatigués. Bien sûr, pour Sam, dormir n’était pas vraiment idéal mais là il n’en pouvait plus. Il fit donc la même chose que son frère et se glissa sous la couverture. Il ne mit pas longtemps à sombrer dans le sommeil.
Et une nouvelle fois, son cauchemar revint le hanter.  

 

 

Au motel

Aux environs de six heures du matin, Sam se réveilla une nouvelle fois en sursaut, baigné de sueur et encore avec un affreux mal de tête. Il s’étira longuement en baillant pour se détendre puis se leva de son lit pour se diriger dans la salle de bain. Il avala deux comprimés de paracétamol et profita d’être dans la petite pièce d’eau pour prendre une douche. Puis il s’habilla et alla s’asseoir sur le canapé avant d’allumer son PC. Il commença à étudier les dernières nouvelles. Un quart d’heure après avoir ouvert la page, il dénicha un article sur la mort de deux nouveaux jeunes. Il le parcourut tout en y réfléchissant :

Il était quatre heures du matin lorsque les jumeaux John et Jerry Waldeck ont été découverts étendus sur le sol de leur chambre. D’après les premiers éléments, les deux jeunes hommes seraient décédés aux alentours de trois heures du matin. Cela fait déjà cinq adolescents qui meurent d’une crise cardiaque foudroyante depuis la semaine dernière.
D’après la police les cinq jeunes hommes fréquentaient le même lycée et auraient peut-être rencontré quelqu’un de malveillant qui leurs aurait vendu une substance illicite. Pour l’instant, c’est la seule piste que la police ait trouvée et retenue.


Sam n’en revenait pas : deux adolescents d’un coup. Xezabeth avait déjà ouvert cinq portes sur sept. Il était temps pour les deux frères de remédier à ça, sinon le démon arriverait à sortir de son journal et s’en prendrait à Suzy et à la petite Sarah. Ils devaient impérativement trouver qui pouvait avoir ce fichu manuscrit.
Mais comment découvrir cette personne lorsque l’on n’a aucun indice.
Pour l’instant, le seul soupçon qu’ils avaient se portait sur cette jeune fille, Zoé. Mais même si elle avait eu un comportement désagréable vis-à-vis des questions de Dean, elle n’était pas coupable pour autant. Peut-être avait-elle été nerveuse devant un agent du FBI. Dean avait toujours une manière bien particulière de questionner les gens et parfois le ton qu’il employait mettait les gens mal à l’aise dès le départ. C’était peut-être tout simplement une réaction d’angoisse face aux questions de son cher frère. D’un autre côté, Dean n’avait pas forcément tord car cette adolescente était la seule personne qui pouvait approcher Suzy et sa fille.
Dean se réveilla aux environs de sept heures et quart. Il vit Sam sur son ordi portable comme à chaque fois qu’il se réveillait. C’était toujours là qu’il retrouvait son cadet, penché sur son PC portable, à pianoter sur le clavier, à croire qu’il était marié avec. Mais pour une fois Dean s’abstint de lui faire une réflexion.

« Salut p’tit frère », fit-il en baillant et en s’étirant.

« Salut, Dean. Bien dormi ? »

« Oui et toi tu as trouvé une info intéressante ? » Lui demanda Dean en se frottant les yeux.

« Il y a encore deux ados qui ont péri cette nuit »,
l'informa Sam, désœuvré.

« Deux ? Rien que ça ! » S’étonna l’aîné.

« Ouep ! Cette fois-ci c’était des jumeaux.»

« Ce démon est vraiment pressé de sortir.»

« Ouais ! Comme tu dis.»

« Je vais prendre une douche et on va manger, j’ai un petit creux.»

«OK, je t’attends. »

Dean prit une douche rapide puis rejoignit son cadet devant la porte. Il empoigna les clés de l’impala puis les deux frères partirent prendre leurs petits déjeuners dans le fast-food « The lunch » L’endroit était toujours aussi sympathique et les serveuses toujours aussi mignonnes. Les deux frères firent leurs commandes et s’installèrent à une table. Sam sortit son PC de sa sacoche et alluma celui-ci. Il se connecta au net pour finir ses recherches afin de voir s’il ne dénicherait pas un indice sur la personne qui pouvait posséder ce livre.
Il trouva un article sur le vide grenier de la semaine précédente. Il regarda attentivement la photo qui avait été publiée et se rendit compte que ce vide grenier avait eu lieu dans la rue où habitaient Suzy et Zoé. Un paragraphe disait que malgré le froid et la neige il y avait eu beaucoup de monde.
En lisant cet article Sam pensa que c’était peut-être de là, que le livre venait. Il aurait éventuellement été acheté durant cette brocante de quartier. Mais dans ce cas, ça pouvait être vraiment n’importe qui.
Comment savoir qui le possédait ? De quelle manière pouvait-il s’en assurer ? Le temps pressait. Xezabeth n’était pas loin de trouver la sortie et il fallait faire vite.
Leurs commandes leur furent servies. Sam fit part de ce qu’il avait découvert à son aîné.

« J’ai trouvé un article sur un vide grenier qui a eu lieu le week-end dernier. »

« Un vide grenier ? Quel rapport avec notre affaire ? »

« Cette brocante a eu lieu dans la rue où habitent Suzy et Zoé. J’ai pensé que c’était peut-être là que le livre avait été acheté ? »

« Ce n’est pas idiot mon petit Sammy ! C’est peut-être même là-bas que Zoé se l’est procuré !»

« Tu restes toujours persuader que c’est elle ! »

« Pas toi, Sammy ? Cela ne te parait pas évident ! »

« Mais on n’a aucune preuve que ce soit elle ! »

« Pardon ?! Pas de preuve ! Je vais t’en donner des preuves moi ! 1 : Son comportement a été des plus étonnants après mon interrogatoire ! 2 : C’est la seule à pouvoir approcher Sarah et de 3, la brocante a eu lieu dans le quartier de Suzy ; alors oui je reste persuadé que c’est elle ! Et oui on devrait aller faire un tour dans sa chambre pour trouver ce maudit journal, au moins on serait fixés !» Expliqua Dean d’un ton sec.

« Et si elle a planqué le journal ailleurs que dans sa chambre ?»

« Je peux toujours retourner chez elle pour lui parler et pendant ce temps-là, tu cherches le bouquin !»

« Tu veux que j’accède à sa chambre en plein jour ?»

« Pourquoi pas ?»

« Je vais me faire repéré et après on risque d’avoir la police aux fesses ! »

« Tu as une autre solution ? »

« Peut-être attendre lorsqu’il fera nuit. Ce sera plus prudent.»

« Bon ok, on y va ce soir, mais pas trop tard.»

Les deux Winchester payèrent leurs repas puis quittèrent le fast-food.

 

 

 

* * * * * * * * * * * * * * * * * *

 

Chez les Mc Kagan.

Cela faisait plusieurs jours que Zoé était enfermée dans sa chambre. Les seuls moments où elle sortait se résumaient aux trois repas de la journée. Elle n’était pas sortie dehors depuis près d’une semaine. Elle n’en avait vraiment pas envie. Elle s’était posée sur sa chaise devant son bureau et avait allumé son ordinateur. N’ayant pas trouvé les informations dont elle avait besoin sur Internet, elle se connecta à MSN et demanda quelques conseils à une amie qui était du genre gotique. Elle espérait qu’elle pourrait certainement lui fournir les données dont elle avait besoin.

ZOE : « Coucou Cindy.»

CINDY : « Salut Zoé, comment vas-tu ? »

ZOE : « Bien et toi ? »

CINDY : « Ca va ! Que fais-tu de beau ?»

ZOE : « Je surfe sur le net pour avoir des infos sur les démons »

CINDY : « Sur les démons ? Tu t’intéresses à ces trucs, toi, maintenant ?»

ZOE : « Ben oui, j’essayes de m’y intéresser, mais je trouve ça flippant. Je ne sais pas comment tu fais pour aimer ce genre de choses.»

CINDY : « Ce n’est pas flippant, c’est une autre culture, on aime ou on n’aime pas. En ce qui me concerne je trouve cela plutôt captivant. »

ZOE : « Toi qui t’y connais en démons et autres créatures de la nuit, tu ne saurais pas s’il existe un démon qui tue ses victimes par le biais de l’écriture sur un manuscrit ? »

CINDY : « C’est quoi cette question ? »

ZOE : « Je me demandais juste si cette catégorie de démon existait c’est tout ! J’ai vu tout un tas d’articles sur les démons mais aucun sur ce genre-là !»

CINDY : « Si tu n’as pas trouvé sur Internet, c’est que cela n’existe pas ou que c’est peut-être autre chose ? »

ZOE : « Ah oui ? Comme quoi ? »

CINDY : « J’en sais rien un esprit ou un fantôme ! Vas savoir ! Il y a tellement de choses qu’on ignore sur cette planète, que tout est possible.»

ZOE : « Tu as certainement raison, ça ne doit pas exister.»

CINDY : « Je dois te laisser, j’ai mes parents qui m'appellent. A plus.»

ZOE : «Ok bye.»

Zoé coupa la conversation, déçue de ne pas avoir d’autres informations sur ces horribles créatures malfaisantes de la nuit.
De l’autre côté de l’écran, Cindy se demandait bien pourquoi Zoé voulait subitement savoir des choses sur les démons.
Elle trouva étrange qu’elle lui pose de telles questions, elle qui n’était passionnée que par ses créations graphiques.
En réfléchissant bien Cindy se dit que Zoé voulait certainement lui faire plaisir en montrant qu’elle s’intéressait à ce qu’elle aimait.
Quant à Zoé, elle avait continué ses recherches. Au bout d’une heure, elle n’avait toujours rien trouvé et elle finit par s’endormir, la tête sur son bureau.
Elle fut réveillée en sursaut par Xezabeth pour qu’elle n’oublie pas d’écrire les deux nouveaux prénoms. Cette fois-ci, c’était deux frères qui dormaient dans la même chambre.
Ne pouvant pas les séparer, Xezabeth était obligé de les tuer tous les deux afin qu’aucun des deux frères ne prévienne les parents.
Zoé s’exécuta sans broncher, toujours aussi terrifiée par ce monstre de la nuit aux yeux rouges.

Aux alentours de dix-huit heures trente, Dean se présenta de nouveau au domicile des Mc Kagan pour pouvoir rediscuter avec Zoé, prétextant un complément d’enquête.
Pendant ce temps, Sam grimpa à la gouttière et s’introduisit sans faire trop de bruit dans la chambre de la jeune fille. Il commença à fouiller un peu partout. Quelques minutes plus tard le jeune Winchester entendit du bruit dans le couloir. Il fit vite demi-tour et repartit par la gouttière dont une attache céda, Sam tomba lourdement sur les fesses.
Malgré la douleur, il se retint de crier pour ne pas se faire repérer puis il se releva rapidement en boitant légèrement avant de rejoindre son frère dans l’impala.
Lorsque Dean le vit en se tenant la jambe, il ne put s’empêcher de sourire.

« Et ça te fait rire ! » Lança Sam foudroyant son aîné du regard.

« Que s’est-il passé ? »
Demanda Dean en pouffant de rire.

« Une attache de la gouttière a lâché et je suis tombé, ça te va comme explication ?! »
Répondit Sam, énervé.

« Ah ! Ah ! Ah ! J’imagine le tableau», s’esclaffa Dean.

« Arrête de te marrer comme une baleine ! Je ne trouve pas ça drôle, ça fait mal.» Rétorqua Sam mécontent.

« Ben t’as pas vu la dégaine que tu avais en marchant. »

« Ça y est c’est bon t’as fini de te foutre de moi ?! On peut revenir aux choses sérieuses ! » Fit Sam d’un ton sec.

«Oh, excuse-moi Sammy mais c’était trop drôle pour ne pas rigoler ! Bon ok ! Tu as trouvé le livre ? »

« Non rien ! Tu ne m’as pas laissé assez de temps pour chercher !»

« Ce qui veut dire qu’il va encore tuer cette nuit. »

« Ouep ! Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? »

« Je propose qu’on aille manger … »

«Un gosse va mourir cette nuit et toi tu ne penses qu’à aller dîner ! Tu as vraiment un gouffre à la place de ton estomac ! » Reprocha le plus jeune, dépité.

« Laisse-moi finir ! Je propose qu’on aille manger et qu’on revienne en planque ici pour la nuit. »

«Oui pourquoi pas.»

« De toute façon on ne peut rien faire d’autre ? On ne sait pas quel adolescent va mourir, ni à quelle heure cela se passera», expliqua Dean.

« Tout ce que j’espère c’est qu’on réussira à sauver ce gamin, cette nuit ! »

« Tu le sais bien, Sammy, on ne peut pas sauver tout le monde ! Mais au moins, on aura essayé. »

Dean démarra la voiture puis les deux frères partirent dîner au " The Lunch" avant de retourner se stationner à proximité de la maison de Zoé.

 

 

 

Domicile des Willem.

Benjamin était âgé de 14 ans et Zachary âgé de 17 ans. Les deux jeunes frères étaient issus d’une famille modeste. Ils habitaient donc une petite maison avec seulement deux chambres. Une pour eux deux et l’autre pour leurs parents. Ce qui n’empêchait pas ces deux adolescents d’être heureux. L’aîné traînait souvent avec Jason, même si ses parents n’aimaient pas trop qu’il le fréquente. Zachary, lui, aimait beaucoup être avec Jason et était prêt à faire les quatre cent coups avec lui.
Quant au petit frère, Benjamin, c’était tout le contraire. Il était gentil, serviable avec les autres et travaillait bien à l’école, rien à voir avec son aîné.
Il était près de vingt trois heures quarante cinq lorsque Zachary stoppa sa conversation sur MSN avec un de ses amis. Il arrêta son ordinateur puis alla prendre une douche et ensuite se coucha. Son cadet était déjà au lit entrain de dormir paisiblement depuis environ une heure. Le jeune homme éteignit la petite lampe de chevet qui était placée sur le côté de son bureau, puis il se glissa sous la couette.
Vers une heure trente du matin, Zachary fut réveillé en sursaut par quelque chose de légèrement froid et humide venant du dessous de sa couette. Par réflexe de peur il poussa un petit cri puis alluma rapidement sa lampe de chevet. Il souleva précautionneusement la couette afin de voir ce qui l’avait réveillé. Il vit deux petits yeux rouges qui avançaient vers lui. Malgré l’angoisse qu’il ressentait il dut attendre que la créature arrive à sa hauteur pour constater, rassuré, que c’était son rat albinos qui s’était sauvé de sa cage.

« Titus, mais qu’est-ce que tu fais en dehors de ta cage ? »

Le jeune homme prit le rat dans ses mains puis le redéposa dans sa cage et referma celle-ci. Il retourna ensuite se coucher. Mais au moment où il voulut éteindre la lumière, son petit frère se réveilla et lui demanda, les yeux embué de sommeil :

« Que ce passe-t-il ? »

« Rien Ben, j’ai remis Titus dans sa cage, c’est tout ! Rendors-toi maintenant. »

« Comment il est sorti de sa cage ? »

« Je ne sais pas. C’est encore toi qui a dû oublier de le remettre dedans quand tu l’as libéré ce matin !» Fit l’aîné d’un ton sec.

« Non, ce n’est pas moi qui l’ai sorti ! Je lui ai juste donné à manger », rétorqua son cadet.

« Tu as peut-être mal refermé sa cage ? »

« Non, j’ai vérifié et elle était bien fermée. »

« Ce n’est pas grave Ben, il est dans sa cage maintenant. Rendors-toi ! Bonne nuit, Ben. »

« Pourtant, je suis sûr de l’avoir ... »

« Ben ! Il est trop tard pour en discuter ! On en reparlera demain si tu veux ! Mais s’il te plait rendors-toi !» Fit son aîné sur un ton autoritaire.

« Ok ! Bonne nuit, Zac.»

Le jeune Benjamin se recoucha en se demandant comment le rat était sorti de sa cage. Il trouva ça bizarre, lui qui était persuadé d’avoir bien fermé la porte de sa cage.
Zachary éteignit la lumière puis se remit sous sa couette et s’endormit.
Aux alentours de cinq heures et quart cinq du matin, les deux jeunes frères se réveillèrent en même temps par un bruit de sifflement strident.
Le premier réflexe que Zachary eut, fut d’appuyer sur le bouton de sa petite lampe, mais comme pour les autres jeunes hommes avant lui, aucune lumière ne vint éclairer la pièce. Le plus jeune commençait à avoir peur et l’aîné s’était levé de son lit pour allumer la lampe principale. Mais toujours aucune luminosité dans la chambre ! La peur panique s’empara des deux frères et le plus jeune voulut quitter la chambre, mais lorsqu’il agrippa la poignée de la porte pour l’ouvrir, celle-ci resta bloquée. L’aîné tenta de rassurer son petit frère en le prenant dans ses bras. Ensuite Zachary entreprit à son tour d’ouvrir la porte de leur chambre, mais il avait beau actionner la poignée dans tous les sens et tirer sur celle-ci, elle refusait de s’ouvrir.
Les deux jeunes frères sentirent alors un souffle glacial sur leurs cous et lorsqu’ils se retournèrent, ils tombèrent nez à nez avec cette créature aux yeux rouges. Hurler était la seule chose qu’ils voulaient faire mais aucun son ne sortait de leurs bouches. Cette monstrueuse chose qui était devant eux les regarda un petit moment puis comme pour les cinq autres jeunes hommes qu’il avait tués avant eux, l’esprit habillé de sa cape noir pénétra violemment ses mains froides dans la poitrine de chacun des deux frères, puis attrapa leurs cœurs en même temps et les serra fortement.
Les yeux de Ben et de Zac s’écarquillèrent et devinrent d’un blanc opaque puis sous le manque d’air ils étouffèrent. Leurs membres se contractèrent et se raidirent puis ils succombèrent lentement aux blessures intérieures que leur avait infligées cette créature malfaisante. Les deux jeunes adolescents tombèrent sur le sol de leur chambre, les yeux grands ouverts d’effroi.
L’esprit de Xezabeth repartit d’un air assouvi. Désormais, il était libre ! Il ne lui suffisait plus qu’à réintégrer son corps qui était resté prisonnier de son journal. Il quitta la chambre des deux adolescents hâtivement pour se diriger vers la demeure de Zoé.

 

 

 

* * * * * * * * * * * * * * * * * *

 

 

 

Dans la voiture à proximité de chez Zoé.

Il était deux heures et demie du matin et Sam avait du mal à garder les yeux ouverts. Dean et lui avaient convenu de se relayer pour surveiller la maison de Zoé. Mais son aîné avait prit le premier quart et pendant ce temps, lui, n’avait pas réussi à trouver le sommeil. Il n’arrivait pas à se mettre dans l’idée qu’ils ne pouvaient pas sauver tout le monde. Pour Sam, il y avait peut-être une chance d’y parvenir et il voulait à tout prix essayer de faire de son mieux pour sauver ce jeune homme. C’est pour cette raison que lorsque Dean avait fini par s’endormir, il avait ouvert son PC sur ses genoux et avait éparpillé plusieurs bouquins un peu partout autour de lui, là où il avait trouvé de la place. Il espérait trouver qui possédait le livre afin de pouvoir sauver le jeune homme qui devait périr cette nuit. Malheureusement, au fil de ses recherches le sommeil se fit de plus en plus pesant. A l’extérieur de la voiture tout était relativement calme et il n’avait pas dormi depuis si longtemps ! Il résista tant bien que mal mais la fatigue harassante eut raison de lui. Sans s’en apercevoir, il sombra dans le sommeil.
Et évidemment, son cauchemar revint à la charge. Toutefois, cette fois-ci, il fut légèrement différent, bien que toujours aussi horrible. La pièce était obstinément sombre et la même table blanche usée restait figée en son milieu. Le gémissement d’enfant n’avait pas changé non plus.
Sam avançait prudemment. Il se retrouva encore dans cette fameuse pièce où le toit était vitré. Il fit lentement un tour sur lui-même puis il s’arrêta au moment où il reconnut Suzy et Sarah qui étaient attachées chacune à une table.
Le démon était penché au-dessus de la petite Sarah, un poignard à la main. D’un geste violent, il poignarda la petite fille.
Un hurlement puissant survint aux oreilles de Dean qui sursauta malgré le fait qu’il était réveillé. Il quitta donc des yeux la demeure de Zoé où décidément rien ne se passait. Du moins c’est ce qu’il croyait car au moment où il se préoccupa de l’état de santé de son petit frère, Xezabeth en profita pour entrer dans la chambre de Zoé.
Dean ne réalisa pas ce qu’il se passait derrière lui. Il était trop préoccupé par son cadet qui était extrêmement agité dans son le sommeil. Il transpirait et n’arrêtait pas de hurler « Non ! Non ! Nonnn ! »
Très inquiet, Dean le secoua pour le réveiller mais ce n’est qu’au bout de plusieurs minutes que Sam finit par ouvrir de grands yeux affolés. Son réveil en sursaut le fit se redresser d’un bon sur son siège et il manqua de peu de s’assommer contre l’habitacle de la voiture. Il était visiblement effrayé par les images que son subconscient venait de lui dévoiler. Par réflexe, il attrapa le bras de son aîné et lui déballa d’une traite ce qu’il venait de vivre dans son cauchemar.

« Dean ! J’ai vu Xeza...beth... tu...er Sa...rah ! » Bafouilla-t-il rapidement, sans reprendre son souffle.

« Hein ? Quoi ? Calme-toi, Sammy ! Je ne comprends pas ce que tu me dis !» Tenta Dean pour le calmer.

« Je te dis...que... j’ai vu le démon tu...er Sar...ah !» Marmonna Sam, essoufflé.

« OK, je vois ! Ça va aller ! Tu es sûr que c’était Sarah ? »

« Je te dis que je vu Xezabeth poignarder Sarah ! Il y avait du sang partout ! Et Suzy hurlait à pleins poumons ! Et je ne pouvais même pas leur venir en aide ! C’était atroce Dean ! » Lança Sam en essayant de reprendre son souffle.

« Sammy tu as vu où ça se passait ? » Demanda Dean.

« Non ! Tout est embrouillé dans ma tête !» répondit Sam en se maintenant la tête.

« Ça va aller Sammy. Ce n’est pas grave. Essaie de te calmer et ça va te revenir. Tu finiras bien par trouver une indication qui nous aidera », expliqua l’aîné, se voulant rassurant.

« Non ! Ca ne va pas aller mieux, Dean ! Je suis fatigué de tous ces cauchemars ! J’en peux plus, j’en peux vraiment plus, Dean ! Alors non, ça ne va pas s’arranger ! » Fit Sam au bord des larmes.

Dean attrapa une bouteille d’eau sur la banquette arrière et la tendit à son frère.

« Tiens ! »

« Merci Dean.»

« De rien Sammy, ça va aller maintenant.»

« J’espère Dean parce que là je sature.»

L’aîné l’observa un instant avant de reprendre la parole.

« Moi ce qui m’inquiète Sammy : c’est le fait que tu aies déjà vu deux fois Suzy dans ton cauchemar. Ca ne veut dire qu’une seule chose : c’est que dans peu de temps Xezabeth va sortir de son journal.»

«Ce qui veut dire aussi qu’il aura réussi à tuer deux autres adolescents !» Fit Sam l'air dépité.

« Et qu’on n’aura pas réussi à stopper cette ordure ! »

« A quoi ça sert de faire ses prémonitions depuis plus d’une semaine, si je ne peux pas sauver les gens ! »
Lança Sam à la fois énervé et désespéré.

« Sammy ! Arrête, tu veux ?! Tes prémonitions ont déjà sauvé de nombreuses personnes et ce plusieurs fois ! Alors arrête de culpabiliser pour ceux que tu n’as pas pu sauver ! Ce n’était pas ta faute !»

« Oui... Oui, je sais que je ne peux pas sauver tout le monde, tu me l’as déjà dis ! » Dit-il désarmé.

« Alors, arrête de te morfondre ! Fin de la discussion ! Indiqua Dean d’un ton autoritaire. On devrait rentrer se reposer un peu. Le jour va bientôt se lever et il ne s’est toujours rien passé. On ne verra rien de plus, c’est sûr. » Expliqua-t-il en mettant le contact.

« C’est ça tu as raison, vas te coucher. En ce qui me concerne j’ai besoin d’aller faire un tour.»

« Tu vas sortir à cette heure-ci ? » S’inquiéta Dean.

« Je vais juste marcher un peu pour m’aérer, c’est tout, Dean ! »

« Fais comme tu veux. Après tout, tu es assez grand pour te débrouiller tout seul. »


Arrivés au motel, Dean regagna leur chambre. Il jeta un dernier coup d’œil à son frère qui marchait sur le trottoir en direction de la ville avant d’aller se reposer un peu.
Sam s’arrêta dans un bar. Il s’installa au bout du comptoir et commanda une bière.
Le barman la lui apporta quelques minutes plus tard. Il resta ainsi un moment jusqu’à ce qu’il s’aperçoive que le jour était sur le point de faire son apparition. Il prit la décision d’aller chercher le petit déjeuner. Il chercha donc un fast-food ouvert où il commanda deux petits déjeuners à emporter, puis il repartit en direction du motel.
Il pénétra dans la chambre où Dean dormait encore puis il déposa les sacs sur la table.
Il s’assit devant la petite table, alluma son Pc et rouvrit les quelques bouquins qu’il avait récupérés dans l’Impala. De nouveau, il chercha des infos sur Xezabeth.
Il passa une majeure partie de la journée à chercher des éléments qui auraient pu les aider.
Il finit par trouver que Célestiana était une sorcière réputée. Elle avait inventé plusieurs formules dont celle qu’elle avait employée pour enfermer le démon dans son journal. Elle l’avait ainsi empêché de faire le mal autour de lui et elle avait caché l’ouvrage chez un homme dont elle seule connaissait l’existence.
Célestiana étant décédée depuis près de quinze ans, Sam n’était pas en mesure de retrouver l’homme en question.
Déçu, il referma son PC et tous les bouquins qu’il avait étalés un peu partout.
Il était déjà plus de dix-neuf heures lorsque Dean proposa d’aller manger.
Sam accepta et les deux frères partirent dans un resto.

 

 

 

Chez Zoé, au moment où Dean s’occupait de son cadet.

Célestiana était une sorcière de renommée. Elle avait inventé une méthode qui consistait à jeter un sort sur le journal de Xezabeth. Elle avait tout simplement dessiné des barreaux à l’encre noire sur sept pages de ce journal, tout en lisant une formule de sa composition. C’est ainsi que le démon avait été emprisonné.
Xezabeth se souvenait encore de Célestiana, la sorcière. Cette horrible et repoussante femme avait trouvé le moyen de le contenir dans cette toute petite prison de papier, enfermé à jamais dans son journal.
Mais à présent, c’était son jour de gloire. Il allait enfin redevenir un démon. Déjà plus de quarante ans qu’il attendait de pouvoir sortir de cette maudite prison ! Aujourd’hui, il serait de nouveau libre et cela grâce à Zoé.
L’esprit du démon de Xezabeth arriva chez Zoé et pénétra sournoisement dans la chambre de la jeune fille.
Il scruta celle-ci afin d’y trouver le livre. Il ne mit pas longtemps à chercher celui-ci qui trônait sur son bureau. Il saisit l’ouvrage de ses mains crochues puis se glissa par le petit trou éclairé par cette faible lueur qui se trouvait à la dernière page.
Une fois dedans, il s’engouffra tout au fond du livre et réintégra son corps dans un éclat de lumière rouge. Il était enfin libre de sortir. Mais son but n’était pas encore atteint : il lui restait encore une chose à accomplir avant de pouvoir rester définitivement sur cette terre.
Zoé s’était endormie sans difficulté ce soir-là. Elle dormait paisiblement lorsque Xezabeth se projeta hors du livre. Zoé fut réveillée par le bruit du froissement des pages. Ensuite, elle sentit un vent froid qui lui glaça le sang. Elle scruta alors sa chambre et vit la créature habillée de sa cape noire aux yeux rouges qui la fixait. Terrifiée par cette chose qui avançait vers elle, elle se mit à hurler mais aucun son n’arrivait à sortir de sa bouche. La frayeur qu’elle ressentait à cet instant même était tellement intense que tout son corps se mit à frémir de peur et les larmes se mirent à couler le long de ses joues pales. La seule chose que Zoé aurait voulu faire était de s’enfuir. Mais le démon en avait décidé autrement. Il lui restait une dernière chose à faire. Il avait donc encore besoin d’elle pour finir son travail. Il s’approcha de la jeune fille qui était toujours aussi terrorisée, puis il lui demanda d’accomplir le dernier méfait.

« Tu devras me laisser entrer dans la demeure de la famille Willard», dit-il d’une voix forte et roque.

Zoé n’osa d’abord pas lui répondre. Mais malgré la peur qu’elle ressentait vis-à-vis de cette horrible chose dégoûtante, une question lui brûlait les lèvres. Pourquoi devait-elle faire ça pour ce monstre qui lui avait fait tant de mal ? Finalement au bout de quelques secondes, elle prit une grande inspiration puis brisa le silence.

« Et pourquoi je devrais faire ça ? Faites-le vous-même, puisque vous êtes si fort ! » Dit-elle d’une voix rapide et paniquée.

« Parce que je ne peux pas le faire tout seul ! Tu es la seule à pourvoir t’approché des deux filles Willard. Et en plus, cela tombe bien puisqu’elle t’a demandé de garder sa fille ce soir. Tu n’auras qu’à me faire entrer à ce moment-là ! C’est pas plus compliqué que ça !» Lui répondit Xezabeth menaçant.

« Non ! Débrouillez-vous tout seul ! » Insista-t-elle d’une voix anxieuse.

« Tu sais ce qui va arriver si tu ne fais pas ce que je te demande ! » Rétorqua Xezabeth d’une voix roque et menaçante.

« Oui, je sais », fit Zoé, des trémolos dans la voix.

« Alors, fait ce que je te dis ! »

« Oui », fit-elle tristement en baissant la tête, les yeux larmoyant.

La peur que pouvait ressentir Zoé était de plus en plus palpable, elle n’avait pas d’autre choix que de faire ce que ce montre de démon lui ordonnait. Celui-ci s’en alla tout en fixant la jeune fille des ses yeux rouge sang, luisants tels des phares dans la nuit. Une fois parti, l’émotion de peur qu’elle avait ressentie au plus profond d’elle, retomba si bien qu’elle vacilla. S’en suivit un vertige et l’instant suivant, elle s’évanouissait, tombant lourdement sur le sol de sa chambre.
Deux heures plus tard, elle se réveilla allongée sur le parquet. Elle ouvrit lentement les yeux, puis elle releva la tête en regardant autour d’elle. Elle entreprit de se relever pour se mettre en position assise. La chambre n’était éclairée que par la lune qui reflétait ses rayons par la fenêtre dont les rideaux opaques étaient entrouverts.
L’intérieur de sa tête la brûlait comme il y avait le feu. Elle ne se sentait pas bien du tout. Elle se releva doucement du sol en se maintenant le crâne de la main droite, puis se dirigea en titubant vers son lit où elle se laissa tomber. Elle ne savait pas quelle position adopter tellement, tout son corps était meurtri pas le stress et la douleur. Il n’y avait pas un endroit où elle n’avait pas mal. Elle n’osa plus bouger de son lit. Elle resta allongée ainsi et au fil du temps, elle finit par sombrer dans le sommeil, éreintée.
Le lendemain matin, lorsqu’elle se réveilla, son mal de crâne n’avait pas disparu. Elle avait toujours cette impression d’avoir le cerveau en feu et cette douleur était insupportable. Elle se leva de son lit et se rendit à la salle de bain où elle prit un comprimé d’aspirine puis elle se déshabilla pour prendre une douche relaxante. Quelques minutes plus tard, elle ressortit de la salle d’eau avec une serviette autour de la poitrine puis traversa le couloir et retourna dans sa chambre pour s'habiller. Elle y resta toute la journée jusqu'à ce qu’il soit 18h45.
C’est à ce moment-là que Zoé se prépara à sortir pour aller garder la petite Sarah.

 

 

Demeure de Suzy

 


Suzy était sur le point de partir rejoindre David, qui l’avait invitée au restaurant. Elle avait donc demandé à sa baby-sitter préférée de garder la petite Sarah.
Lorsque Zoé arriva, Suzy était au téléphone avec Sam afin de savoir s’ils seraient là pour le repas de Noël et fêter en même temps l’anniversaire de sa petite fille.
La jeune femme demanda à Sam d’attendre deux minutes, le temps qu’elle puisse ouvrir la porte à Zoé. Elle saisit la poignée de la porte et ouvrit à l’adolescente qui la salua et entra dans la maison. Mais au moment de refermer la porte, le démon la poussa violemment dans l’autre sens et pénétra dans la maison.
Suzy, voyant cet être à cape noir et aux yeux rouge sang, se mit à hurler. Sam s’en inquiéta aussitôt et essaya de lui demander ce qu’il se passait.

« Oh ! Non, non, non ! Ce n’est pas vrai ! » Cria Suzy au téléphone.

« Suzy ? Suzy ! Suzy, que se passe-t-il ? Suzy ! » Interrogea Sam, angoissé.

« Sam, le démon est de retour ! Sam, aidez moi !» Hurla Suzy dans le téléphone.

« Que se passe-t-il ? » Demanda Dean inquiet en tournant la tête vers son cadet.

« Xezabeth est chez Suzy ! »

« Putain de merde ! C’est pas vrai ! Dépêche-toi Sammy, on décolle. »


Dean et Sam partirent précipitamment du motel en claquant la porte sans prendre le temps de la fermer à clé.
Dean s’installa au volant de l’impala et démarra la voiture pied au plancher.

Pendant ce temps chez Suzy, c’était la terreur et la panique totales.
Le démon, d’un simple geste, cloua Zoé immédiatement le dos au mur, si bien qu’elle ne pouvait plus bouger un seul membre.
Et de l’autre main, Xezabeth rapprocha Suzy et Sarah de lui.
Zoé observait la scène qui se passait devant elle sans pouvoir aider la maman et sa fille que le démon avait serrées contre lui.
Zoé criait à pleins poumons « Ne leurs faîtes pas de mal !» En regardant Suzy et Sarah que le démon emportait, elle ne put s’empêcher d’ajouter : « Je suis désolée Suzy. C’est lui qui m’y a obligée ! Je suis désolée Suzy….» Des larmes de désespoir coulaient sur ses joues devenues rouges.
Une fois le démon sortit de la maison, l’emprise que Xezabeth avait eue sur Zoé s’effaça comme si jamais rien ne s’était passé. Elle retomba sur le sol puis s'évanouit peu de temps après.

Dean s’arrêta devant la demeure de Suzy. Lorsqu’ils sortirent tous les deux du véhicule, ils virent que la porte d’entrée avait l’air d’avoir été maltraitée.
Ils accoururent tous les deux. Sam arriva le premier car Dean avait dû faire le tour la sa voiture par devant.
Le plus jeune poussa violemment la porte d’entrée qui s’ouvrit à la volée. La première chose qu’il aperçut fut Zoé qui était dos au mur, inconsciente. Il se précipita vers elle et vérifia si elle est était encore en vie. Il mit deux doigts sur son cou et chercha une pulsation. Il sentit le cœur de la jeune fille battre, ce qui le rassura. De son côté Dean chercha dans toute la maison afin de trouver les deux filles.
Lorsqu’il redescendit, Sam comprit à l’expression du visage de son aîné qu’il ne les avait pas trouvées.
Sam entreprit alors de réveiller Zoé. Il lui tapota le visage afin qu’elle émerge. L’adolescente ouvrit lentement les yeux avant de les refermer immédiatement. Sam essaya de nouveau de la réveiller.
« Zoé ? Zoé ! Vous m’entendez ? Allez Zoé ! Zoé ! » Fit Sam en lui tapotant toujours les joues.
Zoé avait du mal à émerger. Elle bougea la tête puis souleva lentement les paupières. Sa vision était floue. Elle arrivait tout juste à distinguer une silhouette devant elle. Lorsque sa vue s’ajusta, elle vit le visage de Sam et prit peur. Elle recula puis se mit à hurler en agitant ses bras dans tous les sens. Elle était tellement apeurée devant le visage de cet homme qu’elle n’avait jamais vu qu’elle paniqua au point d’en devenir hystérique.

« Qui êtes vous ? Ne me touchez pas !» Hurla-t-elle paniqué.

« Calmez-vous, mademoiselle. On est là pour vous aider » expliqua Sam en se rapprochant.

« Qui êtes-vous ? Et qu’est-ce que je fais chez Melle Willard? » Dit-elle en regardant tout autour d’elle, complément désorientée.

« Vous ne vous rappelez pas ? » Fit Sam étonné.

« Me rappeler de quoi ? Je ne vous connais même pas !»

«Vous ne vous rappelez pas de moi ? » Fit Dean en la fixant droit dans les yeux.

« Non ! Pourquoi je devrais ?» Demanda-t-elle, toujours aussi apeurée.

« Oui, vous devriez ! » Fit sèchement Dean.

Sam fixa son aîné d’un œil critique afin de lui faire comprendre que le ton qu’il venait d’employer n’était pas le bienvenu, étant donné l’état dans lequel Zoé était.

« Dean, je peux te parler ? » Demanda Sam en se relevant du sol.

« Oui, qu’est-ce qu’il y a ? » Répondit Dean d’un air mécontent.

« Tu ne vois pas qu’elle est en état de choc ?! » Argumenta Sam, déterminé à faire comprendre à son frère que la jeune fille n’était pas dans son état normal.

« Et alors ! C’est la seule qui peut nous dire où se trouvent Suzy et Sarah ! » Expliqua-il d’un ton sec.

« Dean, s’il te plait, c’est pas comme ça que tu vas obtenir des informations, alors calme-toi ! »

« Bien, ok ! Monsieur « je sais tout » ! Fais comme tu veux. »

Sam retourna près de l’adolescente.

« Zoé, vous ne vous rappelez vraiment de rien. »

« Non, je me rappelle de rien. Je suis désolée. Je ne comprends rien ! Que s’est- il passé ? Qu’est-ce que je fais ici ?» dit-elle la voix remplie de sanglot.

« Vous pouvez vous lever ? »

« Je crois que oui.»

Sam aida Zoé à se relever et la conduisit sur une chaise du salon. Les deux frères s’essayèrent en face d’elle.

« Suzy et Sarah ont été enlevées », l’informa Sam.

« Enlevées ? Et vous croyez que c’est de ma faute ? C’est ça ? » Fit-elle d'une voix énervée.

« Calmez-vous ! On ne vous accuse pas. On veut juste savoir si vous avez le souvenir de ce qui s’est passé ? Le moindre indice peut nous aider à les retrouver.»

« J’en sais rien moi ! »

« Mais bien sûr, comme c’est pratique de perdre la mémoire ! » Lança l’aîné d’un ton sarcastique.

« Dean ! »

« Quoi ? » Demanda Dean, passablement énervé.

Sam se leva et croisa le regard de son aîné puis alla remplir un verre d’eau pour la jeune fille.

« Tenez, Zoé »

« Merci » Répondit l’adolescente, les yeux embués de larmes.

Sam se remit sur sa chaise lorsqu'il fut prit soudainement d’un violent mal de tête. Il mit ses deux mains sur ses tempes pour essayer de soulager la souffrance qui venait de le prendre par surprise. La douleur ressentie était si forte qu’il tomba à genoux sur le sol.
Dean se précipita vers son frère.

« Sam ! Que ce passe–t-il ? »

« Nom de dieu que ça fait mal ! »
Vociféra Sam en se maintenant la tête.

« Sam ! Sammy ! Réponds ! »


« Je viens de voir Suzy et Sarah. Elles étaient chacune sur une table attachées sous une verrière.»

« Sous une verrière ? Tu es sûr ? » S’étonna Dean, inquiet.

« Je l’avais déjà vu dans mon cauchemar. C’est ce que je n’arrivais à identifier. Le toit vitré c’était ça !» Fit Sam en se relevant du sol.

Dean aida son cadet à se relever puis demanda à Zoé, qui n’osait plus bouger en voyant ce qu’il venait de se passer devant son nez.

« Zoé, y aurait-il une verrière dans le coin ? »

« Oui, mais elle est abandonnée depuis longtemps. Elle se trouve à la sortie de la ville. »

« Où exactement ? »

« Faut longer la voix ferrée en direction de la gare.»

« Merci beaucoup Zoé. Ça va aller ? On peut vous laisser ici ?» Demanda Sam inquiet pour elle.

« Oui, enfin je pense que cela devrait aller. Je vais rentrer chez moi me reposer. »

Dean et Sam montèrent dans l’impala puis partirent pour la verrière.

 

 

 

* * * * * * * * * * * * * * * * * *

 

Xezabeth emporta les deux filles dans un endroit que lui seul connaissait. Suzy lui posa tout un tas de questions.

« Où va-t-on ? » Demanda-elle, effrayée.

« Tu le sauras bien assez tôt », dit-il d’une voix rauque.

La petite Sarah ne cessait de pleurer et Suzy essayait de rassurer sa petite fille avec sa voix douce et des mots que la petite pouvait comprendre. Mais Sarah était aussi terrorisée que sa maman. Suzy essaya par tous les moyens de savoir où le démon les emmenait. Elle avait beau poser des questions, elle n’obtint aucune réponse de cette monstrueuse créature à cape noire et aux yeux rouges.
Il pénétra dans une pièce sombre et froide dans laquelle il y avait deux tables. Il déposa la fillette sur l’une des deux et la mère sur l’autre. Puis, d’un geste rapide, il les attacha avec une lanière de cuir.

La pièce était illuminée par des bougies, disposées sur un autel. Cette force maléfique avait tout préparé pour son rituel. Suzy visionna autour d’elle pour voir où elle se trouvait. Quant à la petite Sarah, elle ne cessait de réclamer sa maman en pleurant. Xezabeth en avait marre d’entendre la fillette sangloter. Il s’approcha d’elle et d’un geste sur son visage d’enfant, lui ferma les yeux. La petite s’endormit aussitôt. Suzy était effrayée par ce qu’il se passait. Ne plus entendre sa fille, l’angoissait.

« Que lui avez-vous fait ? » Demanda Suzy d’une voix tremblante.

« Ne vous inquiétez pas, elle se repose. »

« Comment ça, elle se repose ? » Demanda Suzy paniquée.

« Elle est au pays des rêves, elle ne risque rien. »

« Au pays des rêves ? Mais qu‘est-ce que cela veux dire ?» Demanda-t-elle anxieuse.

« Ne vous inquiétez pas, je l’ai simplement plongée dans un rêve merveilleux, pendant ce temps elle ne me cassera plus les oreilles avec ses chouinements.»

Suzy était terrorisée de voir tout cela devant elle. Elle avait déjà connu ça il y a quatre ans et voilà que cela recommençait. Elle était encore attachée à une table de marbre dont elle ne pouvait pas se défaire.

Quant aux deux frères, ils étaient en route pour aider les deux filles. Sam avait toujours mal au crâne et plus il se rapprochait du lieu plus son mal de tête s’amplifiait. Dean s’inquiétait pour son cadet, le voir se frotter les tempes n’avait rien de rassurant.

« Sam, ça va aller ?»

« Oui, pourquoi ? »

« Vu la tronche que tu payes, j’espère que tu va tenir le coup »


« C’est juste un mal de tête, ça va passer ! »

« Oui ben, justement, c’est ce qui m’inquiète ! »

« Même avec un mal de tête je peux combattre, ce n’est pas ça qui va m’arrêter ! »
Répondit Sam sur un ton sec fixant son aîné.

« Bon ok, si tu le dis, je te fais confiance.»


« J’espère bien que tu vas me faire confiance !» Rétorqua Sam en fixant son aîné d’un air mécontent.

« Sammy, excuse-moi, je ne voulais pas te vexer.»

« Excuses acceptées. »

Les deux frères ne mirent que dix minutes pour arriver sur place. Dean se gara quelques mètres plus bas dans la rue. Il récupéra le colt qu’il coinça à l’arrière de son pantalon et Sam prit son livre d’exorcisme.
Ils pénétrèrent prudemment dans le vieux bâtiment. Lorsque Sam entra dans la pièce il eut un frisson dans tout le corps. La salle dans laquelle ils avaient pénétré était celle de son cauchemar. Dean qui avait remarqué la mine déconfite de son cadet, pouvait lire l’angoisse sur son visage.

« Sam, ça va ? » Fit Dean en chuchotant.

« Oui, c’est juste la première pièce de mon cauchemar.»

«Effectivement cette pièce n’est pas très réjouissante », constata Dean.

« Ben tu n’as pas vu la prochaine, c’est encore pire. »

«Super ! De quel côté on va ? »

« Par là ! » Fit Sam en chuchotant et montrant du doigt la direction à son aîné.

Ils franchirent plusieurs pièces avant d’arriver dans la salle où étaient attachées les deux filles. Lorsqu’ils jetèrent un œil par le hublot de la porte, ils les virent attachées sur leur table respective.
Dean ouvrit lentement la porte de la pièce, essayant de mieux voir ce qu’il se passait. Il regarda à droite puis à gauche puis s’engagea dans la salle suivi de près par Sam. Lorsque la porte se referma, Xezabeth, qui était caché dans l’obscurité, les éjecta d’un geste. Ils s'écrasèrent contre le mur et retombèrent lourdement sur le sol. Voyant le démon se diriger auprès des deux filles, Sam et Dean se relevèrent ensemble puis Dean avança vers le démon pour l’affronter laissant ainsi son cadet libre de lire l’exorcisme. Dean parvint à attraper le démon et à l'éloigner des tables. Mais Xezabeth projeta de nouveau Dean contre la paroi. Légèrement assommé, il se redressa difficilement et revint à la charge sur le démon pour l'empêcher de s’en prendre une nouvelle fois à la petite Sarah. Suzy, de son coté, hurlait. Voir cette horrible chose toute habillée de noir s’approcher son enfant un poignard à la main, la terrifiait. Pendant que Dean combattait Xezabeth, Sam avait déjà commencé à prononcer les paroles de l’exorcisme pour affaiblir le démon.
Le jeune Winchester continuait de lire les mots en latin, affaiblissant le démon. Mais celui-ci ne se laissa pas faire. Il continua à se défendre contre Dean qui lui se battait contre son ennemi avec hargne, donnant des coups de poing un peu partout sur le démon. Même si le combat qu’il menait avec cette chose était inégal, il ne pouvait pas le laisser faire du mal à la petite Sarah. Xezabeth envoya pour la troisième fois Dean contre le mur. Sous la violence du choc, sa respiration fut littéralement coupée.
Au fur et à mesure que Sam lisait, des petits morceaux de mur tombèrent à différents endroits. Voyant que sa vitalité s’amenuisait, Xezabeth disparut dans une fumée noire quelques instants afin de reprendre des forces. Une fois le démon parti, Dean se releva rapidement et se précipita vers Suzy et Sarah. Il réussit à atteindre les deux filles et essaya de détacher Suzy dont les liens étaient très serrés, mais le tremblement fut de plus en plus violent et le toit de la verrière se craquelait à vue d’œil jusqu’au moment où il finit par céder.
Dean protégea les deux filles comme il le pouvait, afin qu’elles ne soient pas blessées. Puis il jeta un œil rapide en direction de son cadet.

« Sammm !!!» Hurla Dean.

Mais, trop tard ! Le toit de la verrière s’écroula. Sam, se protégea, mais un gros fragment de verre vient se planter dans sa jambe gauche. La douleur éprouvée fut si violente que Sam suffoqua et s’écroula lourdement au sol. Le verre qui venait de lui transpercer la chair de sa cuisse avait fait une entaille assez large et profonde. Le sang qui s’écoulait de sa blessure était important. Sam se maintenait la cuisse et affichait sur son visage plusieurs grimaces de douleur. Sa respiration était devenue de plus en plus rapide. Dean se précipita rapidement auprès de son cadet afin d’inspecter sa blessure.
Lorsqu’il arriva près de lui, Dean jeta un œil sur sa blessure. Celle-ci saignait abondamment, ce qui n’avait vraiment rien de bien rassurant.

«Laisse-moi voir !» Demanda Dean d’une voix tremblante examinant la blessure de son frère.

« Ça va aller Dean, occupe-toi de Suzy et de Sarah, je vais me débrouiller », dit Sam essoufflé en se maintenant le haut de la jambe.

« Tu es sûr ? » S’inquiéta Dean.

« Oui ! Vas-y ! »
Insista Sam en hurlant sur son aîné.

Dean quitta son frère à contre cœur, mais il savait au plus profond de lui que Sam avait raison. La petite fille et sa mère avaient besoin d’être sauvé de ce démon et ce aux dépends de Sam. Il s’empressa alors de retourner auprès des deux filles.
Sam se hissa contre le mur pour se mettre assis. Il décrocha la boucle de sa ceinture et la retira de son pantalon pour la mettre autour de sa jambe et serra fortement, laissant échapper une large grimace et un long hurlement de douleur. Il essaya de se calmer puis il prit une grande inspiration et serra les dents, s’apprêtant à souffrir encore plus que ce qu’il ne le supportait déjà. Puis il empoigna le morceau de verre en prenant soin de le maintenir avec le bout de ses manches de chemise pour ne pas se couper les doigts et le retira d’un coup sec de sa jambe. La douleur ressentie, le fit hurler une nouvelle fois. Le sang se mit alors à couler plus fort et plus vite. Il resserra la ceinture un peu plus, pour atténuer le débit du sang.

Quant à Dean il s’était rapproché des deux tables sur lesquelles étaient attachées les deux filles. Il détachait un des liens de la cheville de Suzy, lorsque le démon réapparut et revint l’attaquer. Dean fut littéralement éjecté par celui-ci, atterrissant une nouvelle fois contre le mur de pierre. Sous la violence du choc, Dean sentit les pierres lui rentrer dans le dos, ce qui le fit grimacer de douleur. Puis il retomba abasourdi sur le sol. Pendant ce temps, le démon retourna auprès de la fillette et commença son rituel. Suzy voyant le démon avec un long couteau à la main et réciter son incantation, supplia celui-ci de ne pas faire de mal à sa petite fille. Mais le démon n’écoutait pas et fit abstraction des plaintes de la jeune femme et continuait de réciter son sortilège, laissant Suzy en pleures dans le désarroi total. Entre temps, Dean reprit lentement ses esprits. Voyant le démon de dos, il se remit difficilement debout puis il empoigna le colt, qui se trouvait accroché à l’arrière de son pantalon. Il appela le démon qui se retourna face à lui. Sans hésitation, Dean tira une balle. Celle-ci atteignit Xezabeth en pleine tête. Le démon hurla puis il s’écroula à genoux parterre et se désintégra dans un éclat de feu rouge éblouissant qui illumina toute la pièce. Dean protégea ses yeux et détacha Suzy et la petite Sarah puis remit la petite fille dans les bras de sa maman. Ensuite il se précipita pourvoir l’état de son cadet.
Sam qui avait perdu beaucoup de sang était affaibli. Dean arriva auprès de son frère et vit son teint blême. Il constata que sa respiration était saccadée et que quelque goutes de sueur perlaient sur son front, signe évident que la fièvre était apparue et que son état de santé était au plus mal. Il maintenait son cadet dans ses bras essayant de le faire réagir. L'aîné se passa la main droite sur son visage comme si il voulait enlever l’inquiétude qu’il éprouvait à cet instant pour son frère, mais celle-ci était toujours aussi présente.

« Sam ! Sammy ! Tu m’entends ? » Cria-t-il, paniqué.

« Crie pas si fort Dean...»
Répondit Sam d’une voix faible.

« Comment tu te sens ? »
S’inquiéta Dean.

« Ma jambe me fait un mal de chien ! Et j’ai la tête qui tourne. A part ça, ça roule.»

« Tu as perdu beaucoup de sang, Sammy. Faut qu’on sorte de là ! »

« Comment vont les filles ? » S’inquiéta-t-il.

« Elles vont bien Sammy, elles vont bien. On ne peut pas en dire autant de toi », fit Dean essayant de rassurer son cadet.

« Merci Dean. »

« De rien p’tit frère, tu es sûr que tu vas pouvoir te lever ? »

« Si tu m’aides, je pense que je vais pouvoir marcher », Répondit Sam, toujours aussi essoufflé.

« Aller Sammy, à trois, on décolle. »

Dean empoigna le bras de son cadet pour l’aider à se relever. Au moment où Sam déposa sa jambe sur le sol, il hurla puis il vacilla. Son aîné le rattrapa juste à temps. Soutenu, Sam grimaçait à chaque pas qu’il faisait tant la douleur éprouvée à chaque mouvement était insupportable. Tous les quatre sortirent de cet endroit funeste.
Dean installa Sam délicatement sur la banquette arrière de l’impala. Suzy et Sarah s’installèrent toutes les deux sur le siège passager, la maman prenant sa fille sur ses genoux. Dean se mit au volant et démarra pour se rendre à l’hôpital.
Très inquiet pour la santé de son petit frère, l’aîné conduisait pied au plancher. Il mit moins de quinze minutes pour arriver à l’hôpital.

 

 

 

 

 

A l’hôpital

Dean se gara sur le parking de l’hôpital et descendit rapidement de la voiture. Il ouvrit la portière de Sam puis il l’aida à sortir de la Chevrolet. Suzy sortit également du véhicule suivie de la petite Sarah.
Dean soutint son cadet jusqu'à l’accueil où deux infirmières et un médecin aperçurent les deux hommes entrer. Ils se précipitèrent sur eux afin de leur venir en aide.

« Que s’est-il passé ? » Demanda l’infirmière.

« Mon frère a été blessé par un gros débris de verre qui est venu se planter dans la cuisse. »

« Et comment est-ce arrivé ? » Demanda le médecin.

« On était sous une verrière et celle-ci a cédé sous le poids de la neige », mentit Dean sans reprendre son souffle tout en déposant Sam sur le chariot.

« Ne vous inquiétez pas, on va s’occuper de lui », fit le médecin qui jeta un œil sur la jambe de Sam.

« Oui Merci », répondit Dean en regardant s’éloigner le brancard.

Une infirmière invita l’aîné à se présenter à l’accueil pour remplir le formulaire d’admission. Il se dirigea vers le comptoir où la standardiste lui tendit le questionnaire. Dean mentit sur toute la ligne et signa le document d’un nom bidon comme il avait l’habitude de le faire. Il remit ensuite le tout à la secrétaire.

Suzy de son côté fut prise en charge quelques minutes plus tard par une infirmière qui examina la petite Sarah. Elle avait des blessures minimes, mais qu’il fallait absolument soigner, pour ne pas que ça s’infecte. Après cette épreuve, Dean prit l’initiative d’accompagner Suzy pour qu’elle se sente moins seule.

« Ça va aller Suzy ? » Demanda Dean inquiet.

« Oui, Dean. Je vous remercie beaucoup pour tout ce que vous avez fait pour nous »,
fit-elle les yeux larmoyants.

« De rien Suzy, c’est normal »,
répondit Dean d’une voix qui se voulait rassurante.

« J’espère que ça ira mieux pour Sam.»

« Merci Suzy, je suis sûr qu’il va s’en remettre », répondit-il d’une voix légèrement tremblante.

L’infirmière arriva avec un plateau et commença à désinfecter les petites plaies de Sarah.
Suzy maintenait sa petite fille, pour la rassurer de sa présence. Dean resta aux côté de Suzy jusqu'au moment où les soins prodigués à Sarah furent terminés.
Les deux jeunes personnes lui serrèrent la main et quittèrent la salle de soins.
Dean retourna à l’accueil prendre des nouvelles de son frère. Suzy le suivit et alla s’asseoir dans la salle d’attente.

« Bonjour mademoiselle » fit-il, l’air sérieux.

« Bonjour jeune homme »,
lui répondit la jeune femme en blouse blanche, avec le sourire.

« Pourrais-je avoir des nouvelles des mon frère, s’il vous plait ? »

« Quel est son nom ? »
Demanda-t-elle.

« Samuel Whitman », répondit Dean anxieux.

La jeune femme chercha dans son ordinateur et trouva le dossier de Sam.

« Il est toujours en chirurgie. Dès qu’il sera dans sa chambre, je vous préviendrais.»

« Merci mademoiselle.»

Dean devait attendre pour avoir des nouvelles de son frère. Ne pouvant rien faire de plus, il proposa de ramener Suzy chez elle. Il ouvrit la portière arrière de l’impala et Suzy, qui portait Sarah dans ses bras, l’installa sur la banquette. Dean démarra en direction de la demeure de Suzy. Pendant le trajet la jeune femme demanda des nouvelles de Sam.

« Alors, comment va Sam ?»

« Je n’ai pas pu le voir. Il était encore en chirurgie. Ils me préviendront quand il sera dans sa chambre. Et vous, ça va aller ?
» Répondit Dean à la jeune femme d’une voix anxieuse.

« Je pense que oui. Cela fait deux fois que vous et votre frère me sauvez la vie. Je ne sais pas comment vous remercier. Vous êtes vraiment formidables ! »
Fit-elle d’une voix fine, les yeux embués de larmes.

« De rien, c’est normal. »

Dean se gara juste devant la maison de Suzy. Il coupa le moteur de l’impala et descendit pour aller ouvrir la portière arrière. La jeune femme sortit et prit Sarah dans ses bras. Dean referma la portière et Suzy fit un baiser sur la joue de Dean pour le remercier de ce qu’il avait fait pour elle et sa petite fille. Sarah, quant à elle, du haut de ses trois ans et demi, fit un câlin à Dean en le prenant par le cou et lui dit de sa petite voix d’enfant « merci monsieur Dean.» Il fut si surprit qu’il répondit par un léger sourire béat en retour. Les deux filles se dirigèrent ensuite vers leur domicile et Suzy ouvrit la porte. Dean lui fit un petit au revoir de la main puis remonta dans l’impala et reprit ensuite la direction de l’hôpital, espérant que Sam serait sorti de la salle d’opération et qu’il pourrait enfin le voir. Une fois arrivé sur place, il retourna à l’accueil où il se renseigna.
La standardiste lui indiqua le numéro de sa chambre. Dean longea le couloir de l’hôpital, puis arriva devant la porte. Il prit une grande inspiration avant de saisir la poignée. Il ouvrit lentement et rentra doucement puis referma la porte avec précaution, afin de ne pas réveiller Sam qui dormait encore. Il empoigna la chaise qui était placée le long du mur et la rapprocha du lit de son frère. Il s’y assit et fixa, quelques instants, son cadet endormi. Il semblait si paisible dans son sommeil. Dean le surveillait activement mais au fil des heures, il s’écroula littéralement de fatigue et s’endormit la tête sur le bord du lit. Au levé du jour, Sam ouvrit lentement les paupières. Sa vue était floue. Ses yeux s’habituèrent progressivement à la lumière du jour. Il scruta ensuite la pièce et aperçut son aîné qui dormait la tête sur le bord du lit. Il eut un léger sourire et essaya de le réveiller. Il bougea sa main et toucha l’épaule de son frère en le secouant à plusieurs reprise pour qu’il se réveille mais Dean avait, semble-t-il, le sommeil très lourd car il n’avait même pas bougé d’un cil. Sam le fixa quelques secondes, l’air pensif puis il hurla son prénom, « Dean !!! » Ce qui fit évidement sursauté l’interpelé dans son sommeil.

«Hein ? Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? » Fit Dean en sursaut, essoufflé complètement désorienté.

« Salut Dean. Enfin réveillé ! »
Fit Sam, l’air amusé.

« Non, mais ça va pas ?! Tu m’as fait peur !» S’exclama Dean en fixant son cadet d’un air surpris et mécontent.

« Je t’ai secoué mais tu ne te réveillais pas. Avec un hurlement, j’étais sûr que ça marcherait. La preuve, tu es réveillé. Si tu avais vu ta tronche. »

« Je vois que tu te sens mieux. »

« Ouep, mis à part un mal de tête et une envie de vomir, je me sens mieux. »

« Content de te voir en forme Sammy », fit Dean en prenant son frère par le cou.

« Merci Dean. Et comment vont les filles ? »

« Je les ai ramenées chez elle. Elles vont pouvoir se reposer.»

« Super !»

Quelqu’un frappa à la porte de la chambre de Sammy. Les deux frères dirent « Entrez » en même temps. La porte s’ouvrit et le médecin entra dans la pièce. Il serra la main des deux frères, puis posa les questions habituelles.

« Comment vous sentez-vous, Monsieur Whitman ? »

« Mieux, merci »

« Pas de maux de tête ou de nausées ? »

« Non »,
mentit Sam.

« Votre température est encore légèrement élevée, mais tout devrait rentrer dans l’ordre d’ici quelques jours », fit le médecin en regardant la fiche de Sam.

« Quand pourrais-je sortir ? » Osa demander Sam.

« Oh pas si vite jeune homme ! Vous venez d’être opéré d’une blessure plutôt importante et vous avez perdu beaucoup de sang, alors il va falloir attendre encore un peu pour que tout rentre dans l’ordre. Si tout va bien, vous sortirez d’ici une dizaine de jours », expliqua le médecin.

« Dix jours !» Fit Sam, effaré.

« Et oui, jeune homme. Vous avez besoin de repos.»

« Ok alors, si je n’ai pas le choix »,
répondit le cadet d’un air déçu.

« L’infirmière va venir vous donner vos antibiotiques et analgésiques. Sur ce, messieurs, je vous laisse. J’ai d’autres patients à voir », expliqua le docteur en empoignant une à une la main de chacun des frères.

«Au revoir, docteur et bonne journée », dit Sam au médecin.

Celui-ci quitta la chambre. Une fois le docteur sortit, Sam qui n’était vraiment pas d’accord pour rester dix jours dans cet hôpital, en fit part à son aîné.

« Dean ? »

« Oui, Sammy.»

« Je te préviens tout de suite, je ne reste pas dix jours enfermé ici. J’espère bien foutre le camp avant », râla Sam d’un air très sérieux.

« Sam… Sam… Sam… Si le doc te dit de rester dix jours c’est que tu en as besoin, alors ne discute pas ! » Répondit Dean en secouant la tête.

« Ça c’est ce qu’on verra. Dès que je peux marcher, je quitte cet hôpital !»

« De toute façon, je ne pourrais pas t’en empêcher. Tu n’en fais toujours qu’à ta tête, mon petit Sammy.»

« Merci Dean. »

« De rien petit frère. Je vais te laisser te reposer, on se revoit demain.»

« Oui, à demain, Dean.»

« A demain, Sammy.»

Dean quitta la chambre puis retourna au motel, où il prit une bonne douche relaxante, puis se faufila sous la couette.

 

 

Sam était resté une semaine dans cette chambre d’hôpital où il n’y avait vraiment rien à faire. Heureusement, Dean venait chaque jour lui rendre visite.
Les va-et-vient qui se produisaient quotidiennement commençaient sérieusement à l’agacer.
Chaque matin vers sept heures et demie, la cantinière apportait le petit déjeuner. Une demi-heure plus tard, les infirmières arrivaient pour faire les soins avec prise de température, désinfection de sa blessure à la jambe, puis ingestion de médicaments.
Vers neuf heures, le médecin passait invariablement voir son patient. Toute cette routine lui sortait par les yeux. Enfin le jour tant attendu, où le médecin proposa à Sam de sortir de cette prison aseptisée, arriva. Mais il imposa certaines conditions bien précises. Sam devait se reposer un maximum et sa jambe devait rester le plus possible allongée.
Il n’en fallut pas plus pour que Sam accepte ces contraintes, la seule chose qu’il voulait depuis longtemps, étant de pouvoir être enfin libre de ses mouvements.
Il quitta avec hâte l’hôpital accompagné de son aîné.
Les deux frères étant invités chez Suzy pour fêter Noël, ils remontèrent en voiture puis partirent chez elle.
Arrivés sur place, Sam prit sur la plage arrière les deux cadeaux pour la petite Sarah. Puis ils descendirent de la voiture et se dirigèrent vers la porte d’entrée sur laquelle le plus jeune des Winchester frappa trois coups bien nets. La porte s’ouvrit et ils furent accueillis à bras ouverts par Suzy.

« Oh, super, vous êtes venu ! Ne restez pas là, entrez !» Fit Suzy enjouée.

« Merci Suzy.»

« Comment allez-vous Sam ? »

« Mieux, merci.»

« Je suis tellement contente de vous voir. »

« Nous aussi, Suzy. Et Sarah comment va-t-elle ? » Demanda Sam.

« Beaucoup mieux et c’est grâce à vous deux. Je ne vous remercierai jamais assez. »

« C’est rien Suzy, c’est normal. Tenez, c’est le cadeau de Sarah.»

« Oh ! Mais il ne fallait pas ! »

« J’espère que cela lui plaira », répliqua Sam avec le sourire.

Quelques minutes après, David, le nouveau compagnon de Suzy, entra dans la maison. Il salua les deux frères. Puis ils passèrent le repas de Noël ensemble. Suzy invita Sam et Dean à dormir chez elle afin qu’ils puissent voir Sarah déballer ses cadeaux qui étaient placés sous le sapin.
Les deux frères acceptèrent avec joie cette invitation spontanée.
Ils aidèrent Suzy et David à déménager le lit de la petite Sarah dans la chambre de Suzy. Ensuite, ils installèrent les deux lits de camps. Une fois terminé, chacun prit une douche à tour de rôle et tout ce petit monde s'endormit.
Aux environs de huit heures du matin, la petite Sarah sortit toute seule de son lit parapluie et se dirigea vers la chambre des deux frères.
Elle pénétra dans la pièce et monta sur le lit de Dean. Elle se mit à califourchon sur son dos, ce qui évidemment le réveilla. Il se demandait bien ce qui pouvait peser aussi lourd sur ses reins. Il ouvrit alors les yeux, tourna la tête en direction de son dos et vit alors la petite fille sur lui. Il se retourna lentement et l’attrapa pour ne pas qu’elle tombe. Sarah riait aux éclats et fit à Dean une bise sur la joue en lui disant « Bonjour monsieur Dean !»  Puis elle se retourna vers Sam qui aux éclats de rire de la petite fille se réveilla également. Sarah lui fit aussi une bise sur la joue en lui disant « Bonjour monsieur Sammy ». Les deux frères se regardèrent en souriant. Voir cette petite fille aux sourire d’ange pleine de vie était pour eux la récompense de leurs efforts. Sarah retourna ensuite dans la chambre de sa maman et la réveilla avant de faire de même avec David. Tout le monde étant éveillé, ils se levèrent et descendirent dans la salle à manger ou trônait un magnifique Sapin. La petite Sarah se précipita en dessous puis déballa tout les cadeaux. Suzy offrit un cadeau à chacun des deux frères qui ne s’y attendaient pas.

« Tenez, c’est pour vous » Dit-elle avec le sourire.

« Pour nous ? » S’étonnèrent les deux frères surpris.

« Oui »

« Mais il ne fallait pas Suzy », répondit Sam, l’air gêné.

« Mais bien sûr que si, Sam ! Vous avez tellement fait pour nous que c’était la moindre des choses. »

« Merci beaucoup Suzy », firent les deux frères en même temps.

Dean déchira le papier pour découvrir un autoradio lecteur CD. Il fut Surprit par ce qu’il venait de recevoir. Suzy lui expliqua qu’il était temps de changer son vieil autoradio cassettes qui de nos jours était démodé.
Dean se dit que Suzy n’avait pas tord et qu’il était peut-être temps de le changer. Il la remercia en lui faisant un grand sourire Béat.
Quant à Sam, il reçut un livre sur les noms de tous les démons existants et les sorcières. Suzy avait pensé que dans leur job cela pouvait être très utile. Sam fut content de ce cadeau. Il remercia Suzy en lui faisant un baiser sur la joue. Quant à la petite Sarah, elle déchira les papiers de tous ses cadeaux avec enthousiasme. Elle remercia sa maman et David puis Sam et Dean par de gros câlins. Puis elle alla jouer avec sa dinette et ses poupées. Les deux frères étaient heureux d’avoir pu passer un Noël en famille.
Suzy prépara le petit déjeuner. Pendant ce temps, les deux frères observaient la petite Sarah. Elle jouait comme si rien ne s’était passé. Puis, Suzy invita tout le monde à se mettre à table. Ils dégustèrent le repas plus que copieux dans la bonne humeur.
Quelques heures passèrent et il fut temps que les deux frères s’en aillent. Ils remercièrent Suzy et David pour ce merveilleux instant en famille, puis ils quittèrent la demeure de Melle Willard et repartirent pour le motel. A la vue des nuits sans sommeil et de la blessure dont avait été victime son cadet, Dean, avec l’accord de Sam, prit la décision de rester quelques jours de plus dans la ville. Mais le lendemain matin le téléphone de Dean émit une sonnerie. Il se réveilla et chercha en tâtonnant avec sa main son portable. Lorsqu’il le trouva enfin, il l’empoigna puis il décrocha les yeux encore embués de sommeil. Il entendit alors la voix de Bobby qui l’informa d’une nouvelle affaire. Les deux frères quittèrent alors la chambre et reprirent la route.

 

 

 

Réalité Virtuelle( résumé)

le 10/03/2011 à 20h47

Titre : Réalité Virtuelle

Auteur : poupette67 (c'est moi)

Séries : Supernatural et le Poney Express.

Genre/Pairing : Aventure

Personnages: Dean, Sam, Bobby, Ellen, Jo et Castiel.

Saisons : Saison 2 et 4.

Mentions légales : Les personnages de la série appartiennent aux créateurs. Je ne touche pas d’argent pour écrire cette histoire.

Résumé : Vivre dans les années 1860 à l’époque des chariots, des diligences et des chevaux, voilà ce qui attend les deux Winchester dans cette nouvelle aventure.

Note de l’auteur : Après être tombé par hasard sur un épisode d'une série Tv diffusée dans les années 1989, j’ai finalement continué de visionner l’épisode en question de « L’équipée du poney express » et c’est là que je me suis dis, pourquoi faire une fiction au temps des cow-boys !
Entre aventure, humour et action, j’espère que cette nouvelle fiction vous plaira. Vous pouvez laisser vos impressions et commentaires constructifs par un commentaire.  Bonne lecture à tous.

Réalité Virtuelle CH 1

le 10/03/2011 à 20h40

Chapitre 1 : Une nouvelle chasse

St Joseph, Missouri.
Une légère brise glaciale s’abattait sur la ville lorsque la nuit commençait à tomber. Les lumières de la rue s’allumaient une à une et au fil des minutes, la brume s’installa en cette fin du mois de Novembre.
Le calme régnait sur la ville de St Joseph, bien que les habitants ne soient pas encore couchés. Les rues étaient désertes mais pas les restaurants ni les bars qui eux, étaient bondés de monde.
L'Impala était garée sur le parking du motel « Super 8 ». Dans la chambre, il n'y avait que Sam qui pour une fois n’était pas devant son ordinateur. Il était épuisé par cette gastro qu’il avait eu la veille.
Rares étaient les fois où il était malade mais lorsqu’il l’était c’était assez violent. Les symptômes s’étant estompés grâce aux médicaments qu'il avait ingurgités, il s’était couché et endormi de bonne heure.
Quant à Dean, il avait laissé son cadet se reposer et en profita pour aller boire quelques bières dans un bar non loin du motel. Aux environs de deux heures du matin, il rentra au motel. Il pénétra doucement dans la chambre afin de ne pas réveiller son cadet qui dormait à poings fermés. Il avança vers son lit puis se déshabilla, se glissa dans les draps et s’endormit très vite.
Le lendemain matin, Dean s’était levé vers huit heures. Sam dormait encore et pour une fois ce fut Dean qui alla chercher le petit déjeuner. Lorsqu’il revint au motel, son frère était levé et s’était enfermé dans la salle de bain. Au bruit qu’il entendait derrière la porte Dean comprit que Sam était encore malade. Il déposa le café et les muffins sur la petite table qui était devant le canapé. Sam ouvrit la porte de la salle d’eau et s’appuya sur l’encadrement de la porte, Dean tourna la tête en direction de son cadet.

- Salut ! Fit Dean en le détaillant des pieds à la tête.

- Salut ... répondit Sam le souffle court.

- J’ai rapporté le p’tit déj. Tu veux quelque chose ? demanda Dean amusé.

- Dean ! Coupa Sam.

- Oh Sammy, excuse-moi, mais c’était plus fort que moi ! Comment tu te sens ?


- Comme quelqu’un de malade qui vient de vomir, mais c’est déjà moins fort qu’hier soir. Et ta soirée ? Demanda Sam la main sur son estomac.

- Bien, c’était bien. Je suis rentré vers deux heures du matin et tu dormais comme un bébé, dit-il en se dirigeant vers le canapé.

Dean s’assit et dégusta son petit déjeuner. Sam le rejoignit mais n’avala que son café. Quelques minutes plus tard, Sam s’allongea sur son lit et alluma la télévision. Le film qui s’afficha sur l’écran était un documentaire animalier concernant les chevaux sauvages et leur dressage, à travers les époques.
Au fil des images qui se succédaient devant ses yeux, Sam piqua du nez et s’endormit.
Pendant ce temps, Dean consulta le net et fit des recherches pour trouver une nouvelle mission. Environ deux heures plus tard, il tomba sur un article concernant des personnes retrouvées mortes dans d’étranges circonstances. Lorsqu’il cliqua sur le lien pour avoir la suite, l’écran du pc devint noir.
Ne comprenant pas ce qu’il se passait, Dean appuya sur toutes les touches en grognant, ce qui réveilla Sam. Il se redressa sur son lit pour y voir Dean en train de taper avec acharnement sur les touches du clavier de son ordinateur.

- Hey ! Arrête de maltraiter mon PC ! Lança-t-il, les yeux encore embués de sommeil.

- Je ne le maltraite pas, je cherche une nouvelle mission !

- Ben ce n’est pas comme ça que tu vas y arriver !

- Ca m’énerve ! J’avais trouvé une info et là, plus rien !

Sam se frotta les yeux avant de se lever et se dirigea vers son frère puis se pencha sur l’écran du PC.

- Il n’y a plus de batterie !


- Comment ça, il n’y a plus de batterie ?!

- Il y a combien de temps que tu t’en sers ? Demanda-t-il en rebranchant l’ordinateur au secteur électrique.

- Deux heures !

- T’as pas vérifié le niveau de la batterie. Voilà ça fonctionne ! Dit Sam après avoir appuyé sur le bouton marche de l’ordi. Tu étais sur quelle page ?

- Je sais plus !

- C’est pas vrai Dean ! Grogna Sam.

- Quoi ?

- Tu consultes le net et tu ne rappelles même pas quelle page c’était ! Répondit Sam en cliquant sur l’historique, cherchant la dernière application. Tiens la voilà ta page !

Sam en profita pour lire l’article qu’il y avait sur l’écran. Celui-ci indiquait qu’une dizaine de personnes avaient été retrouvées mortes vidées de leur sang, sans marque apparente. Après plusieurs plaintes des familles des victimes disparues, la police de Roswell qui avait enquêté sur ces disparitions, retrouva les corps dans un entrepôt abandonné à l’extérieur de la ville.

- A quoi tu penses ? Demanda le cadet.

- A des extra-terrestres ? Répondit Dean le sourire aux lèvres.

- Dean !

- Ben quoi ? C’est à Roswell et là-bas ils sont connus pour ça ! Plaisanta-t-il.

- Les extra-terrestres n’existent pas !

- Peut-être un groupe de vampires ? Reprit Dean.

- D’après l’article, ils n’avaient aucune marque de morsure.

- Tu as une idée ?

- Peut-être un Djinn ? Proposa Sam.

- Oui, peut-être. Ca expliquerait qu’il n’y ait pas de morsure. Je hais ces génies !

- Oui, moi aussi je ne les aime pas ! L’avantage cette fois-ci, c’est que tu ne seras pas tout seul, je serais avec toi. Faudrait penser à ranger nos affaires pour se mettre en route.

-Tu veux partir maintenant ? dit Dean étonné

- C’est au nouveau Mexique, Dean ! Et ça fait plus de 1280 Km, soit plus de quatorze heures de route. Alors oui, ce serait bien que l’on parte maintenant !


- Non, ce que je veux dire c’est qu’on devrait peut-être attendre un peu que tu ailles mieux, s’inquiéta l’aîné.

- Ca va aller, Dean ! J’te rappelle que je ne suis pas en sucre, répondit Sam, sûr de lui.

- Ok ! Alors, on y va !

Les deux frères rangèrent leurs affaires et partirent pour une longue route.
Ils roulaient rapidement en direction de Roswell. Ils s’arrêtèrent plusieurs fois afin de se dégourdir les jambes et de se restaurer. Quinze heures plus tard, ils passèrent la pancarte de Roswell sur laquelle était indiqué « ROSWELL Capital des laitiers du sud ouest ».
Ils longèrent la rue principale puis cherchèrent un motel. Ils optèrent pour le motel 6 sur North Main Street. Dean gara l’Impala sur le parking. Les deux jeunes hommes descendirent de la voiture. Dean, comme à son habitude, lança les clés de l’Impala à son cadet pour qu’il s’occupe de prendre leurs bagages dans le coffre, pendant qu’il allait à la réception louer une chambre.

- Bonjour Mademoiselle Lucy, dit-il en regardant le badge sur lequel était écrit son prénom.

- Bonjour Monsieur, lui répondit-elle avec le sourire.

- Je voudrais une chambre avec deux lits séparés, s’il vous plait.

- Comment payez-vous ?

- Par carte bancaire, fit-il avec le sourire en lui remettant sa carte.

- Votre carte et votre clé, lui dit Lucy en lui rendant sa carte bancaire.

- Merci, mademoiselle.

- Au revoir, Monsieur Wesson.

Au bout de quelques minutes, Dean revint avec la clé de la chambre N°3. Les deux frères pénétrèrent dans celle-ci. Elle paraissait accueillante, sauf le papier peint qui était de couleur vert pomme.

- Je ne sais pas qui est le décorateur, mais c’est horrible comme couleur ! fit Sam sur un ton de voix pas très enthousiaste.


- Ouais je te le fais dire ! Encore heureux qu’ils n’aient pas collés des têtes extra-terrestres dessus ! Répondit Dean, un large sourire moqueur sur les lèvres.

- Pfff, ce qu’il ne faut pas entendre, fit Sam en secouant la tête et en posant ses affaires sur son lit.

Dean fit de même, il sortit une serviette de son sac et se dirigea vers la salle de bain.

- Je vais prendre une douche, indiqua-t-il à son cadet.

- N’use pas toute l’eau chaude, j’aimerais bien en prendre une après !

- Pour qui tu me prends ? fit-il en passant la tête dans l’encadrement avec un léger sourire aux lèvres.

- Pour quelqu’un d’égoïste ! Répondit Sam, amusé.

- Sympa Sammy, dit-il en refermant la porte de la salle de bain.

Sam s’installa sur son lit et déballa son ordinateur de sa sacoche, puis se connecta au net pour rechercher des informations supplémentaires sur l’entrepôt dans lequel ils devaient se rendre pour chasser le génie. Après plusieurs minutes de recherche, il trouva un autre article sur une disparition récente d’un jeune homme de vingt ans. Entre temps, Dean sortit de la salle de bain, traversa la chambre jusqu'à son lit, la serviette autour de la taille et prit dans son sac un tee-shirt bleu avant de passer un jeans bleu clair. De son côté, Sam nota l’adresse de l’entrepôt sur son calepin avant de se rendre dans la salle d’eau pour prendre une bonne douche. Quelques minutes plus tard, il en ressortit. Vue l’heure qu’il était, les deux jeunes hommes décidèrent de partir en ville manger un morceau dans un restaurent sympa. Ils se garèrent sur le parking du Cowboy Café. Ils trouvèrent une table, s’installèrent et regardèrent le menu qui était sur la table. Ils trouvèrent l’endroit sympa, surtout Dean qui considérait les serveuses bien mignonnes dans leurs jolis costumes. Elles étaient habillées d’une tunique bleu foncé bordée de fils blancs, qui descendait jusqu’aux genoux, le tout relevé d’une ceinture rouge et d’un chapeau de cowboy assorti à la tenue. Une jeune femme s’approcha des deux frères avec un joli sourire.

- Bonsoir messieurs et bienvenue au Cowboy Café.

- Bonsoir mademoiselle, firent les deux frères d’une même voix.

- Vous avez choisi ?

- Oui ! répondit Dean en premier.

- Je vous écoute.

- Pour moi ce sera menu Hamburger français et une tarte maison ainsi qu’une bière
, fit Dean avec un large sourire charmeur.


- Et pour vous, monsieur ? Dit-elle en se retournant vers Sam.

- Une escalope de poulet sans frites et une bière.

- Je vous amène ça dans quelques minutes.

- C’est tout ce que tu prends ? demanda Dean inquiet que son cadet ne prenne que ça.

- Oui ! Je n’ai pas très faim ! Si tu vois ce que je veux dire.

- Ah oui, c’est vrai, j’allais oublier ta gastro.

- Eh oui, Dean ! Mais mon estomac, lui, est là pour me le rappeler.

La jeune serveuse revint au bout de dix minutes, déposa les assiettes sur la table puis repartit vers d’autres clients. Ils dégustèrent leurs repas tout en parlant de l’affaire. Dans la demi-heure qui suivit les Winchester payèrent leur note et partir à la chasse. Dean se gara devant un grand bâtiment abandonné aux allures lugubres. Les deux jeunes hommes pénétrèrent à l’intérieur. Ils allumèrent leurs petites torches électriques. La première pièce dans laquelle ils entrèrent était remplie de caisses en bois poussiéreuses. Dean projeta le faisceau de sa lampe vers le fond d’une des caisses et y jeta un coup d’œil. Celle-ci était remplie de vieilles bouteilles de lait en verre cassées en plusieurs morceaux. Au fur et à mesure qu’ils avancèrent l’endroit était de plus en plus sombre, le silence le plus total. Lorsque, tout à coup, ils entendirent un léger bruit venant de leur gauche. Le temps qu’ils se retournent pour voir de quoi il s’agissait, plus rien, ils ne virent rien. Soudain quelque chose les agrippa et les plaquèrent au sol. Le choc fut si violent qu’ils suffoquèrent en poussant chacun un râle de douleur. Les mains du Djinn s’illuminèrent d’un bleu électrique, lorsqu’il déposa celles-ci sur la tête de Sam, puis sur celle de Dean, l’action fut si rapide que ni l’un ni l’autre ne put réagir. Les deux Winchester sombrèrent dans l’inconscience.

Réalité Virtuelle CH 2

le 10/03/2011 à 20h09

Chapitre 2 ’’Au milieu de nulle part.’’
 
Un léger vent chaud effleurait le visage de Dean. Cette chaleur soudaine le réveilla. Lorsqu’il ouvrit ses paupières, il fut d’abord agressé par la lumière éclatante du soleil. Il lui fallut un certain temps pour focaliser son regard sur un ciel bleu ! Affolé par ce qu’il voyait, il se redressa instantanément et scruta les environs qui étaient sinistrement désertiques, parsemés ici et là de cactus et d’herbes séchées. Il vit son cadet allongé à quelques mètres de lui. Il se mit debout et se dirigea en titubant vers lui.

- Hey, Sammy ! dit-il en le secouant.

- Hum ! marmonna le cadet.

- Ouvre tes yeux, Sammy ! On a un problème !

- Hein ? Quoi ?

- Allez Sammy, fais un effort !

- C’est bon Dean, arrête de me secouer ! Sinon je vais encore vomir !

Lorsqu’il ouvrit enfin les yeux, il fut surpris d’y voir le ciel bleu et d’être allongé sur de la terre battue sèche et poussiéreuse. A la manière de Dean, il se redressa rapidement, étonné de ce qu’il voyait autour de lui.

- Mais où on est ? Demanda-t-il anxieux.

- Alors là ! Très bonne question Sammy !

- Mais comment on est arrivés ici ? S’inquiéta-t-il en se relevant du sol.

- J’en sais rien, mais vaudrait mieux qu’on bouge de là ! Je commence déjà à cramer à cause de cette chaleur.

Après une heure de marche sous le soleil brûlant de ce désert, ils virent au loin de la poussière se soulever telle une tornade. Le vent chaud tourbillonnait, ramenant quelques touffes d’herbes séchées. Une demi-heure plus tard, ils arrivèrent à l’entrée d’une ville. Sur la pancarte en bois mal entretenue et détériorée par le temps, il était inscrit « Ville de St joseph Missouri ». Ils continuèrent d’avancer dans cette ville aux allures de far West, scrutant le lieu. Plusieurs baraques de bois, une église et un saloon étaient groupés autour d’une rue centrale. Des diligences, des carrioles tirées pas des mules se croisaient ça et là. Des cavaliers sur leurs chevaux avec des grands chapeaux de cow-boy les observaient de travers.

- Mais c’est quoi ce délire ?! Hurla Dean en pensant que c’était une mauvaise blague.

Il regarda par-dessus l’épaule de Sam la date inscrite sur la feuille de journal qu’il venait d’attraper au vol. Quelle fut leur surprise lorsqu’ils constatèrent qu’ils n’étaient plus à leur époque !

- Je n’en sais rien ! Mais il va falloir trouver d’autres fringues, car on n’est pas habillé dans le bon ton !
Fit remarquer Sam à son aîné.


- Ah oui ! Et comment on fait ? Même l’argent qu’on a dans nos poches n’est pas valable ! Et nos portables ne servent à rien ! Dit Dean sur un ton de colère.


- Eh ! Ne m’engueule pas !

- Regarde là bas, il y a des fringues qui sèchent. On peut peut-être les emprunter, dit-il en pointant son doigt en direction du linge suspendu.


- Non, mais ça va pas, on ne va pas voler les affaires des gens !

- Sammy, regarde autour de toi ! Tous les gens de cette ville nous regardent comme des bêtes curieuses depuis qu’on est arrivé, alors vaudrait mieux trouver une solution ! Tu as une autre idée ?

- Peut-être les demander et en échange on travaille pour les rembourser !

- Non mais ça ne va pas ! Tu es resté au soleil trop longtemps ou quoi ?

- En parlant de soleil, il faudrait également des chapeaux, reprit Sam.

- Ce n’est pas une mauvaise idée, c’est vrai qu’il fait une chaleur à crever, répondit Dean en avançant vers la maison pour substituer les fringues pendues au fil.


Sam n’était toujours pas d’accord avec Dean, mais dans le fond, il fallait bien trouver des habits assortis à l’époque. En effet, les chemises à carreaux, veste en cuir et baskets n’étaient vraiment pas ce qu’il y avait de mieux. C’était d’ailleurs certainement à cause de ça que les gens dans la rue les regardaient d’un air suspect. Il continuait donc de suivre son aîné dans son plan. Ils arrivèrent à l’arrière de la maison, afin de s’approprier les vêtements nécessaires dont ils avaient absolument besoin.
 Au moment où Dean mit la main sur les épingles à linge, quelqu’un sortit rapidement avec un fusil et tira sans sommation. Dean stoppa net son geste au coup de feu qui venait de lui siffler dans les oreilles. Quant à Sam il se retrouva projeté au sol lorsqu’il reçut le projectile dans le ventre. Il s’écroula en hurlant de douleur.

- Non, mais vous êtes malade ! Hurla Dean en regardant la femme qui ressemblait étrangement à Jo.

- Ne bougez pas ou je tire un autre coup !

- Que se passe t-il ? Demanda un homme qui venait de sortir de la même maison.

- Castiel ?

- Pardon ?

- Euh... Elle nous à tirer dessus ! Et mon frère est touché ! Fit Dean d’une voix rapide légèrement tremblante.

L’homme se précipita alors vers Sam qui ne bougeait pratiquement plus et examina sa blessure.

- Jo ! Baissez votre fusil ! Mais qu’est-ce qui vous a pris ? Dit-il sur un ton autoritaire.

- Ils nous volaient nos habits ! Alors j’ai tiré ! Répondit-elle.

- Vous auriez pu tirer un coup en l'air ! On aurait évité un drame ! En plus vous ne savez même pas viser ! Lui lança-t-il en la fixant.

- Vous avez raison, je suis sincèrement désolée, dit-elle en baissant la tête, honteuse d'avoir tiré sans réfléchir.


Il demanda à Dean de l’aider à transporter son frère dans la maison. Dean s’exécuta. Ils transportèrent Sam qui grimaçait de douleur. Lorsqu’ils entèrent dans la maison, Dean observa l’endroit et se rendit compte au matériel qu’il voyait autour de lui, qu’il était chez un médecin. Quelle chance pour eux, se dit-il. Il ne comprenait pas ce qu’il leur arrivait. Sam blessé, Castiel en médecin, Jo en infirmière, tout se bousculait dans sa tête. Ils déposèrent son jeune frère sur une table recouverte d’un drap blanc et le médecin demanda à son assistante de lui passer le nécessaire pour extraire la balle du ventre de Sam. Elle s’exécuta sans broncher, sachant qu’elle avait eu certainement tort de tirer sur un des deux hommes. Sam avait toujours ses deux mains plaquées sur sa blessure. Le médecin lui enleva lentement et fermement celles-ci avant de soulever la chemise et le tee-shirt pour atteindre le torse.

- Jo, donnez-moi une dose de Laudanum !

- Tout de suite docteur.

- Non je n’en veux pas ! Exprima Sam dans un souffle.

- Vous ne voulez pas un calmant pour la douleur ?

- Sammy, tu n’es pas sérieux ! Fit Dean étonné par la réponse de son cadet.

- Si je le suis ! Dean, le laudanum est tiré de l’opium !

- C’est exact ! répondit le médecin.

- Sammy, ce n’est pas une dose de ce médoc qui va te rendre accro ! lui répondit Dean inquiet.

- Je préfère encore le Whisky.

- Vous êtes sur que vous ne voulez pas de Laudanum ?

- Certain ! Souffla faiblement Sam.

- Ok, mais cela ne va pas être une partie de plaisir, signifia le docteur.
Il prit dans sa trousse un petit couteau ressemblant à un scalpel, qu’il passa sous l’alcool, puis désinfecta la blessure. Lorsqu’il déposa quelques gouttes sur la plaie, Sam fit une large grimace de douleur tout en contorsionnant son corps. Dean qui était à côté de son frère, lui tenait la main tout en surveillant les gestes du médecin. Le docteur attrapa un petit morceau de bois qu’il mit dans la bouche de Sam.
Il saisit dans sa main droite le petit couteau et fit une petite entaille dans la chair de Sam, juste dans la continuité de l’impact, afin d’avoir accès plus facilement à la balle. Sous l’effet de la douleur son visage devint blanchâtre. Il laissa échapper un cri étouffé de douleur, sa mâchoire se crispa en même temps que la pression qu’il exerçait sur la main de son aîné et ses dents se serrèrent fortement autours du bâton. Lorsque Jimmy eut fini, la douleur s’estompa, Sam desserra alors la mâchoire et relâcha légèrement la main de son frère et reprit son souffle en grimaçant de douleur. Le médecin prit une pince en fer et l’enfonça dans le trou de la blessure qui saignait toujours abondamment, puis retira la balle lentement du ventre du jeune homme. La souffrance ressentie fut si intense que ça lui arracha un effroyable hurlement de douleur avant qu’il ne perdre connaissance. Dean, dont la main venait d’être broyée sous la pression et qui observait la scène, inquiet pour son cadet s’écria « Sammm ! »

- Ne vous inquiétez pas. C’est normal qu’il ait perdu connaissance, dit le médecin en préparant le nécessaire pour recoudre la plaie saignante de Sam.


- Comment ça, c’est normal ?

- Entre le choc de l’impact, la douleur, et le stress, son corps n’a pas pu en supporter plus, dit-il en recousant la plaie du cadet.


- Il reprendra connaissance dans combien de temps ? Demanda l’aîné d’une voix anxieuse, se passant nerveusement la main droite dans ses cheveux.

- Quand son corps aura récupéré de ce qui vient de subir. Lui répondit-il tout en faisant le bandage de Sam. Aidez-moi ! On va le transporter dans un lit.

Les deux hommes emmenèrent Sam dans une chambre et l’installèrent dans un lit. Le médecin demanda à Dean de l’aider à enlever la chemise et le tee-shirt ensanglanté de Sam. Ensuite, Jimmy le recouvrit d’un drap blanc, puis ils quittèrent la chambre. Dean voulut rester auprès de son cadet mais le médecin insista lourdement pour qu’il vienne avec lui dans la cuisine afin de discuter devant une tasse de café. Malgré sa réticence, il savait qu’il avait des explications à fournir et que, si Sam était dans cet état, cela était dû en grande partie de sa faute. S’il l’avait écouté rien de tout ça ne serait arrivé. Il se sentait mal à l’aise par rapport à cette situation. Les deux hommes s’installèrent à table puis ils se mirent à discuter.

- Vous n’êtes pas d’ici ?

- Ça se voit tant que ça !


- Oh oui ! Vous venez de quelle région ?

- D’Australie ! Mentit Dean qui devait absolument trouver quelque chose de convainquant.


- Ça fait un bon bout de chemin ! Et votre nom c’est ?

- Dean Winchester et mon frère Sam.

- Winchester, comme le fusil ?

- Oui, comme le fusil, pourquoi ? Osa demander Dean.

- Vous êtes de la même famille qu’Oliver F. Winchester ?

- Nous sommes ses cousins éloignés, mais nous ne l’avons pas vu depuis des années. Et votre nom c’est ? Tenta alors Dean qui voulait savoir qui était l’homme devant lui qui ressemblait trait pour trait à Castiel.

- Oh, excusez-moi, j’ai oublié de me présenter, je suis le docteur Jimmy Castiel.

- Pardon ? S’étrangla Dean en recrachant son café dans sa tasse.

- Ça va ?

- Oui ! Oui ! C’est juste que je connaissais un Castiel et c’était un ange.

- Un ange ? demanda le médecin étonné.

- Ce que je veux dire par là c’est qu’il était gentil avec tout le monde, comme un ange, se rattrapa-t-il.

- Comme vous n’êtes pas d’ici, je vais vous passez des habits et je vais demander à un ami de vous donner du travail afin que vous puissiez me rembourser les soins de votre frère et les habits que je vous donne, expliqua-t-il à Dean.


- C’est vrai vous feriez ça ? Vous n’allez pas porter plainte ?

- Oui je vais vous aider et non je n’irai pas voir le shérif.

- Et pour mon frère ? Demanda-t-il inquiet.

- Ne vous inquiétez pas, d’ici demain, il ira mieux et pourra même trouver du travail, le rassura le docteur. Savez-vous montez à cheval Mr Winchester ?

- Euh... pourquoi ?

- C’est pour le travail. Faudra monter à cheval. Vous savez ou pas ?

- Je sais, mais il y a très longtemps que je ne suis pas monté sur un cheval ! Dit-il avec une légère hésitation dans la voix.

- Ce n’est pas grave, ça vous reviendra j’en suis sûr.

- J’espère aussi !

- Docteur, les interrompit Jo, le jeune homme est réveillé et réclame son frère.

Il n’en fallut pas plus à Dean pour qu’il se précipite auprès de son cadet. Lorsqu’il arriva, Sam était en position semi-allongée, il avait toujours le teint aussi blafard et des goutes de sueur perlaient sur son front.

- Sammy, comment tu te sens ? lui demanda-t-il précipitamment, content de le voir réveillé.
 
Le docteur arriva juste derrière Dean et s’installa auprès du cadet.

- Comment vous sentez-vous ?

- Comme quelqu’un qui a reçu une balle dans le ventre. Ça fait un mal de chien ! Répondit-il essoufflé.

Vous avez peut-être un peu de la fièvre. Lui dit-il en touchant son front Vous ne voulez toujours pas de laudanum ?


- Non, merci !

- Vous préférez souffrir que d’être soulagé ?

- Sammy tu devrais écouter le docteur ! Insista son aîné.

- Tu sais ce que j’en pense alors n’insiste pas ! S’énerva Sam, toujours essoufflé par la douleur lancinante de sa blessure.

- Vous en êtes vraiment sûr ? Reprit le docteur. C’est dommage de ne pas profiter de nos grandes avancées scientifiques dans ce domaine !

- C’est si dur de comprendre que je n’en veux pas ! Lança-t-il le souffle court, se moquant éperdument de leurs soit-disant « avancées scientifiques » totalement dépassées et obsolète pour lui qui venait de vingt et unième siècle.

- D’accord c’est vous qui voyez après tout. Ce n’est pas moi qui vais souffrir pendant quelques jours ! Je vais vous désinfecter la plaie et vous refaire le pansement. Fit le médecin en empoignant sa sacoche.

Il sortit de sa sacoche en cuir noir une bouteille en verre contenant de l’alcool qu’il déposa sur la petite table de nuit qui trônait à côté du lit où était installé Sam. Dean aida le médecin à soigner son frère en le maintenant assis le temps que celui-ci lui enlève le bandage qu’il lui avait mis autour de la taille afin d’y fixer le petit carré de tissu blanc qu’il lui avait posé sur la plaie ensanglantée. Lorsqu’il retira le tout, la plaie était recouverte d’une légère pellicule de sang séché. Elle n’avait pas l’air d’être infectée, ce qui était rassurant pour les deux jeunes hommes. Jimmy prit un morceau de coton sur lequel il avait déposé un peu d’alcool et appliqua le tout sur la blessure de Sam. Il grimaça au contact du coton sur sa peau meurtrie. Avec l’aide de l’aîné, le médecin lui refit le bandage avec du linge propre. Les deux frères le remercièrent avant que celui-ci ne sorte de la chambre.

Réalité Virtuelle CH 3

le 10/03/2011 à 19h54

Chapitre 3 Nouvelles connaissances.

Dean était resté dans la chambre avec son frère et s’était installé sur une chaise juste à côté du lit pour discuter de la façon de sortir de cette situation étrange dans laquelle ils se trouvaient.
Dean avait commencé la conversation lorsqu’il vit que son frère se passait la main sur le front en affichant sur son visage divers grimaces. Il s’inquiéta vraiment au moment où Sam hurla.

- Sammy, ça va ?

Sam ne pouvait pas répondre à son aîné. La douleur qu’il ressentait était si atroce qu’il sentit une vague de chaleur lui monter au visage, qui le fit transpirer. Puis il plaqua ses deux mains de chaque côté de sa tête et se plia en deux sur le lit. Dans un mouvement rapide Dean se leva de la chaise pour soutenir son cadet.

- Sammy ! Sammy, tu m’entends ? demanda-t-il d’une voix aussi paniquée, qu’anxieuse.

Sam était aveuglé par la violente douleur d’une vision. Même si celle-ci ne dura quelques secondes, pour Sam c’était déjà une éternité. La douleur s’estompa aussi vite qu’elle était apparue. Lorsqu’il put reprendre son souffle, il réussit enfin à répondre à son aîné.

- Sammy, que se passe-t-il ?

- Je n’en sais rien. Je viens de voir des images défiler. C’était comme des flashs ! Répondit-il en reprenant son souffle et se rallongeant sur son oreiller.

- Des images de quoi ?

- Je n’en sais rien, ça défilait trop vite !

- Ce n’est pas grave, Sammy. Comment tu te sens ?

- Ca va mieux maintenant. Le mal de tête est passé, mais pas mon mal de ventre, indiqua-t-il en grimaçant.

Lorsque Dean souleva le drap, le bandage de Sam était ensanglanté.

- Ah merde ! Ta blessure s’est remise à saigner.

- C’est pas vrai ! Se plaignit Sam en regardant en direction de son bandage.

Dean ouvrit la porte de la chambre et appela le médecin qui arriva en moins d’une minute.

- La blessure de mon frère saigne, signifia immédiatement Dean au docteur.

Lorsque le médecin vit que la plaie s’était remise à saigner, il demanda à Dean de l’aider, comme pour la première fois, à maintenir son frère pour enlever le bandage. Sam grimaçait à chaque mouvement que le médecin faisait. Dean aida ensuite Sam à se remettre en position couchée.

- Les points de sutures ont lâché ! Va falloir les refaire ! Buvez ça ! fit-il en proposant un fond de verre de laudanum.


- Non !

- Bon maintenant, ça suffit ! Avalez-moi ça ! Dit Jimmy d’un ton autoritaire.

- Pourquoi vous insistez autant ! Lança Sam dans un souffle court.

- Parce que je suis médecin et que je sais ce qui est bon pour vous ! Alors s’il vous plait, avalez ça !

Sam attrapa le verre que lui tendait le docteur et le porta à sa bouche. Rien que l’odeur ne lui donnait franchement pas l’envie d’avaler cette potion. Au regard que lui lançait le docteur, Sam n’eut pas d’autre choix que de s’exécuter. Il porta le verre à ses lèvres et avala d’un trait la solution calmante. Il fit une large grimace de dégoût.

- Mais c’est dégelasse ! Fit-il en toussant.

- Normal, c’est un médicament ! C’est fait pour soigner pas pour avoir bon goût, expliqua le médecin en préparant le nécessaire pour recoudre la plaie de Sam.

A chaque fois que l’aiguille pénétrait dans sa chair, il serrait les dents en se maintenant au lit. Une fois que Jimmy eut fini, Sam se sentait légèrement groggy et l’envie de dormir se faisait de plus en plus pressante. C’était certainement dû au laudanum que venait de lui faire ingurgiter le docteur. Jimmy demanda à Dean de le suivre afin de laisser son cadet se reposer. Dean toujours aussi têtu refusa de quitter la chambre. Mais le médecin insista en lui faisant comprendre qu’il était temps pour lui de trouver du travail afin de rembourser les habits qu’il leur avait donné et les soins qu’il avait administré à son frère. Même s’il avait l’impression d’abandonner son cadet, il savait que Jimmy avait raison. Il le suivit pour aller voir l’ami qui devait lui trouvé du boulot. Il se mit donc en route. Tous les gens dans la rue regardaient les hommes traverser la ville d’un air curieux. Cela mettait Dean très mal à l’aise. Ils arrivèrent chez le maréchal ferrant. Quand Dean vit qui était l’ami du docteur, il eut une expression de surprise sur son visage. Jimmy comprit en apercevant la tête déconfite de Dean que quelque chose n’allait pas.

- Dean, il y a un problème ?

- Non, non, pas du tout ! C’est juste que votre ami ressemble à quelqu’un que nous n’avons pas vu depuis longtemps expliqua-t-il pour justifier son désappointement.


- Je vous présente Bobby Harvelle.

- Bonjour, dit-il timidement en lui serrant la main.

- Bonjour jeune homme.

- Mr Winchester n’est pas de la région et il recherche du travail.

- Winchester comme la carabine ? Vous êtes de la même famille ?

- Oui Monsieur, répondit Dean une nouvelle fois à la même question que le médecin lui avait posée.
Mais pourquoi s’obstinaient-ils à demander s’ils étaient de la même famille qu’Oliver F. Winchester ? Mais qu’est-ce que cela pouvait leur faire. Dean commençait à en avoir assez de cette époque et tout ce qu’il y vivait. Tout ce qu’il voulait c’était savoir comment ils étaient arrivés, son cadet et lui, au temps des cow-boys et surtout comment ils allaient en sortir ! Cette situation était des plus désespérantes. Dean ne cessait de penser à son frère, blessé, qu’il avait dû laisser seul dans la chambre. A force de penser à tout ce qui se passait, il commençait à avoir une migraine.

- Vous avez un cheval ? Lui demanda le maréchal ferrant.

- Non !

- Et je suppose que vous n’avez pas d’argent pour vous en acheter un, ni l’équipement qui va avec ?

- C’est bien ça ! Répondit Dean avec un sourire timide.

- Tu peux lui en trouver un ? Lui demanda Jimmy.

- Evidemment ! Mais faudra qu’il me le rembourse. Ils ont ouvert un nouveau relais pour transporter le courrier et je sais qu’ils ont besoin de cavaliers. Il faut vous rendre au bureau de poste.

Bobby leur demanda de l’accompagner dans la grange afin de donner un cheval sellé à Dean. La bête en question, était assez imposante, de couleur marron, avec de grosses taches blanches sur la tête. Le maréchal ferrant lui donna quelques conseils sur le cheval qu’il venait de lui donner.

- C’est une jument et elle s’appelle Mary. C’est ce que j’ai de mieux. Elle est gentille et elle a un très bon caractère. Si vous venez à tombé de cheval, il suffit de la sifflé et elle reviendra immédiatement vers vous. Je vous demanderais juste une chose, c’est de prendre soin d’elle !

Lorsque Dean entendit le nom de la jument, il eut un léger pincement au cœur. Et ça continue, se dit-il ; maintenant c’est le cheval qui se prénomme comme maman ! Mais quand est-ce que ça va s’arrêter ? Quand est-ce que ce cauchemar va se terminer ?
Dean fut extirpé de ses pensées par une secousse que la jument venait de lui donner avec sa tête. Jimmy et Dean remercièrent Bobby d’une poignée de mains puis ils partirent en direction du bureau de recrutement. Arrivés sur place, ils pénétrèrent dans l’enceinte du petit local. Ils furent accueillis par un homme aux cheveux grisonnants avec de petites lunettes rondes.

- Bonjour messieurs !

- Bonjour, le saluèrent les deux hommes.

- Vous désirez vous inscrire ?

- Mr Winchester cherche du travail, expliqua le médecin.

- Et bien il a sonné à la bonne porte. Vous savez lire ?

- Oui !

- Vous avez encore vos parents ?

- Non. Ils sont morts !

- Lisez ceci à haute voix ! Lui dit-il en lui donnant une feuille.

Dean commença à lire le petit document.

Moi, membre du Poney express, je jure solennellement devant le seigneur tout puissant que pendant mon engagement et tant que je serais employé par vous, Russell Majors & Weddell, en aucune circonstance je prononcerais de mots profanes et je ne me querellerais avec aucun n’autre employé de la firme. Et que dans le respect de ce serment j’agirais toujours de telle sorte que je puisse gagner la confiance de mes employeurs. Si dieu le veut.

Une fois sa lecture finie, Dean rendit le papier. Celui-ci lui demanda de signer le document.

- Signer sur la deuxième ligne.

Dean apposa sa signature tandis que l’homme sortait une bible et de l’argent. Ce qui d’ailleurs l’étonna.

- La bible c’est pour l’esprit et l’argent c’est une avance. On ne fait pas un boulot dangereux sans contrepartie. Et voilà, félicitation, vous faîtes partie du Poney express, lui dit-il en lui serrant la main.

Jimmy et Dean lui dirent au revoir et se dirigèrent vers la sortie. Mais au moment de franchir la porte, l’homme indiqua au jeune Winchester où il fallait qu’il se rende pour le travail.

- Hey, j’allais oublier ! Vous devez vous rendre à la sortie de la ville. Il y a une maison blanche un peu en retrait. Vous n’avez qu’à frapper et vous présenter.

- Ok ! Merci beaucoup Monsieur.

Dean reprit sa jument par les reines et les deux hommes se dirigèrent vers la sortie de la ville. Lorsqu’ils arrivèrent devant la maison, Dean attacha son cheval à la barrière et Jimmy frappa à la porte. Lorsque celle-ci s’ouvrit une femme en sortit et les accueillit. Mais quelle fut sa surprise lorsque Dean leva la tête face à elle. Encore une ressemblance avec quelqu’un qu’il connaissait. Non mais ce n’était plus possible ! Pour Dean, c’en était trop.
En effet la femme qui venait de les accueillir ressemblait à Ellen Harvelle... Dean était persuadé que son prénom était Ellen et lorsqu’ils se présentèrent à elle et qu’elle fit de même, il sut qu’il avait tapé dans le mille : son prénom était bel et bien Ellen. Dean se passa la main droite dans les cheveux et la redescendit sur son visage. Son angoisse montait en pression au point qu’il en avait mal à la tête. Il eut un léger vertige et dut d’ailleurs se retenir au poteau de l’entrée de la maison.

- Dean ça va ? Demanda Jimmy, inquiet de voir que Dean était d’un teint blafard.


- C’est rien ! J’ai juste un mal de tête.

- Vous avez dû rester trop longtemps au soleil sans protection, dit-il en l’aidant à monter les marches du perron.


Ellen fit entrer les deux hommes et le docteur installa Dean sur une chaise. Il demanda un verre d’eau à Ellen que celle-ci lui apporta immédiatement. Dean but l’eau d’un seul trait. Le médecin lui fit un examen rapide et en conclut que c’était certainement un coup de soleil sur la tête et qu’avec une bonne nuit de repos, il irait mieux demain.

- Je vais vous laisser et retourner voir votre frère.

- Dites, je peux vous accompagner ?

- Oui, mais vous devriez demander à Ellen à quelle heure vous devez être là pour le dîner.

- On mange à dix-neuf heures. Ne soyez pas en retard, répondit-t-elle avec le sourire.

- Bien, madame.

Dean laissa son cheval attaché à la barrière et retourna à pied avec Jimmy auprès de son cadet. Lorsque les deux hommes entrèrent dans la maison, Jimmy avait un patient qui l’attendait pour un mal de dos. Il resta donc auprès de lui tandis que Dean se rendait auprès de son frère. Lorsqu’il rentra dans la chambre, il fut surpris de retrouver son cadet debout.

- Nom de Dieu, Sammy, mais qu'est-ce que tu fous hors de ton lit ? Gronda-t-il sur un ton aussi inquiet qu’énervé.


- Je voudrais aller pisser et pour ça je suis obligé de me lever de mon lit !


-Ok, Sammy, pas la peine de t’énerver ! C’est pas bon pour ce que tu as ! Lui dit-il en souriant.


- Je ne m’énerve pas. C’est toi qui es encore une fois trop protecteur et qui ne me laisses pas faire ce que je veux ! Répondit Sam en se maintenant face à son frère.

- C’est bon, tu as fini avec tes reproches ? Car je te signale qu’on a un problème à résoudre !

- Comme si je l’avais oublié ! Lui répondit Sam en refermant la porte des toilettes.

Une fois Sam sortit de la petite pièce, Dean l’aida à se remettre au lit, puis s’assit sur la chaise qui était juste à côté.

- Alors tu as une idée de la façon dont on a pu arriver dans ce siècle pourri ? Parce que franchement c’est le délire total ! Jo en infirmière, Castiel en médecin, Bobby en ...

- Quoi ?! Tu as vu Bobby ? Demanda Sam étonné, sans laisser le temps à Dean de finir sa phrase.


- Oui en maréchal ferrant et même Ellen ?!

- Ellen ? Tu es sûr ?

- Oh que oui Sammy ! Je me suis rendu au relais du Poney express avec Jimmy pour le travail et j’ai vu Ellen. Elle avait un tablier. Elle doit certainement entretenir la maison et faire la cuisine pour les cavaliers.


- Sérieux Dean ? Les cavaliers du Poney express ?! Dit-il en riant, l’air moqueur.

- Ben quoi ? Qu’est-ce qui te fait rire ! Faut bien rembourser tes soins et les fringues. J’ai donc été obligé de prendre ce boulot !


- Toi, sur un cheval !

- Ben ne rigole pas trop, hein ! Parce qu’il faudra aussi que tu bosses !

- Fais-moi confiance, je ne monterai jamais sur un cheval ! Je ne sais même pas en faire, lui répondit Sam en secouant la tête.

- Et pour ta vision, tu as réussi à l’interpréter ?

- J’ai essayé de me remémorer les images et la seule chose que j’ai réussi à me rappeler c’est d’avoir vu Bobby.

- Et c’est tout ?

- Ben oui, c’est tout !

- Ok, autant dire qu’on n’a rien. Va falloir que je parte, dit-il à son cadet en regardent sa montre.

- Où tu vas ?

- Manger au relais. Je vais faire la connaissance de l’équipe.

- Tu bosses demain ?

- Oui, le chef du relais doit me former et ce n’est pas gagné !


- Oui je veux bien te croire ! Répondit Sam avec un large sourire moqueur.

- A demain, Sammy, le salua son frère sans même prendre la peine de répondre à sa plaisanterie, trop préoccupé par le fait de laisser son cadet.


- A demain, Dean.

L’aîné se rendit seul au relais et fit la connaissance du chef et des cavaliers.

Réalité Virtuelle CH 4

le 10/03/2011 à 19h34

 Chapitre 4 : Un nouveau boulot.

Dean arriva devant la porte du relais juste cinq minutes avant l’heure du dîner. Il frappa à la porte qui s’ouvrit sur Ellen. Elle l’accueillit avec un grand et beau sourire et le fit entrer dans la pièce. La table était mise et le chef du relais vint à sa rencontre et se présenta.

- Bonsoir jeune homme. Je me présente, Samuel Colt ! Lui dit-il en lui présentant sa main.

- Bonsoir, Monsieur, répondit Dean avec une certaine hésitation dans la voix tout en lui serrant une poignée de main.

Dean fut si étonné de rencontrer le créateur du colt que son cœur s’emballa. Il put enfin mettre un visage sur celui qui avait inventé cette arme si particulière. Il avait des questions à lui poser, mais cela n’était certainement pas le moment de le faire devant les cavaliers et Ellen. Il s’abstint donc et fit un sourire timide.
Juste après, Samuel fit les présentations avec l’équipe. Puis ils se mirent tous à table pour déguster le repas qu’Ellen avait préparé.

- Voulez-vous dire les grâces, Dean ? Proposa Samuel en regardant le nouvel arrivant.

- A vrai dire euh ... Je... bafouilla Dean un peu gêné.

- Si vous ne voyez pas d’inconvénients, je vais le faire, reprit Ellen voyant que Dean était dans l’embarras.

- Merci, lui répondit-il.

C’est donc Ellen qui récita les grâces et toutes les personnes présentes à table fermèrent les yeux et baissèrent la tête. Dean n’eut pas le choix, il fit de même que les autres.
Pendant le repas, un cavalier, Cody, qui était de nature très curieuse, lui posa tout un tas de questions. Très mal à l’aise, Dean dut une nouvelle fois se répéter pour expliquer son nom de famille et de mentir sur son arrivée dans cette ville. Le repas étant fini les hommes quittèrent la table et allèrent dans le dortoir. Ils indiquèrent à Dean son lit. Lorsqu’il s’assit sur le matelas, Dean compara ce confort à celui d’une simple paillasse de paille. C’était aussi dur que de dormir sur le sol. Il sentait que la nuit allait être longue et malheureusement pour lui, ce fut le cas. Il eut beaucoup de mal à trouver le sommeil et lorsqu’enfin, il avait réussi à s’assoupir, les cauchemars avaient pris le relais. Il s’était donc réveillé à deux reprises sans espoir de se rendormir facilement. Toutes les images qu’il avait entrevues et qu’il essayait d’identifier dans sa tête, tous ces flashes qu’il y avait vus avaient quelque chose de familier. Mais c’était impossible d’arriver à les interpréter, ce qui l’agaçait au plus au point.

* * * * * * * * * * * * * *
Chez le docteur.

Du côté de Sam, cela ne se passait pas trop mal. Le médecin était venu l’examiner et sa blessure était en bonne voie de guérison. Il était plus de dix neuf heures lorsque Jo lui apporta le repas. Elle lui déposa le plateau sur le lit, juste sur les jambes de Sam. Il regarda le plateau avec étonnement. Celui-ci comportait une assiette creuse avec de la soupe ou plutôt une sorte de bouillon avec des carottes, navets et du choux ainsi qu’un morceau de pain et un verre de lait. Il fit une mine déconfite en regardant son assiette de soupe, sans compter le verre de lait auquel il ne toucherait pas, étant donné qu’il était allergique au lactose. Jo remarqua l’expression de Sam.

- Quelque chose ne va pas ?

- Une soupe pour le dîner c’est tout ?

- Oui, c’est tout ce à quoi vous avez le droit !

-Eh ben je ne vais pas m’étouffer, dit-il à voix basse.

- Pardon ?

- Non rien, fit-il avec un sourire.

Il mangea sa soupe et son morceau de pain, mais laissa son verre de lait de côté. Jo revint une demi-heure plus tard pour reprendre le plateau.

-Vous n’avez pas bu votre verre de lait ? Lui demanda-t-elle étonnée.

- Pour tout vous dire, je ne supporte pas le lait.

- Pas de soucis je vais le noter dans votre dossier.


Quelque minutes plus tard, elle quitta la chambre et retourna à ses occupations.
La nuit fut aussi agitée pour Sam que pour son aîné. Les deux cauchemars qu’il avait faits l’avaient réveillé. Toutes les images qu’il avait vues étaient encore trop floues et embrouillées dans sa tête pour se souvenir de quoi que ce soit. Au petit matin, Sam fut réveillé par Jo qui lui apporta le petit déjeuner. Une heure plus tard, elle revint en compagnie du médecin pour désinfecter sa plaie. Le docteur informa Sam qu’il pourrait sortir le lendemain après-midi et qu’il devrait aller au relais pour aider Ellen aux taches ménagères en attendant qu’il puisse monter sur un cheval pour livrer le courrier.
Aux nouvelles que Jimmy venait de lui annoncer, Sam fut quelque peu contrarié : « Faire les taches ménagères en compagnie d’Ellen ? Mais pour qui il me prend ? Pour une femme de ménage ? » Se dit-il.
En même temps, sortir de cette chambre était tout de même une bonne nouvelle. Il acquiesça d’un sourire timide. Quelques minutes plus tard, Jimmy et Jo sortirent de la chambre laissant Sam de nouveau seul.

* * * * * * * * *
Au relais du poney express.

Le soleil pointait à l’horizon lorsque Dean entendit un fort et clair « Debout là-dedans ! » de la part du chef de groupe. Tous les cavaliers présents sursautèrent dans leur lit. Un des cavaliers répondit à cette attaque verbale : « Bonjour à vous aussi ! » Un autre reprit : « Pourquoi on est obligé de se lever si tôt quand on est de repos ? » en se tournant dans les couvertures.

- Parce qu’aujourd’hui il faut aller chercher la ration des chevaux ! Et que pour cela, j’ai besoin de vous ! Cet ordre n’est pas vous Dean, ni pour toi James.

- Super ! Je vais pouvoir rester au lit !

- Certainement pas James ! Tu as oublié ta mission d’aujourd’hui ?

- Non !

- Alors debout, comme les autres !

Tous les hommes étaient levés et lavés et enfin prêts à se mettre à table pour le petit déjeuner qu’Ellen avait fait. Le déjeuner étant terminé les cinq cavaliers sellèrent leurs chevaux et partirent leur chercher de la nourriture en ville. Quant à James et Samuel, ils commencèrent l’entrainement de Dean. Pour débuter il devait apprendre à seller sa jument. Jusque-là, pas de soucis. Elle était douce et calme et se laissa faire. Les choses se sont légèrement compliquées lorsqu’il dut monter sur Mary. Il prit les brides dans ses mains et mit son pied à l’étrier. La jument avança d’un pas. Dean la retint mais elle avança encore d’un autre pas. Dean la caressa et refit une tentative et se fut un succès. Il arriva à se hisser sur le dos de Mary. Une fois installé, il donna un coup sur le ventre de la jument qui n’apprécia pas ce geste. Elle partit immédiatement au grand galop. Dean ayant été surpris de cette accélération soudaine, bascula en arrière et se retrouva projeté avant d’atterrir sur les fesses. Il lança un « Aïe » puis se releva rapidement du sol en se massant le postérieur. Ce fut James qui rattrapa la jument par les brides et qui la ramena auprès de Dean. Il lui fit un sourire en remerciement, puis refit un nouvel essai et réussit enfin à faire avancer sa monture sans tomber. L’entrainement se poursuivit par le rattrapage de la mochila. Saisir cette sacoche lorsque le cheval est au galop, ce n’était vraiment pas une chose aisée. Dean en fit d’ailleurs une nouvelle fois les frais car il se retrouva plusieurs fois à terre avant d’être parvenu à happer la mochila sans tomber. Ensuite vint l’entrainement avec les armes à feu. Dean était à l’aise dans ce domaine : il réussit tous les tests que lui avait imposés Samuel. Lorsque l’entrainement fut enfin terminé, M. Colt l’informa qu’il était prêt pour faire sa première course le lendemain
Il devait se rendre à Rock-Creek à environ quatre-vingt-cinq kilomètres du relais.
Il était déjà onze heures quarante cinq, lorsque Dean descendit lentement de sa jument. Ses jambes et ses fesses ainsi que son dos le faisaient souffrir. A chaque pas qu’il faisait, ses muscles étaient tellement douloureux qu’il avait l’impression de marcher les jambes écartées. Il aurait bien aimé pouvoir se laver de cette la poussière qu’il s’était collée sur ses habits, ainsi que sur sa peau transpirante. Il avait l’impression d’être poisseux. Une bonne douche relaxante, c’est tout ce qu’il demandait pour l’instant. Il espérait que de son côté Sam avait réfléchi à une solution pour partir de ce siècle qu’il trouvait de plus en plus pourri. Il leva la tête et vit au loin un nuage de poussière. Les cavaliers étaient de retour et ramenaient les provisions pour les chevaux. Une fois sur place les cavaliers rangèrent l’avoine des chevaux puis ils purent enfin se mettre à table. Ellen rouspéta parce qu’aucun des hommes ne s’était lavé les mains avant de se mettre à table, sauf Dean qui lui avait bien évidemment prit ses dispositions avant de s’asseoir devant la table. Ellen s’avança vers lui et lui fit un sourire tout en déposant une main amicale sur l’épaule.

- Vous devriez prendre exemple sur Dean, fit-elle devant tout le monde.

Dean lui rendit son sourire.
 
Les hommes ayant tous été se laver les mains, tout le monde pu enfin manger.

- Alors Dean comment s’est passée cette première matinée ? Demanda Cody.

- Bien.

- Pas trop mal aux fesses ? Lui dit-il en rigolant

- Cody laisse-le tranquille ! Lança James.

- J’ai envie de savoir !

- Fous-lui la paix !

- Merci James mais je peux me défendre tout seul ! Rétorqua Dean.

- Ok, c’est toi qui vois.

- Je te remercie.

- Alors tu nous racontes, Dean ?

- J’n’ai pas envie d’en parler !

- Oh allez, s’il te plait ! Supplia Cody d’un air moqueur.

- Tu veux que je te dise Cody, ta curiosité et ton arrogance finiront un jour par te jouer des tours !

- Tu sous-entends quoi ? répondit Cody en se levant de sa chaise.

- Cody ça suffit ! Fit Samuel en donnant un coup de poing sur la table.

Cody répondit « oui Monsieur » en se rasseyant et en baissant la tête.

Le repas se passa dans le calme le plus total. Tous les hommes ayant fini le repas sortirent finir leurs tâches. James coupa du bois pour alimenter la cuisinière afin qu’Ellen puisse faire le repas du soir. Les autres cavaliers s’occupèrent de leurs chevaux. Quant à Dean alla rendre visite à son cadet.
Lorsqu’il arriva dans la chambre de Sam, il le trouva assis sur le lit en train de lire.

- Hey Dean !


- Salut Sam !

- Ca va ?

- Oui et toi ? Qu’est-ce que tu lis ?

- Le journal ou du moins les nouvelles de la ville.

- Et ça raconte quoi ?

- Qu’il y a deux nouveaux arrivants en ville.

- Il parle de nous ?

- Ouais.

- Dis Sammy ?

- Oui Dean !

- Tu n’as toujours pas trouvé comment on est arrivé ici ?


- Non et puis tant que je ne suis pas sorti de cette chambre comment veux-tu que je cherche quoi que ce soit !


-Tu sors quand ?

- Logiquement demain après-midi ! Et je peux te dire que j’ai hâte de voir autre chose que cette chambre. Et ton entrainement ?

- Bien ! J’ai tellement bien réussi les tests, que demain je commence ma première course ! Je dois me rendre à Rock-Creek !

- Rock-Creek ?

- Ouais ! Je dois parcourir quatre-vingt-cinq Kilomètres sur le dos de Mary !

- Mary ? Comme maman ! Dit-il étonner du prénom.

- Mary c’est la jument que j’ai emprunté à Bobby pour travailler. Ce que tu peux être désespérant,
lui répondit-il en haussant les épaules.


- Pardon, désespérant ?!

- Non, laisse tomber, j’ai rien dit !

- Tu veux que je te dise, je te souhaite bon courage ! Parce que je ne te dis pas le mal aux fesses que tu vas avoir après une telle course ! lui répondit-il en souriant l’air moqueur.


- Et ça te fait rire ?

- Ben excuse-moi, mais t’imaginer sur un cheval chevauchant les sentiers de l’Ouest pour livrer le courrier, c’est trop drôle.

- Ah ah très drôle, plutôt que de te ficher de moi tu ferais mieux te de pencher sur notre problème !


- Je vais y réfléchir ! Dis, tu n’aurais pas fait des cauchemars cette nuit ?

- Si ! Pourquoi ?

- Tu t’en rappelles ?

- J’ai juste vu des flashes d’images !

- Comme moi. Ces flashes m’ont réveillé deux fois cette nuit !

- Toi aussi ?


- Ouais moi aussi. Et je pense que ces flashes ont un rapport avec notre venue ici.

- Tu crois ?

- Je ne pense pas que le fait que nous aillons fait tous les deux des cauchemars soit dû au hasard. Je suis sûr que tout ça à un rapport avec notre ancienne vie. Reste à savoir pourquoi.


- Oui ! J’aimerais bien le savoir aussi ! Je vais devoir te laisser.

- Pourquoi faire ?

- Je dois aller m’occuper de la jument.

- Ok, à plus Dean.

- Et toi, tu n’oublies pas de chercher une solution pour nous sortir de là.

- T’inquiète, je m’y mets dès que possible.

Dean quitta la chambre et retourna au relais. Lorsqu’il arriva sur place, il s’occupa de sa jument : il la brossa puis il lui donna à manger. La soirée se passa assez calmement. Dean s'endormit mais son sommeil fut aussi agité que celui de la nuit précédente. Il y avait toujours ces flashes d’images qu’il n’arrivait pas à interpréter et ça devenait épuisant de chercher pourquoi ils étaient, lui et son frère, dans cette époque. Dean espérait que Sam réussirait à les sortir de cet enfer dans le quel il était de plus en plus mal à l’aise. Tout ce qu’il voulait c’était de retrouver le plus rapidement possible le monde qu’il connaissait, les fast-foods, les motels, même crasseux lui suffiraient, les bars, la musique, mais par-dessus tout, son Impala 1967. Son bébé lui manquait terriblement.

Réalité Virtuelle CH 5

le 10/03/2011 à 19h23

Chapitre 5 : La première course.

Le soleil était déjà levé depuis plus d’une heure lorsque Dean sortit de la maison et prépara sa jument pour sa première course. Tous les cavaliers étaient présents pour l’encourager et lui souhaiter bonne chance. Dean monta sur le dos de Mary et partit. Il galopait sur la piste de Rock-Creek depuis presque deux heures. Il devait parcourir quatre-vingt-cinq kilomètres pour livrer le courrier et il ne traînait pas. A vrai dire, il était même pressé de s’acquitter de sa tache pour pouvoir rentrer au relais et retrouver son frère ! Tout s’était passé à merveille durant l’aller. Que pouvait-il demander de mieux pour une première course ? Arrivé à Rock-Creek il déposa le courrier au bureau de poste, puis se trouva une chambre et en profita pour se laver. Il passa les heures suivantes dans le saloon du coin à boire quelques bières. Finalement, il retourna dans sa chambre et se reposa jusqu’au lendemain.

* * * *
St Joseph : Du côté de Sam

En début d’après-midi Sam fut autorisé à sortir de la chambre dans laquelle il était confiné depuis leur arrivée. Le médecin l’accompagna jusqu’au relais où il fit la connaissance de M. Colt et d’Ellen. Puis il fut présenté à toute l’équipe du poney express. Jimmy le laissa et retourna voir ses patients. Sam avait aidé Ellen à préparer le repas. Il était mal à l’aise, face à une situation des plus surprenantes. Il avait dû enfiler un tablier et surveiller le repas sur le feu, comme le ferait une femme. Pendant ce temps, Ellen prépara la table puis appela les cavaliers pour qu’ils viennent manger. Cody, en voyant Sam avec son tablier, le dévisagea tout en lui adressant un large sourire moqueur. Sam lui lança un regard noir, lui faisant ainsi comprendre qu’il n’avait pas apprécié. Cody cessa alors le sourire qu’il avait affiché sur son visage. Tout le monde se mit autour de la table et ils dégustèrent le repas. Les cavaliers avaient décidé d’aller au saloon. Ils invitèrent Sam, mais celui-ci refusa, prétextant la fatigue. Il était sur sa couchette et réfléchissait à la façon de revenir à leur époque. Il avait fait la connaissance de M. Colt, mais malgré l’enthousiasme qu’il avait eu en le voyant, il avait eu une drôle de sensation. Quelque chose n’allait pas. Mais quoi ? De même pour le poney express, quelque chose lui semblait bizarre, mais il n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. Quelques heures plus tard les cavaliers rentrèrent du saloon et le trouvèrent endormi. Le lendemain matin après le petit déjeuner et les tâches ménagères, Sam dut retourner chez le médecin, afin de faire désinfecter sa blessure. Lorsqu’il arriva chez le médecin il y avait quelques patients. Il dut alors patienter près de trois quarts d’heure avant que celui-ci l’examine.
Rock-Creek.

Après un petit déjeuner copieux, Dean repartit avec Mary pour St Joseph. Sur la route l’horizon menaçait d’être masqué par d’imposants nuages gris et le vent s’était mis à souffler par de légères rafales. Au fil de son parcours, le vent froid de cette tempête commençait sérieusement à le transpercer de part en part. Il jeta un regard au ciel qui était devenu très noir, ce qui ne présageait rien de bon. Il était clair qu’une violente tempête approchait. Le vent se faisait de plus en plus violent. Soudain une rafale plus forte que les autres le fit vaciller. Il s’accrocha à la crinière de Mary afin de ne pas tomber de sa monture. Avancer par ce vent violent était de plus en plus difficile. Il se dit qu’il valait mieux se mettre à l’abri le temps que passe ce gros orage. Dean ne connaissait absolument pas le coin et chercha un endroit où se mettre à l’abri. La pluie commençait à tomber violemment dans cette tempête aux allures apocalyptiques. Il n’y voyait quasiment rien. Le tonnerre se fit brutalement entendre et la jument prit peur. Elle se cabra, jetant l’aîné sur le sol humide. Dean se releva immédiatement, attrapa sa monture par la bride et tenta de la calmer avec des mots doux. Lorsqu’il remonta sur son cheval, il vit à quelques mètres l’entrée d’une caverne. Celle-ci ne semblait pas très grande mais elle l’était suffisamment pour s’y réfugier lui et sa jument. Une fois au sec, Dean fit un feu et se réchauffa. Il patienta en écoutant le sifflement du vent et le bruit du tonnerre qui grognait agressivement à l’extérieur. Tout ce qu’il lui restait à faire c’était d’attendre que ce violent orage passe. Il attendit près de deux heures avant que cette tempête ne passe son chemin. Il sortit de sa cachette et reprit son chemin en direction de St Joseph. Il suivait le sentier qui était devenu boueux, par les torrents d’eau qu’avait déversé cet orage. Il était seul au milieu de nulle part, au détour d’un rocher à l’embranchement de la piste, il fut projeté brutalement contre le sol.
Lorsque Dean toucha la terre mouillée, un craquement au niveau son épaule gauche se fit entendre. Il poussa un hurlement de douleur tout en regardant son assaillant.

- On ne bouge plus ! fit un homme en tenant Dean en joug avec son arme.

- Que voulez-vous ? Lui répondit-il en grimaçant et en se maintenant l’épaule.

- Ton cheval !

- Certainement pas !

L’homme braquant toujours son arme sur Dean, ce dernier n’osa pas bouger. Le voleur profita qu’il soit à terre pour lui voler sa monture et partit au galop. Dean siffla immédiatement sa jument. Celle-ci stoppa net. Le voleur fut éjecté au sol et se cogna la tête sur un petit rocher. Il fut assommé sur le coup. Dean, voyant que l’homme ne bougeait plus, avança vers lui puis l’attacha à un arbre. Lorsque celui-ci se réveilla, Dean était en train de remonter sur sa jument.

- Hey ! Vous n’allez pas me laisser là !

- C’est tout ce que vous méritez ! Lui lança Dean sans cacher sa colère.

- S’il vous plait, ne me laissez pas là ! Supplia–t-il.

- Ne vous inquiétez pas ! Dés que je suis en ville je préviens le sheriff. Il viendra vous chercher.

Dean partit au galop et continua son chemin lassant l’homme à son sort. A chaque pas de galop que Mary faisait, Dean ressentait une douleur à son épaule gauche. Au bout de quelques heures sur sa jument, il arriva enfin en ville.
Sammy sortait de la maison du médecin, lorsqu’il vit arriver Dean sur son cheval. Il avait une allure qui ne lui plaisait pas du tout. Tout d’abord, il avait un air penché ce qui lui signifiait qu’il était certainement blessé. Et il avait sur le visage une expression qu’il connaissait trop bien et ça n’avait rien de bon. Il paraissait en colère.

- Hey Dean ! Ça va ? lui dit-il en l’aidant à descendre de Mary.

- Sammy, trouve une solution pour se barrer de cet endroit maudit ! J’en peux plus ! Lui répondit-il essoufflé et énervé tout en entrant chez le médecin.


Jimmy aida Dean à s’installer sur la table d’examen.

- Dean, calme-toi, ça va aller !

- Me calmer ?! Non mais tu plaisantes ! Lança-t-il mécontent.

- Dean, poursuivit Sam sur un ton suppliant.

- Votre frère a raison, Dean. Vous devriez vous relaxer ! reprit Jimmy tout continuant son examen.

- Ah, vous n’allez pas vous y mettre !

- Votre épaule est déboîtée et je vais devoir vous la remettre en place et je vous demanderais de bien vouloir vous détendre !

- Dean, ça va aller !

- Non, ça ne va pas aller Sammy ! Et tu sais pourquoi ? Parce que je me suis fait attaquer par un type qui a voulu voler Mary. Je suis tombé de cheval et j’ai dû faire plus de cinq cents mètres à pieds dans la boue pour récupérer la jument. J’ai eu un mal de chien à remonter sur son dos avec mon épaule déboîtée ! Alors non, j’ai vraiment pas envie de me...

Il n’eut pas l’opportunité de finir sa phrase car le médecin lui avait mis un linge imbibé de chloroforme sur le nez. Dean s’endormit en quelques secondes.

- Qu’avez-vous fait ? demanda Sam au docteur en le fixant d’un air étonné.

- Je l’ai anesthésié avec du chloroforme. Au moins comme ça il est détendu et je vais pouvoir lui remettre la clavicule en place dans de bonnes conditions.

Le médecin délassa sa chaussure, sous le regarde de Sam qui ne comprenait pas pourquoi il faisait ça !

- Euh... pourquoi enlevez-vous votre chaussure ? Lui demanda-t-il curieux.

- C’est le meilleur moyen de remettre une clavicule en place.

- Pardon ?

- Maintenez lui l’épaule s’il vous plait.

Sam s’exécuta, Jimmy posa le talon de son pied sous l’aisselle de Dean et tira d’un coup sec sur le bras de l’aîné. Au bruit du craquement qui se fit entendre, le médecin su que l’épaule était bien remise.
 
Pendant que le docteur mettait le bras de Dean en écharpe. Sam se permit de poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis que Jimmy avait chloroformé son aîné.

- Dîtes docteur !

- Oui Sam, lui répondit-il en relevant la tête.

- Pourquoi vous ne m’avez pas anesthésié quand vous m’avez extrait la balle ?

- Tout simplement parce-que je n’avais plus de chloroforme et que la diligence qui m’apporte les médicaments a eu un jour de retard à cause d’un violent orage.


- Oh ! Merci de cette précision. Et pour Dean ?

- On va l’installer dans une chambre. Il devrait se réveiller dans environ une heure.

- Je peux rester avec lui ?

- Si vous voulez ! Je dois aller prévenir M. Colt que votre frère a été blessé et que vous allez rester avec lui, sans compter les patients qui m’attendent.

- Merci.

Sam aida Jimmy à installer Dean dans un lit puis le docteur repartit à ses occupations. Il avait posé ses fesses sur la chaise qui était placée à côté du lit et attendait que Dean se réveille de l’anesthésie brutale qu’avait provoquée le médecin pour soigner son aîné. Il guettait le moindre signe de réveil. Au bout d’une heure et demie, Dean ouvrit lentement ses yeux. Sam lui adressa alors un petit « Hey Dean » d’une voix douce. Dean tourna sa tête en direction de la voix de son frère et lui répondit dans un souffle court « Salut ». Il fallut quelques minutes à Dean pour être complètement réveillé.

- Comment tu sens ?

- Qu’est-ce que je fous dans ce plumard ?

- Tu ne te rappelles pas ?

- Vaguement !

- Tu es arrivé chez le docteur avec ton épaule gauche déboîtée et tu étais tellement énervé que le doc t’a anesthésié de force avec du chloroforme.


- Pas étonnant que j’ai la bouche pâteuse. J’ai l’impression d’avoir avaler un paquet de farine ! Répondit-il avec une grimace de dégoût.

- Tu veux un verre d’eau ?

- Oui, c’est pas de refus !

Sam prit le verre sur la table de nuit et le donna à son aîné. Dean but d’un seul trait.

- Alors Sammy, tu as trouvé comment nous sortir de cet enfer ! Demanda Dean à son cadet en reposant le verre sur la table de nuit.

- Après plusieurs déductions, je me suis dit que si nous étions à cette époque, c’était certainement à cause d’un génie.

- Un Djinn ? Tu es sûr ? lui répondit-il étonné.

- Je suis quasiment sûr qu’on a affaire à un Djinn : Tout d’abord la vision que j’ai eue. J’ai réussi à déchiffrer les images. Il y avait une télévision dans une chambre de motel et celle-ci était allumée sur un documentaire sur les chevaux sauvages. Et bizarrement on est aux temps de la conquête de l’Ouest.


- Attends tu veux dire que c’est à cause de toi que nous sommes ici ?

- Ben si j’ai été touché le premier cela me parait logique que se soit tous mes souvenirs que l’on vit tous les deux.


- Ah ben super Sammy, vraiment super ! Merci beaucoup du cadeau !

- Et il n’y a pas que ça !

- Parce que ce n’est pas tout ?! lui répondit-il exaspéré.

- Non ! Disons qu’il y a un truc qui me chiffonne depuis que j’ai vu Samuel Colt. Je me suis rappelé que ce monsieur est mort en janvier 1862 et d’après la feuille de journal que j’ai ramassé lorsqu’on est arrivé, nous sommes début juillet 1862. Il devrait être mort depuis plus de six mois et pourtant il est encore en vie. Sans compter que le poney express s’est arrêté de fonctionner en Octobre 1861.

- Et comment tu connais tout ça ?

- Le documentaire que je regardais parlait de ça ! J’ai juste retenu les dates.

-Tu as probablement raison Sammy ! A moins que l’histoire se soit trompée.

- En général, les journalistes n’aimaient pas mentir dans leurs articles de peur des représailles qui pouvaient leur coûter la vie.

- Tu sais ce qui ne me plait pas dans cette histoire ? C’est que la dernière fois que j’ai eu affaire à un génie, j’ai dû me poignarder dans le virtuel pour retrouver la réalité et je peux te dire que ça fait un mal de chien. Alors non merci j’ai déjà donné.


- On ne sera peut-être pas obliger d’en arriver là !

- Qu’est ce que tu veux dire ?

- En cherchant bien on peut peut-être trouver une autre solution.

- Ah oui ! Mais laquelle ?

- Je ne sais pas, mais je vais bien finir par trouver quelque chose.

- Ben dépêche-toi, ça urge !

Le médecin arriva dans la chambre de Dean et l’examina puis lui donna une consigne avant de le laisser sortir pour rejoindre le relais. Il devait ne pas monter à cheval pendant au moins deux semaines. Dean était ravi de la nouvelle, sachant que de toute façon, lui et son cadet ne seraient plus dans ce monde, d’ici là. 

Réalité Virtuelle CH 6

le 10/03/2011 à 19h02

 

Chapitre 6 Recherche


Les deux frères remercièrent Jimmy pour les soins qu’il leur avait prodigués depuis leur arrivée dans cette ville.

- Je ne sais pas comment vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour nous depuis que nous sommes arrivés, fit Sam en serrant la main du docteur.

- Ne me remerciez pas. Je suis médecin. C'est mon boulot de garder les gens en vie, répondit Jimmy.

Pendant ce temps, la ville s’afférait à organiser le bal de la soirée. Tous les magasins s’habillaient de drapeaux tricolores. Les stands étaient revêtus de gros nœuds rouges. Les deux jeunes hommes quittèrent la chambre pour retourner au relais. Dean, voyant les fanions suspendus sur les devantures des magasins, sourit.

- Il y a une fête ce soir ?

- On est le 4 juillet, Dean. Ils organisent certainement un bal pour fêter l’indépendance.

- Oh, super ! On va pouvoir s’amuser.

- Dean, on n’ira pas à cette fête.

- Pourquoi ?

- Parce que j’ai bien réfléchi la nuit dernière, sur la façon de retrouver notre siècle et j’ai peut-être trouvé.


- Ah oui, explique !

- Tu disais que tu avais dû te poignarder dans le virtuel pour sortir de ton cauchemar ?

- Oui et alors ?!

- Alors, j’ai pensé à un truc ! Mais je te préviens, ça va pas forcément te faire plaisir.

- Sam ?!

- Quoi ?

- Accouche !

- Si comme je le pense on doit poignarder quelqu’un, autant que ce soit Mr Colt !

- Pardon ? Mr Colt ? Non mais tu es dingue ! J’ai des trucs à lui demander en ce qui concerne la fabrication du colt.

- Je le savais que cela ne te plairait pas ! Mais attends que je te donne la suite avant de râler,
insista-t-il.

- Bon ok, je t’écoute, se résigna-t-il.

- Si on tue Samuel Colt je pense que nous reviendrons dans notre réalité. Samuel devrait être six pieds sous terre depuis près de six mois, alors pourquoi est-il toujours vivant ?


- Je n’en sais rien !

-Tout simplement parce qu’il est dans nos souvenirs.

- Nos souvenirs ?

- Oui, c’est la seule chose que nous avons en commun Dean.

- Ok. Et après ?

- Qu’est-ce qui nous empêche de le tuer ?

-J’en sais rien, mais arrête de tourner autour de pot, Sammy !

- Ok Dean ! Ce n’est ni plus ni moins qu’un souvenir de notre réalité et, dans notre époque, il est déjà mort depuis plus d’un siècle.

- Donc si j’ai bien saisi, il faut tuer Samuel colt, pour retrouver la réalité de notre époque parce que Samuel n’est qu’un souvenir que nous avons en commun.

- Et ben voilà tu as tout compris !

- Bon, ben ne reste plus qu’à trouver un poignard et un bon plan.

- Pour le poignard pas de problème, j’ai vu que Buck en avait un.

- L’indien ?
 
- Oui.
 
- Mais il le porte constamment sur lui.
 
- Ben oui, je sais mais il en planque un deuxième sous son oreiller. On peut toujours le subtiliser cette nuit. D’autant plus qu’ils seront tous à cette fête ce soir, ce sera le moment idéal.

- Oui, mais si tout le monde va à ce bal, Mr Colt aussi.

Les deux frères continuèrent de discuter de leur plan tout en marchant vers le relais.

Pendant ce temps au relais.

Ellen avait prit Lou à part.

- Lorsque les garçons iront se laver, vous viendrez me voir j’ai une surprise pour vous, qui devrait vous faire plaisir, lui dit-elle en souriant.

- Ah ! Qu’est-ce que c’est ? demanda Lou toute étonnée.

- Si je te le dis, ce ne sera plus une surprise.

Louise était impatiente que les hommes partent pour voir ce qu’Ellen voulait lui offrir. Lorsqu’Ellen eut fini ses dernières taches ménagères et que les cavaliers partirent de la salle principale, elle appela Lou et la conduisit dans sa maison. Elle lui demanda de fermer les yeux, Louise s’exécuta. Ellen posa alors le paquet sur la table et Louise ouvrit les yeux pour découvrir un gros paquet attaché par de la ficelle. Elle déballa le cadeau délicatement et lorsqu’elle vit ce que contenait celui-ci, elle mit ses mains sur son visage. Elle était si émue qu’elle laissa échapper une petite larme. C’était cette magnifique robe bleue à petites fleurs blanches bordée de dentelle aux extrémités qu’elle admirait depuis plusieurs jours dans une boutique de la ville et qui était inaccessible financièrement. Ellen venait de lui offrir cette magnifique robe qu’elle désirait tant.

- Mais je ne comprends pas ? Dit-elle émue.

- Je t’ai vu regarder cette robe dans la vitrine à chaque fois que nous étions en ville, et j’avais envie que tu sois belle pour le bal de ce soir.

- Mais elle coûte très cher.

- Oui et alors ! Je t’apprécie beaucoup et j’en connais un qui va être content de te voir dans cette robe.

Louise serra fort Ellen pour la remercier, puis elle partit essayer la robe.
Entre temps, Ellen avait demandé à l’équipe de venir. Lorsque Louise descendit les escaliers et qu’elle vit les garçons, elle s’arrêta après avoir descendu les trois premières marches.

- Allez Louise, n’ayez pas peur ! Montrez-nous comme vous êtes belle dans cette robe
, l’encouragea Ellen.

Après un petit moment d’hésitation, elle descendit les autres marches et s’arrêta sur la dernière.
Les cavaliers étaient bouche bée devant elle. Ils ne la reconnaissaient plus. Le kid était ravi de voir sa dulcinée dans cette robe, elle était de toute beauté.

- Waouh ! Tu en as de la chance Kid.

- Merci James, répondit le Kid.

Louise était un peu gênée devant eux car c’était la première fois qu’elle mettait en évidence sa féminité devant ses collègues.
Il était près de 18h30 lorsque les deux frères arrivèrent au relais, personne n’était dehors. Dean et Sam entrèrent dans le relais, tous les cavaliers étaient déjà à table pour le dîner. Ce soir là, Ellen avait préparé le repas un peu plus tôt que les autres soirs.

- Bonsoir les garçons, dirent Ellen et Mr Colt.

- Bonsoir tout le monde, répondirent les deux frères d’une même voix.

Les deux frères allèrent se laver les mains et vinrent se mettre à table. Cody, toujours aussi curieux, posa encore des questions.

- Alors vous allez venir à la soirée ?

- Non,
répondit Dean.

- Oh, allez les gars, venez avec nous, on va bien s’amuser !

- Non Cody, je suis trop fatigué pour y aller.

- Et toi Sam.

- Pareil ! Ma blessure me fait encore mal. Je préfère me reposer.

Juste après le repas, Louise partit rejoindre Ellen dans sa maison et se prépara. Ellen l’aida à se faire belle : elle la coiffa et lui mit un sert tête de couleur bleue rehaussé d’un petit nœud blanc assorti à sa robe. A son tour, Louise aida Ellen à se coiffer. Une fois les deux femmes prêtes, elles partirent rejoindre les cavaliers et tout monde partit faire la fête en ville, laissant les deux frères seuls au relais. Tout le monde étant parti, les deux frères commencèrent à fouiller la couchette de Buck pour trouver son poignard.

En ville

Les habitants avaient apporté de la nourriture ou à boire. Et d’autres, pour un soir, s’étaient pris pour des musiciens. Les lumières des lampes à huile, éclairaient la piste de danse. Une musique douce retentissait. Louise et le kid étaient assis dans un coin sur un banc et sirotaient un verre de punch, tout en regardant les gens danser sur la piste. Certains cavaliers du Poney Express étaient à la buvette.
Dean et Sam avaient fini par trouver le couteau de Buck. Mr Colt étant parti avec l’équipe, les deux frères se mirent en route pour le bal. Lorsqu’ils arrivèrent sur place, ils n’étaient guère à l’aise. Effectivement, ce n’était pas le genre d’endroit qu'ils avaient l'habitude de fréquenter, que ce soit dans cette époque où dans la leur. Ils échangèrent un regard rempli d'appréhension. En effet, les Winchester étaient bien plus à l'aise dans un cimetière à creuser une tombe pour faire flamber un corps plutôt que de descendre de sang froid un homme à un bal.
Cependant, pour jouer le jeu jusqu'au bout, Dean et Sam avaient fait l'effort ultime de mettre des habits pour l'occasion.

Le temps était clément en ce jour du quatre juillet. Les étoiles éclairaient parfaitement le ciel de leur lumière étincelante, et cela donnait un aspect féerique à la piste de danse qui se trouvait au milieu de la place de la ville. Quelques faibles lampes à huile éclairaient elles aussi la piste, et se reflétaient sur les vêtements des danseurs. Sam s'émerveilla devant ce jeu de lumières. Au milieu de la piste se trouvaient Le Kid et sa belle compagne Louise qui portait fièrement une magnifique robe bleue. Tous deux se détachaient des autres danseurs. Sa robe flottait dans les airs et Le Kid arborait un visage comblé. Tout deux étaient donc, au milieu de la piste. A leur droite, plusieurs autres personnes, dont Ellen et Bobby s'essayaient aussi à la Valse. Mais Bobby, dans ce monde comme dans l'autre, était un peu bourru et marchait sur les pieds de sa cavalière. Dean en fut amusé, mais en même temps il trouva cela assez touchant. Sam chercha du regard Samuel Colt. En quelques secondes il le remarqua qui bavardait près de la buvette avec d'autre cavaliers.
Ceux-ci avaient tous l'air d'attendre qu'une fille vienne leur demander de danser avec eux, et pas n'importe laquelle. Le cadet vit qu'ils avaient tous l'air de vouloir être le premier à danser avec la petite infirmière Jo, mais elle n'avait pas l'air décidé. Sam tourna la tête vers son frère pour lui dire d'un simple mouvement de tête qu'il avait enfin trouvé Mr. Colt. L'ainé s'avança, mais il fut bousculé par la jeune fille. Dean s’excusa et Jo fit de même et pour se faire pardonner elle l’invita à danser. Il ne put refuser car, il devait bien l’avouer, même dans ce siècle, elle était très belle. Sam sourit et rigola encore plus lorsqu’il vit tous les cavaliers du bar râler car Jo ne les avait pas choisis. La petite musique rythma les pas de danse de Jo et Dean, tout comme ceux de Louise et du Kid. Sam écoutait la musique et essaya de reconnaitre les sons des ces instruments anciens. Il se prit à tous les regarder plus précisément, mais il ne sut reconnaitre que la guitare.

La lune projeta une lumière encore plus belle et blanche sur toutes les personnes présentes. C'était une très belle nuit pour un bal, pensa Sam... Dommage qu'il fallait tuer quelqu'un... Tuer un être humain n’était pas leur fort. Mais vues les circonstances dans lesquelles ils étaient, ils n’avaient pas vraiment le choix d’autant plus que c’était leur seule porte de sortie.

Chez Bobby.

Cela faisait déjà trois jours que Bobby essayait de joindre Dean et Sam au téléphone, mais sans succès. Ca commençait à l’inquiéter. Il passa quelques coups de fils et avec l’aide d’Internet il réussit au bout de quelques heures à localiser les portables des deux frères.
« Roswell mais que sont-ils allés faire là-bas ? » Il prépara tout ce dont il avait besoin et monta dans sa voiture. Il prit alors la route pour plus de mille six cent kilomètres de bitume. Comme pour les deux Winchester, il fit plusieurs arrêts afin de se détendre les jambes et se restaurer. Il ne mit pas loin de dix-huit heures de route. Il arriva dans la ville de Roswell et se mit en quête de retrouver le motel que Dean et Sam avait pris. Il fit donc le tour de la ville et fit quasiment tous les motels de la ville. Il ne lui fallut pas loin d’une heure avant de trouver le motel dans lequel étaient descendus les deux frères. Il se gara sur le parking du « le motel 6 » puis alla se renseigner à l’accueil. Bobby se fit passer pour leur père afin d’obtenir le numéro de la chambre et les clés.

- Bonjour, Mademoiselle.

- Bonjour Monsieur, vous désirez une chambre.

- Non, je cherche mes deux fils.

- Pouvez-vous me les décrire ?

- Un grand d’environ 1,83 m aux cheveux courts en brosse et veste en cuir marron foncé et l’autre un peu plus grand que le premier avec des cheveux légèrement plus long.

- Ah oui, je vois qui c’est. Ils sont dans la chambre N°3.

-Vous auriez les doubles de la chambre ?

- Normalement, je n’ai pas le droit de vous le donner. Mais comme vous êtes leur père, je peux faire une exception.

- Merci beaucoup, Mademoiselle.

- De rien, Monsieur.

Ayant réussi à obtenir les clés, Bobby se dirigea vers la chambre. Il pénétra dans celle-ci et se mit à la scruter, cherchant des indices. Il trouva l’ordinateur de Sam et l’alluma. Il fouilla dans l’historique et rechercha des traces d’une éventuelle affaire sur laquelle ils pouvaient être. Il réussit à découvrir l’article parlant des disparitions.
Puis il dénicha divers articles sur les génies. Bobby ne mit pas longtemps à en déduire que Dean et Sam étaient partis le combattre et qu’ils étaient certainement piégés par celui-ci. Il rechercha immédiatement l’endroit où ils pouvaient être. Après quelques recherches sur le net de la ville de Roswell, il trouva l’endroit idéal pour un Djinn.
Bobby se rendit immédiatement dans l’entrepôt, espérant qu’il ne soit pas trop tard pour les deux frères. Il quitta donc la chambre et partit à la recherche Dean et Sam. Arrivé sur place, Bobby repéra l’Impala de Dean. Il se gara non loin du hangar. Il fit quelques mètres à pieds. Lorsqu’il pénétra dans cet endroit hostile son instinct de chasseur et les années d'entrainement prirent le dessus. Tout était sombre, uniquement éclairé par le faible halo de sa lampe torche. Bobby n'entendait rien d'autre que ses pas et sa respiration. Il évoluait très lentement, comme un prédateur qui cercle sa proie et surveillait chaque bruit et recoins des pièces qu’il visitait. Sa lampe de poche balaya rapidement la pièce. Il localisa deux formes en position verticale. Il avança de quelques pas et il vit alors les deux jeunes hommes qui étaient suspendus par les mains, une aiguille de perfusion plantée dans la veine jugulaire et le sang s’écoulait par une tubulure conduisant à une poche. Ils avaient le teint blafard et des cernes sous les yeux s’étaient formés.
Le cadet avait l’air plus atteint que son aîné. Bobby entreprit de détacher Sam en premier. Il commença par enlever l’aiguille qui était plantée dans le cou du cadet et fit la même chose pour Dean. Puis il prit son couteau pour sectionner la corde qui maintenait Sam. Soudain, il fût projeté contre le mur et perdit sa lampe torche, ainsi que le couteau. Il se releva le plus rapidement qu’il lui était possible et attrapa le couteau qui heureusement était tombé non loin de lui. Il engagea alors un combat à main nue avec le Djinn.
Le génie fonça sur le vieux chasseur, mais celui-ci esquiva avec rapidité. Il voulut s'avancer vers l'aîné, qu'il n'avait toujours pas délivré, quand il tomba de nouveau au sol dans un bruit sourd. Il mit quelques secondes à revenir parmi les vivants.
Le Djinn lui avait attrapé les pieds ce qui l'avait déséquilibré. Bobby se retourna vite et vit le monstre au-dessus de lui pour essayer de le droguer.
Cependant, il lui donna un violent coup de pied dans la poitrine, qui eut pour effet de faire reculer son adversaire.
Bobby se releva très furtivement et alla attraper le couteau tombé quelques mètres plus loin.
Il se retourna pour enfin porter le coup de grâce à ce maudit génie quand il se sentit tomber et sombrer dans la plus parfaite inconscience. Ce fut le noir complet... Le génie l'avait envoûté.

- Dean... ?

Sam n'y comprenait pas grand-chose. Il y avait à peine quelques secondes, il se trouvait avec son frère au bal de la ville, et là, il était on ne sait où, se sentant mal et éprouvant de grandes difficultés à ouvrir les yeux. Il s'y efforça tout de même. Quand il eut cligné plusieurs fois des paupières, il vit devant lui ce qui pouvait ressembler à un entrepôt. Il tourna la tête et vit plus haut son aîné toujours attaché par les poignets à la poutre qui le maintenait debout. Il remarqua aussi à sa gauche le corps de Bobby au sol. Le cadet savait alors qu'il était le seul capable de les sauver. Il fit un effort surhumain pour se lever. Néanmoins, l'adrénaline qui coulait en lui, l’aidait à exécuter tous ses mouvements. Il alla voir Bobby et remarqua le couteau qu'il avait en main. Il comprit donc que leur ami était venu les aider, et que maintenant, lui aussi était prisonnier d'un rêve. Il voulut le réveiller mais rien n'y faisait... Il se releva, non sans peine, et alla pour détacher Dean quand il fut plaquer au sol. La tête lui tourna, mais il réagit vite dès qu'il vit le génie arriver vers lui. Sam se releva et tourna sur lui-même. Dès lors le Djinn retenta une approche en force mais il s'empala tout seul dans le poignard que tenait Sam. Ce dernier fut projeté par terre sous le poids de la créature et sentit le sang chaud couler sur ses mains qui tenaient fermement le couteau, maintenant planté dans la chair de ce tueur. Dans un dernier effort, il repoussa vivement le corps du génie et se releva pour délivrer son frère et Bobby. Il essuya le couteau couvert de sang dans sa manche et coupa le lien de son aîné. Sam le soutint et l’allongea délicatement au sol. En attendant que Dean revienne à lui, il alla réveiller Bobby.

- Bobby! Bobby ! Réveille-toi, Bobby tu m’entends ? Aller Bobby, fais un effort ! Lui dit-il en le secouant légèrement et lui tapotant sur le visage.

Au bout de quelques minutes Bobby finit par ouvrir les paupières. Il déposa son regard livide sur Sam qui était penché au dessus de lui.

- Sam ?

- Oui Bobby c’est moi, comment ça va?

- Comme si un camion, m’était passé sur la tête, répondit-il en se maintenant la tête et en se redressant en position assise.

- Sam...

Dean était comme Sam, désemparé à son réveil et avait du mal à imaginer qu’il était enfin revenu dans son époque.

- Dean ?

- Sam, mais où on est ? demanda-t-il en regardant autour de lui.

- On est rentré chez nous. Comment tu te sens ?

- Comme une merde, répondit-il en se maintenant la tête de sa main droite.

- Je me doute, tu as mal à la tête ?

- Oui un peu.

- C’est normal on a tous été dans le même cas. Ca va disparaitre dans un petit moment. Quand tu te sentiras mieux on pourra partir.

Tout le monde étant remis de ses émotions, les trois hommes quittèrent cet entrepôt lugubre et retournèrent au motel. Arrivés sur place, Sam s’installa sur son lit, Dean alla dans le réfrigérateur prendre trois bières et offrit deux d’entre elles à Bobby et à son cadet. Puis il se laissa tomber sur son lit. Quant à Bobby, il s’installa sur le canapé. Dean et Sam firent un résumé à Bobby de ce qu’il venait de vivre.
 
- Sam ?
 
- Oui Bobby.
 
- Il y a une chose que j’ai dû mal à comprendre.
 
- Quoi ?
 
- Pourquoi tu as réussis à te réveillé avant que le génie soit mort ?
 
- Wow, wow, attend ! Tu t’es réveillé avant que le Djinn soit liquidé ?
 
- Oui et alors !
 
- Mais ce n’est pas possible Sammy ! Le génie doit être mort pour sortir du coma.
 
- Je le sais bien ! Mais après réflexion, j’en ai conclue que lorsque Bobby à enlevé la perfusion de mon cou, le sang de démon qui coule dans mes veines a dû agir comme un contre poison.
 
- Décidément tu ne fais jamais rien comme tout le monde.
 
- Peut-être Dean, mais cela nous a sauvé la vie.
 
- Oui, mais c’est aussi de ta faute si ont n’est allé vivre au far West.

- Oh excuse-moi d’avoir allumé la télé et d’être tombé sur un documentaire animalier.
 
- Si il y a une prochaine fois, essaye de ne pas tombé sur le film d’E.T ! Je n’ai pas envie de me retrouvé sur un vaisseau spatiale à me faire tripoter par des aliens en manquent d’expériences sexuels.
 
- Oh aller Dean une relation d’un soir avec belle alien super sexy, ça ne te tenterait pas ? Répondue Sammy en souriant d’un air moqueur.
 
- Banane. Rétorqua Dean en buvant une gorgé de sa bière.
 
-Du gland.
 
Bobby regardait les deux frères se taquinés tout en pensant que quelque part Sam avait sans doute raison, le sang de démon qui coulait dans son corps depuis son plus jeune âge pouvait très bien l’avoir aidé à combattre le poison du Djinn.

FIN

Affaire de famille CH01

le 05/03/2011 à 16h59

                 

Série : Supernatural.

Auteur : Poupette67. (Moi)

Personnages: Bobby, John, Dean, Sam et Jessica Moore.

Genre/Pairing : Aventure, familiale / fantastique

Résumé : John fini la chasse d'une créature qui fait des victimes parmi les randonneurs. Une fois sa chasse terminée il repart à sa voiture, c'est à ce moment qu'il est sérieusement blessé. Il fera donc appel à ses deux fils pour lui venir en aide.

Saison : Saison 1.

Disclamer :
Les personnages de la série appartiennent aux créateurs. Je ne touche pas d’argent pour écrire cette histoire.

Note de l’auteur :
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Chapitre 1

Forêt nationale de plumas (Californie)

La forêt de plumas avait de magnifiques arbres de plus d’une centaine d’années. Leurs feuillages épais recouvraient les rayons du soleil, ce qui assombrissait quelque peu les lieux.
A chaque pas que John faisait, il s’enfonçait dans la pénombre.
Il n’avait pas d’autre choix que d’avancer. Il fallait à tout prix arrêter le massacre de ce monstre, qui depuis plusieurs jours faisait des victimes parmi les randonneurs.
Il avançait prudemment en scrutant tout autour de lui. La méfiance dans ces lieux était de mise.
Soudain plus un seul chant d’oiseau ne se fit entendre. John s’arrêta net et se cacha rapidement derrière un résineux.
Il sentit une odeur étrange qui envahit ses cavités nasales.
L’odeur était putride, ce qui signifiait que la créature n’était certainement pas loin.
Effectivement ce monstre sanguinaire n’était qu’à quelques mètres de lui.
Cette créature poussa un cri aussi puissant que strident, qui força John à sortir de sa cachette en courant à toutes jambes.
Mais cette force incroyable de la nature l’attrapa et le propulsa dans le vide, s’écrasant sur un arbre et retombant lourdement sur le sol.
L'atterrissage fut si brutal qu'un craquement d’os au niveau de son dos se fit entendre. Le choc avait certainement provoqué une fracture d’une de ses côtes et ses muscles étaient tétanisés par la violence du coup qu’il venait de subir. John suffoqua avant de pousser un râle de douleur.
Il secoua la tête pour reprendre ses esprits et se releva aussi rapidement qu’il lui était possible.
Le monstre hideux revint l’affronter.
Dans un mouvement rotatif, John esquiva de justesse cette nouvelle attaque.
La créature devint alors encore plus furibonde et s’élança une nouvelle fois sur lui. Il profita de cette troisième attaque pour enfoncer d’un coup violent la lame en argent de son couteau dans le cœur du monstre, qui sous l’effet de cette blessure poussa un hurlement puissant avant de s’écrouler sur le sol et de se désintégrer dans une lumière jaune étincelante.
John protégea ses yeux de cette lumière aveuglante avant de se relever lentement du sol argileux.
La créature étant morte, il repartit en se tenant le flan gauche avec sa main droite. Sa respiration était devenue difficile et le faisait souffrir de martyre, ce qui le ralentissait dans la traversée de cette épaisse forêt. Une sonnerie se fit entendre. Il s’arrêta puis empoigna dans sa poche son portable et décrocha.

- Papa, c’est moi.

- Dean, pourquoi tu m’appelles ? T’es déjà arrivé à Stanford ?

- Non, j’ai encore une heure de route. Je voulais savoir comment ça se passait pour toi.

- C’est bon. C’est terminé.

-OK ! Donc on se retrouve comme convenu dans deux jours.

- C’est ça.

Il raccrocha et reprit son chemin à travers la forêt. Les conversations téléphoniques avec son fils étaient toujours brèves et concises. Dean ne changerait jamais. Il avait cette fâcheuse habitude de s’inquiéter pour les membres de sa famille. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’il était seul sur cette chasse pendant que son aîné était parti prendre des nouvelles de son petit frère à la fac.
Tout à ses pensées, il arriva dans la petite clairière où il avait garé son 4x4 noir. Il était sur le point de mettre la clé dans la serrure de sa portière lorsqu’il entendit au loin quelqu’un l’appeler. Il fit volte-face, regarda minutieusement l’endroit, mais ne vit rien.
Lorsqu’il se retourna de nouveau face à sa portière la voix prononça pour la deuxième fois son nom.
John, intrigué par cette voix qu'il ne reconnaissait pas, fit demi-tour face à son interlocuteur.
Scrutant le lieu cherchant désespérément ce personnage, qu’il ne voyait toujours pas.

- Qui est là ?

- Tu ne te rappelles pas John ?

- A qui ai-je l’honneur ? fit John en direction de la voix.

- Allez John fait un effort ! Tu ne me reconnais pas ?

- Mais qui êtes-vous ?
Scrutant autour de lui, cherchant toujours l'homme qui l’avait interpellé.


- Il y a un an dans cette petite ville !


- Mais de quoi parlez-vous ? Répondit John étonné.

- John... John... John... tu ne te rappelles vraiment pas.

- Donne-moi ton nom et peut-être que je me souviendrais.


- Pas besoin de te donner mon nom, celui de ma femme devrait suffir à te rappeler que tu l’as tuée.

- Votre femme ?

- Nancy Gallager.

- Attends, ta femme était devenue un monstre buveur de sang, c’était la seule solution.

- C’était ma femme et je l’aimais ! J’aurais pu trouver une solution pour la sauver.

- C’était la seule solution, c’est tout ce qu’on pouvait faire pour elle, répéta John.

- C’est toi qui l’a tuée ! Assassin ! Fit Allan hurlant de colère.

Allan Gallager avait perdu sa femme lorsque John avait découvert que Nancy était devenue un vampire et qu’il avait été obligé de lui trancher la tête.
C’était la seule façon de mettre fin à ces souffrances et de protéger les personnes qu’elle pouvait éventuellement contaminer ou tuer. Mais Allan, ne s’en était jamais remis.
John le connaissait depuis dix ans, mais depuis ce jour fatidique plus aucune amitié ne tenait entre les deux hommes.
Allan avait la rancune tenace depuis ce drame. Il s’était mit à boire pour oublier et s’était mis en tête de faire la peau à John Winchester.
Et depuis qu’il avait retrouvé sa trace, il n’avait qu’une hâte lui faire payer la mort de sa femme.
Allan arma son fusil et se mit en position de tir puis il appuya sur la gâchette. Le projectile sortit du canon de sa carabine.
La balle traversa l’autre bout de la clairière et atteignit sa cible en quelques secondes.
Le projectile entra violemment en contact avec la peau de John et pénétra profondément dans son épaule gauche déchirant sur son passage le muscle et les veines qui se mirent à saigner. Sous l'effet du choc il porta instinctivement la main sur la blessure, le sang passant au travers de ses doigts.
John poussa un hurlement de douleur tout en glissant le long de sa voiture pour finir sa lente descente sur l’herbe.
L’homme s’approcha de John le regarda fixement un moment avant de partir, le laissant seul livré à lui-même dans cette immense forêt.
La douleur lancinante de sa blessure n’avait rien d’habituel. Il avait déjà été blessé par des armes à feu, mais là une chose étonnante le surprit.
La plaie le brûlait horriblement, tel un feu qui se consumait à l’intérieur de son être.
C’était la première fois qu’une blessure par balle le faisait autant souffrir. Il chercha dans sa poche son téléphone, puis appuya sur le bouton de rappel.

 
Lorsqu’il vit le nom de l’appelant affiché sur son portable, il sut tout de suite qu’il y avait un problème. Il venait de raccrocher avec son père et dans la famille Winchester, ils n’étaient pas de grands adeptes des conversations téléphoniques sans objectif précis et sans fin. Par conséquent si son père le rappelait c’est que quelque chose clochait. Il décrocha donc avant la fin de la seconde sonnerie :

-Papa, pourquoi tu me rappelles ?

-Dean, il faut que tu viennes m’aider, expliqua John essoufflé.

-Tu es blessé ?

- Oui un fou ... furieux m’a tiré.... dessus !

- Tu es où ?

- Au milieu de la forêt de plumas en Californie,
lui indiqua John avant qu’un silence inquiétant ne s’installe.


- Papa ! Papa ! hurla Dean.

N’ayant plus aucune réponse de la part de son père, il en conclut qu’il était vraiment au plus mal. Il appela donc son frère Sam pour lui expliquer la situation et lui demander de l’accompagner.

- Sam, c’est moi.

- Dean qu’est-ce qui se passe ?

- Papa a des ennuis.

- Quel genre d’ennuis ?

-Il est blessé. Il faut que tu viennes j’aurai besoin de toi.

- Appelle les secours.

- Je ne peux pas !

- Et pourquoi ça ?

- Parce qu’un fou furieux lui a tiré dessus.

- Quoi ?

- Oui Sam, tu as très bien entendu, alors tu viens ou pas ?

- Où il est ?

- Dans la forêt nationale de Plumas en Californie.

- Ok je viens !

- Super ! Je passe te prendre dans une heure.

Il raccrocha toujours aussi anxieux pour son père mais rassuré d’avoir convaincu son cadet de venir avec lui.
A peine une heure plus tard, Dean se garait devant leur maison. Il klaxonna et attendit que son cadet sorte. Sam ouvrit la porte d’entrée et lui fit un signe pour l’informer qu’il arrivait. Il repoussa le battant de manière à enlacer tendrement Jessica et l’embrasser passionnément, à l’abri du regard de son frère. Puis il se munit de son sac, sortit et referma la porte derrière lui. A regret, il s’éloigna de la maison et s’installa sur le siège passager. Dean mit le contact et les deux frères partirent en direction de la forêt nationale de plumas.
 

Sam Winchester était étudiant en droit à l’université prestigieuse de Stanford. Cette année, il avait passé ses examens haut-la-main en décrochant la mention très bien. Il ne voyait dans ses extraordinaires résultats, qu’une occasion de vivre enfin la vie dont il avait toujours rêvé. Durant les vacances scolaires, il postulait dans des cabinets d’avocats réputés de Californie dans lesquels il consolidait ses connaissances et où il se forgeait une solide réputation. En général, les autres étudiants retrouvaient leur famille en ces périodes de congés. Lui, avait deux bonnes raisons de ne pas faire comme eux. La première était que son père n’approuvait pas du tout ses choix de vie. Le « grand John Winchester » ne supportait pas qu’on s’oppose à sa volonté. Il lui avait donc dit que s’il passait la porte, ce ne serait plus la peine de revenir. Et c’était ce qu’il avait fait ! A présent, son seul regret était de ne plus voir, autant qu’il le souhaitait, son frère aîné avec qui il avait toujours eu d’excellentes relations. Son départ avait changé énormément de choses pas toujours en bien mais tout n’était pas négatif et il en arrivait à la deuxième raison : Depuis quelques mois, il avait rencontré une jeune femme magnifique et épatante à tous points de vue, Jessica Moore. Chaque instant passé près d’elle, l’emplissait de bonheur. Il se sentait tellement proche de cette merveilleuse compagne qu’il se voyait bien vivre à jamais avec elle. Enfin, il se voyait un avenir, une existence normale et heureuse. Alors, lorsque son aîné, Dean, l’avait appelé pour l’informer que leur père avait des ennuis, il avait été plus que réticent. Mais ces deux-là étaient aussi sa famille. Et puis c’était son frère qui lui avait demandé de l’aide. Ce fut pour ces raisons qu’il avait finalement accepté.

Jessica qui avait entendu la conversation qu’il avait reçue fut surprise de constater qu’il partait si rapidement aider des personnes dont elle avait si peu entendu parler. Sam avait remarqué l’expression sur le visage de sa compagne et en avait vite conclu qu'elle aurait préféré qu'il reste là avec elle. Il lui expliqua alors la situation dans laquelle son père était et lui laissa entendre qu’il ne pouvait pas le laisser dans cet état. Elle comprit que c’était important pour lui de s’y rendre et ne résista pas plus longtemps à son regard mélancolique. Elle accepta donc de le laisser partir avec son aîné.

Affaire de famille CH02

le 05/03/2011 à 16h54

Chapitre 2

Dean sortit du campus de Stanford et tourna sur la droite en direction de la route CA-84. Sam prit la carte routière dans la boite à gants et lui indiqua le chemin le plus rapide. Quatre heures trente plus tard, les deux frères arrivèrent sur les lieux de l'accident. Dean se gara dans un sentier pendant que Sam essayait de contacter John par téléphone, mais celui-ci ne répondait toujours pas. Ils descendirent de la voiture et commencèrent leurs recherches à pied. Au bout de quelques dizaines de mètres, ils aperçurent au loin le 4x4 noir de John. Ils se précipitèrent et retrouvèrent leur père allongé et inconscient. Il gisait dans une flaque de sang provenant certainement de sa blessure. Inquiets de le voir dans cet état, les deux frères s’agenouillèrent auprès de lui et essayèrent d’évaluer les dégâts. Dean entreprit alors de le réveiller.

-Papa ! Papa ! Tu m’entends ?! Papa !  

John revenait lentement à lui. Son visage blafard était baigné par la chaleur réconfortante du soleil. Il était étendu sur le dos, les bras posés négligemment le long de son corps et ses mains étaient perdues dans l’herbe de la clairière dans laquelle il se trouvait. Maintenant que son corps se réveillait, une douleur lancinante effleura le bord de sa conscience. Il avait une profonde blessure à l’épaule gauche qui ne cessait de saigner. L’odeur aigre du sang lui montait aux narines.
John tenta d’ouvrir une paupière, mais la lumière du soleil agressa instantanément son œil et referma immédiatement sa paupière.
Il tenta une nouvelle fois d’ouvrir progressivement l’œil gauche, le plissant au maximum pour le protéger de cette lueur qui, lui avait brulé la cornée la première fois. Il tourna lentement la tête sur le côté droit et entrevit deux formes au-dessus de lui. Lorsque sa vue s’ajusta enfin, il distingua ses deux fils.
 
- Eh ! Papa ! Papa, tu m’entends ?

L’esprit de John avait du mal à faire surface. Il n’entendait pas les sons qui sortaient de la bouche de son aîné. Il lui fallut encore quelques minutes avant de pouvoir répondre à Dean.

- Oui, je t’entends ! Répondit lentement John.

- Comment tu te sens ?  Demanda Sam inquiet.

- La blessure me fait un mal de chien. J’ai l’impression d’avoir le feu à l’intérieur de l’épaule et j'ai la tête qui tourne.

- Tiens bon ! On t’emmène à l’hôpital tout de suite ! Expliqua Dean, tout en commençant à le soulever pour le transporter jusqu’à la voiture.

- Attends, Dean ! Comment tu comptes expliquer la blessure par balle ?  Lui demanda Sam, inquiet.

- On trouvera une solution en chemin.  Se buta l’aîné, pensant à la santé de son père avant de prendre le temps de la réflexion.

- Dean, ton frère a raison. Ca va attirer l’attention et … on ne peut pas … se l’permettre.  Fit John essoufflé.

- On devrait appeler, Bobby, solutionna le plus jeune. Il saura surement quoi faire. Tu sais qui t’a fait ça ? Demanda-t-il à son père.


John bafouilla juste un mot « Allan » avant de s’évanouir de nouveau.

- Papa !  hurla Sam.

Dean se précipita dans le 4X4 et sortit la trousse de secours. Il prodigua les premiers soins en espérant que leur père tienne jusqu'à ce qu’il soit hors de danger.
De sont côté Sam se chargea d’appeler la seule personne qui pouvait les aider, Bobby, en espérant que celui-ci puisse trouver une solution à leur problème. Leur ami décrocha à la troisième sonnerie.

- Allô Bobby, c’est Sam. Fit-il, anxieux.

Bobby comprit au son de sa voix que quelque chose n’allait pas.

-Bonjour Sam, ça ne va ?

-Non, Papa est sérieusement blessé !  

- Que s’est-il passé ? 

- On lui a tiré dessus. 

- Ok je vois, blessure par balle, pas d’hôpital.

- C’est ça ! Tu peux nous aider ?

- Où êtes-vous ? 

- En Californie, forêt de Plumas.  

- En Californie ?! Ça fait pas loin d’une journée de route ! Le temps que vous arriviez chez moi John ne tiendra pas aussi longtemps.

- Faut faire vite Bobby.

- Du calme gamin ! J’ai peut-être trouvé une solution, je te rappelle dans dix minutes.  

- Ok, Bobby.  

Sam raccrocha son téléphone, Dean qui était en train de finir le bandage provisoire de leur père, regarda son frère d’un air très inquiet.

- Alors qu’a dit Bobby ?

- Qu’on est trop loin de chez lui pour qu’il le soigne ! Il pense avoir trouvé une solution, il nous rappelle dans dix minutes.  

- Aide-moi, on va mettre papa dans l’impala. Ok, à trois on le soulève.  

- C’est bon je l’ai.

Les deux jeunes hommes transportèrent John dans la Chevrolet et le déposèrent délicatement sur la banquette arrière.
Dean referma la portière lorsqu’il entendit la sonnerie de son portable retentir, il n’hésita pas une seconde et décrocha rapidement.

- Bobby ?  

- Je viens de contacter un ami de longue date qui est médecin. Il a une clinique et il me devait un service. Je lui ai donc demandé de vous aider et il a accepté. Il vous attend dans la ville de Virginia City dans le Nevada. C’est à environ trois heures de route de l’endroit où vous êtes. C’est le mieux que j’ai trouvé. En arrivant en ville, tournez immédiatement sur la gauche puis la deuxième à droite. C’est une impasse. Vous verrez, c’est indiqué «Entrée du personnel.»


- Merci beaucoup Bobby.

- De rien les garçons, faites attention à vous !

Affaire de famille CH03

le 05/03/2011 à 16h51

Chapitre 3


Il leur fallut près de trois heures trente pour faire le trajet de la forêt de Plumas à Virginia city dans le Nevada. Cette ville d’environ mille cinq cents habitants était le lieu de rendez-vous qu’avait fixé Bobby aux frères Winchester afin de faire soigner leur père.
Dean chercha l’endroit que lui avait indiqué leur ami et se gara au fond d’une petite impasse. Sur un petit panneau lumineux blanc, il y avait inscrit « Entrée réservée au personnel soignant » en lettres rouges. Sam, qui le suivait à bord du 4x4 de leur père, se gara dans la rue principale. Il descendit du véhicule et rejoignit son frère afin de l’aider à sortir leur père de la voiture.
Au moment où ils refermèrent la portière arrière de l’impala, la porte d'entrée de la clinique s’ouvrit sur les trois hommes. Une femme en blouse rose pâle leur fit signe d’entrer.
Dean et Sam soutenaient John, qui était véritablement au plus mal, sa fièvre était élevée et sa blessure n’avait pas cessé de saigner.
Les deux frères étaient de plus en plus inquiets pour leur père. Les soins provisoires qu’ils lui avaient administrés lui avait permis de tenir jusque-là mais son état général n’était pas rassurant. Ils se dépêchèrent donc de pénétrer dans cet endroit aux murs blancs et à l’odeur aseptisée.
Dean et Sam se jetèrent un coup d’œil furtif avec une grimace de dégoût qui en disait long sur ce qu’ils pouvaient penser des hôpitaux, mais ils n’avaient guère le choix. C’était ici ou John ne s’en sortirait pas vivant.
Ils suivirent l’infirmière jusqu'à une salle aux murs verts délavés où tout était prêt à recevoir le malade.
Ils furent aidés par le médecin et installèrent leur père sur la table d’examen.
L’infirmière demanda aux deux jeunes hommes de sortir de la pièce et d’attendre dans le couloir. Dean et Sam s’installèrent alors chacun sur un siège et attendirent impatiemment des nouvelles de John.

Le médecin s’installa sur le tabouret posté devant la table d’examen et commença à ausculter John. L’infirmière apporta un chariot sur lequel il y avait un plateau comportant du matériel médical tel qu’une paire de ciseaux, des pinces, de l’alcool, des compresses, une aiguille et du fil à recoudre, une seringue et du sérum.
L’infirmière déboutonna la chemise de John, puis le médecin découpa son tee-shirt blanc ensanglanté afin d’accéder plus facilement à la blessure saignante qui s’était infectée depuis la rencontre avec le projectile. Le médecin commença les soins du patient. L’infirmière donna une compresse imbibée de solution désinfectante, qu’il appliqua sur la blessure. John eut un mouvement de contracture, qui se suivit d’une grimace et d’un cri étouffé de douleur.
Lorsque la blessure fut plus nette, le docteur constata quelque chose d’anormal : le contour de la plaie était recouvert d’une substance noirâtre, faisant penser à un début de gangrène alors qu’une blessure par balle, ne présentait pas ce genre de symptôme d’ordinaire. Le médecin avait bien une idée de la provenance de cette trace, mais préférait en avoir le cœur net en questionnant les deux fils du patient.

 
Dean ne tenait plus en place. Il ne cessait de faire les cent pas devant la porte de la salle d’examen, s’arrêtant souvent devant le hublot de celle-ci afin de voir ce que faisait le toubib. Quant à Sam, malgré le fait qu'il était aussi inquiet que lui, il était plus calme que son aîné, se disant que de toute façon, il fallait attendre que leur père soit guéri pour entamer une recherche sur l'individu qui avait blessé John.
Le médecin se dirigea vers la porte et rejoignit les deux frères.


-Bonjour. Dr Josh Bennett. Se présenta le médecin en serrant les mains des deux frères.

- Alors Docteur, comment va-t-il ?  S’empressa de demander Dean.


- Dites-moi les garçons, votre père s’est-il plaint que sa blessure le brûlait ?  


- Oui, il nous a dit que sa blessure lui brûlait de l’intérieur de l'épaule. Expliqua Sam.


- Pourquoi il y a quelque chose qui ne va pas ?  Coupa Dean, inquiet.

- Oui je pense que la balle qu’il a reçue est empoisonnée.  


- Quoi ?  Firent les deux frères d’une même voix.

- Comment ça « empoisonnée ? »
Demanda Dean effaré de ce qu'il venait d'entendre de la part du médecin.


- Oui, autour de plaie il y a une sorte de résidu noirâtre. C’est ce qui me fait penser que la balle a certainement été remplie d’un poison. Lequel, je ne sais pas encore. J’attends les résultats de sa prise de sang. Mais pour l’instant je ne peux pas extraire la balle au risque d’endommager le projectile et de libérer ce poison. Il faut d’abord trouver un moyen de le neutraliser.

- Wow ! Wow ! Attendez ! Vous voulez dire que vous ne pouvez pas le soigner ?
 


- Ce n’est pas ce que j’ai dit. Je peux l’aider pour atténuer la douleur et la fièvre, mais pas l’opérer, enfin pour l’instant.

- C’est bien c’que j’dis, vous êtes incapable de le soigner ! Quand je pense qu’on a fait le trajet jusqu’ici pour rien ! S’énerva Dean, déçu et inquiet.

- Dean, calme-toi ! Lui demanda Sam, tout en posant une main apaisante sur son épaule.

- Je fais ce que je peux pour l’aider, se justifia le médecin qui avait l’habitude de ce genre de réactions émanant des proches de ses patients. Je retourne auprès de votre père. En attendant trouvez-vous un motel pour la nuit et profitez-en pour vous reposer ! Ca vous fera le plus grand de bien.  


Il tourna les talons, laissant les deux frères dans le couloir.

- Bon sang, Dean ! Ce n’est pas en t’énervant comme ça que tu vas aider papa.  

- Je sais ! C’est juste qu’on a fait plus de trois heures de route avec papa qui perdait son sang pour l’emmener ici parce qu’on ne pouvait pas le soigner nous-mêmes et parce qu’il ne faut surtout pas attirer l’attention, expliqua-t-il aussi énervé que sarcastique. Tout ça pour ça ? Ce toubib ne fait rien de plus que nous ! Alors quoi ? On reste les bras croisés et on le regarde mourir !  

- Je comprends ce que tu ressens et je sais que de voir papa dans cet état t’angoisse. Mais le docteur fait ce qu’il peut. Les autres médecins n’auraient rien pu faire de plus. Essaya son cadet posément pour l’apaiser.

- Je sais. Admit-il en s’exhortant au calme.

Son angoisse était à son apogée et il s’en voulait d’avoir accepté de prendre autant de risques pour emmener son père jusqu’ici alors qu’il était dans un sale état. Mais il savait que Sam avait raison. Ils n’avaient pas eu le choix et le fait de s’énerver n’arrangerait rien à leur problème. Il rejoignit l’idée du médecin et proposa à son cadet de trouver un motel. Celui-ci accepta, rassuré de le voir plus raisonnable.


Dean avançait lentement, se retournant souvent, son regard posé sur la porte de la salle d’examen qui s’éloignait à chaque pas qu’il faisait avant de disparaître finalement de son champ de vision.
Une fois dehors, Dean se sentait vide de toute énergie. Laisser son père dans cette clinique sans pouvoir faire quelque chose pour lui, le rendait malade.
Sam, qui le suivait de près, avait bien remarqué la tête déconfite de son aîné, mais il s’abstint de dire quoi que se soit. Dean était déjà assez contrarié par l’état de santé de leur père, ce n’était pas la peine qu’il en rajoute une couche, en essayant de le réconforter.
Les deux hommes montèrent dans l’impala puis partirent à la recherche d’un motel, espérant en trouver un non loin de la clinique. Malheureusement, le motel le plus proche était à environ trois miles de la clinique. Dean stoppa la voiture sur le parking du « Virginia City Motel ». L’extérieur de celui-ci avait l’air assez sympa, d’un aspect classique.
Dean, comme à son habitude, partit à la réception louer une chambre et Sam prit les sacs dans le coffre. Ils entrèrent et posèrent leurs sacs sur leur lit respectif. Dean qui avait l’habitude de prendre le lit le plus près de l’entrée, n’en fit rien. Il laissa la couchette la plus proche à son cadet et s’installa sur le lit le plus éloigné. Comme s’il voulait qu’on le laisse tranquille. Sur le moment, Sam fut surpris et en fit la réflexion à son aîné.

- Tu ne prends pas le premier lit ?  

- Non ! Je te le laisse.  fit-il d’une voix neurasthénique.

Une fois installé, Dean s’octroya la salle de bain. Il pénétra dans la petite pièce d’eau, se déshabilla puis se glissa sous l’eau qui se mit à couler sur son corps, crispé d’angoisse.
Sam, quant à lui, profita que son frère soit dans la salle de bain pour s’affaler sur le lit et consulter le journal de John, à la recherche d’indices concernant l’homme qui avait tiré sur leur père. John avait évoqué juste avant de s’évanouir un mot ou plutôt un prénom, celui «d’Allan ».
Dean ressortit près de vingt minutes plus tard. Il avait l’air revigoré. Cette douche l’avait aidé à se détendre. Il se sentait mieux dans sa peau, même si les soucis pour son père ne s’étaient pas estompés pour autant.
 

Affaire de famille CH04

le 05/03/2011 à 16h45

Chapitre 4

Allan Gallager était un homme de quarante-cinq ans. Sa femme Nancy était morte et il attribuait cette tragédie à John Winchester. Il le connaissait depuis maintenant dix ans. Au fils des années, il était même devenu un de ses meilleurs amis, jusqu’au jour où Nancy avait été enlevée par les monstres de la nuit. Les deux chasseurs avaient repéré le nid d’un petit groupe de quatre vampires un jour plus tôt. N’étant pas nombreux, John pensait attaquer le camp le lendemain matin, sauf que tout ne s’était pas déroulé comme ils l’avaient prévu. Le chef de ces satanés buveurs de sang avait contaminé Nancy durant la nuit. Et lorsqu’ils avaient attaqué le lendemain matin, sa femme se trouvait parmi eux. Encore aujourd’hui, il restait persuadé qu’il aurait pu trouver un remède quelconque pour la sauver. Mais John, lui, n’avait pas réfléchi : Elle était devenue un monstre alors il l’avait décapitée.
C’est tout ce dont il voulait se rappeler, que John Winchester était le meurtrier de sa femme. Il allait payer pour le chagrin qu’il avait provoqué au plus profond de son être. Il n’avait qu’une hâte, le faire souffrir autant que lui avait souffert. C’est avec cette pensée qu’il avait tout planifié pour sa vengeance.
Il pensa qu’une balle empoisonnée devrait faire l’affaire. Pour faire les choses dans les règles, il avait trouvé une boutique vaudou où il avait déniché du venin de serpent sous forme de poudre. Le vendeur de la boutique lui recommanda la plus haute prudence avec ce produit, car à petite dose le poison soignait certaines infections et n’était pas trop dangereux. Mais si le dosage était trop fort, il provoquait douleur, brûlure, fièvre, nécrose des tissus musculaires, hémorragie, jusqu’à provoquer la mort et tout cela en trois jours. Le vendeur avait donc glissé dans le sac de ses fournitures une notice contenant l’explication pour l’élaboration de l’antivenimeux, en cas de mauvais dosage. Allan avait payé toutes ses marchandises et quitté la petite boutique en toute hâte, impatient de se servir de cette trouvaille. Il s’était ensuite attelé à la fabrication des balles, en les remplissant de venin. Il avait consacré près de deux jours à la recherche de John. En consultant le journal, il avait vu un article sur la mort de plusieurs randonneurs dans la forêt de plumas. Les victimes avaient été atrocement mutilées. Allan en avait vite déduit que John était certainement là-bas pour chasser la créature qui avait tué ces pauvres gens. Il s’y était donc rendu et s’était armé de patience, avant de voir John devant son 4x4 noir. Lorsqu’il avait tiré cette balle toute particulière sur John, une sensation de bien être l’avait envahi. D’ailleurs, il ressentait encore la satisfaction d’avoir fait quelque chose de bien. Il avait laissé John seul, agonisant au milieu de cette clairière, sachant que celui-ci décèderait dans d’atroces souffrances avant de succomber à sa blessure. Sa Nancy avait été enfin vengée de ce Winchester.
Mais son désir de vengeance ne s’arrêta pas là. Il avait tout prévu dans les moindres détails. Il avait préparé, tout le nécessaire pour camper : nourriture, boissons, sac de couchage… Il espérait ainsi surveiller de près la longue et lente agonie de John, voulant profiter de chaque instant de sa vengeance. Il avait caché son pick-up dans le sentier juste de l’autre côté de la route. Sa mission principale étant terminée, il n’avait plus qu’à attendre quelques heures et savourer l’agonie de John. Il profita du calme environnant pour faire une sieste. Mais il fut réveillé quelques heures plus tard par le bruit d’un claquement de portière. Il se redressa rapidement, puis regarda par la vitre de son pick-up et vit deux hommes se diriger vers John, anéantissant tout son plan de vengeance. Lorsque les trois hommes furent partis, il démarra son pick-up et les suivit jusqu'à la ville de Virginia City. Trop préoccupés par l’état de santé de leur père, les deux conducteurs n’avaient même pas remarqué qu’il les suivait. Désormais il savait exactement où trouver les fils de John. A ce moment précis, il sut que sa vengeance serait plus savoureuse si le meurtrier de sa femme éprouvait l’ultime douleur de perdre un être cher. Pour cela, l’un de ses fils ferait très bien l’affaire.

Dean avait eut énormément de mal à trouver le sommeil, se retournant inlassablement dans son lit, avant de trouvé une position qui lui convienne et de finalement s’endormir. Quand à Sam, il s’était installé sur la petite table qui se trouvait devant la fenêtre et consulta le journal de leur père, espérant toujours découvrir quelque chose sur ce fameux Allan. Malheureusement ses recherches furent vaines. Alors il s’allongea sur son lit et se mit à cogiter sur cet individu : qui était-il ? Pourquoi s’en était-il pris à John ? Papa le connaissait-il ? Au bout d’un moment, le sommeil l’emporta. Malgré tout, comme pour Dean, sa nuit fut agitée.
Lorsque les premiers rayons du soleil commencèrent à traverser les voilages blancs de la fenêtre, Sam était déjà levé, douché et prêt à aller chercher le petit déjeuner. Dean dormait encore lorsque son cadet quitta la chambre. Il revint environ quinze minutes plus tard, les bras chargés de sacs contenant le petit Déjeuner. Dean entre temps s’était réveillé et sortait de la salle de bain au moment où Sam referma la porte.
Les deux frères se mirent sur la petite table devant la fenêtre pour déguster leur petit déjeuner. Lorsqu’ils commencèrent à manger, le téléphone de Dean retentit. Il s'empressa d’aller chercher son portable qui était resté sur la table de nuit et décrocha.

- Allô ?

- Bonjour, Dr Bennett.  J’attendais votre appel. Comment va-t-il docteur ? 

- J’ai reçu ses résultats.

- Et ! Coupa Dean.

- Si vous pouviez venir qu’on en discute !  

- Nous arrivons tout de suite. 

- Très bien, je vous attends.  

Sam qui était toujours devant son petit déjeuner, fixa Dean pendant la conversation avec le docteur. Son aîné lui fit part de ce que lui avait dit le médecin. Sam se leva de la chaise pour aller prendre sa veste lorsque soudainement la vitre de la fenêtre explosa en éclat sous l’impact d’une balle.
Le projectile lui effleura le muscle, écorchant à vif la chair de son bras droit qui se mit à saigner. La balle finit sa course dans les lambris qui composait le mur de la chambre. Il posa instinctivement sa main gauche sur sa blessure et tomba sur le plancher, qui était parsemé d'éclats de verre. Lorsque Dean tourna la tête vers son cadet, il vit que Sam se tenait le haut de son bras droit et qu’au travers de ses doigts coulait du sang.
Il s'accroupit et rampa à quatre pattes jusqu'à lui pour examiner sa blessure.

- Sam, ça va ?  Demanda t-il.

- Oui, c’est rien !  

- Comment tu te sens ? 

- C’est rien, la balle ne m’a qu’effleuré.  

- Fais voir ! 

- Dean ! Je te dis que c’est rien, c’est juste une égratignure.

L’aîné poursuivait l’auscultation de la blessure de son frère lorsqu’ils entendirent un crissement de pneu. Dean se précipita pour voir de qui il s’agissait.

- C’est bon, il est parti ! 

- La voiture, quel modèle ?
 Demanda Sam.


- Pick-up noir ! 

 - C’est certainement cet Allan !  Fit Sam légèrement essoufflé.

- Sam, tu es sûr que ça va ?  Demanda-t-il d’une voix anxieuse.

- Oui ça va ! Arrête de t’inquiéter ! Je te le répète, c’est juste une égratignure ! Ça brûle un peu c’est tout ! Dit-il à son aîné tout en se relevant du sol.

- On profitera d’être à la clinique pour te faire soigner. Insista-t-il malgré tout.

Dean prit les clés de l’impala et les deux jeunes hommes partirent pour la clinique.

Affaire de famille CH05

le 05/03/2011 à 16h33

Chapitre 5

Les frères arrivèrent en à peine cinq minutes. Dean se gara dans l’impasse. Il appuya sur la petite sonnette et la porte s’ouvrit quelques secondes plus tard. L’infirmière les laissa entrer et referma rapidement la porte derrière eux. Celle-ci remarqua toute de suite que Sam était blessé au bras droit.


- Que s’est-il passé ?


- On nous a tirés dessus ! Expliqua Dean.

- C’est rien de bien méchant, c’est juste une égratignure, essaya de rassurer Sam.

- On verra ça, lorsque le médecin vous aura examiné, le contra-t-elle.

- Et comment va notre père ?  S’empressa de demander l’aîné.

- Chaque chose en son temps, jeune homme ! On va d’abord s’occuper de votre frère ! Dit-elle d’un ton autoritaire.

- Ok  fit Dean désappointé.

Les deux frères furent accueillis par le médecin qui en s’apercevant que Sam était blessé lui demanda de s’installer sur la table d’examen et d’enlever sa veste, sa chemise et son tee-shirt. Malgré le fait que le jeune homme soit légèrement réticent, estimant que sa blessure n’avait rien de préoccupant, comparé à l’état de santé de John, il exécuta les ordres du médecin et s’assied sur le bord de la table d’examen, puis se déshabilla, laissant apparaître son torse musclé. Le docteur examina sa blessure puis appliqua une solution antiseptique sur la plaie. A son contact Sam fit une légère grimace. Une fois la blessure plus propre, il la regarda de plus près et constata une légère trace noire, comme celle qu’il avait vue quelques heures auparavant sur la plaie de leur père. Dean et Sam avaient bien remarqué le changement d’expression sur le visage de médecin : il semblait tout à coup être préoccupé par quelque chose.

- Quelque chose ne va pas ?  Se renseigna Dean.

- Je suis sur que la balle qui vous a touché était empoisonnée. Vous avez la même trace noirâtre que votre père.


- C’est bien le même homme qui a tiré ! Tu avais raison Sam, confirma Dean.

- C’est certainement lui ! Je vais vous faire un prélèvement au niveau de cette trace et une prise de sang aussi, pour m’assurer que le poison n’a pas été en contact avec votre sang.

- C’est vraiment nécessaire ?  Fit Sam d’une petite voix.

- Bien sûr que c’est nécessaire Sammy, certifia son frère sur un ton ferme marquant son inquiétude.

- Croyez-moi ça l’est !  Reprit le médecin.

- Mais la balle ne m’a qu’effleuré ?

- Même si la balle vous a juste éraflé, vaut mieux savoir à quoi s’en tenir, plutôt qu’attendre qu’il soit trop tard pour vous soigner !  

Le médecin demanda à l’infirmière de lui donner un kit de prélèvement sanguin, celle-ci lui apporta un plateau comportant un tube à bouchon jaune ainsi que le garrot. Il demanda à Sam de tendre le bras et de serrer le poing. Il s’exécuta. Le médecin repéra d’abord la veine à piquer et mit ensuite le garrot juste au dessus de celle-ci. Sous l’effet du garrot serré la veine se mit à gonfler. Il désinfecta à l’alcool le futur point de ponction, puis il enfonça lentement l’aiguille dans la veine, le tube se replissât immédiatement de sang. Le médecin enleva le garrot et Sam desserra le poing. Il appliqua ensuite un coton imbibé d’alcool au niveau du point de piqûre et Sam replia son bras. Dans la foulée, il en profita pour faire le prélèvement du résidu noirâtre sur sa plaie, puis il lui appliqua un pansement.
L’infirmière récupéra les deux tubes puis les emporta au plus vite au laboratoire d’analyses médicales. Ceci étant fait, Sam se rhabilla.


- Et pour notre père qu’en est-il ?  Demanda Dean la voix légèrement tremblante.

- Je suis très inquiet, parce que les résultats ne sont guère encourageants. Nous avons trouvé des traces de venin de serpent...  

- Du venin de serpent ?  Coupa immédiatement Dean, ne laissant pas le temps au docteur de finir sa phrase.

- Oui c’est bien ce que je viens de dire, mais reste à savoir de quel serpent il provient ! Et vue la tournure que ça prend, si dans quarante-huit heures, on ne trouve pas un remède efficace, il sera trop tard pour le sauver. C’est pour cela que j’ai préféré vous faire des examens sanguins Sam, expliqua le médecin.

- Il faut absolument que l’on trouve ce sale type !  S’emporta Dean dont l’angoisse transpirait par tous les pores de sa peau.


- Oui et le temps presse !  Rajouta le médecin.

- Et pour moi, quels sont les symptômes en cas d’empoisonnement ?  S’inquiéta Sam d’une voix légèrement anxieuse.

- Rougeurs et démangeaisons au niveau de votre blessure, maux de tête, trouble de la vue, fièvre, douleur abdominale. Mais si le résidu noirâtre autour de votre blessure s’accentue, n'hésitez pas à venir me voir immédiatement. Je pourrais toujours vous faire une intraveineuse d’antivenimeux, ce qui ralentira l’action du venin dans votre organisme.


Pendant ce temps l’infirmière pratiquait les soins sur John lorsque celui-ci ouvrit lentement les paupières. Elle informa immédiatement le médecin.


- Docteur Bennett, le patient vient de se réveiller !


Le docteur, Dean et Sam, se précipitèrent auprès de John.

- Papa ?!  Firent les deux jeunes hommes d’une seule voix.

- S’il vous plait les garçons. Vous pourrez le voir plus tard, mais pour l’instant laissez-moi l’ausculter !  

- Doc, s’il vous plait, si on veut trouver l’antidote, on n’a besoin de savoir le nom du type qui lui à fait ça !  Argumenta l’aîné.

- Bon, ok mais pas plus de cinq minutes, accepta–t-il.

- Merci ! Ce sera largement suffisant.  

Dean entra le premier et s’approcha de son père. Sa respiration était devenue saccadée, de toute évidence l’angoisse été montée en lui sans qu’il s’en aperçoive. Quant à Sam qui suivait son aîné, il sentit soudain son cœur se serrer et les larmes commençaient à lui monter aux yeux.


- Papa ? Fit Dean des trémolos dans la voix.

- Bonjour les garçons.  fit John d’une faible voix.

- Comment te sens-tu ? 

- J’ai mal partout, mais ça va aller, ne vous inquiétez pas !

- Papa qui t’a fait ça !  Demanda Sam d’une voix triste.

- Allan Gallager, j’ai dû décapiter sa femme lorsque j’ai découvert qu’elle était devenue un vampire et depuis ce jour, notre amitié n’a plus été la même. Dit-il toujours d’une faible voix et avec une respiration haletante.

- Il nous a certainement suivis ! 

- Si c’est le cas faites très attention, c’est un très bon chasseur !

- On nous a tiré dessus ce matin, l’informa Dean.

- Vous n’avez rien ? S’inquiéta-t-il.

- Non, il nous a ratés !  Mentirent les deux frères.

Les cinq minutes étant passées, le médecin entra dans la pièce et demanda aux deux jeunes hommes de sortir, afin qu’il puisse ausculter leur père.
Les deux frères quittèrent la pièce, laissant John avec le médecin. Mais juste avant qu’ils referment la porte, leur père leurs donna une dernière recommandation :


- Soyez prudent !  

Les deux frères acquiescèrent d’un signe de tête et sortirent de la pièce puis se dirigèrent vers la sortie, lorsque l’infirmière les interpella.

- Et les gars !  Cria-t-elle du fond du couloir.

- Oui !  dirent d’une même voix les deux frères en se retournant face à l’infirmière.

- Le Dr Bennett demande si la balle qui vous a touché est restée dans votre chambre ?  

- Certainement !  Répondit Dean

- Dans ce cas, essayez de la retrouver. Celle-ci pourrait nous aider à identifier le venin et à fabriquer un antidote.


- Vous pouvez compter sur nous !

Les deux frères sortirent de la clinique en toute hâte. Dean démarra l’impala sur les chapeaux de roues.

 

Affaire de famille CH06

le 05/03/2011 à 16h24

Chapitre 6

Dean gara rapidement la voiture sur le parking du motel. Lorsqu’ils descendirent de l’impala, ils remarquèrent que la vitre de leur chambre avait été remplacée. Dean enfonça la clé dans la serrure de la porte, mais il fut surpris de voir que la chambre n’était pas fermée à clé. Dans un même mouvement, les deux frères sortirent chacun leur arme de derrière leur ceinture de pantalon et pénétrèrent prudemment dans la chambre.
Ils furent si surpris de ce qu’ils y découvrirent, que Dean vociféra un « Putain de merde ! » Il avait de quoi hurler car la chambre avait été fouillée de fond en comble. Toutes leurs affaires étaient éparpillées à même le sol et sur les lits.


- Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ?  Hurla Dean

- J’en sais rien !  lui répondit son frère.

- Putain de merde, va falloir ranger tout ce merdier !  

- J’espère qu’il ne nous manque rien ?  Fit Sam en ramassant son sac parterre.

- Il va me le payer cette ordure !  

- Il a dû s’apercevoir qu’il avait manqué sa cible et il est revenu sur les lieux pour récupérer la balle.

- Il n’a vraiment pas envie que Papa s’en sorte vivant ! fit Dean sur un ton qui exprimait pleinement sa colère.

- Tu parles d’un malade !  Rajouta Sam.

- Oui ça je te le fais pas dire !

Les deux frères mirent près d’une heure à ranger la chambre. Une fois qu’ils eurent fini, ils cherchèrent une trace de la balle, mais bien évidemment il ne restait que le trou vide sur le lambris du mur. Les deux frères prirent la décision d’aller questionner le gérant du motel.

- Bonjour.  firent les deux frères d’une même voix.

- Bonjour Messieurs, que puis-je pour vous ?  

- On voudrait signaler que notre chambre a été fouillée. Vous n’auriez pas vu quelqu’un roder dans le coin ?  


- Non je n’ai vu personne. Il vous manque quelque chose ? Vous voulez que j’appelle la police ?  

- Non, il nous manque rien.

- C’est déjà ça, fit le gérant rassuré.

- Et le vitrier, il n’aurait rien remarqué ?  Demanda Dean.

- S’il avait vu quelque chose, il serait venu immédiatement me prévenir.

- Nous vous remercions. 

 - De rien. 

- Au revoir.  

Les deux frères quittèrent l’accueil. N’ayant trouvé aucune information concernant l’individu qui avait fouillé leur chambre, Dean proposa à Sam d’aller manger quelque part. Vue l’heure qu’il était Sam accepta et les deux frères partirent se restaurer. Lorsqu’ils se garèrent sur le parking du fast-food, Dean remarqua tout de suite le pick-up noir garé quelques mètres plus loin.

- Sam, regarde là-bas ! fit Dean en montrant du doigt la voiture à son cadet.


- Le pick-up noir !

- Super on va pouvoir savoir à quoi il ressemble cette ordure !  

Les deux frères entrèrent dans le fast-food. Allan en voyant les deux jeunes hommes s’avancer vers lui, ne se posa pas de question et se dirigea vers le fond du fast-food. Il passa par les cuisines et sortit par la porte de derrière. Les deux frères, apercevant un homme aux allures nerveuses se précipiter en toute hâte vers le fond du restaurant, firent demi-tour et sortirent en courant. Ils se séparèrent. Dean fit le tour par la gauche et Sam par la droite, ainsi ils espéraient pouvoir l’encercler. Sauf que celui-ci avait été plus rapide qu’eux et avait eu le temps de traverser le petit chemin de terre et de se cacher derrière un grand sapin. Lorsque les Winchester arrivèrent, ils ne virent personne. Dean commença à hurler.

- Allan ! Allan ! On sait que tu es là, alors montre-toi !  

Tous ce qu’ils eurent comme réponse, c’est deux coups de feu. Les deux jeunes hommes se mirent à courir et se mirent à couvert en s’appuyant le dos au mur du fast-food !


- Allan ! Même si tu te caches, on te retrouvera !

- Peut-être mais d’ici que vous m’attrapiez votre cher papa sera mort !

- Espèce d’ordure !

- Dean, il a raison. Papa sera mort avant de lui mettre la main dessus ! Il nous faut un plan et vite ! Chuchota le cadet.

- Ok ! Tu suggères quoi ?

- J’en sais rien encore !

Entre temps un employé qui avait entendu les deux coups de feu avait téléphoné à la police. Soudain le bruit strident de la sirène des forces de l’ordre se fit entendre, la voiture se gara juste à côté de l’impala.

- Merde ! Il manquait plus que ça, les flics !  Lança Dean

- Faut pas rester là !  

Les deux frères n’avaient pas d’autre choix que de se cacher dans la petite forêt où était Allan. Ils traversèrent le petit chemin de terre, puis s’engouffrèrent dans le petit bois. Ils firent comme Allan et se cachèrent derrière un résineux en attendant que la police parte. Une chose étonnante avait frappé Sam : « Où était passé Allan ? » Il régnait le silence le plus total. Il n’y avait plus un bruit. Sam en conclut qu’il s’était certainement enfuit à l’arrivée de la police.
Une demi-heure plus tard les deux jeunes hommes sortirent de leur cachette puis regardèrent au coin du mur du fast-food voir si la police avait enfin quitté le parking. Dean avait toujours aussi faim et vu les circonstances il n’était pas question qu’il mange ici. Ils reprirent la route et cherchèrent un autre endroit où se restaurer. Ils trouvèrent en chemin un petit restaurant routier. Dean se stationna et les deux frères déjeunèrent. Pendant le repas le téléphone retentit. Dean prit son portable dans sa poche et décrocha.

- Allo !

- Dean, c’est le docteur Bennett.  

- Re bonjour Docteur.

- J’ai reçu les résultats de votre frère et comme pour votre père, il y a des traces de venin ! La quantité qu’il à reçue est moins importante que votre père mais les risques sont tout aussi sérieux ! Il faut donc surveillé les premiers symptômes ! Avez-vous trouvé la balle ?  

- Non ! Notre chambre a été fouillée et évidement ce type l’a récupérée !

- Dean, le temps presse, pour votre père comme pour votre frère !  


- Merci de votre appel docteur.

- Alors ! Qu’est qu’il voulait ?

- Oh, il voulait savoir si on avait trouvé la balle.

- Eh pour mes examens ?  

Dean hésita un petit moment avant d’annoncer la mauvaise nouvelle à son cadet.


- Dean ? Il a trouvé... fit Sam ne finissant pas sa phrase, Dean ayant reprit la parole.


- Il a trouvé une trace du venin. Reprit Dean d’un air sérieux.

- Merde ! Ce n’est pas vrai ! Lança Sam.

Sam sentit une sensation d’impuissance l’envahir au moment ou Dean prononça « Venin de serpent » Ces mots se mirent à résonner dans sa tête comme un écho. En cet instant de vérité, il eut l’impression de ressentir les premiers effets de ce poison, qui désormais coulait avec certitude dans son corps. Comme si le sang de démon qui coulait dans ses veines ne suffisait pas à son malheur, il fallait aussi que ce venin de serpent l’empoissonne, comment ne pas se sentir démuni devant une telle situation.

- T’inquiète pas Sammy, on va coincer cet enfoiré et on va lui faire payer !  

- Plus facile à dire qu’à faire !  Répondit Sam d’un ton pas très enthousiaste.

A cet instant-là, Sam eut un spasme au niveau de son estomac ce qui lui indiqua que son angoisse était à son maximum. Il fixa alors son assiette à moitié pleine, puis la laissa de côté.

- Aller Sammy, fait pas cette tête ! Tu sais bien que tant que je serais là, rien ne t’arrivera ! fit Dean essayant de rassurer son frère.

Voyant que son cadet n’avait pas fini son assiette, Dean se sentit mal à l’aise. La mauvaise nouvelle qu’il venait de dévoiler à Sam, avait eu l’effet d’un boomerang. Mais il n’avait pas le choix, il n’avait pas le droit de mentir à son petite frère. Son rôle d’aîné était de le protéger coûte que coûte. Alors il irait jusqu’au bout pour le sauver. Dean ayant fini son repas partit payer l’addition. De retour à la table, il appuya une main réconfortante sur l’épaule de son cadet qui lui adressa un regard reconnaissant. Puis les deux frères retournèrent au motel, pour mettre en place un plan pour coincer Allan.